Vers toi je viens ce soir
Par toi me faire avoir
Et lécher le suçoir
Pour toi je me mets nue
En toi je m’insinue
De ma langue menue
Avec toi je me fous
Près de toi je me fous
Des autres rendez-vous
Sous toi mon cul s’enfièvre
Sur toi je deviens chèvre
Voulant mordre à tes lèvres
Contre toi je mourrai
Hors toi tout est muré
Jamais ne m’en irai
Sans toi la vie est vide
De toi je suis avide
Ailleurs je suis frigide
Ton pantoum dans mon haïku - Page 52
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Toi
Catégories : Hexasyllabes (6) -
Tu marchais au bout de mon visage
Catégories : Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6)Dans le mol abandon où je me livre
Il y a le secret de l’eau qui dort
L’ivre sérénité du caillou mort
Étrange joie de vivre
Tu peux blesser les arbres silencieux
Au vent qui te poursuit tu peux tout dire
La femme, le soleil et le plaisir
Sont nés pour tes beaux yeux
J’ai rêvé d’être tout ton paysage
J’ai aspiré l’air que tu recrachais
Une nuit j’ai senti que tu marchais
Au bout de mon visage
En plein délaissement je m’offre à toi
En pleine volonté et connaissance
Que ta folle vigueur, que ta puissance
Prennent ce qu’on leur doit -
Jusques à quand ?
Catégories : Octosyllabes (8)Mon vagin t’allait comme un gant
Tu l’enfilais devant la glace
Réfléchissant nos face-à-face
Puis brute tigre ivre de chasse
Tu me laissas — jusques à quand ?
N’étais-je pas étroite et douce
Plus que daim, suède ou chamois ?
Lovée toute autour de tes doigts
Je faisais semblant d’être moi
Quand tu me baisais sur le pouce
Tout en s’ouvrant c’est d’un futur
Que languissait mon ventre avide
J’avais l’avenir plein de vides
Rêvant que ton cœur se décide
J’acclamais la loi du plus dur
Serve je te prenais l’envie
Par la main et la conduisais
Vers ses pinacles médusés
Où la neige de tes baisers
Brûlait mon âme inassouvie
Mon vagin t’allait comme un gant
Fourré t’épousant rendant grâce
Ces choses-là laissent des traces
À présent mes doigts dans la glace
Miment l’amour... jusques à quand ? -
Catimini
Catégories : Octosyllabes (8)Je me masturbe en plein foule
Les doigts dans le catimini
Si tendres que quand j’ai fini
Je titube comme une saoule
Je me suis fait des deux côtés
Un trou propice au fond des poches
Froissant là ma douce bidoche
Je pourrais presque siffloter
Autour de moi on se bouscule
On se presse le genre humain
Est là tout entier à ma main
M’enveloppant telle une bulle
Parfois je heurte le regard
Ému d’un mec qui s’interroge
Même ainsi aux premières loges
Que voit-il ? Rien : mon air hagard
Mes frémissements bouche éclose
Mes joues se prenant à rosir…
Sent-il approcher le plaisir
Dont ses yeux redoublent la dose ?
Je me touche dans l’autobus
À l’heure de grande affluence
Et quand éclate la jouissance
Ma bouche affiche un doux rictus
Au fond je voudrais être nue
Montrant le jeu de mes menottes
Qui prestes me branlent la motte
En plein milieu de l’avenue
Mais c’est des choses qu’on punit
Sous l’occulte gardons la moule
Quoique l’on ait en plein foule
Les doigts dans le catimini -
Bais-O-Matic
Catégories : Chanson, Pentasyllabes (5)Mélodie minimaliste
Accompagnement à base de synthés et de boîtes à rythme
Sirupeuse envolée de violons sur les refrains…
Jsuis la fille plug-in
Tu la branches elle couine
Jsuis la fille sympa
Qu’habite à deux pas
Jsuis la fille facile
Presque une imbécile
Une poupée dchiffon
Des fois jtouche le fond
Jdeviens mécanique
Un robot dla nique
Juste un pantin dchair
Qui coûte pas bien cher
Jressemble plus à rien
Jsuis la fille pas chiante
Qu’est toujours partante
La Bais-O-Matic
De chez Prisunic
Pour la marche à suivre
Ya tout un tas dlivres
Des sites Internet
Tu tapes zigounette
Jdeviens une machine
À mfarcir des pines
Un genre de sextoy
À l’huile de monoï
Jressemble plus à rien
Jsuis 24/24
Tout ltemps à quat’ pattes
Jsuis 7 jours sur 7
Dispo en levrette
Jvous prendrai pas lchou
Je srai vot’ joujou
Jsuis la fille ouverte
La poupée experte
Jsuis comme une Barbie
J’ai les mêm’s habits
Jsuis l’humain bâclé
La fille à tringler
Jressemble plus à rien
Jsuis ldispositif
Sur lequel on kiffe
Jsuis pas compliquée
Pas sophistiquée
Jressemble plus à rien
Juste un automate
À peine un primate
Jpeux pas expliquer
Jsuis trop détraquée
Jressemble plus à rien
Jdeviens mécanique…
(ad lib., les violons noyant peu à peu la voix de la chanteuse...) -
Un poil d'Adjani
Catégories : Heptasyllabes (7)Ma poupée c’est que d’l’étoupe
Ell’ s’embrase au quart de tour
Te répand des litr’s de soupe
Genr’ la rivièr’ sans retour
Pour qu’ell’ se mette à hennir
Suffit d’y palper la croupe
Ma poupée c’est que d’l’étoupe
J’ai un mal fou à la t’nir
Elle et moi c’est pas un scoop
On s’adore on s’aime à mort
Voguant sur la mêm’ chaloupe
On bourlingue au bord à bord
Ç’ui qui voudrait m’la gauler
J’y tranch’ le dard au coup’-coupe
Elle et moi c’est pas un scoop
On est carrément collés
Physiqu’ment c’est Betty Boop
Si tu connais l’animal
À peu près tout dans la poupe
Pis le bulbe au minimal
D’ailleurs elle a pas d’amis
À part moi et tout’ la troupe
Physiqu’ment c’est Betty Boop
Avec un poil d’Adjani
Ma poupée si tu la loupes
Tu resteras qu’un crétin
Pour qu’ell’ te pass’ sous l’nez zoup !
Faut vraiment y mett’ du tien
Rapplique à la maison c’soir
Ell’ kiff’ les thérapies d’groupe
Ma poupée si tu la loupes
Elle en f’ra toute une histoire -
Festin fou
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetTon éminence aux désirs fauves
Tremble et je m'en lèche les doigts,
Mais plus je grimpe, plus je bois
Tes soupirs, et plus tu te sauves.
Tu te réfugies hors de toi,
Dans quelque saoulerie d'alcôve ;
La nuit tombe sur ce mont chauve,
Il me faut rentrer — pas le choix.
Tes yeux recrachent leur lumière
Bleue, encre défaite, et mon pas
S'allonge — oh non, il ne faut pas !
Brasier feulant, ma chatte fière
Montre ce qu'elle a là derrière :
Festin fou du premier repas... -
Délectations
Catégories : Octosyllabes (8)Ma langue lampe au lupanarDe ta chatte des boissons fortesSécrétions de cellules mortesPertes blanches tout est bonnardMiels blonds ou roux de toutes sortesPlus capiteux que des pinardsMa langue oursonne en fin renardPlonge à plein museau dans la hucheDéplie tes plis et les éplucheFoutant partout ses grands panardsSi friande de gamahucheQu'elle en deviendrait presque anarAuparavant dans ton bénardElle a traqué l'aura d'épicesLe relent de merde et de pisseMa langue a des élans fouinardsQui détecte où qu'ils se tapissentLes myrrhes les encens les nardsElle peut même en pèr' peinardPasser là des plombes lascivesÀ te déguster la lessiveToi sous ton souffle un peu geignardTu restes néanmoins passiveLaissant barboter le canardTon con ce sacré combinardSans cesse me remplit la flûteDe cuvées nouvelles de juteMa langue lampe au lupanarEt bien inégale est la lutteAvec ce foutu traquenard -
Bambino (air connu)
Catégories : ChansonBambino, bambino...Ne pleure pas, bambino !Maman t'apporte un numéro de Ciné-RêveL'autre avait les pages collées de blanche sèveTu me l'arraches et te rues sur la nouvelle ÈvePour qui tu fonds à t'en tamponner les pruneauxLa belle te fait envie (bambino, bambino)Sa vue t'épaissit le nœud (bambino, bambino)Tu la voudrais asservie (bambino, bambino)À tes goûts libidineuxEt frotte, frotte sur ta longue pine, mon petit bambinoÀ l'astiquer à tout vaT'en oublieras ta divaEt jute, jute sur ce magazine, mon petit bambinoAu lieu de t'arracher les ch'veuxBranle-toi donc tant que tu veuxReste loin de cette fille (bambino, bambino)Elle a déjà dix coquins (bambino, bambino)Des acteurs aux dents qui brillent (bambino, bambino)Dont quelques AméricainsTu peux bander à volonté sur les minettesTe la secouer jour et nuit et jouir à tue-têteTu peux toutes les reluquer à la sauvetteMais n'essaie pas d'en ram'ner une à la maisonMéfie-toi de ces salopes (bambino, bambino)Elles te rendraient malheureux (bambino, bambino)Hante plutôt les sex-shops (bambino, bambino)On est si bien tous les deuxEt frotte, frotte sur ta longue pine, mon petit bambinoÀ l'astiquer à tout vaT'en oublieras ta divaEt jute, jute sur ce magazine, mon petit bambinoAu lieu de t'arracher les ch'veuxBranle-toi donc tant que tu veuxTiens, maman te vient en aide (bambino, bambino)En te bectant le moineau (bambino, bambino)Maman sait tous les remèdes (bambino, bambino)Au chagrin, mon bambinoPense plus à cette fille (bambino, bambino)(ad lib.)Version originale par Dalida : https://www.youtube.com/watch?v=nSmpbGHe8oE
Karaoké (prévoir quelques amis pour faire les chœurs "bambino, bambino"…) : https://www.youtube.com/watch?v=h1aRmBGPqn4 -
Dans la jungle
Catégories : Décasyllabes (10)Fauve déchaîné je lui mords la chairNue dans la touffeur de nos jeux d'alcôveCertes ça n'est guère un menu casherJuste ma façon d'aimer l'être cherTout en le parant de beaux cercles mauvesJe lui mords le nez je lui mords le brasJe lui mords la joue et les deux épaulesJe croque son ventre exquisément grasPuis félin furieux je file plus basEt le sens frémir quand mes dents le frôlentPreste je bondis et happe le cuirAu bon goût de sel d'une frêle couilleJe tire je gronde il ne peut s'enfuirVoici la curée oh je vais en jouirEt ne laisserai rien que la dépouilleOr que vois-je une autre proie apparaîtBien plus belle encore et plus savoureusePour un bref instant je reste en arrêtPuis saute dessus pour m'en emparerEt la gober de ma gueule baveuseMon homme glapit quand je mords à cœurSon morceau de choix mais je le rassureNotre jungle exhale un parfum de peurDe faim assouvie... et le prédateurRonronnant et doux lèche les blessures -
Parfums de fille
Catégories : Hexasyllabes (6)Parfum de chèvrefeuilleQuand Chahina s'effeuilleParfum de lait suriDe ses mamelons grisL'ambre de sa peau fleureDes brumes qui m'effleurentEt me transportent versD'incandescents désertsDu puits de ses aissellesLe bouquet m'ensorcelleDans ses cheveux de nuitJe flaire qui je suisAh je me vautre nueDans la myrrhe inconnueDe son œil souriantSur ses tapis d'OrientArômes de lavandeQuand Chahina demandeD'un feulement ruséSi je veux un baiserBenjoin jasmin violetteQuand nos bouches se tètentMutuellement l'amourÀ langue de veloursUn musc âpre me griseSoufflant comme une briseJe cherche d'où provientCet effluve divinUne rumeur d'épicesFlotte parmi ses cuissesJ'y respire avec soinEt m'en vais voir plus loinEn humant toute choseJe découvre une roseC'est là que bat le sangDe là monte l'encensBeauté à peine écloseC'est tout juste si j'oseFendre du bout des doigtsTes pétales étroitsDoux relents de jouissanceChahina dans sa transeChante comme en rêvantUn long chant sous le ventParfums de deux femellesAux chaleurs éternellesÔ féroces odeursD'une extase qui meurtParfum de chèvrefeuilleQuand Chahina s'effeuilleEt celle qui l'aimaitN'y résistait jamais -
Face au néant
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)La mort s'en vient, la mort s'en vient !Fini l'orgie, fini la fêteAdieu le foutre et les levrettesJ'aperçois son museau de chienLa mort s'en vientHier pourtant je me souviensJ'avais douze ans j'étais pucellePas pour longtemps : une étincelleReluit un instant puis s'éteintLa mort s'en vientDès que je sus ce que contientMon cul j'en offris à la rondeIl reste que la terre est rondeQu'au bout de nos pas on revientLa mort s'en vientAux jeux de l'appareil pubienJe devins tôt des plus adroitesMe dessapant sans cesse, moiteOuverte même à des vauriensLa mort s'en vientJe connus de tout : des IndiensDes Wisigoths, des EsquimaudesFace au néant qui partout rôdeMinou me fut un vrai soutienLa mort s'en vientSi elle approche je maintiensQue tout condamné qu'elle étripeA droit à son ultime pipeC'est un usage assez ancienLa mort s'en vientBah ! la garce au calme olympienMe rend amer le jus de triqueLa mort est anti-érotique !Je l'ai jamais gênée ni rienLa mort s'en vientSeigneur Jésus je t'aime bienPrête-moi la vie éternelleJ'irai à toi à tire-d'aileEt tous mes attraits seront tiensLa mort s'en vientOh ! et puis que la mort s'en vienne !Nos présents foutus pour foutusVivons-les plutôt dévêtusEt la pestilentielle chienneL'aura dans l'cul ! -
Stade oral forever
Catégories : Dizain, Octosyllabes (8)Je fous le foutre dans ma boucheToutes les fois que j'aime un garsJus de quenelle et blanche doucheDe ton moelleux je suis gagaJe fous le foutre dans ma boucheTrop d'épouses prennent la moucheFuient la gougoutte au goût d'orgeatSi douce ô avalée déjàJe fous le foutre dans ma boucheNul jamais ne m'y obligea -
Ouroboros
Catégories : Octosyllabes (8)Vois !Quel besoin avons-nous d'un mâlePuisque nous sommes le cosmosSous cette apparence animaleVois le serpent OuroborosQuand Aline et moi on se fisteL'une dans l'autre jusqu'à l'osCe jeu figure sur la listeDe nos plaisirs les plus tabousAuxquels jamais on ne résisteNos corps s'enfilant bout à boutNos chattes ces gueules béantesRegarde-nous reste deboutNos bras lubriques qui serpententNos tétons tout trempés de sueurReconnais que cela te tenteQuoiqu'il se peut que tu aies peurDe nos gousses si grand ouvertesDes frénésies de nos chaleursEntends nos râles plus alertesVois-nous montrer le blanc des yeuxBranle-toi c'est en pure perteDe nous tu n'auras rien de mieuxDans notre ronde reptilienneIl n'est de place que pour deuxPas de domination qui tienneAu sein du cercle sans débutL'égalité la plus ancienneRègne entre nous c'est là le butFuir des hommes l'odieux empireLa tyrannie et les abusTon regard pourtant nous aspireIl nous fait jouir un peu plus fortNous labourer de pire en pireVois le serpent comme il se tordQuand Aline et moi on se fisteSous ton œil remontant la pisteArdente et sans fin de nos corps -
Ballade de la Grande Putain
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)Quand j'étais Aphrodite, avatar de VénusÀ mon évocation se dressaient mille bitesUn million de vagins s'humidifiaient de suiteDes colonnes d'Hercule aux berges de l'IndusEt le moindre coït prenait l'âme d'un riteQuand j'étais AphroditeJe devins la Mère Ève, hors le vert paradisEt baisai tous mes fils, pompai toute la sèveDe cinq cents descendants qui défilaient sans trêveIl fallait bien peupler notre ici-bas mauditJe regorgeais d'amour, de luxure et de rêveQuand j'étais la Mère ÈveAyant nom Cléopâtre, ocre reine du NilPour mon dessert, des serfs, il m'en fallait cent quatreMembrus et vigoureux, je les faisais se battreRivaliser pour moi de faits d'armes virilsDans les vapeurs d'encens de mon palais d'albâtreQuand j'étais CléopâtrePuis je fus Messaline, empereur des RomainsJ'errais toutes les nuits de ruelle en cuisineDe bandit en cocher, tétant toutes les pinesM'ouvrant à qui voulait, passant de main en mainÉpousant tout humain que le sort me destineQuand j'étais MessalinePlus tard, humble Pucelle au service du RoyChaque soldat françois put me monter sans selleSe gardant d'offenser ma très sainte escarcelleEt tant leur suffisait mon cul ferme et étroitQue l'on n'épuisa point les fastes qu'il recèleQuand j'étais la PucelleAdieu ces ères-là, notre monde est plus vieuxJe baisote, suçote, ah ! le diable m'emporteMême si j'ouvre encor le moelleux de mes portesOù sont le feu, l'extase et les désirs furieux ?Nos mâles sont aigris, nos filles peu accortesEt l'avenir avorte -
Un amour exclusif
Catégories : Octosyllabes (8)Oui je n'aime que ton gros nœudC'est pas la peine que tu boudesMe foutras-tu jamais du coudeDe l'oreille ou du blanc des yeux ?Que pourrais-tu m'offrir de mieux ?De tous tes charmes je ne gardeQue cet obélisque ample et lourdGorgé de sang, ivre d'amourChaque fois que je le regardeJe me sens peau : il est l'échardeJ'aimerais continuellementL'avoir à l'ancre dans mon ansePlanté en moi comme une lancePlus dur qu'un casque d'AllemandM'emplissant de ton sentimentDe temps à autre avant la doucheJe lui ferais prendre un peu l'airPour en examiner les chairsPuis me le mettrais dans la boucheLe rongerais rouge faroucheRien que ta bite et que ton glandQu'est le reste ? Des accessoires !Ta bouche pour manger et boireAfin qu'il me reperce au flancMe jute encor son bon or blancTes yeux pour qu'il me voie offerteEt bondisse à bonds de guépardDéchirant mes membres éparsBête brutale et peu disserteMufle frayant la voie ouverteTon cul, ta langue, ton nez fraisTa bouche aussi elle m'emmerdeS'il advenait que tu les perdesJe n'irais pas courir aprèsQuand me suffit ce long cyprèsTes pieds, pourquoi ? Pour qu'ils t'entraînentAu bord de mon désir de luiCelui-là par qui je reluisCelui-là sur lequel fontaineJe m'empale — ô sceptre de reine !Oui, je n'aime que ton beau nœudPleurniche donc pas pour si peu -
Es war ein König…
Catégories : Jocelyn Witz, Octosyllabes (8)Il était un roi enculéChaque nuit par sa concubineAu moyen d'une pseudo-pineD'ivoire et d'or fin ciseléEt il feulait Je te fais princeJe le proclame à ce balconSi tu décharges dans mon conEt d'un flot de foutre le rincesSi par toi j'éprouve le jouirQue toutes vous pouvez connaîtreJ'abdique et te confie le sceptrePuis au couvent irai m'enfouirL'amante faisait son possibleAyant du métier à présentElle enfonçait à grands ahansVirils en la royale cibleIl était un roi désoléDe n'avoir pas vécu femelleMais à défaut par la rondelleAu moins était-il enfiléhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Der_K%C3%B6nig_in_Thule
Je me demande si j’ai pas fait deux ou trois boulettes dans ma traduc… Mais bon, on tire les rois ce week-end, il fallait marquer le coup.
Avec la galette, ne pas oublier le petit pot de beurre.
En prime, fève ou cerise sur le baba d’Ali, une petite histoire pornopoilante (ou comicochonne) en lecture libre, signée comme d'hab Jocelyn Witz, l’illustre nouvelliste qui partage mon cerveau porcin (et qui ne se sent plus pisser depuis que son foutu bouquin a reçu un prix) : https://www.atramenta.net/lire/echec-au-roi/91892 -
Culbuter le Temps
Catégories : Octosyllabes (8)Nos paradis sont des prisonsÈve le comprit la premièreQuand le serpent brave garçonLe lui souffla dans le derrièreAdam suivit pas très futéY compris même pour un mâleMais on ne sut pas culbuterLe Temps... et fini la cavaleÔ foutre le feu le bordelÀ nos goulags tout en finessePissons sur l'ordre aux crocs cruelsEt au cul les connes promessesFuck off la civilisationPutain de cage enchanteresseAvant que nous nous maudissionsBesognons-nous plutôt les fessesBaisons dru le présent vivonsL'instant tout nu non imposableNos paradis sont des prisonsL'avenir un château de sable -
Mâle d'un soir
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Poèmes lus ou chantésCorinne, ô doux mari, me foutras-tu ce soir,Et, me regardant jouir avec ton œil bravache,Ceinte de ton mandrin de silicone noir,Goinfre, m'inonderas de baisers pleins de crache ?Corinne, j'ai besoin de ta force au-dessus,Qui me fait retrouver le goût d'être femelle,Qui me fait frissonner jusqu'au brun des mamelles,Et rend moite le plus enfoui de mes tissus.Car l'homme est animal, un singe à l'état brut ;Dans ses bras je deviens obéissante, douce,Face à ses appétits pas plus grande qu'un pouce :Il est comme un géant, je suis de Lilliput.Impérieuse, tu peux même enculer mes fesses ;Il n'est rien que le mâle en toi ne puisse avoir ;Je prendrai du plaisir à tes rudes caresses ;Corinne, oh ! s'il te plaît, sois mon époux ce soir !Dernière minute ! Alain Cabello-Mosnier, poète et blogueur, a eu la gentillesse de lire ce texte et de réaliser un montage d'images charmantes pour l'illustrer. À voir et écouter sur son blog : http://poesiesqueer.canalblog.com/archives/2023/01/05/39770009.html -
C'est l'orgie
Catégories : Octosyllabes (8)Tout fout partout dans l'universDe la plus infime bestioleLes cellules les glands les versJusqu'aux singes arboricolesÇa fout en large et en traversÇa se butine et ça s'emmancheLes vits sont durs et les nuits blanchesTout fout partout dans l'universEn permanence c'est l'orgieDu ciel au fond des océansLa Création inassagieN'est rien qu'un lupanar géantOù l'on fait chauffer les bougiesDans des culs qui ne refroidissentGuère entre deux foutus servicesEn permanence c'est l'orgieOh ça nique été comme hiverDe l'Australie aux AmériquesTout vit se cherche un con ouvertAfin de s'y branler la triqueLe divin propos semble clairBaisons foutons comme des bêtesMais l'homme n'en fait qu'à sa têtePourrit tout et se fout en l'air...