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Ton pantoum dans mon haïku - Page 52

  • Toi

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Vers toi je viens ce soir
    Par toi me faire avoir
    Et lécher le suçoir

    Pour toi je me mets nue
    En toi je m’insinue
    De ma langue menue

    Avec toi je me fous
    Près de toi je me fous
    Des autres rendez-vous

    Sous toi mon cul s’enfièvre
    Sur toi je deviens chèvre
    Voulant mordre à tes lèvres

    Contre toi je mourrai
    Hors toi tout est muré
    Jamais ne m’en irai

    Sans toi la vie est vide
    De toi je suis avide
    Ailleurs je suis frigide

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  • Tu marchais au bout de mon visage

    Catégories : Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6)

    Dans le mol abandon où je me livre
    Il y a le secret de l’eau qui dort
    L’ivre sérénité du caillou mort
          Étrange joie de vivre

    Tu peux blesser les arbres silencieux
    Au vent qui te poursuit tu peux tout dire
    La femme, le soleil et le plaisir
          Sont nés pour tes beaux yeux

    J’ai rêvé d’être tout ton paysage
    J’ai aspiré l’air que tu recrachais
    Une nuit j’ai senti que tu marchais
          Au bout de mon visage

    En plein délaissement je m’offre à toi
    En pleine volonté et connaissance
    Que ta folle vigueur, que ta puissance
          Prennent ce qu’on leur doit

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  • Jusques à quand ?

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Mon vagin t’allait comme un gant
    Tu l’enfilais devant la glace
    Réfléchissant nos face-à-face
    Puis brute tigre ivre de chasse
    Tu me laissas — jusques à quand ?

    N’étais-je pas étroite et douce
    Plus que daim, suède ou chamois ?
    Lovée toute autour de tes doigts
    Je faisais semblant d’être moi
    Quand tu me baisais sur le pouce

    Tout en s’ouvrant c’est d’un futur
    Que languissait mon ventre avide
    J’avais l’avenir plein de vides
    Rêvant que ton cœur se décide
    J’acclamais la loi du plus dur

    Serve je te prenais l’envie
    Par la main et la conduisais
    Vers ses pinacles médusés
    Où la neige de tes baisers
    Brûlait mon âme inassouvie

    Mon vagin t’allait comme un gant
    Fourré t’épousant rendant grâce
    Ces choses-là laissent des traces
    À présent mes doigts dans la glace
    Miment l’amour... jusques à quand ?

     

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  • Catimini

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je me masturbe en plein foule
    Les doigts dans le catimini
    Si tendres que quand j’ai fini
    Je titube comme une saoule

    Je me suis fait des deux côtés
    Un trou propice au fond des poches
    Froissant là ma douce bidoche
    Je pourrais presque siffloter

    Autour de moi on se bouscule
    On se presse le genre humain
    Est là tout entier à ma main
    M’enveloppant telle une bulle

    Parfois je heurte le regard
    Ému d’un mec qui s’interroge
    Même ainsi aux premières loges
    Que voit-il ? Rien : mon air hagard

    Mes frémissements bouche éclose
    Mes joues se prenant à rosir…
    Sent-il approcher le plaisir
    Dont ses yeux redoublent la dose ?

    Je me touche dans l’autobus
    À l’heure de grande affluence
    Et quand éclate la jouissance
    Ma bouche affiche un doux rictus

    Au fond je voudrais être nue
    Montrant le jeu de mes menottes
    Qui prestes me branlent la motte
    En plein milieu de l’avenue

    Mais c’est des choses qu’on punit
    Sous l’occulte gardons la moule
    Quoique l’on ait en plein foule
    Les doigts dans le catimini

     

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  • Bais-O-Matic

    Catégories : Chanson, Pentasyllabes (5)

    Mélodie minimaliste
    Accompagnement à base de synthés et de boîtes à rythme

    Sirupeuse envolée de violons sur les refrains…


    Jsuis la fille plug-in
    Tu la branches elle couine
    Jsuis la fille sympa
    Qu’habite à deux pas
    Jsuis la fille facile
    Presque une imbécile
    Une poupée dchiffon
    Des fois jtouche le fond

           Jdeviens mécanique
           Un robot dla nique
           Juste un pantin dchair
           Qui coûte pas bien cher
           Jressemble plus à rien

    Jsuis la fille pas chiante
    Qu’est toujours partante
    La Bais-O-Matic
    De chez Prisunic
    Pour la marche à suivre
    Ya tout un tas dlivres
    Des sites Internet
    Tu tapes zigounette

           Jdeviens une machine
           À mfarcir des pines
           Un genre de sextoy
           À l’huile de monoï
           Jressemble plus à rien

    Jsuis 24/24
    Tout ltemps à quat’ pattes
    Jsuis 7 jours sur 7
    Dispo en levrette
    Jvous prendrai pas lchou
    Je srai vot’ joujou
    Jsuis la fille ouverte
    La poupée experte

           Jsuis comme une Barbie
           J’ai les mêm’s habits
           Jsuis l’humain bâclé
           La fille à tringler
           Jressemble plus à rien

           Jsuis ldispositif
           Sur lequel on kiffe
           Jsuis pas compliquée
           Pas sophistiquée
           Jressemble plus à rien

           Juste un automate
           À peine un primate
           Jpeux pas expliquer
           Jsuis trop détraquée
           Jressemble plus à rien

           Jdeviens mécanique…
           (ad lib., les violons noyant peu à peu la voix de la chanteuse...)

     

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  • Un poil d'Adjani

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Ma poupée c’est que d’l’étoupe
    Ell’ s’embrase au quart de tour
    Te répand des litr’s de soupe
    Genr’ la rivièr’ sans retour
    Pour qu’ell’ se mette à hennir
    Suffit d’y palper la croupe
    Ma poupée c’est que d’l’étoupe
    J’ai un mal fou à la t’nir

    Elle et moi c’est pas un scoop
    On s’adore on s’aime à mort
    Voguant sur la mêm’ chaloupe
    On bourlingue au bord à bord
    Ç’ui qui voudrait m’la gauler
    J’y tranch’ le dard au coup’-coupe
    Elle et moi c’est pas un scoop
    On est carrément collés

    Physiqu’ment c’est Betty Boop
    Si tu connais l’animal
    À peu près tout dans la poupe
    Pis le bulbe au minimal
    D’ailleurs elle a pas d’amis
    À part moi et tout’ la troupe
    Physiqu’ment c’est Betty Boop
    Avec un poil d’Adjani

    Ma poupée si tu la loupes
    Tu resteras qu’un crétin
    Pour qu’ell’ te pass’ sous l’nez zoup !
    Faut vraiment y mett’ du tien
    Rapplique à la maison c’soir
    Ell’ kiff’ les thérapies d’groupe
    Ma poupée si tu la loupes
    Elle en f’ra toute une histoire

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  • Festin fou

    Catégories : Octosyllabes (8), Sonnet

    Ton éminence aux désirs fauves
    Tremble et je m'en lèche les doigts,
    Mais plus je grimpe, plus je bois
    Tes soupirs, et plus tu te sauves.

    Tu te réfugies hors de toi,
    Dans quelque saoulerie d'alcôve ;
    La nuit tombe sur ce mont chauve,
    Il me faut rentrer — pas le choix.

    Tes yeux recrachent leur lumière
    Bleue, encre défaite, et mon pas
    S'allonge — oh non, il ne faut pas !

    Brasier feulant, ma chatte fière
    Montre ce qu'elle a là derrière :
    Festin fou du premier repas...

     

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  • Délectations

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ma langue lampe au lupanar
    De ta chatte des boissons fortes
    Sécrétions de cellules mortes
    Pertes blanches tout est bonnard
    Miels blonds ou roux de toutes sortes
    Plus capiteux que des pinards
     
    Ma langue oursonne en fin renard
    Plonge à plein museau dans la huche
    Déplie tes plis et les épluche
    Foutant partout ses grands panards
    Si friande de gamahuche
    Qu'elle en deviendrait presque anar
     
    Auparavant dans ton bénard
    Elle a traqué l'aura d'épices
    Le relent de merde et de pisse
    Ma langue a des élans fouinards
    Qui détecte où qu'ils se tapissent
    Les myrrhes les encens les nards
     
    Elle peut même en pèr' peinard
    Passer là des plombes lascives
    À te déguster la lessive
    Toi sous ton souffle un peu geignard
    Tu restes néanmoins passive
    Laissant barboter le canard
     
    Ton con ce sacré combinard
    Sans cesse me remplit la flûte
    De cuvées nouvelles de jute
    Ma langue lampe au lupanar
    Et bien inégale est la lutte
    Avec ce foutu traquenard
     

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  • Bambino (air connu)

    Catégories : Chanson

    Bambino, bambino...
    Ne pleure pas, bambino !
     
    Maman t'apporte un numéro de Ciné-Rêve
    L'autre avait les pages collées de blanche sève
    Tu me l'arraches et te rues sur la nouvelle Ève
    Pour qui tu fonds à t'en tamponner les pruneaux
     
          La belle te fait envie (bambino, bambino)
          Sa vue t'épaissit le nœud (bambino, bambino)
          Tu la voudrais asservie (bambino, bambino)
          À tes goûts libidineux
     
    Et frotte, frotte sur ta longue pine, mon petit bambino
    À l'astiquer à tout va
    T'en oublieras ta diva
    Et jute, jute sur ce magazine, mon petit bambino
    Au lieu de t'arracher les ch'veux
    Branle-toi donc tant que tu veux
     
          Reste loin de cette fille (bambino, bambino)
          Elle a déjà dix coquins (bambino, bambino)
          Des acteurs aux dents qui brillent (bambino, bambino)
          Dont quelques Américains
     
    Tu peux bander à volonté sur les minettes
    Te la secouer jour et nuit et jouir à tue-tête
    Tu peux toutes les reluquer à la sauvette
    Mais n'essaie pas d'en ram'ner une à la maison
     
          Méfie-toi de ces salopes (bambino, bambino)
          Elles te rendraient malheureux (bambino, bambino)
          Hante plutôt les sex-shops (bambino, bambino)
          On est si bien tous les deux
     
    Et frotte, frotte sur ta longue pine, mon petit bambino
    À l'astiquer à tout va
    T'en oublieras ta diva
    Et jute, jute sur ce magazine, mon petit bambino
    Au lieu de t'arracher les ch'veux
    Branle-toi donc tant que tu veux
     
          Tiens, maman te vient en aide (bambino, bambino)
          En te bectant le moineau (bambino, bambino)
          Maman sait tous les remèdes (bambino, bambino)
          Au chagrin, mon bambino
     
          Pense plus à cette fille (bambino, bambino)
          (ad lib.)
     
     
    Version originale par Dalida : https://www.youtube.com/watch?v=nSmpbGHe8oE
    Karaoké (prévoir quelques amis pour faire les chœurs "bambino, bambino"…) : https://www.youtube.com/watch?v=h1aRmBGPqn4
     

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  • Dans la jungle

    Catégories : Décasyllabes (10)

    Fauve déchaîné je lui mords la chair
    Nue dans la touffeur de nos jeux d'alcôve
    Certes ça n'est guère un menu casher
    Juste ma façon d'aimer l'être cher
    Tout en le parant de beaux cercles mauves
     
    Je lui mords le nez je lui mords le bras
    Je lui mords la joue et les deux épaules
    Je croque son ventre exquisément gras
    Puis félin furieux je file plus bas
    Et le sens frémir quand mes dents le frôlent
     
    Preste je bondis et happe le cuir
    Au bon goût de sel d'une frêle couille
    Je tire je gronde il ne peut s'enfuir
    Voici la curée oh je vais en jouir
    Et ne laisserai rien que la dépouille
     
    Or que vois-je une autre proie apparaît
    Bien plus belle encore et plus savoureuse
    Pour un bref instant je reste en arrêt
    Puis saute dessus pour m'en emparer
    Et la gober de ma gueule baveuse
     
    Mon homme glapit quand je mords à cœur
    Son morceau de choix mais je le rassure
    Notre jungle exhale un parfum de peur
    De faim assouvie... et le prédateur
    Ronronnant et doux lèche les blessures
     

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  • Parfums de fille

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Parfum de chèvrefeuille
    Quand Chahina s'effeuille
    Parfum de lait suri
    De ses mamelons gris
     
    L'ambre de sa peau fleure
    Des brumes qui m'effleurent
    Et me transportent vers
    D'incandescents déserts
     
    Du puits de ses aisselles
    Le bouquet m'ensorcelle
    Dans ses cheveux de nuit
    Je flaire qui je suis
     
    Ah je me vautre nue
    Dans la myrrhe inconnue
    De son œil souriant
    Sur ses tapis d'Orient
     
    Arômes de lavande
    Quand Chahina demande
    D'un feulement rusé
    Si je veux un baiser
     
    Benjoin jasmin violette
    Quand nos bouches se tètent
    Mutuellement l'amour
    À langue de velours
     
    Un musc âpre me grise
    Soufflant comme une brise
    Je cherche d'où provient
    Cet effluve divin
     
    Une rumeur d'épices
    Flotte parmi ses cuisses
    J'y respire avec soin
    Et m'en vais voir plus loin
     
    En humant toute chose
    Je découvre une rose
    C'est là que bat le sang
    De là monte l'encens
     
    Beauté à peine éclose
    C'est tout juste si j'ose
    Fendre du bout des doigts
    Tes pétales étroits
     
    Doux relents de jouissance
    Chahina dans sa transe
    Chante comme en rêvant
    Un long chant sous le vent
     
    Parfums de deux femelles
    Aux chaleurs éternelles
    Ô féroces odeurs
    D'une extase qui meurt
     
    Parfum de chèvrefeuille
    Quand Chahina s'effeuille
    Et celle qui l'aimait
    N'y résistait jamais
     

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  • Face au néant

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    La mort s'en vient, la mort s'en vient !
    Fini l'orgie, fini la fête
    Adieu le foutre et les levrettes
    J'aperçois son museau de chien
           La mort s'en vient
     
    Hier pourtant je me souviens
    J'avais douze ans j'étais pucelle
    Pas pour longtemps : une étincelle
    Reluit un instant puis s'éteint
           La mort s'en vient
     
    Dès que je sus ce que contient
    Mon cul j'en offris à la ronde
    Il reste que la terre est ronde
    Qu'au bout de nos pas on revient
           La mort s'en vient
     
    Aux jeux de l'appareil pubien
    Je devins tôt des plus adroites
    Me dessapant sans cesse, moite
    Ouverte même à des vauriens
           La mort s'en vient
     
    Je connus de tout : des Indiens
    Des Wisigoths, des Esquimaudes
    Face au néant qui partout rôde
    Minou me fut un vrai soutien
           La mort s'en vient
     
    Si elle approche je maintiens
    Que tout condamné qu'elle étripe
    A droit à son ultime pipe
    C'est un usage assez ancien
           La mort s'en vient
     
    Bah ! la garce au calme olympien
    Me rend amer le jus de trique
    La mort est anti-érotique !
    Je l'ai jamais gênée ni rien
           La mort s'en vient
     
    Seigneur Jésus je t'aime bien
    Prête-moi la vie éternelle
    J'irai à toi à tire-d'aile
    Et tous mes attraits seront tiens
           La mort s'en vient
     
    Oh ! et puis que la mort s'en vienne !
    Nos présents foutus pour foutus
    Vivons-les plutôt dévêtus
    Et la pestilentielle chienne
           L'aura dans l'cul !
     

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  • Stade oral forever

    Catégories : Dizain, Octosyllabes (8)

    Je fous le foutre dans ma bouche
    Toutes les fois que j'aime un gars
    Jus de quenelle et blanche douche
    De ton moelleux je suis gaga
    Je fous le foutre dans ma bouche
           Trop d'épouses prennent la mouche
    Fuient la gougoutte au goût d'orgeat
    Si douce ô avalée déjà
    Je fous le foutre dans ma bouche
    Nul jamais ne m'y obligea
     

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  • Ouroboros

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Vois !
     
    Quel besoin avons-nous d'un mâle
    Puisque nous sommes le cosmos
    Sous cette apparence animale
     
    Vois le serpent Ouroboros
    Quand Aline et moi on se fiste
    L'une dans l'autre jusqu'à l'os
     
    Ce jeu figure sur la liste
    De nos plaisirs les plus tabous
    Auxquels jamais on ne résiste
     
    Nos corps s'enfilant bout à bout
    Nos chattes ces gueules béantes
    Regarde-nous reste debout
     
    Nos bras lubriques qui serpentent
    Nos tétons tout trempés de sueur
    Reconnais que cela te tente
     
    Quoiqu'il se peut que tu aies peur
    De nos gousses si grand ouvertes
    Des frénésies de nos chaleurs
     
    Entends nos râles plus alertes
    Vois-nous montrer le blanc des yeux
    Branle-toi c'est en pure perte
     
    De nous tu n'auras rien de mieux
    Dans notre ronde reptilienne
    Il n'est de place que pour deux
     
    Pas de domination qui tienne
    Au sein du cercle sans début
    L'égalité la plus ancienne
     
    Règne entre nous c'est là le but
    Fuir des hommes l'odieux empire
    La tyrannie et les abus
     
    Ton regard pourtant nous aspire
    Il nous fait jouir un peu plus fort
    Nous labourer de pire en pire
     
    Vois le serpent comme il se tord
    Quand Aline et moi on se fiste
    Sous ton œil remontant la piste
    Ardente et sans fin de nos corps
     

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  • Ballade de la Grande Putain

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)

    Quand j'étais Aphrodite, avatar de Vénus
    À mon évocation se dressaient mille bites
    Un million de vagins s'humidifiaient de suite
    Des colonnes d'Hercule aux berges de l'Indus
    Et le moindre coït prenait l'âme d'un rite
           Quand j'étais Aphrodite
     
    Je devins la Mère Ève, hors le vert paradis
    Et baisai tous mes fils, pompai toute la sève
    De cinq cents descendants qui défilaient sans trêve
    Il fallait bien peupler notre ici-bas maudit
    Je regorgeais d'amour, de luxure et de rêve
           Quand j'étais la Mère Ève
     
    Ayant nom Cléopâtre, ocre reine du Nil
    Pour mon dessert, des serfs, il m'en fallait cent quatre
    Membrus et vigoureux, je les faisais se battre
    Rivaliser pour moi de faits d'armes virils
    Dans les vapeurs d'encens de mon palais d'albâtre
           Quand j'étais Cléopâtre
     
    Puis je fus Messaline, empereur des Romains
    J'errais toutes les nuits de ruelle en cuisine
    De bandit en cocher, tétant toutes les pines
    M'ouvrant à qui voulait, passant de main en main
    Épousant tout humain que le sort me destine
           Quand j'étais Messaline
     
    Plus tard, humble Pucelle au service du Roy
    Chaque soldat françois put me monter sans selle
    Se gardant d'offenser ma très sainte escarcelle
    Et tant leur suffisait mon cul ferme et étroit
    Que l'on n'épuisa point les fastes qu'il recèle
           Quand j'étais la Pucelle
     
    Adieu ces ères-là, notre monde est plus vieux
    Je baisote, suçote, ah ! le diable m'emporte
    Même si j'ouvre encor le moelleux de mes portes
    Où sont le feu, l'extase et les désirs furieux ?
    Nos mâles sont aigris, nos filles peu accortes
           Et l'avenir avorte
     

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  • Un amour exclusif

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Oui je n'aime que ton gros nœud
    C'est pas la peine que tu boudes
    Me foutras-tu jamais du coude
    De l'oreille ou du blanc des yeux ?
    Que pourrais-tu m'offrir de mieux ?
     
    De tous tes charmes je ne garde
    Que cet obélisque ample et lourd
    Gorgé de sang, ivre d'amour
    Chaque fois que je le regarde
    Je me sens peau : il est l'écharde
     
    J'aimerais continuellement
    L'avoir à l'ancre dans mon anse
    Planté en moi comme une lance
    Plus dur qu'un casque d'Allemand
    M'emplissant de ton sentiment
     
    De temps à autre avant la douche
    Je lui ferais prendre un peu l'air
    Pour en examiner les chairs
    Puis me le mettrais dans la bouche
    Le rongerais rouge farouche
     
    Rien que ta bite et que ton gland
    Qu'est le reste ? Des accessoires !
    Ta bouche pour manger et boire
    Afin qu'il me reperce au flanc
    Me jute encor son bon or blanc
     
    Tes yeux pour qu'il me voie offerte
    Et bondisse à bonds de guépard
    Déchirant mes membres épars
    Bête brutale et peu disserte
    Mufle frayant la voie ouverte
     
    Ton cul, ta langue, ton nez frais
    Ta bouche aussi elle m'emmerde
    S'il advenait que tu les perdes
    Je n'irais pas courir après
    Quand me suffit ce long cyprès
     
    Tes pieds, pourquoi ? Pour qu'ils t'entraînent
    Au bord de mon désir de lui
    Celui-là par qui je reluis
    Celui-là sur lequel fontaine
    Je m'empale — ô sceptre de reine !
     
    Oui, je n'aime que ton beau nœud
    Pleurniche donc pas pour si peu
     

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  • Es war ein König…

    Catégories : Jocelyn Witz, Octosyllabes (8)

    Il était un roi enculé
    Chaque nuit par sa concubine
    Au moyen d'une pseudo-pine
    D'ivoire et d'or fin ciselé
     
    Et il feulait Je te fais prince
    Je le proclame à ce balcon
    Si tu décharges dans mon con
    Et d'un flot de foutre le rinces
     
    Si par toi j'éprouve le jouir
    Que toutes vous pouvez connaître
    J'abdique et te confie le sceptre
     Puis au couvent irai m'enfouir
     
    L'amante faisait son possible
    Ayant du métier à présent
    Elle enfonçait à grands ahans
    Virils en la royale cible
     
    Il était un roi désolé
    De n'avoir pas vécu femelle
    Mais à défaut par la rondelle
    Au moins était-il enfilé
     
     
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Der_K%C3%B6nig_in_Thule
    Je me demande si j’ai pas fait deux ou trois boulettes dans ma traduc… Mais bon, on tire les rois ce week-end, il fallait marquer le coup.
    Avec la galette, ne pas oublier le petit pot de beurre.
    En prime, fève ou cerise sur le baba d’Ali, une petite histoire pornopoilante (ou comicochonne) en lecture libre, signée comme d'hab Jocelyn Witz, l’illustre nouvelliste qui partage mon cerveau porcin (et qui ne se sent plus pisser depuis que son foutu bouquin a reçu un prix) : https://www.atramenta.net/lire/echec-au-roi/91892
     

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  • Culbuter le Temps

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Nos paradis sont des prisons
    Ève le comprit la première
    Quand le serpent brave garçon
    Le lui souffla dans le derrière
     
    Adam suivit pas très futé
    Y compris même pour un mâle
    Mais on ne sut pas culbuter
    Le Temps... et fini la cavale
     
    Ô foutre le feu le bordel
    À nos goulags tout en finesse
    Pissons sur l'ordre aux crocs cruels
    Et au cul les connes promesses
     
    Fuck off la civilisation
    Putain de cage enchanteresse
    Avant que nous nous maudissions
    Besognons-nous plutôt les fesses
     
    Baisons dru le présent vivons
    L'instant tout nu non imposable
    Nos paradis sont des prisons
    L'avenir un château de sable
     

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  • Mâle d'un soir

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Poèmes lus ou chantés

    Corinne, ô doux mari, me foutras-tu ce soir,
    Et, me regardant jouir avec ton œil bravache,
    Ceinte de ton mandrin de silicone noir,
    Goinfre, m'inonderas de baisers pleins de crache ?
     
    Corinne, j'ai besoin de ta force au-dessus,
    Qui me fait retrouver le goût d'être femelle,
    Qui me fait frissonner jusqu'au brun des mamelles,
    Et rend moite le plus enfoui de mes tissus.
     
    Car l'homme est animal, un singe à l'état brut ;
    Dans ses bras je deviens obéissante, douce,
    Face à ses appétits pas plus grande qu'un pouce :
    Il est comme un géant, je suis de Lilliput.
     
    Impérieuse, tu peux même enculer mes fesses ;
    Il n'est rien que le mâle en toi ne puisse avoir ;
    Je prendrai du plaisir à tes rudes caresses ;
    Corinne, oh ! s'il te plaît, sois mon époux ce soir !
     
     
    Dernière minute ! Alain Cabello-Mosnier, poète et blogueur, a eu la gentillesse de lire ce texte et de réaliser un montage d'images charmantes pour l'illustrer. À voir et écouter sur son blog : http://poesiesqueer.canalblog.com/archives/2023/01/05/39770009.html
     
     

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  • C'est l'orgie

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Tout fout partout dans l'univers
    De la plus infime bestiole
    Les cellules les glands les vers
    Jusqu'aux singes arboricoles
    Ça fout en large et en travers
    Ça se butine et ça s'emmanche
    Les vits sont durs et les nuits blanches
    Tout fout partout dans l'univers
     
    En permanence c'est l'orgie
    Du ciel au fond des océans
    La Création inassagie
    N'est rien qu'un lupanar géant
    Où l'on fait chauffer les bougies
    Dans des culs qui ne refroidissent
    Guère entre deux foutus services
    En permanence c'est l'orgie
     
    Oh ça nique été comme hiver
    De l'Australie aux Amériques
    Tout vit se cherche un con ouvert
    Afin de s'y branler la trique
    Le divin propos semble clair
    Baisons foutons comme des bêtes
    Mais l'homme n'en fait qu'à sa tête
    Pourrit tout et se fout en l'air...
     

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