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Ton pantoum dans mon haïku - Page 53

  • C'est l'orgie

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Tout fout partout dans l'univers
    De la plus infime bestiole
    Les cellules les glands les vers
    Jusqu'aux singes arboricoles
    Ça fout en large et en travers
    Ça se butine et ça s'emmanche
    Les vits sont durs et les nuits blanches
    Tout fout partout dans l'univers
     
    En permanence c'est l'orgie
    Du ciel au fond des océans
    La Création inassagie
    N'est rien qu'un lupanar géant
    Où l'on fait chauffer les bougies
    Dans des culs qui ne refroidissent
    Guère entre deux foutus services
    En permanence c'est l'orgie
     
    Oh ça nique été comme hiver
    De l'Australie aux Amériques
    Tout vit se cherche un con ouvert
    Afin de s'y branler la trique
    Le divin propos semble clair
    Baisons foutons comme des bêtes
    Mais l'homme n'en fait qu'à sa tête
    Pourrit tout et se fout en l'air...
     

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  • Le feu

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Il dit allume allume-moi
    Versant de l'huile sur mes paumes
    J'empoissai son morceau de choix
    Et voulus en dresser le dôme
     
           Allume allume allume-moi
     
    Nous contemplions en silence
    La flèche émergeant du carquois
    Mes mains entamaient une danse
     
           Allume allume allume-moi
     
    Lui tranquille me laissait faire
    Ce qu'au reste une femme doit
    Au beau garçon qu'elle préfère
     
           Allume allume allume-moi
     
    Ce soir c'est moi qui suis la reine
    Dis-je et de moi que tu reçois
    Le feu et tout ce qu'il entraîne
     
           Allume allume allume-moi
     
    Quand l'un et l'autre nous jugeâmes
    Sa fermeté de bon aloi
    Je partis à bouter la flamme
     
           Allume allume allume-moi
     
    Lors bondissant telle une puce
    J'entrepris d'agacer du doigt
    Le frein ému de son prépuce
     
           Allume allume allume-moi
     
    Je dis tu vois si je le frotte
    Frotte et frotte ton bout de bois
    Je mets le feu à ta culotte
     
           Allume allume allume-moi
     
    Rôle que j'aime à la folie
    Régler l'ardeur de tes émois
    Étriller ta tige polie
     
           Allume allume allume-moi
     
    Mon amant demeurait bravache
    Arborant même un air matois
    Je décidai d'être un peu vache
     
           Allume allume allume-moi
     
    Tout en caressant sa mâture
    Quelques taloches dans les noix
    Haussèrent la température
     
           Allume allume allume-moi
     
    Voici que mon mignon suffoque
    Voici qu'il perd son quant-à-soi
    Et frissonne ainsi qu'une loque
     
           Allume allume allume-moi
     
    Par de vives frictions contraires
    Le long de ce bambou tout droit
    Je ferai jaillir la lumière
     
           Allume allume allume-moi
     
    De la sorte nos bons ancêtres
    Luttaient l'hiver contre le froid
    Et la griffe des autres êtres
     
           Allume allume allume-moi
     
    À présent il était en nage
    Feulait tel un loup aux abois
    Gémissait à chaque passage
     
           Allume allume allume-moi
     
    Nous touchâmes à l'éternelle
    Et magique fin de l'envoi
    Lorsque fusent les étincelles
     
           Allume allume allume-moi
     
    Il éjacula dans un râle
    Je prélevai ce qui m'échoit
    Un doigt de ce nectar des mâles
    Par quoi mon propre feu s'accroît
     

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  • Ce qui s'appelle s'en foutre

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je suis vile et pourrie de vices
    Au point que les sujets sérieux
    Je m'en branle les écrevisses
    À m'en faire sortir les yeux
     
    Venez me parler de la guerre
    Je tourne le dos aussitôt
    La pollution ou la misère
    Je m'en tamponne le clito
     
    Sur tous les malheurs des andouilles
    Sur la fin du monde et le fric
    Je gicle des filets de mouille
    En rêvant à Claire ou Éric
     
    Les curés même m'indiffèrent
    Avec leur morale à la noix
    À la limite au presbytère
    Je veux bien polir des chinois
     
    Les actionnaires ces rapaces
    Les politiques ces vauriens
    Ils me les gonflent je les passe
    Au jus de mon con vénérien
     
    Le réchauffement planétaire
    Dont on me tanne en m'alertant
    Je me l'enfile en plein derrière
    Et me fais jouir en même temps
     
    Quelquefois je rougirais presque
    De me savoir pute à ce point
    Alors je lève un gars grotesque
    Et sur le coup... j'y pense moins
     

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  • Chez Cyr

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Fruit savoureux, figue à farcir,
    Jaillie du flanc doux des collines,
    Aux bois des effluves divines,
    On se rencontrera chez Cyr.
     
    Fusée, ô, seule à réussir
    Le saut jusqu'aux globes lunaires
    Habités d'êtres non-binaires,
    Ta base arrière est là, chez Cyr.
     
    C'est la fontaine aux élixirs,
    Le royaume des amours chaudes,
    Pays des chattes en maraude
    Où rôde partout le désir.
     
    Cherchez-vous de quoi épaissir
    Le fût d'un vit pris de paresse ?
    Goûter d'un beau vers la caresse ?
    Allez donc faire un tour chez Cyr !
     
     
    Pionnier de la poésie érotique sur le net, Cyr a eu la gentillesse de m’introduire (en tout bien tout honneur) entre les pages de son indispensable site, aux côtés d’Anne Archet, Renée Vivien et tant d’autres que je ne connais même pas (encore) : http://www.poesie-erotique.net/index.php/1682-de-vnirfou-bella
    Quelle étrennes pour démarrer d’un bon pied (!) l’année nouvelle !

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  • Ô la main !

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    C'est la main de Betty
    Aux doigts pleins de finesse
    Aux ongles tout petits
    Qui délace mes tresses
     
    Sa main qui chaque soir
    Solennelle me peigne
    C'est devant le miroir
    Que commence son règne
     
    Une main au boulot
    Humble main de bonniche
    Qui m'entraîne là-haut
    Au comble où elle niche
     
    Sa main qui tendrement
    Écarte mes dentelles
    Et ses mines d'amant
    Disent que je suis belle
     
    Et puis sa main me prend
    La main et la caresse
    Pas même me surprend
    Qu'elle effleure mes fesses
     
    Sa main sans hésiter
    Là dans la lumière ambre
    Palpe ma nudité
    Au secret de sa chambre
     
    C'est cette même main
    Fouineuse de gamine
    Qui soupèse mes seins
    Qu'ensuite elle examine
     
    Ô la main de Betty
    En devenant farouche
    Me jette sur le lit
    Pour explorer ma bouche
     
    Cette main sans pudeur
    Sur mes flancs mes aisselles
    Recherche les odeurs
    Des eaux que je ruisselle
     
    Sa main qui m'ouvre enfin
    Des fosses excitées
    Apaise en moi la faim
    Qu'elle avait suscitée
     
    Entrant jusqu'au poignet
    L'infâme la vaurienne
    Et je m'entends pigner
    Comme pleurent les chiennes
     
    Puis je lèche ses doigts
    Avec reconnaissance
    Et fuis pleine de la
    Honte de ma jouissance
     
    Oui la main de Betty
    Me fait office d'homme
    Quand mon homme est parti
     

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  • Nos soirées aux urgences

    Catégories : Alexandrins (12 pieds)

    Sa lèvre est plus humide à l'approche des ombres
    Son œil est plus mutin son vit plus agité
    Car le désir est là de toute éternité
    Et déjà nos deux corps l'un vers l'autre se cambrent
     
    Chaque soir un appel à foutre nous saisit
    Urgence de baiser que rien jamais n'apaise
    Ni télé ni scrabble ni même le lait fraise
    Qui nous glace la langue et fourbe la rosit
     
    Ô bientôt nous choirons en tas surexcité
    Bientôt roulerons nus dans l'angle de la chambre
    Ma lèvre est plus humide à l'approche des ombres
    J'ai le téton nerveux le con déshabité...
     

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  • Voyeuse

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Le souffle rauque et l'œil béat
    Les doigts refermés sur le manche
    Il s'étalait sur le méat
    Le début d'une larme blanche
     
    Moi tapie et le regardant
    Depuis le couloir en silence
    J'en avais des rivières dans
    Mon petit entonnoir garance
     
    Ô voir mon mec se palucher
    Se croyant seul avec sa flûte
    Au sein de la chambre à coucher...
    De quel cœur enjoué je le scrute !
     
    Quand montent les premiers gémirs
    La flotte me dégoutte aux cuisses
    Je voudrais hurler mon désir
    À l'épier qui se baise en Suisse
     
    Parfois je bondis sur son vit
    N'y tenant plus et me l'enfile
    Là je voulus qu'il assouvît
    Son âpre faim de spermophile
     
    Bien que brûlante de dépit
    Je le vis besogner sa pogne
    Et s'épandre sur le tapis
    ... Sauf que là ça m'a mise en rogne
     

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  • Punie

    Catégories : Octosyllabes (8)

     
           Pour Stan, qui m'a gentiment linkée partout
     
    Fanny me fesse dès matin
    Arguant que je suis trop putain
    Pas un instant elle ne chôme
    Coups droits revers à pleine paume
    Fanny me cuit le popotin
     
    Virulente elle me corrige
    Pour avoir joué avec la tige
    D'un garçon qui passait par là
    C'est lui d'abord qui me parla
    Me qualifiant de callipyge
     
    Fanny me frappe le fessier
    Avec une corde d'acier
    Ça brûle c'est insupportable
    Je verse des pleurs sur la table
    Et cependant me sens mouiller
     
    Elle me punit sitôt l'aube
    Sans me laisser mettre ma robe
    Puis je reste debout longtemps
    Le cul rouge et le cœur battant
    Fanny léchant ma soupe chaude
     
     
    Si, comme Stan (et votre humble servante), vous prenez un plaisir coupable à reluquer de jolies dames subissant (sans protester de manière trop convaincante, il faut bien le dire) cette caresse un peu particulière qu’est la fessée, son Spanking Stan’s Blog, bourré de dessins, textes et vidéos est fait pour vous.

    (Je sais pas ce que j’ai, j’arrête pas de dédier en ce moment. Les huîtres de l’autre jour, peut-être. Ou alors une moule pas fraîche…)

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  • Par le verbe et la plume

    Catégories : Hexasyllabes (6)

     
           À Chris 
     
    Si chair m'est ta parole
    Je m'abandonne au râle
    Si pervers ô tes vers
    Ta faconde amorale
    Déversée salivaire
    Me laisse à découvert
     
    Je rêve à l'écœurée
    Bouffant ta logorrhée
    Tes circonlocutions
    Ta verve articulée
    Avalons balbutions
    Le verbe-pollution
     
    Débitant les jactances
    Éjectant ma pitance
    Ton vit dit l'Évangile
    Et cloue mon existence
    Informe-moi fragile
    Moi qui ne suis qu'argile
     
     
    Chris a eu la gentillesse de reprendre sur son site Poetika, rubrique « La plume d’Eros », mon joyeux « Noël en famille » : http://www.poetika17.com/brinserotisme.html#noel-en-famille
    Allez y faire un tour, cliquez partout, likez à donf, etc. !
    Quant à moi, lui dédier en retour ce petit poème était bien la moindre des choses...
     

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  • Fumer tue… mais enfin ça dépend

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Je fume comme un pompier
    Des cigares à moustache
    Qui parfois laissent des taches
    Blanches sur mon chemisier
     
    C'est là la cendre que crachent
    Ces havanes par milliers
    Quand ma lèvre à les mouiller
    Les rend fermes et bravaches
     
    Une meuf qui clope autant
    Et surtout de tels calibres
    On voit pas ça tout le temps
     
    On se pâme ah qu'elle est libre
    Libre de téter des chibres
    À s'en foutre plein les dents
     

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  • Les arsouilles

    Catégories : Ennéasyllabes (9)

    Si tant est que nous soyons tentés
    Par l'authentique et troublant mystère
    De la chair devenant bonne chère
    Force serait de l'alimenter
     
    Force serait de fendre la terre
    Femelle à coups de bâton planté
    Pour labourer et réenchanter
    Tous les rebords profonds de l'ornière
     
    Tous les rebords possèdent l'ourlet
    Et le bouton qui les déverrouille
    Royaume d'ocre de feu de rouille
    Où tout un fleuve est venu rouler
     
    Où tout un fleuve apaisant de mouille
    Trempe la bite en pleine santé
    Si tant est que nous soyons tentés
    Nous deviendrions de beaux arsouilles
     

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  • Dévorant besoin

    Catégories : Pentasyllabes (5)

    Le vagin me vit
    Me jette en des bouges
    Où vifs de longs vits
    Se dressent tout rouges
    Et sans préavis
     
    Le vagin me brûle
    Éternellement
    Quoique minuscule
    Je vis des moments
    Durs sous sa férule
     
    Le vagin m'enjoint
    De combler la faille
    D'unir le disjoint
    Ferme il me travaille
    Dévorant besoin
     
    Le vagin me prie
    À longueur de jour
    Me laisse meurtrie
    Mes élans d'amour
    Se les approprie
     
    Le vagin me tient
    Au jus des jouissances
    Il fait tout ce foin
    Pour qu'on l'ensemence
    Ça n'est pas chrétien
     
    Le vagin me tue
    Féroce gousset
    Mais je suis têtue
    Ma vie n'est (qui sait ?)
    Pas encor foutue
     

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  • Noël en famille

    Catégories : Chanson, Octosyllabes (8)

    À entonner le soir de Noël sous le regard attendri de Mémé (de toute façon elle est sourde comme un pot). Contrechants obligatoires sur les refrains.
     
     
          Il émet le divin enflant
          Pompez minois, éclusez fillettes
          Il émet le divin enflant
          Laissons pas une goutte à maman
     
    Depuis plus de quinze ou seize ans
    Il nous promettait sa quéquette
    Depuis plus de quinze ou seize ans
    Nous attendions ce bon lait blanc
     
          Il émet le divin enflant
          Pompez minois, éclusez fillettes
          Il émet le divin enflant
          Laissons pas une goutte à maman
     
    Un calbute est son logement
    Garni de poils de coucougnettes
    Un calbute est son logement
    Mais il ne rentre plus dedans
     
          Il émet le divin enflant
          Pompez minois, éclusez fillettes
          Il émet le divin enflant
          Laissons pas une goutte à maman
     
    Ô jésus de Morteau puissant
    Suintant le suc et la clairette
    Ô jésus de Morteau puissant
    Emplis nos becs entièrement
     
          Il émet le divin enflant
          Pompez minois, éclusez fillettes
          Il émet le divin enflant
          Laissons pas une goutte à maman
     
    À genoux mes trois garnements
    Venez nues adorer la bête
    À genoux mes trois garnements
    Sucez-moi en vous caressant
     
          Il émet le divin enflant
          Pompez minois, éclusez fillettes
          Il émet le divin enflant
          Laissons pas une goutte à maman
     

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  • La plus pute

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Couche-toi là Marie
    J'ai payé le prix fort
    Pour me l'offrir ce corps
    Qui rince je parie
     
    Couche-toi sans pudeur
    Tu es une salope
    La plus pute d'Europe
    Si j'en crois la rumeur
     
    Laisse-moi que je tâte
    Tes nichons de brocart
    Ton beau ventre flambard
    Le dedans de ta chatte
     
    Donne-moi du plaisir
    Enseigne-moi tes vices
    Tu es à mon service
    Je suis le grand vizir
     
    Bien que femme pareille
    À toi — ô t'égaler !
    Il faut me dessaler
    Viens-t'en qu'on appareille
     
    Vers l'archipel maudit
    Démone de luxure
    Lèche mes épissures
    Bois ce que j'ai produit
     
    Versons l'eau de nos douves
    Au fond d'un jouir commun
    Et là jusqu'à demain
    Baisons comme des louves
     
    Touche-toi ! couche-toi !
    Pense au paquet de thune
    Que je claque pour une
    Nuit seule auprès de toi
     
    Couche-toi là Marie
    Et reste ainsi toujours
    Bête à plaisir d'amour
    Jamais ne te marie
     

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  • Le rabbin et la galopine

    Catégories : Jocelyn Witz, Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Un soir de cuite un vieux rabbin
    Marchant droit dans un colombin
    En fit une meuf en maillot d'bain
           Drôle de turbin
     
    Sans attendre la galopine
    Pond des bambins et des bambines
    Fleurant l'anus et la praline
           Sacrée lapine
     
    Ça tourne vite à l'eau d'boudin
    Surtout pour la femme du rabbin
    Qui rejoindra les chérubins
           Si tout va bien
     
    Pour les autres aussi ça déraille
    Le rabbin se cherche des ouailles
    En pataugeant dans la mouscaille
           Vaille que vaille
     
     
     

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  • Les enfants de Bran

    Catégories : Jocelyn Witz

    Présences d'Esprits 110 Jocelyn Witz.jpg

     

    « Rabbi Chaïm n’avait pas dessoûlé depuis trois jours et rentrait chez lui en titubant lorsqu’il marcha dans cette énorme merde… »

    Ainsi débute la nouvelle « Les enfants de Bran » signée Jocelyn Witz (c'est-à-dire moi) et publiée dans le dernier numéro de la revue Présences d’Esprits.

    Pour connaître la suite des aventures fantasticomiques de mon rabbin alcoolo, il vous faudra débourser la somme non moins fantasticomique de... 6 € (pour le numéro passionnant de la revue), ou 20 € (pour l’abonnement annuel, soit quatre numéros). Vos finances ne s’en remettront pas de sitôt.

    Infos et commandes ici : https://presences-d-esprits.com/presences-desprits-n110/

     

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  • Margot, génie rural

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Quand l'Eugène y m'envahit
    (Ou bien son cousin Maurice)
    D'un seul coup l'sac à malices
    C'est comm' si que j'm'évanouis
    J'm'écrie oh c'te catastrophe !
    Et pis j'ponds une ou deux strophes
     
    Alors mes deux zigotos
    Pour sûr Margot t'as le génie
    Qu'y m'font (avec ironie)
    J'leur dis bah t'es pas marteau ?
    Moi j'retourne à mes corvées
    Faisiez gaff' chuis énervée
     
    Le gini ? Y f'rait beau voir !
    Pourquoi pas la varicelle ?
    J'crache un coup dans l'eau d'vaisselle
    Chuis point Madame d'Beauvoir
    C'est seul'ment que quand qu'on m'aime
    Y m'vient des genr's de pouèmes...
     

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  • L'amour est un péché véniel

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Soucieuse d'éduquer mes filles
    Je leur parle de l'avenir
    Du sexe fort de son menhir
    Je ne veux pas qu'on les bousille
    Et me les prenne pour finir
     
    J'effleure leur adolescence
    Qui n'a jamais connu le pis
    Du mâle en ce tendre repli
    Fleurant à plein nez l'innocence
    Et les doux relents du pipi
     
    Dix-sept ans de pure lumière
    À ce bel âge encore on peut
    Je crois leur éviter le pieu
    La croix l'effroyable carrière
    Aux genoux d'un époux odieux
     
    Délicate je les butine
    Leur inculquant le goût du miel
    Et du culte cérémoniel
    Dans le huis-clos de nos courtines
    L'amour est un péché véniel
     
    Seize ans de vivre dans la joie
    Ô mes douceurs mon œuvre d'art
    Si quelque sordide soudard
    S'avise à vous froisser la soie
    Des dents je lui tranche le dard !
     

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  • La cruelle

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    Si je reviens ce soir, c'est pour lyncher l'engin
           Que vous m'avez montré naguère ;
    Je jouis de voir un mec qui dégoutte et qui geint
           En l'abreuvant de mots vulgaires.
     
    Devenez le joujou de mes désirs sournois
           Et quelquefois contre nature ;
    Si vous vous rebellez, je vous cingle les noix
           Avec le bout de ma ceinture.
     
    Le caleçon baissé, les poignets liés au dos,
           Veuillez sage me laisser faire
    Quelque morsure au moins, peut-être une sodo...
           Enfin, tout ce que je préfère.
     
    Je ne reviens ce soir que pour vous avilir,
           Vous traiter de façon cruelle ;
    Vous tremblerez longtemps à ce seul souvenir
           Et craindrez que je renouvelle
     
    Un beau jour ma démarche en vous téléphonant
           Pour resurgir dans votre vie,
    Mais, au tréfonds de vous, troublé et frissonnant,
           Vous en aurez pourtant envie.
     

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  • Ma baby doll

    Catégories : Octosyllabes (8)

    J'ai fait de lui une femelle
    Ça n'était pas très compliqué
    Ce mec minaudait et triquait
    Dès qu'on lui frôlait la rondelle
     
    Je le force à causer flûté
    À croiser papatte avec grâce
    Quant à ses couillons je les lace
    D'un joli ruban velouté
     
    J'ai fait de lui ma baby doll
    Que j'accoutre en putain sexy
    Puis sodomise sans merci
    Tout en resserrant le licol
     
    Elle est pas laide ma fatma
    Faux seins faux cils blonde perruque
    Je veux que ceux qui la reluquent
    En aient des raideurs dans le mât
     
    Car je la sors cette poupée
    Par les quartiers ignominieux
    Où cent poivrots suivent des yeux
    Sa démarche bien chaloupée
     
    Lorsqu'il se montre obéissant
    Je branle mon jouet et le prête
    À des gars qui lui font sa fête
    Il s'en réjouit c'est indécent
     
    Au fond mon soumis m'estomaque
    Né porteur du mauvais engin
    Un jour sans faute un chirurgien
    Devra lui trancher la barbaque
     

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