T’es trash quand tu t’y mets
Crachant les mots qui tachent
Et le membre à l’arrache
Qui veut tout abîmer
T’es trash en tes agirs
Tes brûlants examens
Dès que ton vit aime un
Ventre il veut l’élargir
T’es trash là t’es violent
Qui sait ce que ça cache
Le genre à piner cash
Les meufs en les violant
T’es trash et tu déchires
Avec tes mots tes mains
Ta queue d’ange abhumain
Vaut mieux pas réfléchir
Hexasyllabes (6)
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Qui sait ce que ça cache ?
Catégories : Hexasyllabes (6) -
Sous le pull-over
Catégories : Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6)Un col roulé moulait ses seins d’ogive
Durs sous le noir du pull
Moi j’aspirais de mon œil de crapule
Sa beauté explosive
Je n’ai pas pu voulu les démouler
Ses seins pointus de Juive
À la cuisine on suçait des olives
Le soir on se saoulait
Ce col roulé caressait mes ovaires
Faut vous faire un dessin ?
Je n’ai pas pu voulu palper ses seins
Nus sous le pull-over -
Rêve étrange (et pénétrant)
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Pine inhumaine elle s’inhume
Dans un ventre terrien
Elle que n’affolait plus rien
Lui vole dans les plumes
Plane au-dessus du rêve-lit
Et sans bruit la pénètre
Parfois on aspire à renaître
Lorsqu’on s’ensevelit
En une humaine de la Terre
Pine entra s’irrumant
Et s’y branlant éperdument
Troubla le cimetière -
Dans la douceur
Catégories : Hexasyllabes (6)Ratons pas notre oral
Cette alléchante épreuve
Où dans la nuit s’abreuve
Notre amour sororal
Détournons tous les fleuves
Braves comme un héros
Sachant se complaire aux
Chauds éléments qui pleuvent
Ratons pas notre oral
Enlacées tête-bêche
Seules les langues pêchent
Tout le reste est moral
Élargissons la brèche
Et comblons sous les cris
Chaque mystère inscrit
Aux ventres de soie fraîche
Ratons pas notre oral
Examinons nos cœurs
Et nos suaves liqueurs
Au soleil auroral
Shéhérazades sœurs
En un jouissant choral
Baignons dans la douceur
D’un amour sororal -
Complainte du mari cocu
Catégories : Hexasyllabes (6)Je n’aime pas qu’Anne aille
Le cul mal fagoté
Retrouver la canaille
Au café d’à côté
Pour se faire sauter
Ça m’a perturbé qu’Anne
Ma femme à moi martyr
Juchée sur leur bécanes
Se laisse dévêtir
Sans aucun repentir
Je déteste qu’Anne hèle
Ces répugnants hâbleurs
Ou que sa peau cannelle
Aille étriller la leur
Dès qu’elle a ses chaleurs
Pour mon malheur j’aime Anne
Dont de l’œil vert aqueux
Mainte luxure émane
Lorsqu’elle est avec eux
Tout ouverte à leurs queues
Triste et déçu qu’Anne arde
Son corps moite allongé
Quand leurs vits la canardent
De blanc foutre à longs jets
Je reste à me ronger
Es-tu si salope Anne
Que ces voyous bourrés
Puissent feindre une panne
De mob pour te fourrer
À trois dans les fourrés
Quand enfin elle rentre
Il me déplaît qu’Anne ait
Les cheveux et le ventre
De sperme emboucanés
Ça la fait ricaner
Alors moi je la tanne
Léchouillant ses parfums
Afin que raconte Anne
Comme on l’a prise à vingt
Et je me branle enfin -
Reine d’un soir
Catégories : Hexasyllabes (6), Quadrisyllabes (4)J’ai eu la fève
Et je choisis mon roi
Ce sera toi
Puisqu’aussi bien je rêve
Refondre entre tes bras
J’ai eu la fève
À mon commandement
Sois cet amant
Pour qui mon ventre crève
Et s’ouvre avidement
J’ai eu la fève
Tu ne peux refuser
Quelques baisers
Quelques gouttes de sève
Et d’amour infusé
J’ai eu la fève
Et tant mordu dedans
Serré les dents
À force d’être une Ève
Attendant son Adam
J’ai eu la fève
C’est moi qui te dévêts
Je veux baver
Lécher ton after-shave
Et ton vit pas lavé
J’ai eu la fève
Laissons nos différends
Ce soir je prends
En plein cœur ton doux glaive
D’un geste pénétrant
J’ai eu la fève
Et je choisis mon roi
Oh baise-moi
La nuit sera trop brève
Dès que le jour se lève
Toi tu repartiras -
À genoux yeux fermés
Catégories : Hexasyllabes (6)Voilà le bouche-trou
Dont mon cœur est avide
Il me comble impavide
Surtout la bouche : écrou
De son amour turgide
Bouche-à-bouche jamais
Juste il me remplit toute
Murmurant Ma louloute
À genoux yeux fermés
Qu’au clapet je te foute
J’aime tant ce sagouin
Avant j’étais si vaine
Prête à m’ouvrir les veines
Vrai ça m’en bouche un coin
Que son membre me prenne
Mais bientôt peu ou prou
Il me gicle l’infâme
Ô ravaler mes larmes
J’étais le bouche-trou
En attendant sa femme -
Dur comme avant personne
Catégories : Hexasyllabes (6)Étendues dans le blé
Ensemble elles frissonnent
Sous l’assaut des teubs les
Perçant ô polissonnes
Au ventre dédoublé
Car pinée sous les nues
Chacune sait que sa
Copine est saoule et nue
De défoncez-moi-ça
Et d’ardeur ingénue
Ailleurs à la villa
Le monde les réclame
Mais lorsque le vit la
Perfore quelle femme
Se soucie des prélats
Oui toutes deux frissonnent
Le ventre écartelé
Dur comme avant personne
Bourré de bites les
Perçant ô polissonnes -
Un rien m’effrène
Catégories : Hexasyllabes (6)Puisqu’au doux nom de Roy
Tu réponds je suis reine
Tu porteras ma traîne
Je fais de toi mon boy
Caressant mes migraines
Mon ventre de sirène
D’un massage au monoï
Et comme un rien m’effrène
Viens-t’en que je te prenne
Munie d’un long sextoy
En fibre néoprène
Au galop vers l’Ukraine
Jolie lope ô cowboy -
Direct au buffet
Catégories : Hexasyllabes (6), SonnetDentelles qu’on découd
Violence aux voies de fée
Ô s’ouvrir sous les coups
Avoir le corps défait
Qu’on la pousse à la faute
L’agressée se dépiaute
Se fend les commissures
Mon ventre et sa blessure
Vit sur la brèche et saute
Au vit de qui susurre
Je me pendrai au cou
Si l’on veut m’agrafer
Brandissant un six-coups
Ô direct au buffet -
Sex happenings
Catégories : Hexasyllabes (6)Madone des parkings
Sur le béton tirée
Avalant la purée
Au pied des grands buildings
Mouche aux yeux qui s’effarent
Insecte que les glands
Épinglent pantelant
Dans la lueur des phares
Fée se calant les durs
De la cité voisine
Qui un à un l’usinent
Au capot des voitures
Humide agrume rose
S’ouvrant pour pas un rond
Sac à foutre et fleuron
De nos banlieues moroses
Par tes sex happenings
Ô majestueuse ô caille
Tu gommes la grisaille
Et le froid des parkings -
Nos grisants tord-boyaux
Catégories : Hexasyllabes (6)D’un palais délicat,
Je snobe vos vodkas,
Préférant la menstrue
Des bougresses des rues ;
Pour les whiskys, les gins,
J’ai la langue trop fine ;
Rien ne vaut le kummel
Violent qu’une femelle
Malpropre et repue d’hommes
Pisse : c’est là mon rhum,
Mon tafia, mon genièvre :
Je m’en rince les lèvres,
M’en gargarise, m’en
Salope éperdument ;
Oh ! foin de vos absinthes !
Chaque soir, je prie sainte
Ermentrude la folle
De me verser l’alcool
Abject, odieux, maudit,
Le fabuleux brandy
Coulant du con des grues,
La rincette incongrue
Que je lampe à genoux,
Le pif en leur minou
Dégueulasse, aux aurores,
Dans les fumées du port…
Puis, titubant, je vais,
Sans même me laver,
Rejoindre un époux ivre
Qui, lui aussi, sait vivre,
Puisqu’il boit de bon cœur,
Tète au vit la liqueur
De vieux curés maniaques
(Chacun son armagnac) ;
Et, nos sanglots baveux
Échangeant leurs aveux,
Nos mains à nouveau moites,
Nos bas-ventres s’emboîtent…
Ah ! non, gardez vos vins !
Vous nous offrez en vain
L’arak et le pastis,
Pure eau face à nos vices
Avilissants, royaux,
Nos grisants tord-boyaux. -
L’envie maousse
Catégories : Hexasyllabes (6)Ta tignasse à la chien
Ta chaude odeur de rousse
Ton boule à va-et-vient
M’ont mis l’eau à la trousse
Jolie gosse es-tu gousse ?
Tes nichons plein d’élan
M’ont flanqué des secousses
Ton œil étincelant
M’allume un feu de brousse
Dis mignonne es-tu gousse ?
Ah ! te bouffer l’oursin
Ah ! lécher ta frimousse
Et baver sur ton sein
Sentant bon la cambrousse
J’en ai l’envie maousse
Mais tu t’enfuis gloussant
Tandis que se trémousse
Ton prose incandescent
Tu vas suçant ton pouce
T’ai-je filé la frousse
À ce point jolie gousse ? -
Petit je
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Mon je s’aime à tous vents
En attendant l’autre de pluie
Je sillonne pour lui
Ce nuage au ventre crevant
Mon je dépressionnaire
Dévale et fournit son aval
Aux sanglots qu’il ravale
En attendant son partenaire
Petit je qu’on défend
Aux enfants dont les envies croissent
Sans moi moi j’ai la poisse
Les doigts dans mon ventre crevant -
Vice et service
Catégories : Hexasyllabes (6)Foutu fauteuil roulant
Enjamber ta béquille
Et fondre en empalant
M’asseoir un truc de fille
Infirmière en cheville
Vice et service entier
Chez ce mec à roulettes
Raide encore à moitié
Assez pour qu’on halète
Infirmière à branlettes
L’impersonnel soignant
À d’autres ! j’invalide
Ses maux les empoignant
Transfusant les liquides
Infirmière ô torride -
Jouez ! Sonnez !
Catégories : Hexasyllabes (6)Muse ô comme il t’encorne
Et t’enfle le biniou
Tu sais plus quand ni où
Il fait sauter les bornes
Rejoint les happy few
Muse ô le pal musette
T’usera tôt le sac
Et l’on verra tout secs
Les tuyaux du poète
Mec épuisant et fake
Muse en attendant chante
Jouez sonnez au bois
La bourrée pleine voix
Muse ô sois pas méchante
Souffle encore une fois -
Perle d’O n° 85
Catégories : Hexasyllabes (6), Perles d’OAccepter n’était rien :
Quelle O jamais refuse
Qu’on la couvre de liens,
Qu’on s’empare et mésuse
D’elle en fauve, en vaurien ?
Dire oui ? La belle affaire !
Pouvais-je émettre un non
Quand leurs quatre yeux de verre,
Braqués comme un canon,
Me promettaient l’enfer ?
Consentir ? Oh ! si peu…
Juste à rouvrir la boîte
À mes désirs râpeux,
Ravoir le ventre moite
S’emplissant tant qu’il peut.
Dire oui m’était aisé :
J’acceptai par la force
De ces visions retorses
Cachées sous mes écorces
Et jamais apaisées. -
Fouette cocher
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Faire une croix sur mes devoirs
Et mes futurs à engendrer
Dans la chambre face au miroir
Faire une croix de saint André
Je voudrais vous y voir
J’ai coché les flèches une à une
Que le désir m’a décochées
Sacrifié fortune après thune
Voulant jouer à fouette cocher
Pour aller dans la lune
Puis déchaînée j’ai déboulé
Sus aux bonshommes à recadrer
Tordants leurs membres de poulets
Sur cette croix de saint André
Le cœur aux pieds foulé -
Le tricotin (chanson paillarde)
Catégories : Chanson, Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6)Elle croisa l’abbé
En voulant enjamber
La rivière un beau soir
À deux pas du lavoir
L’aida-t-il à charrier
Son linge encor mouillé
Manon lui souriait
Gentiment sans savoir…
Qu’il avait le tricotin sous sa bure
Des fois, quand même on voit rien, ça carbure
Il avait le tricotin sous sa bure
Et Manon ne s’en apercevait point ah ah !
Aux abords du village
Les voilà tout en nage
Le bon moine ahanait
Saignant un peu du nez
Alors la lavandière
Tirant de par derrière
Une jupe incendiaire
Vint le lui tamponner…
Il avait le tricotin sous sa bure
Et aussi pas mal de pensées impures
Il avait le tricotin sous sa bure
Et la belle s’en aperçut soudain ah ah !
Je ne vais pas vous dire
Ce jour-là ce qu’ils firent
Voilons pudiquement
Les jeux de nos amants
Mais une chose est sûre
Dès qu’un drôle à tonsure
Au prieuré murmure
Le doux nom de Manon…
L’abbé a le tricotin sous sa bure
Un machin aussi dur qu’Excalibur
L’abbé a le tricotin sous sa bure
Et Manon vient le voir tous les matins ah ah !
L’abbé a le tricotin…
ad lib. -
Histoire d’une nana au poil
Catégories : Hexasyllabes (6)Toute nue sous ses voiles
Elle avait chaud l’été
Cette nana au poil
Grassement moquettée
Sitôt que sa fourrure
Ô ses pilosités
Si touffues m’apparurent
J’en fus tout hébétée
Kiffant les amours zarbs
Je voulus mettre en nage
La jolie femme à barbe
Sous son soyeux pelage
Épaisse à la culbute
Dans des rousseurs mohair
Sa vénusté hirsute
Avait tout pour me plaire
Romantique à tout crin
Je la sortis à Londres
Mais un Anglais chagrin
L’attira pour la tondre
Adieu nana au poil
Grassement moquettée
Glabre je suis restée
Triste jusqu’à la moelle

