Fille facile ô t’en prends plein la face
La jute la gifle et les mots
Ton ventre aura le cri des animaux
Quoique tu dises ou fasses
Fille docile tu plantes les dents
Au vit tendu des nymphos mâles
Devinant tôt leurs envies pas normales
Pour y mordre dedans
Fille fossile fonçant jamais fausse
Jamais d’embrouille ou de lézard
Ta bouche en cœur goûte aux fruits du hasard
Qui suce et boit la sauce
Fille facile ô fille au cul sensass
Se prenant des ventrées de pines
Fille à l’ouverture facile opine
Du bonheur plein la face
Hexasyllabes (6)
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Mordre dedans
Catégories : Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8) -
Une infâme amoureuse
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)Aux plaines des garçons j’ai beaucoup galopé,
Moi qui fus, à coups sûrs, une humble salope et
Une infâme amoureuse ;
Mon cœur voulant sans cesse au plaisir se doper,
J’ébranlais sur l’échine amie des verges creuses
Ma foutue canopée,
Ô, pleine des garçons, fille des bois, coureuse ! -
La cendre brûle encor
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Jeanne ô lubrique enfant du moyen âge
Que disaient donc ces voix
Va-t’en quérir le mâle en armes et pavois
Ceux-là sauront te mettre en nage
Jeanne ô putain tu réclamas du roi
Des bataillons de pines
Pour complaire aux démons t’ardant comme une épine
Que tu voyais en cent endroits
Jeanne ô ma sainte ô follette incomprise
La cendre brûle encor
De ton ventre d’amour en dépit des efforts
Pour les étouffer de l’Église -
Dans l’odeur du formol
Catégories : Hexasyllabes (6)Ce porc pine les mortes
Qu’il lui faut embaumer
C’est un dingue un paumé
Que le diable l’emporte
Dans l’odeur du formol
Dans la nuit sans censure
Il graisse leurs blessures
Pour y glisser Popaul
Trépassées ses épouses
À leur corps défendant
Se font mettre dedans
La fente ou la bagouze
Puis ce fou d’embaumeur
Beau comme un dieu de Thrace
Sait effacer ses traces
Et meure ce qui meurt
Moi qui guigne à la porte
Dans l’odeur du formol
La guibolle ô fort molle
Je voudrais être morte -
Rapine
Catégories : Hexasyllabes (6)On entre on sort on entre
Ma moule est un moulin
Vide béant les pleins
M’ont découvert un centre
On sort on entre on sort
Pour s’ébattre entre potes
Dont pas un ne chipote
À chiper mes trésors
On entre on sort on creuse
On pille l’univers
Mon ventre grand ouvert
De fille court la gueuse
On sort on entre on jouit
Dans les doux puits que j’offre
On rapine mes coffres
Jusqu’au bout de la nuit -
Ma nuit vous est propice
Catégories : Hexasyllabes (6)Bandez bandez messieurs
Réglez vos épinglettes
Si vous bandez mes yeux
Je tringle à l’aveuglette
Bandez-moi défendez
Que je vous reconnaisse
Prenez sans demander
Ni la moindre promesse
Bandez je n’y vois rien
Ma nuit vous est propice
Profitez ô vauriens
De mes chauds précipices
Bandez fussiez-vous vingt
Cent démons invisibles
Chaque vit me convainc
De péter les fusibles
Bandez messieurs fendez
De vos rudes rapières
Ces antres inondés
Qui n’ont plus de repères
Bandez libres de tout
Le doux comme l’infâme
Que vos brûlants atouts
Ruinent mon corps de femme
Bandez jusqu’au matin
Yeux bandés bouche grande
Ouverte la putain
S’envoie toute la bande -
L’antre morveux
Catégories : Hexasyllabes (6)Ma vulve consumée
Avale la fumée
Nuage lactescent
Qui tout au fond descend
Puis ruisselle indécent
Ô narine enrhumée
Pâle comme un aveu
Dans l’aurore embrumée
Qu’on lape je le veux
Cette mer écumée
Au bel antre morveux
Sous l’envie assumée
De la femme allumée
Qui te les jette au front
Tu bois et nous bâfrons
Ensemble tes fumées -
Trait pour trait
Catégories : Hexasyllabes (6)Les vits qu’on me montrait,
Rien ne put m’en distraire :
Tôt je les voulus traire,
Avalant à longs traits
Les litres qu’ils foutraient.
Et tant ils se vautrèrent
Entre mes lèvres très
Pleines (mon seul attrait),
S’enfilant mon portrait,
Qu’il fallut les extraire.
Une vieille arbitrait
Qui, tous, les avait traits
Longtemps avant notre ère ;
Nos soifs se rencontrèrent,
Jumelles trait pour trait. -
Pigeonnante
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)C’est moi la mamelue
C’est moi l’heureuse élue
Qui débordant du balconnet
Vous brandit dru sa loche au nez
C’est ma zone érogène
Que sans trêve et sans gêne
Je sème à vos yeux polissons
Pour me procurer les suçons
Mon sein d’antique idole
Aux pourpres aréoles
Vous dispense le lait divin
Plus suave encore que le vin
C’est moi la lactophore
Dont les rondeurs d’amphore
Vous rappellent les jeux d’amant
Que vous jouiez avec maman
C’est ma chair pigeonnante
Qui tendre vous aimante
Et vous gorge de sang le vit
Tétez, tétez... et je revis ! -
Profonde, gémissante
Catégories : Hexasyllabes (6)Prise par le sommeil
Dans les bras de Morphée
Ses seins nus si parfaits
Embrassés de soleil
Son ventre ébouriffé
Prise par le sommeil
Qu’aurait-elle entendu
De l’appel éperdu
De son téton vermeil
À mes lèvres tendu
Prise par le sommeil
J’ai sondé le nacré
Des plaines échancrées
Et je prêtais l’oreille
À nos désirs secrets
Prise par le sommeil
Profonde, gémissante
Sans jamais qu’elle sente
Quand mon souffle entre et veille
Aux rêves qui la hantent
Puis surprise au réveil
De trouver endormie
Près d’elle son amie
Défit l’origami
Brûlant de mon sommeil
… Simulé à demi -
À l’été dévoreur
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)Ô sauvages festins, banquets de cannibales !
Ô chairs toujours plus crues
Luisant sous le soleil, étalées dans les rues…
Tout à coup j’ai la dalle.
Volets écartés, je me livre au ciel, au vent,
À l’été dévoreur,
Moi la zombie, la morte affamée, moi l’horreur
Au ventre ouvert devant.
Je cours en ramasser sur les plages de fraîches
Qui sentent fort la viande,
Les saupoudrer de sel pour pas qu’elles faisandent
Avant que je les lèche.
Sang chaud, sang rubis, sang qui bouillonne, ô bon sang,
Appétits d’animal
Sitôt que je renifle un frisson aromal
De corps adolescents… -
Mon épitaphe
Catégories : Hexasyllabes (6)Je flirte avec un tough
Un bad boy dur à cuire
Qui m’fait lécher son cuir
Et bouffer son pilaf
Je fraye avec un ouf
Qui m’fout le paf en loques
Un carrément cinoque
Qui m’équarrit la fouffe
Je zone avec un gonz
Bourru vache et sadique
Aux pieds duquel j’abdique
Paraît qu’il sort de zonz
Lisez mon épitaphe
Quand il m’aura torchée
Pourfendue écorchée
À grand renfort de baffes
Ci-gît la mal-léchée
Qui kiffait l’amour tough -
Du fond du labyrinthe
Catégories : Hexasyllabes (6), SonnetDès que je fus étreinte
Et prise enfin son vit
Dans ma chair inscrivit
L’ineffaçable empreinte
Je n’eus plus de regret
Ni l’ombre d’une crainte
Dès que je fus étreinte
Je perdis mes secrets
Du fond du labyrinthe
Je l’ai longtemps suivi
Des yeux sur le parvis
Quelque voie qu’il emprunte
Il faut lui savoir gré
De vous avoir étreinte -
Baiser
Catégories : Hexasyllabes (6), SonnetJe vous baise, ô muqueuses
Avec ces gestes qu’osent
Les grandes amoureuses.
Écartant l’antre rose,
Buvant l’humeur aqueuse
Du puits par où l’on cause,
Ma langue entre, elle creuse,
S’étire et prend ses aises.
Investissant l’espace
Intérieur, je te baise,
Ô bouche… Un ange passe.
Nos lèvres sont de braise ;
Nos langue, dans la place,
S’entrelaçant, se plaisent. -
Dépassé cro-magnon
Catégories : Hexasyllabes (6)Bingo ! nous nous baignons
Entre nanas mignonnes
Et nos petits canyons
S’étreignent ô c’est mignon
On dirait des cigognes
S’entrebectant l’oignon
L’œil plein de lumignons
Et tous les sangs qui cognent
Défaisant nos chignons
Nos langues se besognent
On pigne on pleure on grogne
T’en as pour ton pognon
Nous geignons sans vergogne
Pour toi vieux maquignon
Dépassé cro-magnon
À la vilaine trogne
Bingo ! nous atteignons
Nos extases d’ivrognes
Lorgne bien les mignonnes
Se gouinant mon mignon -
Dans la norme
Catégories : Hexasyllabes (6)Mélusine ou Circé
Par la métamorphose
Entre en l’ordre des choses
Au look tatoo piercé
Son corps se scarifie
Peroxydant ses tifs
Explosant les soutifs
La branchant sur hi-fi
Voilée d’une robe au
Charme qui la transforme
Et la fond dans la norme
Au pays des robots
Circé ou Mélusine
Se changera plus tard
En un autre avatar
Sous l’œil des magazines -
Des paroles en l’air
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Jamais demain ne veut rien dire
Quand s’emboîtent nos peaux
Les autres jours c’est du pipeau
Des tickets à brandir
Pour une entrée gratuite un pot
Toujours demain c’est l’aventure
Le délire assuré
Quand il s’amène et veut fourrer
On se prend des bitures
Et sa bite envoie la purée
Peut-être demain ça ressemble
À des paroles en l’air
Des autres gens ces cons c’est clair
Quand nos peaux veulent ensemble
Devenir un la même chair -
Qui sait ce que ça cache ?
Catégories : Hexasyllabes (6)T’es trash quand tu t’y mets
Crachant les mots qui tachent
Et le membre à l’arrache
Qui veut tout abîmer
T’es trash en tes agirs
Tes brûlants examens
Dès que ton vit aime un
Ventre il veut l’élargir
T’es trash là t’es violent
Qui sait ce que ça cache
Le genre à piner cash
Les meufs en les violant
T’es trash et tu déchires
Avec tes mots tes mains
Ta queue d’ange abhumain
Vaut mieux pas réfléchir -
Sous le pull-over
Catégories : Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6)Un col roulé moulait ses seins d’ogive
Durs sous le noir du pull
Moi j’aspirais de mon œil de crapule
Sa beauté explosive
Je n’ai pas pu voulu les démouler
Ses seins pointus de Juive
À la cuisine on suçait des olives
Le soir on se saoulait
Ce col roulé caressait mes ovaires
Faut vous faire un dessin ?
Je n’ai pas pu voulu palper ses seins
Nus sous le pull-over -
Rêve étrange (et pénétrant)
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Pine inhumaine elle s’inhume
Dans un ventre terrien
Elle que n’affolait plus rien
Lui vole dans les plumes
Plane au-dessus du rêve-lit
Et sans bruit la pénètre
Parfois on aspire à renaître
Lorsqu’on s’ensevelit
En une humaine de la Terre
Pine entra s’irrumant
Et s’y branlant éperdument
Troubla le cimetière
