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Hexasyllabes (6)

  • Sex happenings

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Madone des parkings
    Sur le béton tirée
    Avalant la purée
    Au pied des grands buildings

    Mouche aux yeux qui s’effarent
    Insecte que les glands
    Épinglent pantelant
    Dans la lueur des phares

    Fée se calant les durs
    De la cité voisine
    Qui un à un l’usinent
    Au capot des voitures

    Humide agrume rose
    S’ouvrant pour pas un rond
    Sac à foutre et fleuron
    De nos banlieues moroses

    Par tes sex happenings
    Ô majestueuse ô caille
    Tu gommes la grisaille
    Et le froid des parkings

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  • Nos grisants tord-boyaux

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    D’un palais délicat,
    Je snobe vos vodkas,
    Préférant la menstrue
    Des bougresses des rues ;
    Pour les whiskys, les gins,
    J’ai la langue trop fine ;
    Rien ne vaut le kummel
    Violent qu’une femelle
    Malpropre et repue d’hommes
    Pisse : c’est là mon rhum,
    Mon tafia, mon genièvre :
    Je m’en rince les lèvres,
    M’en gargarise, m’en
    Salope éperdument ;
    Oh ! foin de vos absinthes !
    Chaque soir, je prie sainte
    Ermentrude la folle
    De me verser l’alcool
    Abject, odieux, maudit,
    Le fabuleux brandy
    Coulant du con des grues,
    La rincette incongrue
    Que je lampe à genoux,
    Le pif en leur minou
    Dégueulasse, aux aurores,
    Dans les fumées du port…
    Puis, titubant, je vais,
    Sans même me laver,
    Rejoindre un époux ivre
    Qui, lui aussi, sait vivre,
    Puisqu’il boit de bon cœur,
    Tète au vit la liqueur
    De vieux curés maniaques
    (Chacun son armagnac) ;
    Et, nos sanglots baveux
    Échangeant leurs aveux,
    Nos mains à nouveau moites,
    Nos bas-ventres s’emboîtent…
    Ah ! non, gardez vos vins !
    Vous nous offrez en vain
    L’arak et le pastis,
    Pure eau face à nos vices
    Avilissants, royaux,
    Nos grisants tord-boyaux.

     

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  • L’envie maousse

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Ta tignasse à la chien
    Ta chaude odeur de rousse
    Ton boule à va-et-vient
    M’ont mis l’eau à la trousse
    Jolie gosse es-tu gousse ?

    Tes nichons plein d’élan
    M’ont flanqué des secousses
    Ton œil étincelant
    M’allume un feu de brousse
    Dis mignonne es-tu gousse ?

    Ah ! te bouffer l’oursin
    Ah ! lécher ta frimousse
    Et baver sur ton sein
    Sentant bon la cambrousse
    J’en ai l’envie maousse

    Mais tu t’enfuis gloussant
    Tandis que se trémousse
    Ton prose incandescent
    Tu vas suçant ton pouce
    T’ai-je filé la frousse
    À ce point jolie gousse ?

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  • Petit je

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

          Mon je s’aime à tous vents
    En attendant l’autre de pluie
          Je sillonne pour lui
    Ce nuage au ventre crevant

          Mon je dépressionnaire
    Dévale et fournit son aval
          Aux sanglots qu’il ravale
    En attendant son partenaire

          Petit je qu’on défend
    Aux enfants dont les envies croissent
          Sans moi moi j’ai la poisse
    Les doigts dans mon ventre crevant

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  • Vice et service

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Foutu fauteuil roulant
    Enjamber ta béquille
    Et fondre en empalant
    M’asseoir un truc de fille
    Infirmière en cheville

    Vice et service entier
    Chez ce mec à roulettes
    Raide encore à moitié
    Assez pour qu’on halète
    Infirmière à branlettes

    L’impersonnel soignant
    À d’autres ! j’invalide
    Ses maux les empoignant
    Transfusant les liquides
    Infirmière ô torride

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  • Jouez ! Sonnez !

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Muse ô comme il t’encorne
    Et t’enfle le biniou
    Tu sais plus quand ni où
    Il fait sauter les bornes
    Rejoint les happy few

    Muse ô le pal musette
    T’usera tôt le sac
    Et l’on verra tout secs
    Les tuyaux du poète
    Mec épuisant et fake

    Muse en attendant chante
    Jouez sonnez au bois
    La bourrée pleine voix
    Muse ô sois pas méchante
    Souffle encore une fois

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  • Perle d’O n° 85

    Catégories : Hexasyllabes (6), Perles d’O

    Accepter n’était rien :
    Quelle O jamais refuse
    Qu’on la couvre de liens,
    Qu’on s’empare et mésuse
    D’elle en fauve, en vaurien ?

    Dire oui ? La belle affaire !
    Pouvais-je émettre un non
    Quand leurs quatre yeux de verre,
    Braqués comme un canon,
    Me promettaient l’enfer ?

    Consentir ? Oh ! si peu…
    Juste à rouvrir la boîte
    À mes désirs râpeux,
    Ravoir le ventre moite
    S’emplissant tant qu’il peut.

    Dire oui m’était aisé :
    J’acceptai par la force
    De ces visions retorses
    Cachées sous mes écorces
    Et jamais apaisées.

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  • Fouette cocher

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

    Faire une croix sur mes devoirs
    Et mes futurs à engendrer
    Dans la chambre face au miroir
    Faire une croix de saint André
          Je voudrais vous y voir

    J’ai coché les flèches une à une
    Que le désir m’a décochées
    Sacrifié fortune après thune
    Voulant jouer à fouette cocher
          Pour aller dans la lune

    Puis déchaînée j’ai déboulé
    Sus aux bonshommes à recadrer
    Tordants leurs membres de poulets
    Sur cette croix de saint André
          Le cœur aux pieds foulé

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  • Le tricotin (chanson paillarde)

    Catégories : Chanson, Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6)

    Elle croisa l’abbé
    En voulant enjamber
    La rivière un beau soir
    À deux pas du lavoir

    L’aida-t-il à charrier
    Son linge encor mouillé
    Manon lui souriait
    Gentiment sans savoir…

          Qu’il avait le tricotin sous sa bure
          Des fois, quand même on voit rien, ça carbure
          Il avait le tricotin sous sa bure
          Et Manon ne s’en apercevait point ah ah !

    Aux abords du village
    Les voilà tout en nage
    Le bon moine ahanait
    Saignant un peu du nez

    Alors la lavandière
    Tirant de par derrière
    Une jupe incendiaire
    Vint le lui tamponner…

          Il avait le tricotin sous sa bure
          Et aussi pas mal de pensées impures
          Il avait le tricotin sous sa bure
          Et la belle s’en aperçut soudain ah ah !

    Je ne vais pas vous dire
    Ce jour-là ce qu’ils firent
    Voilons pudiquement
    Les jeux de nos amants

    Mais une chose est sûre
    Dès qu’un drôle à tonsure
    Au prieuré murmure
    Le doux nom de Manon…

          L’abbé a le tricotin sous sa bure
          Un machin aussi dur qu’Excalibur
          L’abbé a le tricotin sous sa bure
          Et Manon vient le voir tous les matins ah ah !

          L’abbé a le tricotin…
          ad lib.

     

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  • Histoire d’une nana au poil

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Toute nue sous ses voiles
    Elle avait chaud l’été
    Cette nana au poil
    Grassement moquettée

    Sitôt que sa fourrure
    Ô ses pilosités
    Si touffues m’apparurent
    J’en fus tout hébétée

    Kiffant les amours zarbs
    Je voulus mettre en nage
    La jolie femme à barbe
    Sous son soyeux pelage

    Épaisse à la culbute
    Dans des rousseurs mohair
    Sa vénusté hirsute
    Avait tout pour me plaire

    Romantique à tout crin
    Je la sortis à Londres
    Mais un Anglais chagrin
    L’attira pour la tondre

    Adieu nana au poil
    Grassement moquettée
    Glabre je suis restée
    Triste jusqu’à la moelle

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  • Perle d’O n° 196

    Il dit ce que je suis
    Ce nouvel affront je l’essuie
    Et ces ardents regards je les affronte
    Sans trêve pour autant d’âpre amour et de honte

    Il dit montre tes seins
    Candeurs chamarrées du dessin
    Lilas qu’a là griffonné la cravache
    Vite ouvre ce corsage ou sinon je me fâche

    Il dit viens là catin
    J’en rougis sous mon fond de teint
    Messieurs jusques au soir je vous la laisse
    La sachant se prêter aux plus rêches caresses

    Sent-il que l’horizon
    De ma servilité touche à la déraison
    Lorsqu’il dit que je suis la prostituée
    La miss au diapason
    À complaire à tous habituée ?

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  • De nul appartenue

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Un jour je serai nue
    Habitée d’envies veuves
    Bête que nul n’abreuve
    De nul appartenue

    Un jour vacante et creuse
    Dans un soupir énorme
    Je reverrai les formes
    Qui me rendaient heureuse

    Graine oubliée des meules
    Peau laissée par la mue
    Sang que nul ne remue
    Un jour je serai seule

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  • Perle d’O n° 57

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8), Perles d’O

    À la niche O levrette
    Digne seulement des donjons
    Ce pelage allongeons
    À même le sol qu’on nous prête
    Terre battue d’envies secrètes

    À la niche O chaînon
    Manquant d’entre animal et fille
    Au pain sec les chevilles
    Entravées nous nous entraînons
    À ne dire plus jamais non

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  • La vie jusqu’au vertige

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Cueille mon écureuil
    Les glands et les noisettes
    Lance les épuisettes
    Déjà l’été s’effeuille
    Enfilant sa nuisette

    Lisse mon écureuil
    Les poils de ta fourrure
    Et lustre à toute allure
    L’antre en te rinçant l’œil
    Dans quelque flaque impure

    Ronge mon écureuil
    Tout l’hiver tes dépôts
    Ces brûlants oripeaux
    Qui franchissaient le seuil
    Et te trouaient la peau

    Cueille mon écureuil
    Te rembourrant de tiges
    La vie jusqu’au vertige
    Suffit que tu le veuilles
    Ô cueille encor te dis-je

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  • Maman lesbiche

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Sans doute qu’c’est du vice
    Et qu’mon vieux cœur s’égare
    Mais au premier regard
    J’ai eu envie d’un kiss
    J’kiffe la meuf à mon fils

    Son body s’échancrant
    Sans tambour ni trompette
    M’fait pivoter la tête
    Au lieu d’zyeuter l’écran
    J’mate la môme à mon grand

    Elle en garce avertie
    Me frôle dans les couloirs
    Au dodo m’dit bonsoir
    Ah j’en perds l’appétit
    J’guigne la greluche au p’tit

    J’lui propose des biff’tons
    Rien qu’pour une heure au page
    Elle pousse au dérapage
    Voire même à la baston
    La drôlesse au fiston

    C’est limite inhumain
    Moi la maman lesbiche
    Trébuchant sur l’chemin
    À tout bout d’champ j’m’entiche
    Des copines au gamin

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  • Perle d’O n° 50

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8), Perles d’O

    Ô élargissement
    Tige dedans courroies ceinture
    Me font incessamment
    Béante l’intime ouverture

    À lents gémissements
    Mes entrailles à capsuler
    Accueillant l’instrument
    Vibrent d’opprobre écartelées

    Et ces vits s’affirmant
    Me desserrant indubitables
    Prennent tout doucement
    Des épaisseurs de pied de table

    Moi pleine à tout moment
    De desseins durs à me distendre
    Otage des tourments
    Pantin d’un attachement tendre

    Ô avilissement
    Chacun loufiat ou fille ou maître
    Mesure indécemment
    Quel calibre âpre me pénètre
    Et m’élargit le fond de l’être

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  • N’y mettez pas le doigt

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    J’ai sous mon pantalon
    Dans mon slip en nylon
    L’aspirateur à bites
    Elles le voient venir
    Lui dressent des menhirs
    Mais rarement l’évitent

    Sous son air innocent
    C’est traître à 100 %
    Cette trayeuse à pines
    N’y mettez pas le doigt
    Il ne faut surtout pas
    Se fier à sa bobine

    Combien ont engagé
    La jugeant sans danger
    Leur vit dans l’avaleuse
    Il en est ressorti
    Tout flapi tout petit
    Erreur malencontreuse

    Le pauvre gars bandant
    Sitôt qu’il entre dans
    Ce bouffeur de biroute
    Est pris de soubresauts
    Brûle tous ses vaisseaux
    Foutant coûte que coûte

    Plus bas que mon nombril
    J’ai parmi mes poils gris
    Une bouche insatiable
    Pompe à sexes suçant
    Les vidant de leur sang
    C’est peut-être le diable

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  • Perle d’O n° 19

    Catégories : Hexasyllabes (6), Perles d’O, Terza rima

    Appelée la contrainte,
    Voulus l’anneau, les fers,
    Les cruelles étreintes,

    Je plongeais en l’enfer
    De mes propres cellules,
    L’esprit mis à l’envers.

    Que mes amants pullulent !
    Qu’on me tire à l’envi
    Les larmes ! Qu’on m’annule !

    Relevant le défi,
    Je serais veule et sainte,
    Ivre sous la contrainte.

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  • Couchée !

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Vénus issue des zoos
    Mi-guenon mi-déesse
    Plus d’un pensant roseau
    Kiffa la mettre en laisse

    Vénus un peu maso
    À la conque habitée
    Habituée des réseaux
    Toujours prête à fuiter

    Vénus à un peso
    Et quelques clopinettes
    Qui vous ouvre en ciseaux
    L’accès à sa minette

    Vénus au beau museau
    Divinité en rut
    S’emplissant les naseaux
    D’innocents sniffs de jute

    Vénus pinée des eaux
    Que son baveux sanglote
    Vit sans robe fuseau
    Ni la moindre culotte

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  • Perle d’O n° 215

    Mon maître m’attendait, superbe et mécontent,
    L’œil assoiffé d’un orifice
    Ruisselant d’obédience, ou bien qu’on me punisse ;
    Mon maître m’attendait : j’aime lorsqu’il m’attend,
    Car moi je l’attends tout le temps.

    Je me souviens d’un conte où la chaste princesse
    Vit entre les murs d’une tour,
    Patiente, disponible, en regardant autour,
    Tâchant de voir ce prince à qui tendre les fesses…
    De même je l’attends sans cesse.

    Dans l’ombre du bureau se dressait mon sultan ;
    De crainte mêlée de délices,
    J’avais le sang remué : sait-il de nouveaux vices
    Pour sa poupée de cire au ventre palpitant
    Qui l’attend tout le temps ?

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