Chanson de corps de garde
dédiée à Phil Bottle, poète en Short
Capitaine, ô vieux capitaine,
Nous t’aimons d’un cœur si brûlant
Que, lors des assauts sur la plaine,
Nous le prouvons en tant qu’uhlans.
Toujours en selle,
Le sabre au vent !
Foin des pucelles
Qu’on fout devant !
C’est nous les braves :
Otto, Roland,
Willi, Gustav
Et Jacques, uhlans !
Capitaine, ô ta noble dame
Nous inspire un respect violent ;
Sa beauté nous fait fondre l’âme
Et frissonner en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, après la bataille
Tu vantes partout nos élans,
Et, quoique pas un ne te vaille,
Nous voilà fiers en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, ô fin meneur d’hommes,
Si, certes, nos jeux turbulents
Singent un peu ceux de Sodome,
On se rachète en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, ô, c’est bien dommage !
Ton sang gicle en coagulant,
Tu meurs… mais un dernier hommage
Nous te rendons en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, ô, sous ta houlette
Nous eûmes un fameux bilan
De soûlographie, de boulettes
Et de scandale en tant qu’uhlans.
Toujours en selle,
Le sabre au vent !
Foin des pucelles
Qu’on fout devant !
C’est nous les braves :
Otto, Roland,
Willi, Gustav
Et Jacques, uhlans !
Chanson
-
Chœur des braves uhlans
Catégories : Chanson, Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4) -
Faut pas lui tourner le dos (chanson profonde et joyeuse)
Catégories : Chanson, Heptasyllabes (7)Oho j’ai pigé recta
Quand il m’enfila recto
Qu’il tramait un attentat
À mon pétard au plus tôt
Il avait l’air si sournois
En m’épinglant l’abricot
Que dans ma ciboule à moi
J’ai tout compris illico
J’avais affaire au sodomiseur de filles
À l’endauffeur des familles
Au perforateur d’oignons
J’étais aux prises avec l’enfifreur de dames
Un préoccupant quidam
Au demeurant fort mignon
Oho me dis-je in petto
Tandis qu’il m’envaginait
Faut pas lui tourner le dos
Ce type est un forcené
Souviens-toi qu’il molesta
Y’a peu la pauvre Daphné
Et mit dans un triste état
Son embout de cheminée
J’étais tombée sur le sabreur de rondelles
Sur l’empaleur de donzelles
Sur l’élargisseur de fions
J’étais aux mains de l’embroqueur de viroles
Un libéré sur parole
De sinistréputation*
Oho j’ai pigé recta
En fan des plaisirs rectaux
Mon tromblon s’en délecta
D’avance immoderato
J’avais affaire au sodomiseur de filles…
ad lib.
(*) Licence poétique n° 26/216/1544b -
Le tricotin (chanson paillarde)
Catégories : Chanson, Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6)Elle croisa l’abbé
En voulant enjamber
La rivière un beau soir
À deux pas du lavoir
L’aida-t-il à charrier
Son linge encor mouillé
Manon lui souriait
Gentiment sans savoir…
Qu’il avait le tricotin sous sa bure
Des fois, quand même on voit rien, ça carbure
Il avait le tricotin sous sa bure
Et Manon ne s’en apercevait point ah ah !
Aux abords du village
Les voilà tout en nage
Le bon moine ahanait
Saignant un peu du nez
Alors la lavandière
Tirant de par derrière
Une jupe incendiaire
Vint le lui tamponner…
Il avait le tricotin sous sa bure
Et aussi pas mal de pensées impures
Il avait le tricotin sous sa bure
Et la belle s’en aperçut soudain ah ah !
Je ne vais pas vous dire
Ce jour-là ce qu’ils firent
Voilons pudiquement
Les jeux de nos amants
Mais une chose est sûre
Dès qu’un drôle à tonsure
Au prieuré murmure
Le doux nom de Manon…
L’abbé a le tricotin sous sa bure
Un machin aussi dur qu’Excalibur
L’abbé a le tricotin sous sa bure
Et Manon vient le voir tous les matins ah ah !
L’abbé a le tricotin…
ad lib. -
Le feu au derrière
Catégories : Chanson, Décasyllabes (10), Heptasyllabes (7)Dieu si j’avais dix ans d’moins
Rev’nant un poil en arrière
Au temps du feu au derrière
J’pourrais encore faire carrière
Causer pas mal de tintouin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’ai rendez-vous dans la forêt phallique
Ah si j’avais vingt ans d’moins
Je s’rais milf et la jeunesse
Rien qu’pour effleurer mes fesses
Voir tous mes tétins qui s’dressent
Viendrait d’Hong Kong ou plus loin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’replong’rais bien dans l’océan des triques
Si j’avais que trente ans d’moins
Hantant les foutus mariages
À loilpé sous mon corsage
Je s’rais celle que dévisagent
Toute la smala des témoins
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
Je ref’rai l’tour d’mes connaissances bibliques
Si j’avais quarante ans d’moins
J’pass’rais mes nuits dans les boîtes
La jupe courte et le con moite
Je s’rais la nana qu’on doigte
Et qui turlute dans les coins
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’te jure de plus m’enculer en public
Si j’avais cinquante ans d’moins
Tonton me fil’rait des fraises
Tagada après la baise
J’aurais des tifs à l’anglaise
Et du foutre au bord du groin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’vais fourrer un cierge à la basilique
Si j’avais soixante ans d’moins
Fœtus je s’rais bourrée d’vie
Me f’sant reluire par défi
Pendant les échographie
J’aurais déjà trouvé l’joint
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
Laisse-moi r’goûter à la vie idyllique
Merde à soixante-dix ans d’moins
Je s’rais juste un connard d’ange
Dont pas une plume le démange
J’suis pas sûre que ça m’arrange
Que Dieu m’rajeunisse à c’point
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’ai jamais trop eu la fibre angélique
Jésus Jésus si t’entends ma prière
J’en finis pas d’avoir l’feu au derrière
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’ai rendez-vous dans la forêt phallique
Jésus Jésus…
(ad lib.) -
Comme autrefois (chanson paillarde)
Catégories : ChansonNom de Dieu curé
Mon vieux curé
Mon vieux cul ressuscite
Quand j’te vois surfer
Queue décoiffée
Sur des sites illicites
Ôte le froc et viens m’récurer
Comme autrefois mon vieux curé
Ah bon Dieu mon père
Mon vieux compère
Mon vieux con perd d’la mouille
À t’regarder faire
À découvert
Des papouilles à tes couilles
Laisse-moi donc un peu que j’t’opère
J’crois toujours dur au pieu mon père
T’es qu’un vieux cochon
Un vieux ronchon
Mais j’ai l’nichon qui frise
Quand ton cornichon
Sans capuchon
S’approche de mon église
Viens-t’en qu’on s’monte le bourrichon
Ainsi qu’dans l’temps mon vieux couchons
Nom de Dieu curé
ad lib. -
La vérité sur mon cousin
Catégories : ChansonBonjour ma cousine
Bonjour mon cousin germain
On m’a dit que vous piniez
Est-ce bien la vérité ?
Fais vois ton derrière
Que j’le dépoussière
Un coup par ici un coup par-là
Au r’voir ma cousine on s’renfil’ra
Sur l’air de « Bonjour ma cousine » : -
Sous le hennin
Catégories : ChansonPleine, ma pleine
Encore une ou deux semaines
À peine avant que perce ce rond giron
Mais nos amours resurgiront
Pleine, ma pleine
Ce bébé, la belle aubaine
T’enfle et confère à ta tournure épanouie
Un lustre illuminant nos nuits
Pleine, ma pleine
Mienne amie de Mytilène
Si je loue qui te rendit mûre à ce point
Qu’à jamais il demeure au loin
Pleine, ma pleine
Écoute la cantilène
D’une rêvant au rose de tes sillons
Dès que nous nous déshabillons
Pleine, ma pleine
Ma Vénus en porcelaine
Sens-tu mes doigts épris, mes doigts insolents
Égaler le vit des galants
Pleine, ma pleine
Ta beauté m’ôte l’haleine
Sans déranger ton heureux envahisseur
Je te ferai jouir en douceur
Pleine, ma pleine
Nul époux ne nous réfrène
Je suce le lait de tes longs mamelons
Dans le stupre nous pédalons
Pleine, ma pleine
Ta chatte, ô ma châtelaine
Lance à ma langue un appel ébouriffant
Et tu vagis telle une enfant
Vienne, ma pleine
Au jour ton grain de pollen
Fille ou garçon il vivra sous le hennin
Nourri d’arcanes féminins
Sur l’air de « Plaine, ma plaine »
(Armand Mestral, paroles de l’immense Francis Blanche) -
Berceuse pour un vieillard
Catégories : ChansonSors ton saint-frusquin
Ton vil’brequin, ton nez d’requin
Tu m’feras du chagrin
Si tu m’l’enfil’ pas ch’qu’à d’main
Ainsi l’aut’ jour un’ certaine Esther
Asticotant par le barbichon
Son vieil époux mol et grabataire
Tâchait en lui d’réveiller l’cochon
Ell’ insistait : Ta saucisse
Remplira ben son office
Et mon berlingot
Pour peu qu’j’te la suce, hein, go !
Sors ton gros engin
Ton âgé tringleur de vagins
Tu m’feras du chagrin
Si tu m’ramon’ pas ch’qu’à d’main
Et si tu m’lèches un poil i s’peut même
Que j’bave et crie sur ton biau poireau
J’me souviens qu’quand on s’branle en tandem
Parfois tu r’prends l’air assez faraud
Pour m’éclater la culasse
D’un polichinell’ salace
Me bourrant têtu
Avec son gros chapiau pointu
Sors ton boute-en-train
Ton long mandrin, ton nœud pourprin
Tu m’feras du chagrin
Si tu m’trombin’ pas ch’qu’à d’main
Faisions encore un essai mon Jacques
Ton cas l’est p’t-êt’ pas désespéré
Ce soir je mouille et j’me sens d’attaque
Fais voir un coup ta lance à purée
Tu m’mettras l’doigt dans la motte
Gigotant comme un gymnote
Pris d’épilepsie
Pis moi je r’deviendrai sexy
Sors ton biau boudin
Ton ragondin, sois pas radin
Tu m’feras du chagrin
Si tu m’culbut’ pas ch’qu’à d’main
Sors ton saint-frusquin
(ad lib.)
Sur l’air de « Dors, min p’tit quinquin »
https://www.youtube.com/watch?v=ZSPXUhCal6Y -
Pas souvent couvert
Catégories : ChansonAller de vit en vit
Sans arrêt le cul nu
Je pille ravie
Tous les fruits défendus
Les gens de la nuit sont toujours là quand il faut
Ils vous enculent à fond, ils adorent les nymphos
Les vapeurs d’alcool
Ça je les connais bien
Parfois ça vous colle
Entre les poils pubiens
Et c’est difficile le choix d’un vit
M’les carrer tous, moi c’est ça dont j’aurais envie
Et mon ventre
Il dort pas souvent couvert
Ma fente
Rêve que d’s’ouvrir à l’envers
J’ai d’la chance
Jouissance
Je baise bien
Fourrée du soir au matin
Je baise bien
À midi je suis dans mon lit
Et je pionce, c’est quelque chose
À minuit je traque dans la ville
Les beaux mecs, il m’faut ma dose
En tournée mondiale
On s’prête les musiciens
Jusqu’aux amygdales
Chacune s’envoie le sien
Les gens de la nuit sont toujours là quand il faut
Ils vous dégomment un pied en l’air en porte-à-faux
Le jeu des six lances
Il faut l’avoir connu
L’premier qui balance
S’en prend une en plein cul
Et c’est difficile de dire suffit
Je passe mon temps à m’lancer de nouveaux défis
Et mon ventre
Il dort pas souvent couvert
Ma fente
Rêve que d’s’ouvrir à l’envers
J’ai d’la chance
Jouissance
Je baise bien
Fourrée du soir au matin
Je baise bien
À midi je suis dans mon lit
Et je pionce, c’est quelque chose
À minuit je traque dans la ville
Les beaux mecs, il m’faut ma dose
À midi je suis dans mon lit...
(ad lib.)
Sur l’air de « Vancouver » (Véronique Sanson) -
Besoin de personne
Catégories : ChansonJ’n’ai eu besoin de personne
Pour le déballer vite fait
Et la notice nippone
Déjà m’a fait pas mal d’effet
Besoin de personne
Pour trouver par où m’le mettre
Besoin de personne
Vu qu’j’ai fait la fac de lettres
De le-e-ettres...
Oh je l’ai branché toute seule
Il m’a offert plus qu’un vit
Je crois qu’j’ai crié oui
OUIIII !
Oh je l’ai branché toute seule
Sur le secteur toute la nuit
Rapport qualité/prix
Qu’est-ce que j’ai pris
OAH-AHO-OAH !
Besoin de personne
Pour me l’enfiler à fond
Besoin de personne
Pour gicler jusqu’au plafond
Besoin de personne
Pour me ramoner la moule
Tiens les voisins sonnent
Pis chez moi v’là qu’y a la foule
La fou-ou-oule...
Mais dis oh je l’ai branché toute seule
Il m’a offert plus qu’un vit
Je crois qu’j’ai gueulé oui
OUIIII !
Ouais je l’ai branché toute seule
Sur le secteur toute la nuit
Maint’nant c’est mon chéri
Qu’est-ce que j’ai pris
OAH-AHO-OAH !
Besoin de personne
Pour me l’enfiler à fond...
(ad lib.)
Sur l’air de « Besoin de personne » (Véronique Sanson) -
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ma meuf
Catégories : Chanson, Octosyllabes (8)Chanson lesbienne, avec des grattes, à la Renaud...
Elle est chaude à s’brûler ma meuf
C’est pas compliqué : sur sa motte
On pourrait s’y faire cuire un œuf
Sitôt qu’on lui r’tire sa culotte
Elle est bonne à s’damner ma meuf
Tous les loulous la filent au derche
Pour la zyeuter, y a même un veuf
Qu’a essayé d’lui tendre la perche
Ils l’ont pas vue à poil ma meuf
Ses nibards c’est d’la dynamite
Sa chagatte une vraie langue de bœuf
Même c’est péché d’y mettre une bite
Elle est grave épicée ma meuf
Avec sa peau d’un noir ébène
Quand j’l’ai cloquée au fond d’une teuf
Je m’suis dit ça c’est une aubaine
Des fois au plume avec ma meuf
On s’refait l’monde à la femelle
Tout doux, tout beau, tout rose, tout neuf
Où on s’rait comme des sœurs jumelles
Le seul petit blème à ma meuf
C’est qu’elle a épousé un type
Un CRS, un genre de keuf
Il m’la prête en échange d’une pipe -
Puisque nos désirs se ressemblent (remix)
Catégories : Chanson, Jocelyn Witz, Octosyllabes (8), Poèmes illustrés, Poèmes lus ou chantés, Quadrisyllabes (4)Posté jeudi, mis en musique et en images dimanche : mon compère poète Alain a visiblement flashé sur ce texte, et bien entendu je l’en remercie une fois de plus. De surcroît, si pour moi il s’agissait d’un poème parmi le flot que je diffuse quotidiennement, sa réactivité et son travail étonnant ont attiré mon attention et m’ont poussée à revenir un instant sur ces quelques vers. C’est pourquoi j’aimerais ici, contrairement à mes habitudes, vous livrer un certain nombre d’éléments qui ont présidé à son écriture.
Au plan formel, il est formé de quatre strophes identiques composées chacune de quatre octosyllabes et d’un quadrisyllabe final qui constitue le refrain.
Mon point de départ était précisément ce refrain : « Endors-toi donc ». Par conséquent, j’ai cherché des rimes en « don » : gardons, pardon, don, bidon. Au passage, signalons que j’essaie toujours de varier la catégorie lexicale de mes rimes. Rimer deux adjectifs entre eux (ex. : navré, délivré) me semble trop facile. Ici, nous avons un verbe, deux noms et un adjectif.
Pour alterner avec cette rime sourde et masculine en « don », j’ai choisi des rimes féminines tout aussi nasales (cette nasalité crée une sorte de ronflement qui s’accorde bien avec le sujet) mais plus amples et sonores : -ontre, -emble, -ense, -entre. Par ailleurs, partout dans le poème, les sons « ronflants » prédominent : chérie, chair, éternité, notre rencontre, rêve, étreinte, tirer l’or, etc., etc.
Comme souvent, j’ai éliminé au maximum les « e » muets à l’intérieur du vers, ce qui à mon avis améliore la fluidité des poèmes.
Voilà pour la sonorité. Sur le plan du sens, rien de compliqué à saisir. Au contraire, les termes employés sont des mots de tous les jours. De plus, chaque strophe est semée de notions fortes, cardinales, essentielles : vie, éternité, or, substance, amour, ensemble, baisers, désir, etc., qui soulignent de façon diffuse le caractère authentique de cet amour. Baudelaire, entre autres, utilisait beaucoup cette combinaison de notions essentielles et de musicalité.
La chute, avec ce « moi » au lieu du « toi » des refrains précédents, signifie bien sûr la réciprocité de l’amour. Quant à l’antre du vers précédent, il est à la fois un refuge contre tout le reste (ce qui est bidon, le monde extérieur) et le symbole de la passion dévorante unissant ces deux femmes.
♥ ♥ ♥
-
Bourrée d’Aliboron
Catégories : Chanson, Octosyllabes (8)Chanson gaie
Voici l’histoire d’une pauvresse
Qui tant et tant tournait pas rond
Qu’à la fin elle offrit ses fesses
À un bel âne aux yeux vairons
C’est la bourrée d’Aliboron
Ce baudet prompt à l’infamie
S’montra si déluré luron
Qu’aussitôt seul avec sa mie
Il y allait pine au giron
De la bourrée d’Aliboron
Ils vivaient dans l’nord de la France
Quéqu’part au pays des corons
Et bien qu’il la mit en souffrance
Elle hurlait va l’âne ah forons
Dans la bourrée d’Aliboron
Lui s’enfonçait à la hussarde
Au lieu d’rester sur le perron
Il enfilait sa longue écharde
Elle en avait la sueur au front
La pauv’ bourrée d’Aliboron
Pour se reposer la membrane
Elle lui tripotait les marrons
Qu’il avait lisses comme le crâne
Du r’gretté professeur Choron
Sacrée bourrée d’Aliboron
En amour avec la bourrique
Elle écrivit à son daron
Qui lui répondit d’puis l’Afrique
Tu f’ras ben comme tu préférons
Foutue bourrée d’Aliboron
Elle en avait tant la banane
Qu’elle épousa monsieur l’baron
Mais garda près d’elle son âne
Tant pis pour c’que les gens diront
C’est la bourrée d’Aliboron
Comment s’est terminée la farce ?
Notre animal à paturons
Fout-il toujours la jolie garce ?
Ceux qui veul’nt savoir écriront
À la bourrée d’Aliboron -
Délectations
Catégories : Chanson, Jocelyn Witz, Octosyllabes (8), Poèmes illustrés, Poèmes lus ou chantésVous vous souvenez ?
Ma langue lampe au lupanar
De ta chatte des boissons fortes
Miels blonds ou roux de toutes sortes
...Alain, poète et militant LGBT,
Alain, l’homme qui fredonne à l’oreille de l’IA et lui fait chanter des poèmes de sexe et d’amour,
Alain, le mec qui trouve les images qu’il faut pour, en plus, nous en mettre plein les yeux,
Alain a encore frappé, et frappé fort.
Ne vous fiez pas à l’intro calme : très vite ça part en live, ça devient chaud, rock, sauvage comme j’aime et totalement barré !
Bref : un pur régal.
N’hésitez pas à laisser vos impressions directement sur YouTube, où Alain se fera un plaisir de vous répondre.
♥
-
Ô la main ! (remix)
Catégories : Chanson, Hexasyllabes (6), Jocelyn Witz, Poèmes illustrés, Poèmes lus ou chantésRassurez-vous, ce n'est toujours pas moi qui chante !
La voix est créée grâce à l'IA, mais c'est l'IN* d'Alain Cabello-Mosnier, poète gay, qui est responsable de tout le reste : mélodie, orchestration, mise en images, etc.
Merci à lui !
♥
(*) Intelligence naturelle, native, neurochimique, notoire, nourricière, nonpareille...
Le blog d'Alain : http://poesiesqueer.canalblog.com/ -
Mâle d'un soir (remix)
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Chanson, Jocelyn Witz, Poèmes illustrés, Poèmes lus ou chantésEh oui !
Encore un de mes poèmes mis en musique et en images (sensuelles !) par ce cher Alain Cabello-Mosnier !
D’où ce distique holorime ruisselant de gratitude et d’admiration :
Aaah ! Sons ! Muse ! Ô ! Pour les chansons du mec Alain,
À son museau, pourléchants, sont dus mes câlins.♥
-
Alain Cabello-Mosnier
Catégories : Chanson, Jocelyn Witz, Octosyllabes (8), Pantoum, Poèmes illustrés, Poèmes lus ou chantésPoète gay et masseur à Paris, Alain Cabello-Mosnier tient depuis des années un blog où, non content de publier ses propres poèmes érotiques, il présente en outre des dizaines et des dizaines d’auteur.es LGBT, passés ou contemporains.
Il m’avait déjà fait l’honneur de réaliser, avec talent et enthousiasme, je dirais même avec feu, une lecture de mon poème intitulé « Pantoum des abeilles ». Vous pouvez encore l’entendre ici.
Aujourd’hui, il en a fait carrément une chanson et un vidéoclip qu’il a posté sur YouTube, avec mon accord, bien entendu. Si la voix ici est générée par l’IA, Alain est l’auteur de tout le reste : mélodie, orchestration, mixage, mise en image, etc. Et voici ce que ça donne :
Même que c’est sans aucun doute le tube de l'été prochain !
Chapeau bas et merci, Alain ! ♥♥
Son blog quasi encyclopédique : http://poesiesqueer.canalblog.com/
Ses autres mises en musique (sur ses poèmes ou ceux d'autres auteur.es) : https://musiqueslgbt.bandcamp.com/ -
Holà ! compagnons du foutre
Catégories : Chanson, Hexasyllabes (6), Jocelyn WitzHymne officiel des Compagnons du Foutre Rance
(C’est ce que chante Lola, la Bohémienne,
dans mon histoire d’hier...)
Holà ! franc Compagnon
Du foutre, sois mignon,
Viens-t’en planter la Mère
D’un burin qu’enflammèrent
Sa lèvre et son chignon !
Ensemble, Compagnon,
Trimons,
Limons,
Pinons et besognons !
Holà ! membres modèles,
Couillons porte-chandelle,
Qu’on décape hardiment
L’ample conque à Maman
Et qu’on ait raison d’elle !
Nous lui serons fidèles
À lui,
À lui,
À lui donner des ailes !
Holà ! vieux Compagnons
Du foutre, ces pignons,
Dressez-les sans attendre !
Rivez la chère et tendre
Jusqu’au fond du trognon !
Ensemble, Compagnons,
Pinons,
Trimons,
Limons et besognons !
Holà ! nœuds de braguette,
Taraudez bille en tête
Ce temple du devoir
Prêt à vous recevoir !
Rabotons ! Faisons fête !
Il serait malhonnête
Que nulle,
Que nulle
Quenelle on ne lui mette !
Nous autres, Compagnons
Du foutre, n’éteignons
Les fièvres de nos verges
Qu’en la très sainte auberge
Du Maternel Oignon !
Rejoins-nous, Compagnon,
Et tous,
Et tous,
Et tous en chœur l’oignons !
Rejoins-nous, Compagnon !
Limons,
Pinons,
Trimons et besognons ! -
Minuit sonne
Catégories : ChansonÀ l’âge où j’avais encore un doudou... wap !
Un soir que je filais au cagadou... wap doo-wap !
Je croisai ma tantine un peu délurée
Qui voulut voir la couleur de mes urées
Elle avait de si beaux yeux de koudou... wap !
Que je la laissai tâter mon bidou... wap doo-wap !
Puis la suivis pour un aparté nocturne
Un conciliabule au secret de sa turne
Minuit sonne
Tout mon p’tit corps frissonne
Triomphante
Elle, elle me bouffe la fente
Et sa langue ! oh sa langue ! ah sa langue ! ouh sa langue !
Caressant ! bondissant ! agaçant tout ça ! c’est vaudou !
Minuit sonne
Nous sommes deux polissonnes
On s’embrasse
En s’pinçant les tétasses
Putain c’est doux d’être goudou... wap !
Doux doux doux... wap doo-wap !
Doux d’être goudou... wap !
Superdoux... wap doo-wap !
On a couru partout le guilledou... wap !
Elle m’offrait des bonbons, des roudoudous... wap doo-wap !
Puis on s’tripatouillait déjà tout humides
Jusqu’à c’que nos souffles haletants coïncident
J’aimais son ventre aux replis de saindoux... wap !
Sa voix plus rauque qu’un didgeridoo... wap doo-wap !
Je m’intéressais plus du tout à la bite
Tata m’avait attirée dans son orbite
Minuit sonne
Tout mon p’tit corps frissonne
Triomphante
Elle, elle me bouffe la fente
Et sa langue ! oh sa langue ! ah sa langue ! ouh sa langue !
Caressant ! bondissant ! agaçant tout ça ! c’est vaudou !
Minuit sonne
Nous sommes deux polissonnes
On s’embrasse
En s’pinçant les tétasses
Putain c’est doux d’être goudou... wap !
Doux doux doux... wap doo-wap !
Doux d’être goudou... wap !
Superdoux... wap doo-wap !
Minuit sonne
(ad lib.)
Sur l’air de « Minuit sonne » (Michel Jonasz)
https://www.youtube.com/watch?v=FqW9WHywCJQ -
Bouffeur de bouse
Catégories : ChansonJ’peux pas bander sauf dans l’cas
(Même si je sais que c’est débile)
Où sur mon corps fait caca
Une putain tout juste nubile
Droit là si elle est habile
Je trique à mort et je jubile
Les lèvres faisant ventouse
J’me dis aux anges : « J’en ai pour mon flouze ! »
Bouffeur de bouse
J’suis rien qu’un bouffeur de bouse
Bouffeur de bouse
J’suis rien qu’un bouffeur de bouse
Bouffeur de bouse
J’suis rien qu’un bouffeur de bouse
Bouffeur de bouse
J’suis rien qu’un bouffeur de bouse
Tout p’tit déjà j’m’envoyais
Des cochonc’tés, des immondices
En regardant frétiller
Le fion de mon amie Candice
Elle voulait rendre service
Sauf que cette affable métisse
Croyait que j’guignais sa p’louse
Or moi j’la suppliais : « Mets là ta bagouse ! »
Bouffeur de bouse
J’suis rien qu’un bouffeur de bouse
etc.
Si l’ouvreuse est bien roulée
J’me paluche les parties intimes
En avalant démoulé
Son bran tout chaud je grimpe aux cimes
Aimer ça c’est pas un crime
Moi sans mon mol étron j’déprime
J’ai rien du tout d’une tarlouse
En bavant pourtant j’attends la perlouse !
Bouffeur de bouse
J’suis rien qu’un bouffeur de bouse
etc.
(A capella, en tapant dans ses mains :)
Défèque dans mon bec, belle Amazone !
J’adore quand ça t’vient, j’aime quand tu te déboutonnes !
Belle marquise, pousse ! chie ! déponne !
Mais surtout surtout surtout ne l’dis à personne !
Bouffeur de bouse
J’suis rien qu’un bouffeur de bouse
Bouffeur de bouse...
(ad lib.)
Sur l’air de « Joueurs de blues » (Michel Jonasz)
https://www.youtube.com/watch?v=Xp8tY7YtsA4