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Elle croisa l’abbé En voulant enjamber La rivière un beau soir À deux pas du lavoir
L’aida-t-il à charrier Son linge encor mouillé Manon lui souriait Gentiment sans savoir…
Qu’il avait le tricotin sous sa bure Des fois, quand même on voit rien, ça carbure Il avait le tricotin sous sa bure Et Manon ne s’en apercevait point ah ah !
Aux abords du village Les voilà tout en nage Le bon moine ahanait Saignant un peu du nez
Alors la lavandière Tirant de par derrière Une jupe incendiaire Vint le lui tamponner…
Il avait le tricotin sous sa bure Et aussi pas mal de pensées impures Il avait le tricotin sous sa bure Et la belle s’en aperçut soudain ah ah !
Je ne vais pas vous dire Ce jour-là ce qu’ils firent Voilons pudiquement Les jeux de nos amants
Mais une chose est sûre Dès qu’un drôle à tonsure Au prieuré murmure Le doux nom de Manon…
L’abbé a le tricotin sous sa bure Un machin aussi dur qu’Excalibur L’abbé a le tricotin sous sa bure Et Manon vient le voir tous les matins ah ah !
Dieu si j’avais dix ans d’moins Rev’nant un poil en arrière Au temps du feu au derrière J’pourrais encore faire carrière Causer pas mal de tintouin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique J’ai rendez-vous dans la forêt phallique
Ah si j’avais vingt ans d’moins Je s’rais milf et la jeunesse Rien qu’pour effleurer mes fesses Voir tous mes tétins qui s’dressent Viendrait d’Hong Kong ou plus loin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique J’replong’rais bien dans l’océan des triques
Si j’avais que trente ans d’moins Hantant les foutus mariages À loilpé sous mon corsage Je s’rais celle que dévisagent Toute la smala des témoins
Jésus Jésus si t’entends ma supplique Je ref’rai l’tour d’mes connaissances bibliques
Si j’avais quarante ans d’moins J’pass’rais mes nuits dans les boîtes La jupe courte et le con moite Je s’rais la nana qu’on doigte Et qui turlute dans les coins
Jésus Jésus si t’entends ma supplique J’te jure de plus m’enculer en public
Si j’avais cinquante ans d’moins Tonton me fil’rait des fraises Tagada après la baise J’aurais des tifs à l’anglaise Et du foutre au bord du groin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique J’vais fourrer un cierge à la basilique
Si j’avais soixante ans d’moins Fœtus je s’rais bourrée d’vie Me f’sant reluire par défi Pendant les échographie J’aurais déjà trouvé l’joint
Jésus Jésus si t’entends ma supplique Laisse-moi r’goûter à la vie idyllique
Merde à soixante-dix ans d’moins Je s’rais juste un connard d’ange Dont pas une plume le démange J’suis pas sûre que ça m’arrange Que Dieu m’rajeunisse à c’point
Jésus Jésus si t’entends ma supplique J’ai jamais trop eu la fibre angélique Jésus Jésus si t’entends ma prière J’en finis pas d’avoir l’feu au derrière Jésus Jésus si t’entends ma supplique J’ai rendez-vous dans la forêt phallique Jésus Jésus… (ad lib.)
Sors ton saint-frusquin Ton vil’brequin, ton nez d’requin Tu m’feras du chagrin Si tu m’l’enfil’ pas ch’qu’à d’main
Ainsi l’aut’ jour un’ certaine Esther Asticotant par le barbichon Son vieil époux mol et grabataire Tâchait en lui d’réveiller l’cochon Ell’ insistait : Ta saucisse Remplira ben son office Et mon berlingot Pour peu qu’j’te la suce, hein, go !
Sors ton gros engin Ton âgé tringleur de vagins Tu m’feras du chagrin Si tu m’ramon’ pas ch’qu’à d’main
Et si tu m’lèches un poil i s’peut même Que j’bave et crie sur ton biau poireau J’me souviens qu’quand on s’branle en tandem Parfois tu r’prends l’air assez faraud Pour m’éclater la culasse D’un polichinell’ salace Me bourrant têtu Avec son gros chapiau pointu
Sors ton boute-en-train Ton long mandrin, ton nœud pourprin Tu m’feras du chagrin Si tu m’trombin’ pas ch’qu’à d’main
Faisions encore un essai mon Jacques Ton cas l’est p’t-êt’ pas désespéré Ce soir je mouille et j’me sens d’attaque Fais voir un coup ta lance à purée Tu m’mettras l’doigt dans la motte Gigotant comme un gymnote Pris d’épilepsie Pis moi je r’deviendrai sexy
Sors ton biau boudin Ton ragondin, sois pas radin Tu m’feras du chagrin Si tu m’culbut’ pas ch’qu’à d’main
Aller de vit en vit Sans arrêt le cul nu Je pille ravie Tous les fruits défendus Les gens de la nuit sont toujours là quand il faut Ils vous enculent à fond, ils adorent les nymphos
Les vapeurs d’alcool Ça je les connais bien Parfois ça vous colle Entre les poils pubiens Et c’est difficile le choix d’un vit M’les carrer tous, moi c’est ça dont j’aurais envie
Et mon ventre Il dort pas souvent couvert Ma fente Rêve que d’s’ouvrir à l’envers J’ai d’la chance Jouissance Je baise bien Fourrée du soir au matin Je baise bien
À midi je suis dans mon lit Et je pionce, c’est quelque chose À minuit je traque dans la ville Les beaux mecs, il m’faut ma dose
En tournée mondiale On s’prête les musiciens Jusqu’aux amygdales Chacune s’envoie le sien Les gens de la nuit sont toujours là quand il faut Ils vous dégomment un pied en l’air en porte-à-faux
Le jeu des six lances Il faut l’avoir connu L’premier qui balance S’en prend une en plein cul Et c’est difficile de dire suffit Je passe mon temps à m’lancer de nouveaux défis
Et mon ventre Il dort pas souvent couvert Ma fente Rêve que d’s’ouvrir à l’envers J’ai d’la chance Jouissance Je baise bien Fourrée du soir au matin Je baise bien
À midi je suis dans mon lit Et je pionce, c’est quelque chose À minuit je traque dans la ville Les beaux mecs, il m’faut ma dose
Posté jeudi, mis en musique et en images dimanche : mon compère poète Alain a visiblement flashé sur ce texte, et bien entendu je l’en remercie une fois de plus. De surcroît, si pour moi il s’agissait d’un poème parmi le flot que je diffuse quotidiennement, sa réactivité et son travail étonnant ont attiré mon attention et m’ont poussée à revenir un instant sur ces quelques vers. C’est pourquoi j’aimerais ici, contrairement à mes habitudes, vous livrer un certain nombre d’éléments qui ont présidé à son écriture.
Au plan formel, il est formé de quatre strophes identiques composées chacune de quatre octosyllabes et d’un quadrisyllabe final qui constitue le refrain.
Mon point de départ était précisément ce refrain : « Endors-toi donc ». Par conséquent, j’ai cherché des rimes en « don » : gardons, pardon, don, bidon. Au passage, signalons que j’essaie toujours de varier la catégorie lexicale de mes rimes. Rimer deux adjectifs entre eux (ex. : navré, délivré) me semble trop facile. Ici, nous avons un verbe, deux noms et un adjectif.
Pour alterner avec cette rime sourde et masculine en « don », j’ai choisi des rimes féminines tout aussi nasales (cette nasalité crée une sorte de ronflement qui s’accorde bien avec le sujet) mais plus amples et sonores : -ontre, -emble, -ense, -entre. Par ailleurs, partout dans le poème, les sons « ronflants » prédominent : chérie, chair, éternité, notre rencontre, rêve, étreinte, tirer l’or, etc., etc.
Comme souvent, j’ai éliminé au maximum les « e » muets à l’intérieur du vers, ce qui à mon avis améliore la fluidité des poèmes.
Voilà pour la sonorité. Sur le plan du sens, rien de compliqué à saisir. Au contraire, les termes employés sont des mots de tous les jours. De plus, chaque strophe est semée de notions fortes, cardinales, essentielles : vie, éternité, or, substance, amour, ensemble, baisers, désir, etc., qui soulignent de façon diffuse le caractère authentique de cet amour. Baudelaire, entre autres, utilisait beaucoup cette combinaison de notions essentielles et de musicalité.
La chute, avec ce « moi » au lieu du « toi » des refrains précédents, signifie bien sûr la réciprocité de l’amour. Quant à l’antre du vers précédent, il est à la fois un refuge contre tout le reste (ce qui est bidon, le monde extérieur) et le symbole de la passion dévorante unissant ces deux femmes.
Voici l’histoire d’une pauvresse Qui tant et tant tournait pas rond Qu’à la fin elle offrit ses fesses À un bel âne aux yeux vairons C’est la bourrée d’Aliboron
Ce baudet prompt à l’infamie S’montra si déluré luron Qu’aussitôt seul avec sa mie Il y allait pine au giron De la bourrée d’Aliboron
Ils vivaient dans l’nord de la France Quéqu’part au pays des corons Et bien qu’il la mit en souffrance Elle hurlait va l’âne ah forons Dans la bourrée d’Aliboron
Lui s’enfonçait à la hussarde Au lieu d’rester sur le perron Il enfilait sa longue écharde Elle en avait la sueur au front La pauv’ bourrée d’Aliboron
Pour se reposer la membrane Elle lui tripotait les marrons Qu’il avait lisses comme le crâne Du r’gretté professeur Choron Sacrée bourrée d’Aliboron
En amour avec la bourrique Elle écrivit à son daron Qui lui répondit d’puis l’Afrique Tu f’ras ben comme tu préférons Foutue bourrée d’Aliboron
Elle en avait tant la banane Qu’elle épousa monsieur l’baron Mais garda près d’elle son âne Tant pis pour c’que les gens diront C’est la bourrée d’Aliboron
Comment s’est terminée la farce ? Notre animal à paturons Fout-il toujours la jolie garce ? Ceux qui veul’nt savoir écriront À la bourrée d’Aliboron
Rassurez-vous, ce n'est toujours pas moi qui chante !
La voix est créée grâce à l'IA, mais c'est l'IN* d'Alain Cabello-Mosnier, poète gay, qui est responsable de tout le reste : mélodie, orchestration, mise en images, etc.
Merci à lui ! ♥
(*) Intelligence naturelle, native, neurochimique, notoire, nourricière, nonpareille... Le blog d'Alain : http://poesiesqueer.canalblog.com/
Poète gay et masseur à Paris, Alain Cabello-Mosnier tient depuis des années un blog où, non content de publier ses propres poèmes érotiques, il présente en outre des dizaines et des dizaines d’auteur.es LGBT, passés ou contemporains.
Il m’avait déjà fait l’honneur de réaliser, avec talent et enthousiasme, je dirais même avec feu, une lecture de mon poème intitulé « Pantoum des abeilles ». Vous pouvez encore l’entendre ici.
Aujourd’hui, il en a fait carrément une chanson et un vidéoclip qu’il a posté sur YouTube, avec mon accord, bien entendu. Si la voix ici est générée par l’IA, Alain est l’auteur de tout le reste : mélodie, orchestration, mixage, mise en image, etc. Et voici ce que ça donne :
Même que c’est sans aucun doute le tube de l'été prochain !
Holà ! franc Compagnon Du foutre, sois mignon, Viens-t’en planter la Mère D’un burin qu’enflammèrent Sa lèvre et son chignon ! Ensemble, Compagnon, Trimons, Limons, Pinons et besognons !
Holà ! membres modèles, Couillons porte-chandelle, Qu’on décape hardiment L’ample conque à Maman Et qu’on ait raison d’elle ! Nous lui serons fidèles À lui, À lui, À lui donner des ailes !
Holà ! vieux Compagnons Du foutre, ces pignons, Dressez-les sans attendre ! Rivez la chère et tendre Jusqu’au fond du trognon ! Ensemble, Compagnons, Pinons, Trimons, Limons et besognons !
Holà ! nœuds de braguette, Taraudez bille en tête Ce temple du devoir Prêt à vous recevoir ! Rabotons ! Faisons fête ! Il serait malhonnête Que nulle, Que nulle Quenelle on ne lui mette !
Nous autres, Compagnons Du foutre, n’éteignons Les fièvres de nos verges Qu’en la très sainte auberge Du Maternel Oignon ! Rejoins-nous, Compagnon, Et tous, Et tous, Et tous en chœur l’oignons ! Rejoins-nous, Compagnon ! Limons, Pinons, Trimons et besognons !
À l’âge où j’avais encore un doudou... wap ! Un soir que je filais au cagadou... wap doo-wap ! Je croisai ma tantine un peu délurée Qui voulut voir la couleur de mes urées
Elle avait de si beaux yeux de koudou... wap ! Que je la laissai tâter mon bidou... wap doo-wap ! Puis la suivis pour un aparté nocturne Un conciliabule au secret de sa turne
Minuit sonne Tout mon p’tit corps frissonne Triomphante Elle, elle me bouffe la fente
Et sa langue ! oh sa langue ! ah sa langue ! ouh sa langue ! Caressant ! bondissant ! agaçant tout ça ! c’est vaudou !
Minuit sonne Nous sommes deux polissonnes On s’embrasse En s’pinçant les tétasses
On a couru partout le guilledou... wap ! Elle m’offrait des bonbons, des roudoudous... wap doo-wap ! Puis on s’tripatouillait déjà tout humides Jusqu’à c’que nos souffles haletants coïncident
J’aimais son ventre aux replis de saindoux... wap ! Sa voix plus rauque qu’un didgeridoo... wap doo-wap ! Je m’intéressais plus du tout à la bite Tata m’avait attirée dans son orbite
Minuit sonne Tout mon p’tit corps frissonne Triomphante Elle, elle me bouffe la fente
Et sa langue ! oh sa langue ! ah sa langue ! ouh sa langue ! Caressant ! bondissant ! agaçant tout ça ! c’est vaudou !
Minuit sonne Nous sommes deux polissonnes On s’embrasse En s’pinçant les tétasses
J’peux pas bander sauf dans l’cas (Même si je sais que c’est débile) Où sur mon corps fait caca Une putain tout juste nubile
Droit là si elle est habile Je trique à mort et je jubile Les lèvres faisant ventouse J’me dis aux anges : « J’en ai pour mon flouze ! »
Bouffeur de bouse J’suis rien qu’un bouffeur de bouse Bouffeur de bouse J’suis rien qu’un bouffeur de bouse Bouffeur de bouse J’suis rien qu’un bouffeur de bouse Bouffeur de bouse J’suis rien qu’un bouffeur de bouse
Tout p’tit déjà j’m’envoyais Des cochonc’tés, des immondices En regardant frétiller Le fion de mon amie Candice
Elle voulait rendre service Sauf que cette affable métisse Croyait que j’guignais sa p’louse Or moi j’la suppliais : « Mets là ta bagouse ! »
Bouffeur de bouse J’suis rien qu’un bouffeur de bouse etc.
Si l’ouvreuse est bien roulée J’me paluche les parties intimes En avalant démoulé Son bran tout chaud je grimpe aux cimes
Aimer ça c’est pas un crime Moi sans mon mol étron j’déprime J’ai rien du tout d’une tarlouse En bavant pourtant j’attends la perlouse !
Bouffeur de bouse J’suis rien qu’un bouffeur de bouse etc.
(A capella, en tapant dans ses mains :) Défèque dans mon bec, belle Amazone ! J’adore quand ça t’vient, j’aime quand tu te déboutonnes ! Belle marquise, pousse ! chie ! déponne ! Mais surtout surtout surtout ne l’dis à personne !
Bouffeur de bouse J’suis rien qu’un bouffeur de bouse Bouffeur de bouse... (ad lib.)
Ah ! c’est le weekend et le soleil descend Y a vraiment rien d’tel pour me remuer les sangs Je sens que mon string est déjà tout humide Dieu que ça m’démange il m’faudra du solide ! Heu-reu-se-ment…
C’est l’sam’di soir qu’il me turbine Tout’ la s’maine j’m’en lèche les babines C’est l’sam’di soir après l’turbin J’ai même pas l’temps de prendre un bain C’est l’sam’di soir qu’il m’fout la zone En me r’tournant comme une calzone C’est l’sam’di soir qu’sa pine enfin me turlupine
Mais l’heure tourne et je ne le vois pas venir Quelque chose a dû je crois le retenir La chatoune en pleurs j’téléphone aux urgences Pour expliquer à la fille des ambulances Qu’nor-ma-le-ment…
C’est l’sam’di soir qu’il me turbine Un costaud avec une Alpine C’est l’sam’di soir qu’il m’démolit Le cul en m’clouant sur le lit C’est l’sam’di soir qu’il me la broute Puis me r’baise un coup pour la route C’est l’sam’di soir que j’suis sa meuf et sa lapine
Ô nuit solitaire ! mais dès le lendemain J’apprends tout d’la panne qu’il a eue en chemin Et pour excuser ces heures d’incertitude Il m’dit on va changer nos p’tites habitudes Do-ré-na-vant…
L’dimanche matin j’te turlupine Ah ! pas question que tu t’débines L’dimanche matin j’te la remplis Et y aura plus jamais d’oublis L’dimanche matin j’te déshabille Pis j’fourbis jusqu’à c’que ça brille L’dimanche matin désormais j’cherche après Titine
L’dimanche matin il m’plante l’épine Tout’ la s’maine j’rêve à sa grosse pine L’dimanche matin il m’jette un sort Qui fait que j’m’ouvre tel un ressort L’dimanche matin il me débloque La chatte à coups d’électrochocs L’dimanche matin il m’joue l’enlèv’ment des Sabines