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Ton pantoum dans mon haïku - Page 50

  • Même tes fuites

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je baise même encor ta chatte
    Qui m’a mordu la langue à sang
    Tant pis si l’or iridescent
    De nos amours se carapate

    Tu peux me dire adieu cent fois
    Je me reposerai revêche
    Sur tes plaines à coups de lèche
    Cent fois te dévorant le foie

    J’ai toutes les dents qui s’accrochent
    À chaque poil de ton beau cul
    Après tout ce qu’on a vécu
    Qu’ai-je à foutre de tes reproches

    Je garde sans discernement
    Jusqu’à tes crises tes malaises
    Même tes fuites je les baise
    Qui m’ont mordu le cœur à sang

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  • Le ver galant

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Il faut avoir un ver à soi
    Un tout petit ver à capuche
    Quand on le palpe et qu’on l’épluche
    Son œil bridé vous aperçoit

    Veillons à ce que ce ver dure
    Se montrant vert et vigoureux
    C’est en somme un ver amoureux
    Que nous voulons pour créature

    Un adorable ver missel
    Dont les cantiques sous la gangue
    Connus sur le bout de la langue
    Mêlent ferveur et goût de sel

    Il convient de prendre un ver tige
    Se voulant droit comme un cyprès
    Qu’on frôle et regarde de près
    Et qui toujours plus long s’érige

    On choisira un ver semant
    À pleines poignées ses dragées
    Que la bête soit enragée
    Dans ses moments de sentiment

    Ver de la pomme et d’espérance
    Ver de l’envie qui nous étreint
    Comme au tunnel fonce le train
    En moi le ver entre et s’élance

    Optez donc pour un ver coquin
    Aimant le champagne et la fête
    Qui tout en vous tournant la tête
    Vous remplira le troussequin

    Un gentil ver mi-sot mi-diable
    Dressé à se lever matin
    Pour fourrager dans vos satins
    Ô désordres irrémédiables

    Ça ver j’en rêve je t’ai vu
    Danser pour moi des sarabandes
    Avant qu’enfin tu te répandes
    En pluie de chauds magmas prévus

    Beau ver à citer en exemple
    Ver amitié auquel je bois
    Un ver à joie un ver à soi
    Prêtre nu de nos petits temples

    Je l’ai là mon ver ça y est
    Rose et charmant il se tortille
    Je ne le montre pas aux filles
    Moi seule l'aide à frétiller

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  • À boire !

    Catégories : Jocelyn Witz

    Jocelyn Witz - A boire !.png

    Nouveau récit cochon (et drôlement salé) en lecture libre :

    https://www.atramenta.net/lire/a-boire/92371

     

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  • Comptine pour les tout petits

    Catégories : Chanson, Octosyllabes (8), Pentasyllabes (5)

    (N.B. : Penser à mettre au point une gestuelle simple et amusante, comme pour "Dans sa maison un grand cerf"…)

     

    Vagin vagin petit lapin
    Vagin vagin mon vieux copain
          Ôte ta culotte
          Les idées me trottent

    Vagin vagin mon bel engin
    Vagin vagin mon cher frangin
          Lisse ta pelisse
          Et ton trou à pisse

    Vagin vagin mon gros machin
    Vagin vagin soleil éteint
          Lave ta blessure
          De salive pure

    Vagin vagin pruneau d’Agen
    Vagin vagin jus de raisin
          Range ta pelote
          Remets ta culotte

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  • Feux invaincus

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)

    À chaque instant baiser tes lèvres assassines
    Et lécher du regard ton œil inapaisé
    Te refermer le con pour mieux le déniaiser
    D’un doigt plein de doigté que tes moiteurs calcinent
          À chaque instant baiser

    À chaque heure te prendre un peu de ce soleil
    Que tu détiens caché sous tes cheveux de cendre
    Et qui te fait briller sans bruit et sans esclandre
    Même à la nuit tombée aux portes du sommeil
          À chaque heure te prendre

    À perdre haleine jouir des jours et des semaines
    Qu’il nous reste à ramper et vivre et s’éblouir
    Avant que le futur s’en vienne nous enfouir
    Dans son sac et sans haine aussitôt nous emmène
          À perdre haleine jouir

    À tout moment se foutre et de tout et du rien
    Me gorger de toi tant que nos corps seront outres
    À reluire aux éclats comme la peau des loutres
    Qui fondent le silence en ébats aériens
          À tout moment se foutre

    Rien d’autre que nos culs entre soir et aurore
    Enlaçant sans faiblir leurs deux feux invaincus
    Aux cuivres encore verts ô brûlants seppukus
    Blêmes et innocents où l’on entredévore
          Rien d’autre que nos culs

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  • À ta santé

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Respirer l’avide Léthé
    Dans le brûle-parfum des filles
    Le nez dedans pour y téter
          L’éternité

    Dans leur cul rose où le jus brille
    Pousser la flamme au brasero
    Calciner nos vieilles guenilles
          À la vanille

    Le reste du monde est zéro
    Le reste du monde est foutaise
    À l’heure de nos apéros
          Plus de héros

    Rendre les coups baise pour baise
    Langue pour langue et déguster
    L’humeur salée et le lait-fraise
          Qui nous apaisent

    Plonger là le nez tout l’été
    Dans le brûle-parfum des filles
    Ciboire où source le Léthé
          À ta santé

     

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  • Étreintes imprévues

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    On les tire du sommeil
    Pour les attirer à vue
    Les tirant sous le soleil
    Ô étreintes imprévues
    Étirant leurs membres sains
    Chacun cherche leur enfance
    La presse pour à dessein
    Lui soutirer ses silences

    La civière est de brocart
    Où l’on baise à l’étouffée
    Aux fraises le grand écart
    L’air à petites bouffées
    On leur palpe à pleines dents
    Le poil et les veines roses
    À paresser là-dedans
    On leur découvre les choses

    On les force c’est certain
    On devient plus mûr à force
    L’inceste est ce fruit châtain
    Que sans effort on écorce
    Puis l’on se pare au réveil
    Lentement on meurt à vue
    Ô étreintes imprévues
    Des tyrans sous le soleil

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  • La nuit a toujours tort

    Catégories : Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6)

    Que faire d’autre il pleut le jour approche
          Viens-t’en me caresser
    Ranime-moi au cœur au cœur glacé
          Une anguille sous roche

    Nous n’avons plus connu de signes noirs
          Depuis bien des automnes
    Je voudrais qu’à nouveau ma peau se donne
          Ta main nue pour miroir

    Hier j’étais la sphinge et le feuillage
          Mort des élans anciens
    Hier nos mensonges chacun le sien
          Crachaient jusqu’aux nuages

    Pourquoi ne pas s’offrir un autre éveil
          Faute de vraie lumière
    Caresse-moi va ne fais plus la fière
          Simulons le soleil

    Dans l’effort d’ébranler nos deux fatigues
          La nuit a toujours tort
    Je t’en supplie caresse-moi plus fort
          À nous rompre les digues

    Que faire d’autre il pleut sous l’astre gris
          Il reste un peu de place
    Pour nous aimer pour que le geste efface
          Ce qui semblait écrit

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  • Plantée là

    Catégories : Chanson, Heptasyllabes (7), Pentasyllabes (5)

                 1

    Ne croyez pas que les types
           Tombent tout rôtis
    Dans mon lit quand je les bipe
           Et sortent l’outil

    Certains soirs mon charme dingue
           Connaît le fiasco
    Et c’est pas vraiment la bringue
           Dans mon abricot

    Je mouillais pour Jean-Marie
           Depuis plus d’un mois
    N’y tenant plus je le prie
           De monter chez moi

    Enjôleuse et élégante
           Riant aux éclats
    J’espérais qu’il me la plante
           Il m’a plantée là

                 2

    Parfois durant des semaines
           Bouffant du chou blanc
    Je vis comme une âme en peine
           En manque de gland

    Armando mon beau collègue
           M’a tant fait rêver
    Que je croyais voir son zguègue
           Même à la TV

    Je lui offre une orchidée
           Garnie de clins d’yeux
    J’étais vraiment décidée
           À l’avoir au pieu

    Il me dit la belle plante
           Ah c’est vous Bella
    J’espérais qu’il me la plante
           Il m’a plantée là

                 3

    J’ai chié plus d’une pendule
           À courir les mecs
    Tombant souvent incrédule
           Sur de fameux becs

    J’en pinçais pour un Antoine
           Doux comme Jésus
    Quant à son état de moine
           D’où l’aurais-je su ?

    Exquise sa gentillesse
           Me rendait marteau
    Pour le croiser à la messe
           Je me levais tôt

    M’invitant dans sa soupente
           Je lui fis du plat
    J’espérais qu’il me la plante
           Il m’a plantée là

     

    D'après "Je suis un voyou" (Georges Brassens)
    https://www.youtube.com/watch?v=prdS6mw9s40
    https://www.youtube.com/watch?v=a8mMqItxvHw

     

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  • Ballade d'Ulla

    Catégories : Ballade, Chanson, Octosyllabes (8)

    Tirée d’un vieux recueil de chansons moldaves sur lequel j’ai mis la main tout à fait fortuitement lors d’une mission d’intérim (rapidement interrompue pour cause d’état éthylique caractérisé) aux archives municipales de La Trimouille (Haute-Vienne). Je vous donne ma traduction pour ce qu’elle vaut. J’ai essayé de restituer l’atmosphère bucolique et la mélancolie de cette tendre complainte.

    Pour la mélodie, on calquera sans difficulté la Ballade des dames du temps jadis de Villon, telle que Brassens la mit divinement en musique.

     

    Au temps des tsars, au temps du knout,
    Vivait une jeune fille entre
    Le digne Danube et le Prout
    Rieur que les poètes chantent ;
    Jamais pucelle plus charmante
    Que notre Ulla ne vécut là ;
    Et, au surplus, fort accueillante,
    Elle aimait tant qu’on l’enculât.

    Tout le village s’affolait
    De l’ample et solide charpente
    De son boule, et plébiscitait
    Son goût des amours violentes ;
    Or, de sa vertu, la prudente
    Eut le souci et spécula ;
    Pourvu qu’on évitât sa fente,
    Elle aimait tant qu’on l’enculât.

    Au pinacle de son succès
    — que la vie est parfois méchante ! —,
    Un cruel boyard qui passait
    Fit bientôt d’elle sa servante ;
    L’ayant prise vingt fois ou trente
    D’affilée, ce Caligula
    L’abandonna toute sanglante…
    Elle aimait tant qu’on l’enculât.

    Adieu, poétesse de l’antre,
    Fleur du pays de Dracula !
    On l’ensevelit sur le ventre :
    Elle aimait tant qu’on l’enculât.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=6xOuUSv4ffI

    https://www.youtube.com/watch?v=y7ZeKSoeVAY

     

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  • Désirs

    Catégories : Hexasyllabes (6), Quadrisyllabes (4)

    C’est moi la plus sévère
           Quand vient le soir
    La fille au cœur de verre
           Aux désirs noirs

    Désir de rendre un mâle
           À demi fou
    D’en faire ma vestale
           Ou mon toutou

    Désir de le soumettre
           À mes désirs
    De le voir se commettre
           Et en rosir

    Désir que son œil tremble
           Plein de frayeurs
    Quand nous serons ensemble
           Dans mon ailleurs

    Désir qu’il me désire
           En déité
    Qui brûlera de cire
           Sa nudité

    Désir d’être adorée
           Et prise enfin
    Reine de la soirée
           Aux âpres faims

    Désirs parfois limites
           Et inquiétants
    Mais qui pourtant m’excitent
           En me tentant

    Désirs tellement graves
           Tellement noirs
    Que j’en deviens l’esclave
           Quand vient le soir

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  • Le sac à l'aube

    Catégories : Décasyllabes (10), Pentasyllabes (5)

           Pétrin de tes hanches
    J’arraisonne un cul dont j’avais visé
           La raie aux nuits blanches
    Te perçant de cris pour te diviser
    À moi tes trésors si civilisés
           Je suis l’avalanche

           La raison n’est plus
    De mise en cette heure étranglée cette aube
           Où règnent les flux
    Fouille pille tue sous l’or de ta robe
    Et que tu te rendes à qui te dérobe
           Ça n’est pas exclu

           Pétrin de tes hanches
    Moiteur de nos clashs matin le dimanche

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  • Le problème de Pat

    Catégories : Dissyllabe (2), Octosyllabes (8)

    Au faîte de nos galipettes
    Pat se détend si foutrement
    Que (Dieu m’enfile si je mens)
           Il pète

    Aussitôt c’est une infection
    Remugle de vomi de hyène
    Qui prompt nous désarçonne en pleine
           Action

    Ça doit venir de ce qu’il bouffe
    Ou d’un tuyau à l’intérieur
    Quoi qu’il en soit à contrecœur
           Il loufe

    Au plus palpitant du boum-boum
    Il se tord, balise et s’agite
    J’ai beau visser ferme sa bite
           Et poum !

    Que s’annoncent nos joies divines
    L’œil nerveux, l’air couci-couça
    En toussant il y va de sa
           Praline

    J’ai tenté de boucher le trou
    De fermer l’impasse à la caisse
    Au moyen d’un doigt dans les fesses
           J’t’en fous

    Chienne de vie ô triste époque
    Où même en nos moments heureux
    Les vents du vertige amoureux
           Nous poquent

    Mais je n’en veux guère à mon Pat
    Car il repart à l’accouplée
    Avec une ardeur décuplée
           Vivat !

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  • L’œil rivé

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Dans le matin précoce
    Je m’éveille en secret
    Pour voir rouler ta bosse

    Grimpant tous les degrés
    Ta chair enfle et se bande
    Ça devient du concret

    Que le diable me pende
    À l’entour de la tour
    Mes cheveux se répandent

    Je lui ferais la cour
    Si j’avais le courage
    Je lui ferais l’amour

    Vagues d’odeurs sauvages
    Et discrètes moiteurs
    Déjà je suis en nage

    Ce membre corrupteur
    M’enchante et me soulève
    La houle à l’intérieur

    Comme au-dedans d’un rêve
    Je le sens me farcir
    Ô doigt prends la relève !

    Comme il a su durcir !
    Sans même avoir conscience
    Il invite au plaisir

    Dans le matin silence
    Branlette à l’œil rivé
    Sur ta longue indécence

    Je jouis à en baver
    Toi depuis dix minutes
    En coin tu m’observais

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  • Le cœur calleux

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Petit matin de Babylone
    Poussière aigre dans les cheveux
    Et une autre putain s’étonne
    De ce que le monde est plus vieux

    Coucher de lune à Babylone
    Le soleil déchire la nuit
    Çà et là des appels résonnent
    Comme échappés du fond d’un puits

    Lasse est l’enfant sa peau frissonne
    Ses yeux errent dans le miroir
    Y cherchent-ils cette Madone
    Qu’ils crurent parfois entrevoir

    Lui disant va va et te donne
    Aux pauvres privés de baiser
    Ils t’aimeront tu seras bonne
    Toi seule peux les apaiser

    Reine des nuits de Babylone
    Elle s’endort contre ses mains
    Blottie auprès du téléphone
    Qui la relie au genre humain

    Songeant qu’on ne connaît personne
    Tant qu’on n’a pas le cœur calleux
    Et ses lèvres sourient dans le
    Petit matin de Babylone

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  • Quelques mensonges contre la malédiction

    Catégories : Hendécasyllabes (11), Heptasyllabes (7)

    De la poudre de mes os j’ai fait l’amour
    Du temps qui se refermait une fenêtre
    Ce jardin je l’ai bâti jour après jour
           Pour qu’enfin tu y pénètres

    Dans mon ventre ivre de toi plante un soleil
    Dans ma bouche une langue ourlée de mensonges
    Plus vrais que vrais où se rouleront vermeils
           Tous les désirs qui me rongent

    Quand nous ne serions que deux minables vers
    Quand le ciel nous tomberait sur le visage
    Jamais rien ne pourra empêcher nos chairs
           D’accomplir leur mariage

    Scintille le temps dans nos yeux tour à tour
    La poudre de nos os durcit dans la baise
    Se frottent l’un contre l’autre nos velours
           Tout pétris de terre glaise

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  • Où la bête se couche

    Catégories : Heptasyllabes (7), Octosyllabes (8)

            Mange qui te culbuta
    La bite emmiellée de ta mouille
    Pleine encore du jus des couilles
    Suce-la bien et vide-la

           Fourre-toi dans le gosier
    Celle qui toujours te contente
    Te fait jouir au con qu’elle plante
    Ô pompe à t’en égosiller

                 Car c’est ici que veut jaillir
                 Le foutre au-delà de tes lèvres
                 C’est ici que la bête crève
                 Lorsqu’elle a fini de saillir

           Avale ton bienfaiteur
    Ce vit si prompt à l’enfilade
    Laisse aller-venir sa balade
    Sur ta langue puits de moiteur

           Bouffe l’amoureux merlin
    Qui auparavant t’a foutue
    Si bellement ah tu le tues
    On croit juter sur du vélin

                 Oui c’est ici que doit mourir
                 Toujours le foutre dans ta bouche
                 Ici que la bête se couche
                 Qui vous a tous deux fait courir

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  • Ballade de la joyeuse tronchée

    Catégories : Ballade, Chanson, Octosyllabes (8)

    Qu’il soit pape ou bien militaire,
    Chômeur, ouvrier, président,
    Tout homme fait — pourquoi le taire ? —
    M’aura rien qu’en me regardant.
    Qu’il ajoute trois mots ardents,
    Et aussitôt mes dessous jonchent
    Le sol non pas par accident :
    Vivat à celui qui me tronche !

    Nul n’a besoin pour me séduire
    De faire du rentre-dedans :
    Je me livre au premier sourire
    Affichant ses friandes dents.
    Plutôt qu’un poète emmerdant,
    Un soupirant qui fait la tronche,
    J’aime mieux le taiseux bandant :
    Vivat à celui qui me tronche !

    La beauté est chose fugace ;
    La vie, un jeu perdant-perdant.
    Si, comme moi, ça vous agace,
    Foutons-nous, soyons décadents !
    Vivons de stupre, allons vidant
    Vos couillons de leur fameux punch,
    Et merde aux dieux de l’Occident !
    Vivat à celui qui me tronche !

    D’entre les instruments d’Adam,
    Je révère ce vit qui bronche
    Et se cabre et me fout dedans :
    Vivat à celui qui me tronche !

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  • Quand les fous s’affrontent

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Le désir durera longtemps
           Toute l’histoire
    Et nous aurons notre content
    De délices tu peux me croire

    Toujours je te ferai de l’œil
           Et bouche humide
    Te montrerai mon écureuil
    Comme il sanglote et se sent vide

    Toujours mes mains s’égareront
           Dans ta culotte
    À la recherche des marrons
    Qu’en toute saison je tripote

    Toujours je poserai le blanc
           De mes canines
    Sur tes mamelons sur ton gland
    Afin que son luisant culmine

    Toujours j’écouterai tes vœux
           Et tes fantasmes
    Accomplissant ce que tu veux
    Et te donnant de beaux orgasmes

    Toujours je serai le trottin
           Auquel tu rêves
    Dominatrice un peu putain
    Pucelle ou princesse de Clèves

    Toujours je jouerai sur ta peau
           Des symphonies
    Où l’on entendra le pipeau
    S’égosiller à l’agonie

    Toujours je serai sous le drap
           La pire louve
    Et toujours toujours tu voudras
    Malgré tout que je te le prouve

    Toujours tu auras beau tirer
           Toutes mes cibles
    Sans cesse je m’ingénierai
    À te livrer les plus sensibles

    Toujours je lècherai tes sucs
           Même ta pisse
    Tu vois je connais tous les trucs
    Et m’en sers au moment propice

    Oui le désir durera tant
           Qu’au bout du compte
    Nous aurons vécu nous foutant
    Quand les fous et les cons s’affrontent

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  • L'antienne

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Sonnet

    Quand tu m’auras fait perdre et l’espace et le temps
    Et mon nom ma raison quand tu m’auras soumise
    Aux rythmes de ta queue enfouie sous ma chemise
    Rongeant mes chairs à vif tout en les écartant

    Quand tu m’auras foutue éperdue et démise
    Du moindre souvenir et quand sorcier Satan
    Tu me feras brailler des brames éclatants
    Éprouver des extases à nulle autre permises

    Quand tu m’auras poussée au bord de l’infini
    Fiché encore en moi dur lent bougeant à peine
    Me rendant presque folle et assurément chienne

    Puis quand tu auras joint ta jouissance à la mienne
    Tu réclameras sec un autre martini
           Je connais bien l’antienne

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