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Ton pantoum dans mon haïku

  • Oups...

    Lectrices chéries, lecteurs adorés,

    Figurez-vous que je n’ai plus RIEN à publier, là.

    Que dalle.

    Tous les poèmes et récits que vous avez lus furent écrits grosso modo entre 2019 et 2023. Ensuite, postant (et lisant, bavardant, déconnant, draguant comme une bête) sur quatre ou cinq forums littéraires à la fois, j’ai de moins en moins trouvé le loisir de continuer à remplir de .docx délirants et/ou cochons mes tiroirs informatiques, lesquels sont aujourd’hui plus vides que le cerveau d’un trumpiste.

    Donc, c’est tout pour le moment. Je  me tire, je me casse, je trace, je calte, je décarre, je me la tchave, je taille des pipes la route, je m’arrache de là, je me donne du large, je prends des vacances via la tangente de la clé des champs, sans déconner je me déconnecte, j’appareille sans appareils, la vie de ma mère je joue les filles de l’air et je me fais le père la paire et le mâle la malle, je mets les bouts (je vous dirai pas où), je débranche tout tout tout et bien plus encore, oh oui encore, allez ciao, bye bye, hasta la vista !

    Merci infiniment pour vos milliers de lectures, vos centaines de commentaires, vos suggestions, corrections, analyses, mots gentils, coups de gueule, etc., etc., bref, pour les échanges souvent drôles et riches que nous avons eus.

    Je reviens dès que possible avec de nouveaux paquets de mots.

    En attendant, soyez sages, soyez fous !

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  • Jusqu’à ce que la mort nous réunisse

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Trop chouette, la mort !

    On n’a plus jamais mal aux dents, les squelettes sont sympas et, surtout, la créature de vos rêves vous attend dans l’Au-delà, littéralement folle de vous et animée à votre égard de désirs on ne peut plus charnels.

    Hélas, hélas (et c’est là qu’est l’os), la créature de vos cauchemars vous y attend aussi...

    https://www.atramenta.net/lire/jusqua-ce-que-la-mort-nous-reunisse/105037

     

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  • Bonheur prohibé

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Tète, bébé, plus tu tètes
    Plus je me pâme à tue-tête
    Gardant le secret honteux
    D’un plaisir ignoré d’eux

    Tète, amour, tant sont parfaites
    Nos joies tacites, nos fêtes
    Que j’en ai le ventre ardent
    Moite à te sentir les dents

    Tète, ô fou, plus je t’allaite
    Plus mon propre cœur halète
    Tout doux, minuscule amant
    Ne trahis pas ta maman

    Tète, engloutis la sucette
    Rose de nos cinq-à-sept
    Aspire et creuse sans fin
    Le puits noir de nos deux faims

    Tète, chéri, bois, rachète
    Le bonheur où tu me jettes
    Tant pis s’il est prohibé
    Tète encore, ô mon bébé

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  • Bloc de cire

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Toi le désir moi son objet
    But et visée de tes culbutes
    Douceur qu’on va se partager
    Soif à laquelle tu es en butte

    Moi l’appel et toi le dessein
    L’épée raidie de convoitise
    L’œil qui bave à mater mes seins
    Le feu que ma caresse attise

    Toi la force la volonté
    Moi l’argile molle où s’élancent
    Tes doigts diligents à sculpter
    Les formes de mon indolence

    Moi bloc de cire et toi long sceau
    Dont j’attends le choc et l’empreinte
    Ô frappe enfin passe à l’assaut
    De ma chair qui se rêve étreinte

    Toi l’étranger toi le sujet
    Des cent joies qui m’assujettissent
    À nous le plaisir échangé
    À nous la fièvre au goût d’épices

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  • D’autor

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Mon nouveau mec mon aventure
    C’t un pas bavard tout en droiture
          Un pas retors
    I s’intéress’ guère à ma vie
    I d’mand’ jamais si j’ai envie
          I m’fout d’autor

    C’gars-là est pas ben doué d’ses pognes
    C’t avec sa bell’ queue qu’il besogne
          Comm’ les castors
    J’aim’ quand i s’point’ les yeux qui brillent
    Qu’i m’traîne au lit qu’i m’déshabille
          Et m’fout d’autor

    Étant d’natur’ rien pudibonde
    J’voudrais y dire eh ! y’a du monde
          Baiss’ donc les stores
    Seul’ment j’ai mêm’ pas l’temps d’faire ouf
    Tandis que sa gross’ langu’ m’étouffe
          I m’fout d’autor

    Plus tard en tétant son yaourt
    J’le pige : au fond la vie est courte
          Il a pas tort
    D’vouloir accélérer les choses
    En allant direct à mon prose
          Qu’il fout d’autor

    Quéqu’fois pendant qu’i récupère
    Après m’avoir tringlée sévère
          J’y fais Victor
    Y’a not’ compte en banqu’ qui s’débine…
    Mais ça l’agace et v’là qu’sa pine
          Me r’fout d’autor

    Croyez pas qu’ce type est un’ brute
    Un louf un branque un’ bête en rut
          Ou un butor
    C’est just’ qu’i m’trouv’ tell’ment chouquette
    Que quand i m’voit i perd la tête
          Et m’fout d’autor

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  • Gorge désinhibée

    Catégories : Ennéasyllabes (9)

    Ô l’homme, avale à mes lolos l’eau,
    Le bel élixir, le semblant d’ale
    Rendant les peuples un peu moins salauds,
    Parfois le mâle un peu plus fidèle.

    Piège, je fais la pige aux pigeons
    Avec ma gorge désinhibée
    Quand, bout dehors, nous nous érigeons
    Et que ta bouche de bébé bée.

    Fi, l’homme ! Oublie tes folies au lit
    Pour te pelotonner à mes mammes
    Dont aréole, tétin joli
    Et tiédeur tendre te calment l’âme.

    Louve, j’abreuve de lait les laids
    Comme les beaux, je les amadoue,
    Défais les nœuds qui les emmêlaient
    Et lave leur cœur lourd des gadoues.

    Assoiffé, suce à mes doux coussins
    La sève issue du sang de ma mère ;
    Laisse souffrance et désirs malsains
    Se dissoudre à la source mammaire.

    Ô l’homme, avale à mes lolos l’eau
    Que je te verse et voue dans la fièvre,
    Ô, bois, bois le bonheur au goulot
    Et que jamais ta lèvre on ne sèvre !

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  • Une élève plutôt douée

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Est-ce la faute de Bida si elle n’écoute pas bien en cours de magie noire et se retrouve souvent punie ?

    Elle est ado, vous savez ce que c’est : le cul la travaille grave, l’entraînant parfois dans des aventures aussi jouissives que téméraires.

    Heureusement, quand on est une apprentie sorcière douée comme elle, on s’en sort toujours.

    https://www.atramenta.net/lire/une-eleve-plutot-douee/105332

     

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  • Abus d’ébats

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Chaque fois mon ventre fourbi
    Tu te relèves hâve et fourbu
    Enfiles en tremblant tes habits

    Mon sexe ô mystère ô rébus
    Qui même après d’ardents ébats
    Brigue de reprendre au début

    Mais que faire d’autre ici-bas
    Si l’on n’a pas charge d’abbé
    Dilemme âpre où tu te débats
    Te laissant veule et perturbé
    Mal assuré sur tes sabots

    Au moins si j’avais un bébé
    Gémis-tu pâle un peu cabot
    Bah... chut ! en silence subis
    Tombe le slip reporte beau
    Vers mon ventre et le refourbis

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  • J’aime un galop

    Catégories : Octosyllabes (8)

    D’un membre à l’autre mon œil erre,
    Jaugeant ce que la mèche vaut :
    D’aucuns, montés tels des chevaux,
    Me font palpiter les œillères.

    Fouettez mes sens, hardis cochers !
    Postillons, crachez vos salives
    Droit dans cet œil à la dérive !
    Pas question de le rempocher.

    Parmi vous, ceux qui m’étrillèrent
    Savent combien j’aime un galop
    Mouillant ma robe, ô, jusqu’à l’eau,
    Tant je me sais fringante et fière.

    Jurez ! Insultez-moi, ruffians !
    Décochez-moi les mots qui fâchent !
    Plus vous cinglez à la cravache
    Et plus je vais me liquéfiant.

    Jument chaude à l’ample crinière,
    Aux reins fermes, au beau jarret,
    Je piaffe aussitôt qu’effaré
    D’un membre à l’autre mon œil erre…

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  • Envies cavalières

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Aux crins lécha leur palefroi
    Mon œil emmouillé par les troupes
    Le jour où tu m’as prise en croupe…
    Ô, crains les chaleurs, pas le froid !

    Fleurant ces lents vits qu’avale hier
    Des preux et galants paladins,
    Frottait ma lampe d’Aladin,
    Fleur en selle — envies cavalières !

    Aux crins câlins, bel ange, fi ! L’
    Amour me traîne à leurs genoux ;
    Fond, perle mon ventre et se noue…
    Ô, crains qu’à l’un, bêlant, je file !

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  • Graine d’ogresse

    Catégories : Quadrisyllabes (4)

    Flirt carnivore
    Tu prends les mouches
    Au bouche à bouche
    Et les dévores

    Lionne et dionée
    Plante animale
    Avide et mal
    Intentionnée

    Flirt insatiable
    Tes poils poissés
    Jamais assez
    Ne passent à table

    Goule indolente
    Tu nous fais choir
    Sous tes mâchoires
    Puis nous violentes

    Flirt à rejet
    Dès qu’on t’effleure
    En moins d’une heure
    L’âme est mangée

    Graine d’ogresse
    Tu t’incorpores
    Les autres corps
    Avec ivresse

    Flirt de bitume
    Rôdant aux squares
    Gavée d’histoires
    Déjà posthumes

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  • Sur la photo

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Doriane aurait dû se méfier : même les Papous des tribus les plus reculées savent que la photographie capture l’âme du modèle.

    Et la restitue.

    Avec les poils et tout.

    https://www.atramenta.net/lire/sur-la-photo/105212

     

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  • Sexe à gérer

    Catégories : Décasyllabes (10), Pentasyllabes (5)

          Quand j’ai bu j’abuse
    Chienne hallucinée j’aboie comme un trou
    Appelle à ces vices où je suis l’écrou
    Pour vingt avinés m’abreuvant la buse

          J’enfle quand j’ai bu
    Éponge absorbant le mousseux la goutte
    Grimpant les degrés rien ne me dégoûte
    Ça fuse et ça sabre en mes attributs

          Quand j’ai bu je pousse
    Au crime amoureux les intempérants
    Pochtrons dont j’extrais l’âme en soupirant
    Au mépris que leur pichet m’éclabousse

          J’outre quand j’ai bu
    Regrossis les traits les revide ô l’outre
    Pompe avide écluse à partout s’en foutre
    J’étais pourtant pas soiffarde au début

          Quand j’ai bu je roule
    Sous la table avant d’avoir digéré
    Ces fourbes excès de sexe à gérer
    Qui me font fondre et m’imbiber des foules
    Quand j’ai bu j’abuse et baise et m’écroule

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  • Belle des joncs

    Catégories : Chanson

    Tu t’envoies des messieurs de tous les âges
    Qui t’éclatent le panier, belle des joncs
    On t’éjacule au bide ou au visage
    Fourrée de la tête aux pieds, belle des joncs

          Tu s’rais pas la plus cochonne de Bayonne à Dijon ?
          Cochonne chonne chonne, dis, belle belle des joncs

    Exprès tu t’adonnes au covoiturage
    Avec dix hommes ou bien vingt, belle des joncs
    Qui t’enfilent au milieu des pâturages
    Sous l’œil tout rond des bovins, belle des joncs

          Oh putain tu te donnes, ça tu te donnes à fond !
          Tu donnes donnes donnes tout, belle belle des joncs

    Tu tombes aussi parfois sur des sauvages
    T’alpaguant par les naseaux, belle des joncs
    Pourtant t’es jamais déçue du voyage
    Puisque soumise et maso, belle des joncs

          Sitôt qu’un gars te l’ordonne, t’écartes les jambons !
          Pas nonne nonne nonne, ça non, belle des joncs

    Ta teuch ressemble à un vrai marécage
    Alors un slip à quoi bon ? belle des joncs
    Les bourgeois, les curés, tu les outrages
    En leur léchant les bonbons, belle des joncs

          Oh t’es trop bonne, attends-moi, j’veux brouter ton bourgeon !
          T’es bonne bonne bonne, ma belle belle des joncs

    Mais tu restes hétéro, c’est bien dommage
    C’est leur queue que t’aimes mieux, belle des joncs
    S’il est blanc, s’il est crémeux, leur fromage
    Tu t’en mettrais jusqu’aux yeux, belle des joncs

          Eh dis voir, tu m’en donnes un p’tit peu ? Partageons !
          Donne donne donne, dis, belle belle des joncs

    Lalalala…

    Sur la musique de l’excellent Gotainer :

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  • Suave procédure

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Ô ferme les yeux Justice
    Sur ces liens que Vénus tisse
    Sitôt que le soir descend
    Mes doux maris se font cent
    Défonçant tout interstice

    Ces gémirs près du parquet
    Ce pleur intime extorqué
    Par leur désir je l’endure
    Longue et suave procédure
    Dont mon corps se sait marqué

    Ô ferme les yeux Justice
    Sur ces liens que Vénus tisse
    Seul l’usuel ou le banal
    Vaut qu’on bêle au tribunal
    Et brebis qu’on s’y blottisse

    En toute légalité
    Les gars venus m’aliter
    Nue dans la première chambre
    Raidis du barreau sont membres
    D’un jury de qualité

    Ô ferme les yeux Justice
    Sur ces liens que Vénus tisse
    Reste donc sourde en tes cours
    À tout appel au secours
    Ou autre plainte adventice

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  • Épaisseur poétique

    Catégories : Octosyllabes (8)

     

    À lui…

     

    Je te salue, vieille au séant
    Avide et foutrement béant !
    Voici venir ton empaleuse
    Munie d’un braquemard géant.

    Oh ! non, ne joue pas les bécasses
    Face à ton amie, fée du casse-
    Rondelle, avec son zizi d’or
    Fin ciselé, car ça m’agace !

    Je te salue, vieille au séant
    Plus profond que nuit d’océan !
    Si peu de vits s’y aventurent,
    Moi j’ai trouvé un suppléant.

    Ton con, ton con… la belle affaire !
    C’est pas l’endroit que je préfère.
    Tourne vers moi l’autre et, à mon
    Commandement, laisse-toi faire !

    Je te salue, vieille au séant
    Ouvrant — qui sait ? — sur le néant !
    Sens-tu l’épaisseur poétique
    De ce beau dard télescopique ?
    Tu jouiras, le cas échéant.

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  • Poupées d’hôtel

    Catégories : Jocelyn Witz

    Poupées d'hôtel.jpg

    Histoire de sexe, de violence, de fric

    Histoire d’amitié et d’amour

    https://www.atramenta.net/lire/poupees-dhotel/105116

     

     

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  • Rubensienne

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Baleine et ce corset
    Qui te laissait si mince
    Telle un arbre écorcé ?

    Te gorgeant à l’extrême
    De desserts trop corsés
    Sans doute as-tu forcé
    Sur le beurre et la crème

    Baleine et ce corset
    Qu’il fallait que l’on pince
    À gorge renversée ?

    Ton épaisseur nouvelle
    Grasse et controversée
    Autre bombe amorcée
    T’explose et te révèle

    Délaissons les corsets !
    Car après tout Rubens
    Est au musée d’Orsay…

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  • En l’infime archipel

    Catégories : Octosyllabes (8)

    À cœur de cuisse au bijou rose
    Voyage au centre de la chair
    Aux sources que les dieux cherchèrent
    Aux verges drues qui les arrosent

    À l’ineffable au ventre au cri
    Dont la profondeur vous pénètre
    Au savoir mourir et renaître
    Ainsi qu’un fou l’avait écrit

    À ce sillage où les peaux bruissent
    Cousues d’impossibles appels
    Périple en l’infime archipel
    Au bijou rose à cœur de cuisse

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  • Doux grelots

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Cloches de mon église
    Qui balancez sans bruit
    Velues et indécises
    À la main tel un fruit

    Citerne intarissable
    De foutre délicieux
    Plus que les grains de sable
    Vous agacez les yeux

    Cloches de mon église
    Sœurs ou frères couillons
    Sans fin je m’éternise
    À traire vos bouillons

    Vous doux grelots préface
    À toutes mes amours
    Engluez-moi la face
    En regiclant toujours

    Cloches de mon église
    Pendant sous le radis
    Vos blancs jus tant me grisent
    Que j’entre au paradis

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