On jouira jusqu’au chant du coq
On vivra en tirant la langue
Souriant au temps qui nous gangbangue
Le cœur usé le ventre en loque
On jouira jusqu’au chant du coq
Dans les lointains résonne un gong
Oh putain déjà five o’clock
On a voulu revoir Bangkok
Cinq cents amants à pine oblongue
Finir en live en protest song
On jouira jusqu’au chant du coq
Le ventre usé le cœur exsangue
Niquant le temps qui nous gangbangue
Main dans la main sur ce paddock
On jouira jusqu’au chant du coq
Ton pantoum dans mon haïku
-
Finir en live
Catégories : Octosyllabes (8) -
Un vice ancré
Catégories : Heptasyllabes (7)Bien que n’étant plus gamin
Il ne visse sa saucisse
Qu’entre les doigts de sa main
Snobant tout autre chemin
Narcisse
En lui c’est un vice ancré
Sorte de satyriasis
Dès qu’il trouve un coin discret
Il s’onanise à son gré
Narcissse
Je lui dis d’un ton nerveux
« Ma collection d’orifices
Tout aussi doux et baveux
T’attend là si tu la veux
Narcisse
Dans mon cul subordonné
Viens tracer la droite abscisse
D’un désir amidonné
La gougoutte au bout du nez
Narcisse
Aime un peu différemment
Reprenons le synopsis
Mon con peut t’être un amant
Docile autant que gourmand
Narcisse
Ta menotte est un désert
Mon corps la belle oasis
D’où jaillira le geyser
Que tes doigts prophétisèrent
Narcisse
— Branle-toi ô nymphe Écho
Me fit-il l’œil en coulisse
Tu n’auras pas un bécot
Il se fout des abricots
Narcisse »
Je l’ai si bien écouté
Qu’auxiliaire à sa praxis
Je m’astique à ses côtés
Puis tète ce qu’a juté
Narcisse -
La becquée
Catégories : Jocelyn Witz
Fête du travail ?
Non, cessons d’opiner à ce triste oxymore.
Cessons de défiler, l’œil vitulin, parmi les hordes capitalisto-cégétisto-pétainisto-trostkisto-bienpensantes.
Cessons surtout de retourner dès lundi matin fabriquer des gadgets en plastique, des produits financiers, de la bouffe industrielle ou pire encore.
Prenons plutôt exemple sur la Gilda de ma petite histoire : ne foutons jamais rien !
https://www.atramenta.net/lire/la-becquee/103263
♥
-
Cœur méchant
Catégories : Octosyllabes (8), RondelLes cruels instincts de la horde
vivent en moi — tu vas hurler.
Il faut, crevant le refoulé,
que, pour te posséder, je morde
tes gros seins enroulés de cordes,
devenus laids et violets :
Les cruels instincts de la horde
vivent en moi — tu vas hurler.
Que saigne ta peau ! Que débordent
tes pleurs ! Je veux les voir couler.
Lors, je pourrai te violer,
car en mon cœur méchant se tordent
les cruels instincts de la horde. -
Mon épitaphe
Catégories : Hexasyllabes (6)Je flirte avec un tough
Un bad boy dur à cuire
Qui m’fait lécher son cuir
Et bouffer son pilaf
Je fraye avec un ouf
Qui m’fout le paf en loques
Un carrément cinoque
Qui m’équarrit la fouffe
Je zone avec un gonz
Bourru vache et sadique
Aux pieds duquel j’abdique
Paraît qu’il sort de zonz
Lisez mon épitaphe
Quand il m’aura torchée
Pourfendue écorchée
À grand renfort de baffes
Ci-gît la mal-léchée
Qui kiffait l’amour tough -
Dormir chaudes
Catégories : Vers libresÀ Valérie Rouzeau
Je coule de source à un point dorloté dans le noir
Sous tes doigts souterrain
Ainsi fond font tes mimines ta langue qui trop polit pour être au net
Je sourds au reste du monde même à toi les yeux fermés ailleurs
D’ailleurs tu m’ouvres
Alors ça surgit cool on pourrait remplir un bassin
Ma vie si terne avant
Tu fouilles trifouilles et ça cafouille au corps
Nymphe mouillée j’affleure de peau
Crachant la bave l’écume du crapaud de mes fontaines
Eau sacro-sainte à libation hello oh ah ô
Puis s’épuiser dormir chaudes -
Du fond du labyrinthe
Catégories : Hexasyllabes (6), SonnetDès que je fus étreinte
Et prise enfin son vit
Dans ma chair inscrivit
L’ineffaçable empreinte
Je n’eus plus de regret
Ni l’ombre d’une crainte
Dès que je fus étreinte
Je perdis mes secrets
Du fond du labyrinthe
Je l’ai longtemps suivi
Des yeux sur le parvis
Quelque voie qu’il emprunte
Il faut lui savoir gré
De vous avoir étreinte -
La réalité ultime
Catégories : Jocelyn Witz
Des fois, je me demande si la vie qu’on vit c’est vraiment la vraie vie...
Tu vois ce que je veux dire ?
https://www.atramenta.net/lire/la-realite-ultime/103882
♥
-
Échapper à l’ordinaire
Catégories : Octosyllabes (8)Vis mon vice ô mon chuchoteur
Versant l’impur à mes pensées
Dis-moi les envies insensées
Qui sont ma drogue et mon moteur
Vis mon vice ô trouble la bête
Limpidité de mes amours
Corromps-moi fais-moi le sang lourd
Des instincts violents de la bête
Je veux vivre je veux pécher
Pour échapper à l’ordinaire
Des plaisirs valétudinaires
Vis mon vice hante ma psyché
Elle qui t’a longtemps cherché -
Baiser
Catégories : Hexasyllabes (6), SonnetJe vous baise, ô muqueuses
Avec ces gestes qu’osent
Les grandes amoureuses.
Écartant l’antre rose,
Buvant l’humeur aqueuse
Du puits par où l’on cause,
Ma langue entre, elle creuse,
S’étire et prend ses aises.
Investissant l’espace
Intérieur, je te baise,
Ô bouche… Un ange passe.
Nos lèvres sont de braise ;
Nos langue, dans la place,
S’entrelaçant, se plaisent. -
Massant ma sœur
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)J’ai vu ta grâce avant que l’homme arrive
Pour la souiller de foutre et de salive
En faire un ciel incandescent
J’ai vu ta grâce à l’état caressant
Chaude, perlée de jus d’olive
Le cœur ému j’ai pris des privautés
Avant que lui vienne tout saboter
Je t’ai vue nue, j’ai vu ta grâce
Et l’ai longtemps bercée de mes mains grasses
Massant ma sœur, ô ma beauté -
Lui seul apaise
Catégories : Octosyllabes (8), Terza rimaTon con rouge une braise un four
T’étonne pas si je le baise
Le bouffe le doigte le fourre
Ton con d’ocre motte de glaise
Que malaxent mes membres gourds
D’un désir que lui seul apaise
Ton con matière astre velours
Ton con puits fruit fleur envie fraise
Rend tout le reste aveugle et sourd
T’étonne pas si je le baise -
Chants lascifs
Catégories : Chanson, Jocelyn Witz
Bientôt l’été !
Qui dit « été », dit « tube de l’été »
Oui mais qui dit « tube », pense aussitôt « s’entuber »
(En tout cas, moi)
15 modestes propositions…
https://www.atramenta.net/lire/chants-lascifs/103937
♥
-
L’ouvrir
Catégories : Vers libresCogner tout au fond d’elle
Au poing où on en est
L’ouvrir
Elle avait qu’à pas l’ouvrir pas m’inviter
Cogner rentrer dans le lard
Frapper les esprits
Lent face à face à l’ébranler
La faire venir au bout des doigts qui glissent
Tout au fond d’elle
La retourner
Par la force des choses
La prendre en main
Et la lui mettre à l’envers
Super profond la labourer de remords
D’avoir pas su
D’avoir les seins si durs le sang si chaud
Toucher le ciel en elle
Marelle obscure trouver la terre
Tout au cœur d’elle
Toucher palper loin pour qu’intime elle crie Grâce
Merci
Si possible Encore
L’ouvrir malgré
La déplier aux sensations nouvelles
Aux espaces inédits d’elle
L’ouvrir enfin en revanche afin puisque sans que
Sans queue ni rien
Au poing où on en est c’est moi
La plus mouillée -
Dépassé cro-magnon
Catégories : Hexasyllabes (6)Bingo ! nous nous baignons
Entre nanas mignonnes
Et nos petits canyons
S’étreignent ô c’est mignon
On dirait des cigognes
S’entrebectant l’oignon
L’œil plein de lumignons
Et tous les sangs qui cognent
Défaisant nos chignons
Nos langues se besognent
On pigne on pleure on grogne
T’en as pour ton pognon
Nous geignons sans vergogne
Pour toi vieux maquignon
Dépassé cro-magnon
À la vilaine trogne
Bingo ! nous atteignons
Nos extases d’ivrognes
Lorgne bien les mignonnes
Se gouinant mon mignon -
Dans la norme
Catégories : Hexasyllabes (6)Mélusine ou Circé
Par la métamorphose
Entre en l’ordre des choses
Au look tatoo piercé
Son corps se scarifie
Peroxydant ses tifs
Explosant les soutifs
La branchant sur hi-fi
Voilée d’une robe au
Charme qui la transforme
Et la fond dans la norme
Au pays des robots
Circé ou Mélusine
Se changera plus tard
En un autre avatar
Sous l’œil des magazines -
Servitude attitude
Catégories : Octosyllabes (8)Très attachée à ses menottes
Je lui baise le bout des pieds
Sans oublier les fausses notes
Qu’ensuite il sait me faire expier
J’ai le gros cul la bouche à pipe
Les nichons tout pour arriver
Sauf que mon trip c’est quand je flippe
Aux pieds d’un qui m’en fait baver
Dans ma servitude attitude
Pas de tiède et juste milieu
Je vais au cœur des cités rudes
Sucer des lascars en banlieue
Parc de loisirs pour psychopathes
Dont les manèges sont gratuits
Je me pavane à quatre pattes
Un phalle enfilant chaque étui
Puis je reviens lécher mon maître
Lui relater l’air innocent
Et le supplier de me mettre
La chatte à feu le reste à sang -
Des paroles en l’air
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Jamais demain ne veut rien dire
Quand s’emboîtent nos peaux
Les autres jours c’est du pipeau
Des tickets à brandir
Pour une entrée gratuite un pot
Toujours demain c’est l’aventure
Le délire assuré
Quand il s’amène et veut fourrer
On se prend des bitures
Et sa bite envoie la purée
Peut-être demain ça ressemble
À des paroles en l’air
Des autres gens ces cons c’est clair
Quand nos peaux veulent ensemble
Devenir un la même chair -
Famille nombreuse
Catégories : Jocelyn Witz
Famille nombreuse, famille heureuse ?
Cette propagande d’origine bondieusarde n’a que trop longtemps pollué nos cervelles en déroute de parents plus ou moins forcés.
Reprenons dès aujourd’hui le contrôle de nos vies !
Retaillons nos arbres généalogiques (à la tronçonneuse) !
Rejetons nos rejetons !
Descendons nos descendants !
Abolissons les nourrissons !
Effaçons les garçons et qu’on fusille les filles !
Qu’on empaille la marmaille !
Assommons mômes, mômichons, mômignards, môminets, môminettes, bambins, bambines, mouflets, mouflettes, loupiots, loupiottes, marmots, marmottes, moutards, moutardes, lignée, progéniture, postérité, chiards en tout genre, enfants de tout poil !
Vengeance envers l’engeance !
Quelques conseils pour bien réussir son massacre familial :
https://www.atramenta.net/lire/famille-nombreuse/103813
♥
-
Qui sait ce que ça cache ?
Catégories : Hexasyllabes (6)T’es trash quand tu t’y mets
Crachant les mots qui tachent
Et le membre à l’arrache
Qui veut tout abîmer
T’es trash en tes agirs
Tes brûlants examens
Dès que ton vit aime un
Ventre il veut l’élargir
T’es trash là t’es violent
Qui sait ce que ça cache
Le genre à piner cash
Les meufs en les violant
T’es trash et tu déchires
Avec tes mots tes mains
Ta queue d’ange abhumain
Vaut mieux pas réfléchir

