Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ton pantoum dans mon haïku

  • Paysager ton corps

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Soif d’étaler ta propre mouille
    Sur ton visage et sur tes seins
    Afin de pouvoir à dessein
    Lécher ces beautés je les souille

    Je te rendrai plus chaude encor
    En te recouvrant de salive
    Nous partirons à la dérive
    Sur les mers salées de ton corps

    S’il est une île à ma portée
    Profonde et sentant bon la nuit
    J’en fouillerai les moindres puits
    Des vagues t’auront emportée

    Soif de paysager ton corps
    Te poisser du ventre au visage
    Puis arpenter tous tes mouillages
    Et te rendre plus chaude encor

    103504.jpg

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Rapine

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    On entre on sort on entre
    Ma moule est un moulin
    Vide béant les pleins
    M’ont découvert un centre

    On sort on entre on sort
    Pour s’ébattre entre potes
    Dont pas un ne chipote
    À chiper mes trésors

    On entre on sort on creuse
    On pille l’univers
    Mon ventre grand ouvert
    De fille court la gueuse

    On sort on entre on jouit
    Dans les doux puits que j’offre
    On rapine mes coffres
    Jusqu’au bout de la nuit

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Sois pas si rigide

    Catégories : Octosyllabes (8), Terza rima

    Nos marbres sont placés si près
    L’un de l’autre que je t’enfile
    Après minuit sous les cyprès

    Je n’ai qu’à tendre une main vile
    Pour toucher ton ventre poisseux
    De tous les plaisirs de la ville

    Pleurent un peu je le vois ceux
    Qui vivante te possédèrent
    De chair sur leurs membres osseux

    Feue courtisane ex-bayadère
    Morte en pleine jeunesse et dont
    Désormais le désir vide erre

    Sois pas si rigide ô fais don
    De tes seins qui déjà bleuissent
    Et de tes cuisses céladon

    Moi trépassé d’une jaunisse
    Je viens te tirer du tombeau
    Pour honorer tes orifices

    Tant pis si je ne suis pas beau
    Si mes os gris de pourriture
    Grincent en toi comme un rabot

    Je te promets que l’amour dure
    Plus que la viande et ses apprêts
    Chassant à jamais la froidure

    Bref ils nous ont placés si près
    Que c’eût été presque une injure
    Que de taire mon envie pure
    De t’enfiler sous les cyprès

    104596.jpg

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Elles sortaient du bain

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Tripotant sa longue-vue
    Il reluquait d’autres mondes
    De jolies lunes girondes
    Tout en cratères touffus
    Elles sortaient du bain blondes
    Lui se tenait à l’affût
    Invisible s’il en fût
    Scrutant leurs moiteurs profondes

    L’une se laissait tresser
    Parfois face à la fenêtre
    Lui rêvant qu’il la pénètre
    Seul là-bas se caressait
    Il s’agissait d’un vieil être
    Misanthrope et délaissé
    N’ayant rien excepté ces
    Beautés nues venant de naître

    L’astronome à demi-fou
    Chaque soir montait la garde
    Vit brandi prunelle hagarde
    C’était presque un rendez-vous
    Il ignorait qu’elles fardent
    Pour lui jusqu’à leur minou
    Et s’écartent les genoux
    En sachant qu’il les regarde

    Lien permanent Imprimer 2 cums Pin it!
  • Vers… à viande

    104596big.jpg

    15 poèmes glauques, morbides, chelous, tordus, bizarres, dégueus,  sataniques, horribles, malsains, pervers, violents, crapuleux… et néanmoins cochons.

    https://www.atramenta.net/lire/vers-a-viande/104596

     

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Ma nuit vous est propice

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Bandez bandez messieurs
    Réglez vos épinglettes
    Si vous bandez mes yeux
    Je tringle à l’aveuglette

    Bandez-moi défendez
    Que je vous reconnaisse
    Prenez sans demander
    Ni la moindre promesse

    Bandez je n’y vois rien
    Ma nuit vous est propice
    Profitez ô vauriens
    De mes chauds précipices

    Bandez fussiez-vous vingt
    Cent démons invisibles
    Chaque vit me convainc
    De péter les fusibles

    Bandez messieurs fendez
    De vos rudes rapières
    Ces antres inondés
    Qui n’ont plus de repères

    Bandez libres de tout
    Le doux comme l’infâme
    Que vos brûlants atouts
    Ruinent mon corps de femme

    Bandez jusqu’au matin
    Yeux bandés bouche grande
    Ouverte la putain
    S’envoie toute la bande

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Garde le feu

    Catégories : Vers libres

    Mémoire ample mémoire
    Pleine de ceux qui m’ont ensemencée
    Fermant les yeux j’ai dans le noir
    Leur goût recommencé

    Je rouvre ainsi mes déchirures
    Sans bruit je jouis de ces frottées d’hier
    Dont la rumeur murmure
    Entière encore en toi mémoire
    Amie mémoire

    Que j’étais belle
    Tout enlisée de foutre et de mains d’hommes
    Mémoire ô mémoire fidèle
    J’ai oublié l’enfance et la tristesse et Rome
    Me souviens de Sodome
    Et d’où mon ventre s’écartèle

    Ne lâche rien mémoire
    Garde le feu
    Les jours d’été consumant mon histoire
    Et sur mes lèvres
    La poisse ardente des aveux

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • L’antre morveux

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Ma vulve consumée
    Avale la fumée
    Nuage lactescent
    Qui tout au fond descend
    Puis ruisselle indécent

    Ô narine enrhumée
    Pâle comme un aveu
    Dans l’aurore embrumée

    Qu’on lape je le veux
    Cette mer écumée
    Au bel antre morveux

    Sous l’envie assumée
    De la femme allumée
    Qui te les jette au front
    Tu bois et nous bâfrons
    Ensemble tes fumées

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Toujours en laisse

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Dans une cave à Soho
    Mains liées dans le dos soumise
    Tu t’ouvrais par l’entremise
    De ton ventre nu ô O

    Ta chair que chacun pénètre
    Cravachée de bas en haut
    Ton visage tout en eau
    Appartenaient à nos maîtres

    Dans une cave à Soho
    Moi l’autre foutue servante
    Je salivais sur les fentes
    Qu’ils t’enfilaient d’assaut O

    Tout en rêvant qu’on me laisse
    Sous leur membre de taureau
    Lécher lécher ton corps O
    Fussé-je toujours en laisse

    Puisque je t’aimais ô O
    Moi la fille à leur service
    Qui t’écartelais les cuisses
    Dans cette cave à Soho

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Copie conforme

    Catégories : Jocelyn Witz

    104561big.jpg

    Balance ton porc, d’accord... encore faut-il s’assurer que c’en est bien un. On le fréquentera donc le temps de se rendre compte, de prendre la mesure de sa porcinité et d’évaluer son degré de porcitude.

    C’est ce que fait la courageuse Morgane, héroïne de ma petite histoire : telle une espionne sous couverture, elle revêt un habile déguisement qui lui permet d’infiltrer la porcherie.

    Plongée immersive en territoire (très) cochon...

    https://www.atramenta.net/lire/copie-conforme/104561

     

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • La gifle

    Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)

    Mouillant d’avance aussitôt qu’il me siffle
    Dispose et nue les poignets pris au dos
    Cuisses à angle droit grosso modo
          Les yeux baissés j’attends la gifle

    Lui me mate tâte écarte en visant
    Mais prend son temps m’insulte et me persifle
    Puis ses doigts fusent le 22 long rifle
          N’est pas plus rapide et cuisant

    Mouillant déjà je tremble je renifle
    Ma faille ouverte mouillant plus encor
    Et je vibre et jouis au fond de mon corps
          À mesure qu’il me la gifle

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Trait pour trait

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Les vits qu’on me montrait,
    Rien ne put m’en distraire :
    Tôt je les voulus traire,
    Avalant à longs traits
    Les litres qu’ils foutraient.

    Et tant ils se vautrèrent
    Entre mes lèvres très
    Pleines (mon seul attrait),
    S’enfilant mon portrait,
    Qu’il fallut les extraire.

    Une vieille arbitrait
    Qui, tous, les avait traits
    Longtemps avant notre ère ;
    Nos soifs se rencontrèrent,
    Jumelles trait pour trait.

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Pigeonnante

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

          C’est moi la mamelue
          C’est moi l’heureuse élue
    Qui débordant du balconnet
    Vous brandit dru sa loche au nez

          C’est ma zone érogène
          Que sans trêve et sans gêne
    Je sème à vos yeux polissons
    Pour me procurer les suçons

          Mon sein d’antique idole
          Aux pourpres aréoles
    Vous dispense le lait divin
    Plus suave encore que le vin

          C’est moi la lactophore
          Dont les rondeurs d’amphore
    Vous rappellent les jeux d’amant
    Que vous jouiez avec maman

          C’est ma chair pigeonnante
          Qui tendre vous aimante
    Et vous gorge de sang le vit
    Tétez, tétez... et je revis !

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Déboussolée

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Nord perdu le cœur déçu de
    L’autre sexe et l’âme à l’ouest
    J’ai le ventre qui exsude
    Façon de lâcher du lest

    Déboussolée je me tâte
    Aux quatre points cardinaux
    Errant seule à quatre pattes
    Toute nue sur le lino

    99108.jpg

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Dernière sortie avant l’Âge d’or

    Catégories : Jocelyn Witz

    104681big.jpg

    C’est bien ici, l’Âge d’or ?

    Le paradis, quoi ?

    Le royaume dernier de l’harmonie et du vivre-ensemble ?

    Le nouveau jardin d’Éden, où les hommes sont tous des femmes à poil et les femmes des anges pétris de bienveillance, d’amour du prochain, de sensualité ?

    Je voyais pas ça comme ça, mais bon.

    S’il vous reste un peu de place, je poserais bien mes valises, mes névroses, mes angoisses, mon mal-être, mes regrets, mes impostures, mes peurs, ma bassesse, mes envies de meurtre, mes failles irrémédiables, mon désespoir, ma jalousie maladive, mes pulsions autodestructrices, etc., etc....

    https://www.atramenta.net/lire/derniere-sortie-avant-lage-dor/104681

     

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Signes fastes

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Bel et bâti tel un gymnaste
    Il fit sur moi tant d’impression
    Qu’éclataient les boutons-pression
    De mon corsage — un signe faste

    Le reluquant au pantalon
    Je sus qu’il avait là de vastes
    Potentialités car baste !
    Sa cambrure en révélait long

    L’homme en outre n’était pas chaste
    M’avoua-t-il avec gaieté
    De haut en bas je m’excitais
    Hélas ! il était pédéraste…

    Lien permanent Imprimer 2 cums Pin it!
  • Un chinois si poli

    Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)

    De bouche en bouche étendons, ô mes sœurs,
    Ce velouté d’asperge davantage
          via d’avides baisers suceurs.

    De bouche en bouche avec vous je partage
    ma joie d’aimer ce chinois si poli
          à travers son crémeux potage.

    De bouche en bouche avalez l’eau du lit,
    le jus de nœud que j’ai liché, farouche ;
          lui nous observe et rembellit,

    se demandant laquelle, sur sa couche,
    fera sa touche prochaine, ô mes sœurs
          qui le goûtez de bouche en bouche.

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Tant de phalles

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Sur le sofa tu t’affales
    Fleur entourée d’inconnus
    Te tendant leur membre nu
    Pour toi seule ô tant de phalles

    Sur le sofa vingt vits drus
    Se farcissent la morfale
    La font reluire en rafale
    Pour toi seule ô que d’intrus

    Sur le sofa tu t’affales
    Sous tes chevaliers servants
    Ô rêve rêvé souvent
    Issu de ton encéphale

    Tant qu’à la fin sur le flanc
    Toi leur fleur philosophale
    Tétant les glands triomphale
    Tu les bois les désenflant

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • À mon service

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Langue qui caresse et voussoie
    Aux élans mêlés de respect
    Mon ventre encore insatisfait
    Où frissonne où s’ouvre la soie
    D’un pétale étrange échauffé
    Langue à polir l’apostrophé

    M’obéissant telle une esclave
    Elle entre où je lui dis d’entrer
    Au ventre encore impénétré
    Là sa salive effleure et lave
    Mes plus attendrissants secrets
    À petits coups lents et discrets

    Puis voici qu’il enfonce et visse
    Sous mes désirs agenouillé
    Sa langue habile à me fouiller
    Ô langue d’homme à mon service
    Voussoie mon ventre tout mouillé
    Bois de mes miels en pointillé

    97392.jpg

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Sirène au clair de lune

    Catégories : Jocelyn Witz

    104332big.jpg

    L’été approche. Les plages vous sourient. Le soleil, la mer, parfois le clair de lune, telles des putes, vous murmurent d’irrésistibles invites. Et je ne parle même pas des sirènes en maraude qui vous épient, planquées entre deux eaux, se rinçant l’œil, remuant la queue et tendant vers vous leurs griffes poisseuses...

    Accrochez-vous à votre bouée canard !

    https://www.atramenta.net/lire/sirene-au-clair-de-lune/104332

     

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!