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Ton pantoum dans mon haïku

  • Maîtresse O

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Stop !

    Odile en a plus qu’assez de sa vie de bobonne soumise.

    Pourquoi ne pas se faufiler ni vu ni connu dans la peau de sa sœur jumelle Élodie, cette maîtresse femme menant les hommes à la baguette ?…

    https://www.atramenta.net/lire/maitresse-o/104256

     

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  • L’invitation au pinage

    Catégories : Heptasyllabes (7), Pentasyllabes (5)

    Mon enfant, ma sœur,
    Songe à l’épaisseur
    De leur vit, cette chimère !
    Ils sont au moins dix :
    Je les vis jadis,
    De loin, pinant notre mère.

    Ton con tout mouillé,
    Fourré, affouillé,
    Se découvrira utile,
    Et ton cœur heureux
    Trouvera que Dieu
    Avec ses lois nous mutile.

    Là, tout n’est qu’orgie, gaieté,
    Vice et stupre azimuté.

    De gros glands luisants
    Cannibalisant
    Le trou de notre bas-ventre,
    Puis, en profondeur,
    Crevant l’impudeur
    De l’autre, étroit et noir antre,

    Se satisferont,
    Et nous nous paierons,
    Quoique nonnes et bigotes,
    De violents transports
    Quand ces joyeux porcs
    Nous niqueront côte à côte.

    Là, rien que cons culbutés,
    Jusqu’au ciel catapultés.

    À chaque coucher,
    Le cul débouché,
    Nous remercierons la Vierge
    Pour nous endormir
    Gavées de plaisir
    Et du bon jus de leur verge.

    Ô les francs assauts
    Qui, recto-verso,
    Nous bouleverseront l’âme !
    Crois bien que, souvent,
    Ensuite, au couvent,
    Nous en ferons la réclame.

    Là, tout n’est que turlutte et
    Pines au gland velouté.

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  • Boum !

    Catégories : Octosyllabes (8), Sonnet

    Mimer l’émoi quand ils nous mettent
    Au ventre leur fin vermisseau
    Se rêvant montant à l’assaut…
    Si, certes, au fond c’est malhonnête,

    On répugne à peiner ces sots
    Qui croient fendre à la baïonnette
    Et vous polluent tôt la minette
    De leur gougoutte de puceau.

    Donnez-nous des pines explosives,
    D’ardents dragons à queue dum-dum
    Nous éclatant chatte et gencives,

    De grands bourrins qui nous burinent,
    Des giclées nitroglycérine
    Qui nous inondent et qui font boum !

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  • Auquel se vouer ?

    Catégories : Décasyllabes (10)

    Seins de Thérèse
    Brillez pour nous
    Vous dont la majesté d’opale apaise
    L’œil et dont le tétin tutoie les fraises
    Sous vos deux rondeurs j’adjure à genoux

    Seins d’Alexandra
    Je vous encense
    Sûr à vous sucer ma lippe éteindra
    Ces nards entêtants qu’épouse le drap
    Évocateurs de la plus tendre enfance

    Seins d’Adeline
    Greniers à miel
    Promesses sans fin de douceur câline
    Double autel auquel ravie je m’incline
    Vous semblez des fruits droit tombés du ciel

    Seins de Marie-Salomé
    Vos grâces
    À l’envi je veux me les empaumer
    Jouer la joue là-haut rêver aux sommets
    Qui se dressent dru lorsqu’on les embrasse

    Seins de Pénélope
    Ayez pitié
    De votre idolâtre éprise et salope
    Dont les privautés froissent l’enveloppe
    Et tordent les bouts que vous présentiez

    Seins d’Isis
    À moi depuis l’aisselle
    Jusques au nombril ce bel oasis
    Puits de chaleur d’amour de catharsis
    Dont la blanche eau purge et désensorcelle

    Seins des saintes
    Ô pardonnez-moi
    Mes obscènes envies de femme enceinte
    Aspirant au marbre enveiné d’absinthe
    De vos flancs de neige et peau de chamois

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  • Brave toutou

    Catégories : Hendécasyllabes (11)

    Cet homme est mon chien : il se couche à mes pieds,
    levant des regards épris, n’osant mendier
    qu’un câlin furtif, une vague amitié.

    Cet homme est mon chien : je le balade en laisse,
    nu, par les prairies et les forêts épaisses,
    admirant son dos, sa queue, ses jolies fesses.

    Cet homme est mon chien : mes amies rient beaucoup
    de le voir ramper, se branler à genoux,
    sucer un dildo sur un ordre de nous.

    Cet homme est mon chien : quand j’ai le cœur morose,
    il lape sans fin mes tendres replis roses
    et pompe le miel dont mon ventre l’arrose.

    Cet homme est mon chien : cent fois je l’ai puni
    pour avoir grogné ou s’être rembruni
    lorsque me pinaient mes amants réunis.

    Cet homme est mon chien, mais, par coutume ancienne,
    chaque nuit de pleine lune il me fait sienne :
    je tombe en levrette et je deviens sa chienne.

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  • Les Guadalupéens sont tous des menteurs

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Armistice, mon œil !

    Dans l’Euramerica Great Again, même après guerre, les retombées de l’impérialisme nucléaire n’en finissent pas de vous poursuivre… et de vous rattraper.

    https://www.atramenta.net/lire/les-guadalupeens-sont-tous-des-menteurs/104104

     

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  • Avec Paulette

    Catégories : Chanson, Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    On a des jules enamourés
    À plus savoir où les fourrer
    Mais on aim’ mieux causer toilettes
          Avec Paulette

    Ça les rend trist’ les pauv’ chéris
    Surtout quand tout’s les deux on rit
    En s’tripotant comm’ des follettes
          Avec Paulette

    Ceuss’s qui vienn’nt nous baratiner
    On leur dit qu’on veut pas piner
    Pisqu’on préfèr’ les gigolettes
          Avec Paulette

    Y en a même un qu’est général
    Mais on y a démoli l’moral
    En y chipant ses épaulettes
          Avec Paulette

    Un autr’ qui nous offrait des fleurs
    Et nous suppliait tout en pleurs
    On y a cassé la margoulette
          Avec Paulette

    Leur vilain nœud nous attir’ pas
    Nous qu’avons tâté çui d’papa
    On veut pas non plus d’leur galette
          Avec Paulette

    On vit seul’s avec nos matous
    Ma sœur et moi on partag’ tout
    On a lu les livr’s de Colette
          Avec Paulette

    À s’regarder dans l’blanc des yeux
    I nous vient des désirs vicieux
    Et subit’ment v’là qu’on halète
          Avec Paulette

    Y a guèr’ besoin d’mots entre nous
    Aussi sec on s’retrouve à g’noux
    Et pis tout’s nues comm’ des ablettes
          Avec Paulette

    Faut voir comm’ très vite on manqu’ d’air
    En s’tordant comm’ des bayadères
    Faut voir comm’ nos p’tit’s mains volètent
          Avec Paulette

    Ah ! nous parlez pas des garçons
    Leur vit nous file aucun frisson
    Rien n’vaut au monde eun’ bonn’ branlette
          Avec Paulette

    Sur l’air de « À la Glacière » (Aristide Bruant)

     

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  • Incorrigible

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Tenant mes poignets prisonniers
    Mon ventre vous le tisonniez
          Sous ma chemise
    Devant vos amis réunis
    Leur montrant comment on punit
          Les insoumises

    J’aurais craché des mots vilains
    Sans doute si de son vit l’un
          De vos complices
    Ne m’avait tôt cloué le bec
    Me bâillonnant tout net avec
          Cet appendice

    D’autres me caressaient la peau
    M’arrachaient l’ultime oripeau
          Couvrant à peine
    Ce corps qui se tordait bavant
    De jouir honteux sur le divan
          À perdre haleine

    Vous cruel maître de ballet
    Regardiez mon cœur s’emballer
          Ma mouille épandre
    Sur vos doigts durs sa chaude odeur
    Mêlée de vicieuse impudeur
          Et d’amour tendre

    Tant est douce ma rébellion
    Quand je deviens la proie des lions
          Qui me pénètrent
    Le remords peut me déchirer
    Demain je vous retrahirai
          De tout mon être

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  • Finir en live

    Catégories : Octosyllabes (8)

    On jouira jusqu’au chant du coq
    On vivra en tirant la langue
    Souriant au temps qui nous gangbangue
    Le cœur usé le ventre en loque
    On jouira jusqu’au chant du coq

    Dans les lointains résonne un gong
    Oh putain déjà five o’clock
    On a voulu revoir Bangkok
    Cinq cents amants à pine oblongue
    Finir en live en protest song

    On jouira jusqu’au chant du coq
    Le ventre usé le cœur exsangue
    Niquant le temps qui nous gangbangue
    Main dans la main sur ce paddock
    On jouira jusqu’au chant du coq

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  • Un vice ancré

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Bien que n’étant plus gamin
    Il ne visse sa saucisse
    Qu’entre les doigts de sa main
    Snobant tout autre chemin
    Narcisse

    En lui c’est un vice ancré
    Sorte de satyriasis
    Dès qu’il trouve un coin discret
    Il s’onanise à son gré
    Narcissse

    Je lui dis d’un ton nerveux
    « Ma collection d’orifices
    Tout aussi doux et baveux
    T’attend là si tu la veux
    Narcisse

    Dans mon cul subordonné
    Viens tracer la droite abscisse
    D’un désir amidonné
    La gougoutte au bout du nez
    Narcisse

    Aime un peu différemment
    Reprenons le synopsis
    Mon con peut t’être un amant
    Docile autant que gourmand
    Narcisse

    Ta menotte est un désert
    Mon corps la belle oasis
    D’où jaillira le geyser
    Que tes doigts prophétisèrent
    Narcisse

    — Branle-toi ô nymphe Écho
    Me fit-il l’œil en coulisse
    Tu n’auras pas un bécot
    Il se fout des abricots
    Narcisse »

    Je l’ai si bien écouté
    Qu’auxiliaire à sa praxis
    Je m’astique à ses côtés
    Puis tète ce qu’a juté
    Narcisse

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  • La becquée

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Fête du travail ?

    Non, cessons d’opiner à ce triste oxymore.

    Cessons de défiler, l’œil vitulin, parmi les hordes capitalisto-cégétisto-pétainisto-trostkisto-bienpensantes.

    Cessons surtout de retourner dès lundi matin fabriquer des gadgets en plastique, des produits financiers, de la bouffe industrielle ou pire encore.

    Prenons plutôt exemple sur la Gilda de ma petite histoire : ne foutons jamais rien !

    https://www.atramenta.net/lire/la-becquee/103263

     

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  • Cœur méchant

    Catégories : Octosyllabes (8), Rondel

    Les cruels instincts de la horde
    vivent en moi — tu vas hurler.
    Il faut, crevant le refoulé,
    que, pour te posséder, je morde

    tes gros seins enroulés de cordes,
    devenus laids et violets :
    Les cruels instincts de la horde
    vivent en moi — tu vas hurler.

    Que saigne ta peau ! Que débordent
    tes pleurs ! Je veux les voir couler.
    Lors, je pourrai te violer,
    car en mon cœur méchant se tordent
    les cruels instincts de la horde.

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  • Mon épitaphe

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Je flirte avec un tough
    Un bad boy dur à cuire
    Qui m’fait lécher son cuir
    Et bouffer son pilaf

    Je fraye avec un ouf
    Qui m’fout le paf en loques
    Un carrément cinoque
    Qui m’équarrit la fouffe

    Je zone avec un gonz
    Bourru vache et sadique
    Aux pieds duquel j’abdique
    Paraît qu’il sort de zonz

    Lisez mon épitaphe
    Quand il m’aura torchée
    Pourfendue écorchée
    À grand renfort de baffes

    Ci-gît la mal-léchée
    Qui kiffait l’amour tough

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  • Dormir chaudes

    Catégories : Vers libres

    À Valérie Rouzeau

    Je coule de source à un point dorloté dans le noir
    Sous tes doigts souterrain
    Ainsi fond font tes mimines ta langue qui trop polit pour être au net
    Je sourds au reste du monde même à toi les yeux fermés ailleurs
    D’ailleurs tu m’ouvres
    Alors ça surgit cool on pourrait remplir un bassin
    Ma vie si terne avant
    Tu fouilles trifouilles et ça cafouille au corps
    Nymphe mouillée j’affleure de peau
    Crachant la bave l’écume du crapaud de mes fontaines
    Eau sacro-sainte à libation hello oh ah ô
    Puis s’épuiser dormir chaudes

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  • Du fond du labyrinthe

    Catégories : Hexasyllabes (6), Sonnet

    Dès que je fus étreinte
    Et prise enfin son vit
    Dans ma chair inscrivit
    L’ineffaçable empreinte

    Je n’eus plus de regret
    Ni l’ombre d’une crainte
    Dès que je fus étreinte
    Je perdis mes secrets

    Du fond du labyrinthe
    Je l’ai longtemps suivi
    Des yeux sur le parvis

    Quelque voie qu’il emprunte
    Il faut lui savoir gré
    De vous avoir étreinte

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  • La réalité ultime

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Des fois, je me demande si la vie qu’on vit c’est vraiment la vraie vie...

    Tu vois ce que je veux dire ?

    https://www.atramenta.net/lire/la-realite-ultime/103882

     

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  • Échapper à l’ordinaire

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Vis mon vice ô mon chuchoteur
    Versant l’impur à mes pensées
    Dis-moi les envies insensées
    Qui sont ma drogue et mon moteur

    Vis mon vice ô trouble la bête
    Limpidité de mes amours
    Corromps-moi fais-moi le sang lourd
    Des instincts violents de la bête

    Je veux vivre je veux pécher
    Pour échapper à l’ordinaire
    Des plaisirs valétudinaires
    Vis mon vice hante ma psyché
    Elle qui t’a longtemps cherché

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  • Baiser

    Catégories : Hexasyllabes (6), Sonnet

    Je vous baise, ô muqueuses
    Avec ces gestes qu’osent
    Les grandes amoureuses.

    Écartant l’antre rose,
    Buvant l’humeur aqueuse
    Du puits par où l’on cause,
    Ma langue entre, elle creuse,

    S’étire et prend ses aises.
    Investissant l’espace
    Intérieur, je te baise,
    Ô bouche… Un ange passe.

    Nos lèvres sont de braise ;
    Nos langue, dans la place,
    S’entrelaçant, se plaisent.

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  • Massant ma sœur

    Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)

    J’ai vu ta grâce avant que l’homme arrive
    Pour la souiller de foutre et de salive
          En faire un ciel incandescent
    J’ai vu ta grâce à l’état caressant
          Chaude, perlée de jus d’olive

    Le cœur ému j’ai pris des privautés
    Avant que lui vienne tout saboter
          Je t’ai vue nue, j’ai vu ta grâce
    Et l’ai longtemps bercée de mes mains grasses
          Massant ma sœur, ô ma beauté

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  • Lui seul apaise

    Catégories : Octosyllabes (8), Terza rima

    Ton con rouge une braise un four
    T’étonne pas si je le baise
    Le bouffe le doigte le fourre

    Ton con d’ocre motte de glaise
    Que malaxent mes membres gourds
    D’un désir que lui seul apaise

    Ton con matière astre velours
    Ton con puits fruit fleur envie fraise
    Rend tout le reste aveugle et sourd

    T’étonne pas si je le baise

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