À mains nues je creuse un lit
Pour ta rivière de miel
Qui sent bon le patchouli
En lapant l’interstitiel
Au mépris du vent coulis
Nous brodons des arcs-en-ciel
Ton pantoum dans mon haïku - Page 48
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Broder des arcs-en-ciel
Catégories : Heptasyllabes (7) -
Un amour de minotaure
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Des reins d’Ariadne
Sortent des bras bardés d’airain,
Un mufle sale au long chanfrein,
Une légende en filigrane…
« Frère bréneux,
Ô damné, moi, l’enrubannée,
Je n’oublie pas notre hyménée,
Nos pelotons raidis de nœuds.
Du labyrinthe,
L’Athénien et son coutelas
Ressortiront tout chocolat :
C’est de toi que je suis enceinte.
Au cœur de roc
De l’ex-Crète, si tu m’épouses,
Partout refleurira la bouse
Et mugiront les beaux aurochs.
Fais-moi génisse !
Encorne-moi, beau prétendant !
Maman nous a foutus dedans
Afin qu’ensemble on nous punisse.
Comme il m’émeut,
Ton front velu à l’œil de vache ;
Longtemps nos amours feront tache,
Mais parle, chéri, dis-moi !
— Meeuuuuh ! » -
Les autoroutes à contresens
Catégories : Octosyllabes (8)Voguer vers de plus vastes pores
Boire à nos vies qui s’évaporent
Au rythme lent du quotidien
Par-dessus bord par-dessus tête
Culbuter les dos de la bête
Hors les espaces euclidiens
Nous découvrir des berges neuves
Nous relire enfin sur épreuve
Aux vieux sillons des vieilles mains
Combien d’ifs de buissons de roses
Combien d’oubliées celluloses
Fleuriront en un tournemain
Qu’on n’oublie pas de graisser l’axe
De verser l’arriéré des taxes
Ou nos amours tourneront court
En suivant bien les directives
Chacun reprenant part active
Nous décuplerons nos encours
Ronger nos freins en tète-à-tète
Doubler d’un duo tous les sextettes
Ces ruses ne suffisaient plus
Il fallait reprendre d’urgence
Les autoroutes à contresens
Comme au temps où l’on s’était plu -
Recette facile pour deux personnes (âgées)
Catégories : Décasyllabes (10), Pentasyllabes (5)C’est dans les tuyaux ardents des aïeules
Que mijote au mieux le tendre aloyau
C’est dans l’édenté de leurs vieilles gueules
Que bout la sauce à mouiller les maillots
C’est dans les tuyaux
Hommelet au lard ces barbonnes savent
Sans briser les œufs et l’œil rigolard
Saisir à feu vif ton céleri-rave
Se le rissoler l’enfance de l’art
Hommelet au lard -
Doublement fille
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)M’insinuer dans le petit jour
Que tu laisses paraître
Pour te montrer une autre amour
Loin des hommes qui te pénètrent
Une autre façon d’être
Me glisser dans l’intimité
Aux moiteurs tropicales
De ton giron vite excité
Sentant l’approche des cigales
Rudes qui le régalent
Te mettre au jus et au parfum
De nos tendres miellées
Troquer contre ta malefaim
Ventrée femelle à femelle et
Leurs toisons emmêlées
T’ouvrir à joie et à douceur
Elles sauront le faire
Mes chatteries de demi-sœur
Doublement fille et qui s’enferre
Dans ta blonde hydrosphère
M’insinuer dans le petit jour
Contre ta peau de soie
Pour te souffler l’autre discours
Voix de la plus suave des voies
Où nos sexes se voient -
Envoyez le jus !
Catégories : Vers libresLes hommes je m’en fiche
Un ici
Un autre là
Plus si affinités grande et belle forme jour faste
Si le courant passe entre nos atomes crochus
Si des câbles et des câbles se déroulent en souplesse
En tension
Froissements soyeux joyeux fusibles
Prise mâle prise femelle
Prise en sandwich
Éprise éprise à maintes reprises
Le doigt déjà sur l’interrupteur
Envoyez le jus
Condamnée toute petite à la fichaise
Électrique
Les hommes je m’en fiche
Plusieurs à la fois
Tout le temps
À la centrale je suis juste un numéro
Une ampoule qui clignote
Circulent s’enculent les particules élémentaires et me délivrent
De quoi j’ai oublié
Ô nous machines inertes
Nos âmes à jamais déconnectées du monde
Augmenter le rendement éviter les pertes en ligne
Guetter la panne éventuelle
Ventiler recharger décharger pomper
Booster
Ne jamais perdre le contact
La foi le fluide l’espoir l’envie féconde génératrice
Sauter les repas
Fondre les plombs fondre en larmes
Aimer l’ombre pour elle-même
Et dans l’ombre suivre l’arc ou le faisceau ionisé
Nos compteurs presque morts qui défilent
Défient les chiffres de l’impossible
La foudre a dû tomber
C’est ce qu’ils se diront à la station relais
Quand ils verront se dessiner nos sinusoïdes folles
Alternateurs malades d’amour
Oui les hommes je m’en fiche
En circuit fermé nos sens tournent en rond
Nos yeux se renvoient les étincelles
L’air sent l’ozone
Et ça crépite et fume aux points de jonction
Où chaque effet de seuil nous propulse plus haut encore
Rien qu’eux et moi
Cosmos de poche
Physique des hautes énergies
Les hommes je m’en fiche
Bien profond
Sans combinaison protectrice ni caoutchouc
J’ai déchiré le revêtement isolant
En gémissant le curseur remonte lentement l’échine du potard
S’épousent nos enroulements de cuivre
Déjà chauds brillants parcourus de frissons
T’en fais une drôle de bobine
Et le murmure s’élève
Vrombissement sourd des forces fondamentales
Déferlant depuis l’autre rive de l’univers
Depuis le temps d’avant le temps d’avant les hommes
Promesse d’un prochain big bang
Claquez la langue ô disjoncteurs !
Shuntez ô chant des résistances !
On risque gros
Tout faire péter n’importe
Accrochez-vous les garçons
Pleine intensité
Puissance maximale
Surtension
TILT ! -
Sentimentale
Catégories : Alexandrins (12 pieds)Ça fait un temps fou que j’ai pas flûté mon Bob
Roulé sa bosse épaisse entre langue et gencive
Tartiné son méat et son frein de salive
Mené près du climax cet admirable zob
Je suis sentimentale oh là là pas de doute
Un seul vit vous manque et le monde est dépeuplé
A fortiori le sien car en plus il me plaît
J’aime à le lutiner jusqu’à ce qu’il me foute
Sans tarder je l’appelle et dis on peut se voir ?
Il me paraît anxieux, je pense tiens c’est louche
J’insiste cependant bavant déjà, ma bouche
Formant son joli O prête à le recevoir
Or Bob — non : Roberta ! — avait changé de sexe
Et m’exhibe aussi sec son beau mont de Vénus
Tout ça s’est terminé par un cunnilingus
Dites rien sur son zob il faut pas qu’il se vexe -
Amants de papier
Catégories : Octosyllabes (8)Bon nombre de mes aventures
C’est du flan : je littérature
Couchant des amants de papier
Au fil de rêves immatures
Où je tripe et je prends mon pied
Rimant l’orgie dans ma caboche
Me défonçant à la débauche
Imaginaire avec des gens
De plume et d’encre, des fantoches
Foutant sans cesse et déchargeant
Si quelques prétendants (chimères !)
Vécurent et peut-être m’aimèrent
La plupart sont des prétendus
Nés du bulbe d’une mémère
Bavant sur ses fruits défendus
Ô roman de mes coucheries
Plein de chéris et de chéries
Thriller toujours à la hauteur
Où des culbuteurs en série
Font la peau nue de leur auteur... -
La fente à semer
Catégories : Octosyllabes (8)C’est fou c’que j’suis une mauvaise mère
Surtout pour ceux qu’j’ai enfantés
Y en a tout partout sur la terre
Des p’tits que ma grosse fente a s’més
J’les laissais sous les portes cochères
Avec au cou un mot disant
« J’peux pas l’él’ver, la vie est chère »
… Et ça a duré trente-deux ans
C’est-y ma faute si j’m’emballonne
Rien qu’à r’garder les hommes au slip ?
(Mon type c’est Sylvester Stallone
J’l’ai vu dans un vidéo clip)
J’en ai pondu des quinze ou seize
De ces galopins superflus
Maint’nant ça va mieux j’baise à l’aise
Rapport à c’que j’ai plus mes flux
Seul’ment ça m’travaille la conscience
À cause des p’tits qu’ma fente a s’més
Est-ce qu’on bouffe bien à l’Assistance ?
Est-ce qu’y a quelqu’un pour les aimer ? -
Sans intérêts
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)Le foutre écoulait des beaux culs des travs
Mais Xav ému dans l’aube claire
À l’hâve heure des retours de lanlaire
En pensée comptait ses sicavs
Peu rares sont les amasseurs de billes
Dont le vit gît sans appétits
Que leur fric accouche en nombreux petits
Voici ce qui les émoustille
L’épargne j’ai rien contre mon minet
Pleurnichais-je me sentant naze
Mais tu sais pourtant qu’il y a des occases
Où faut cracher au bassinet
J’ai insisté tâtant jusqu’au délire
Ses grosses bourses mais mon Xav
Bandait pour l’écu non le cul des travs
Encor moins mon cochon tirelire -
Salut Patrick
Catégories : Octosyllabes (8)Le lécher trompe d’éléphant
Plus mou que la joue des enfants
L’agacer d’une langue agile
Et ronronner en le sniffant
Me l’avaler larve fragile
Émergeant juste de l’asile
Tout chaud de son cocon velu
Si vous croyez que c’est facile
Ô pari fou ! jeu farfelu !
Chimérique dans l’absolu
Car sur le champ l’animal pousse
Jette sur moi son dévolu
Cet amour de bébé Tom Pouce
Voilà qu’il frime et se trémousse
Enfle son ventre d’alambic
Et pour finir puissant me trousse
Moi qui l’adorais tant lombric
Qui mouillais pour son stylo Bic
Sa nouvelle épaisseur me choque
Je fous le camp salut Patrick !
(Le bonjour à Mathilde qui, il y a plus de trente ans de ça, m'a appris cette contrepèterie. Où que tu sois, Mathilde, je ne t'oublie pas...) -
Une petite chagatte
Catégories : Alexandrins (12 pieds), ChansonUne petite chagatte au bout des doigts
Obsédée mais maladroite, perdue sans toi
Une petite chagatte que tu foutais autrefois
Seule à seule je me la tâte affalée sur le sofa
Cette petite chagatte que tu kiffas
N’était pas si maladroite quand c’était toi
Tu la remplissais facile de la bite ou bien des doigts
Moi j’étais la malhabile chavirée sur le sofa
Mais tu es parti reptile chez Latifa
Et je reste l’imbécile qui s’échauffa
Je te revois qui me plantes ton énorme pine là
Oh ! j’avais les joues brûlantes et les bords du con lilas
(Si il arrive, si il arrive et m’voit comme ça
Si il arrive, si il arrive, j’ai l’air de quoi ?
Je dirai que je m’épile la foufoune et puis voilà
Mon Dieu, qu’il est difficile à branler ce machin-là)
Une petite prière monte vers toi
Avec mon trou pour la faire et mes dix doigts
Une petite prière : reviens mon beau mâle alpha
Pour m’enfiler le derrière, il te le pardonnera
(Si il arrive, si il arrive et m’voit comme ça
Si il arrive, si il arrive, j’ai l’air de quoi ?
En attendant je colmate d’un tournevis, pourquoi pas ?
Cette petite chagatte humide et qui m’apitoie)
Une petite chagatte qui pense à toi
Seule à seule je me la tâte sur le sofa…
D'après "Une petite cantate" (Barbara)
https://www.youtube.com/watch?v=AuzG5DOcaso
Vous penserez à moi quand ils la repasseront sur Nostalgie... -
La rouille
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)J’suis comme une loque oh motive-moi
R’donne-moi ton bruit tes roues dentées
Les pointes de ta vélocité
Feu de tout bois
Seule hors service voies déglinguées
Dans mes tunnels gémit le vent
Je roule beaucoup moins droit qu’avant
Y a d’quoi se flinguer
Les signaux rouges les sémaphores
Engrenages autrefois huilés
Cuivres ronflants sirènes hurlées
Tout ça c’est mort
La rouille OK je sais s’est mise
Dans nos culasses et nos cheminées
Nos cornes de brume et nos fumées
Nos places assises
T’emporte et t’étreint électrique
Cet engin rigide à faire peur
Qui te fait bouillir la vapeur
Quand il rapplique
Moi si tu reviens pas je trace
Jusqu’à la mer chez les Chinois
J’suis comme une loque oh motive-moi
J’veux que tu m’embrassesDernière minute ! Alain Cabello-Mosnier, poète et blogueur, a eu la gentillesse de lire mon poème "Mâle d'un soir" et de réaliser un montage d'images charmantes pour l'illustrer. À voir et écouter sur son blog : http://poesiesqueer.canalblog.com/archives/2023/01/05/39770009.html -
Un ciel de traversins
Catégories : Octosyllabes (8)Barbaque de nymphes à l’acide
Saveur ô passe-moi l’aisselle
D’absinthe où ton palais ruisselle
M’ogresse et me pompe le feed
Back à la vulve de gazelle
Que toi tu fluides aussi le trip
Traverse nos monts d’ecchymose
Un soleil meurt magicien d’Oz
Qui nous boulotte à fond les tripes
On frise putain l’overdose
Tout ça pour s’élancer d’azur
Flaquer le fade oser la claque
Nous noyer là nues dans nos lacs
Chienne à boire happons la fressure
Nymphe au cœur tendre de barbaque -
Naturel habitat
Catégories : Octosyllabes (8), Tétradécasyllabes (14)Ma niche écologique est tapie dessous ta ceinture
C’est là que je prospère entre la hanche et le genou
Là que s’éploient mes aventures
Que vient ronronner mon minou
Là que je te retrouve ou que seule je pense à nous
Je suis un mammifère à sang chaud muni de muqueuses
Qui se nourrit d’amour et du jus frais des voluptés
Issu de nos flaques visqueuses
Jamais à sec même en été
Viens-t’en que l’on s’ébatte au sein des biodiversités
Tout pelage dressé ô mes épidermes fleurissent
Quand tu verses sur moi le soleil ocre de tes yeux
Ma lionne ma prédatrice
Aux sentiers fols et giboyeux
Laissons parler le sang et l’acidité du milieu
C’est pas ma faute à moi si j’ai besoin de toi je t’aime
Je me voudrais pouponne en l’ourlet de ton placenta
Toi mon tout mon écosystème
Mon équilibre délicat
L’absolue vérité de mon naturel habitat -
Des identités
Catégories : Octosyllabes (8)A baise B incognito
B se tape A en anonyme
Iels s’en branlent le gland clito
Des identités du ghetto
Y a que l’amour qui les anime
Qu’A turlute le con de B
Et aussitôt B part en couille
Puis s’écrie je vais t’entuber
Par gués et détroits dérobés
Et là c’est le douxce A qui mouille
Rien à glander l’âge et le nom
La société c’est morte branche
A et B se torchent l’oignon
Des CV puant le pognon
Y a que le sexuel qui les branche
Nos deux vécus enfin rejoints
Ta corps est un violon ton chatte
Bande et pine sa mise au poing
Quel chienNe a jamais eu besoin
D’exhiber de blanches papattes
B nique A sans rien demander
A boit saon B telle un vampire
Pour le reste ô flics attendez
Iels cherchent pas à s’amender
Y a que le cul qui les inspire -
Plaisir buccal
Catégories : Tridécasyllabes (13)À celle qui me tendit sa fente la première
Je dédie ces quelques vers ce poème bancal
Nous n’avions que peu de science en cet âge scolaire
Mais nous sentions attirées par le troublant mystère
D’un graffiti entrevu disant Plaisir buccal
C’est peut-être s’embrasser émis-je rougissante
Et baisant nos bouches nous eûmes un rire aigu
Tapies au fond du jardin sous une vieille tente
L’été nous brûlait le sang et sans être savantes
Nous comprîmes que ce bécot n’était qu’un début
Trop chaud dit ma camarade en retirant sa robe
Boulotte et rose elle avait les seins presque formés
Je dus en téter les bouts comme un œuf que l’on gobe
Honteuse mais pas question qu’aucune se dérobe
De la maison des voix lointaines nous parvenaient
À mon tour je me dévêtis et donnai à Laure
Mon nombril rempli de sueur à lécher gentiment
Gâterie qu’encore aujourd’hui je l’avoue j’adore
Mon amie se plaignit d’y trouver un goût de chlore
Et de plus belle but à mon ventre frissonnant
Puis feignant la bouderie et se voulant cruelle
Elle désigna le lieu de suprême impudeur
Désireuse de prouver que je n’étais pas celle
Qui avait le moins de cran je m’étendis sur elle
Et posai les lèvres sur ce fil et ces moiteurs
Je ne sus que l’embrasser à l’abord indécise
Nos souffles se confondaient lentement s’élevaient
Je respirais son pipi multipliant les bises
Enfin écartant les pans pour assurer ma prise
Je dardai un bout de langue et nous avions trouvé
Quelqu’un lança nos prénoms du haut de la terrasse
Rhabillées nous courûmes déguster du gâteau
J’en voulus peu préférant conserver à la place
Les saveurs du con de Laure ô fuyantes hélas
Mais je savais que nous le referions très bientôt
Cette odelette est pour toi et pour ta bébé chatte
Qui donna le coup d’envoi Laure à ma libido
Nos cons ne sont désormais que de vieilles savates
Mais je n’ai pas oublié la douceur écarlate
De celle qui la première eut pour moi ce cadeau -
Guenipe planète
Catégories : Dissyllabe (2), Octosyllabes (8)Chu trop harcelée par mon boss
I veut quasi tout l’temps que j’bosse
Sauf que j’ai pas vraiment la bosse
À ça
J’préfère les doux moments qu’on dort
Ou qu’en bikini on s’les dore
En écoutant flûter l’condor
Pasa
Mon chef i file un trip chelou
Où qu’i s’agit d’rafler des sous
En les taxant à d’aut’ marlous
Pas nets
Chu tarabustée par ces types
Le monde est plein d’robots bip bip
J’ai pas ma place sur c’te guenipe
Planète
Rien à branler moi des talbins
J’veux paresser dans l’eau du bain
En caressant mon p’tit lapin
Tout rose
Mais l’encor mieux le rêve beatnik
C’est quand en enl’vant nos tuniques
Avec la belle Anna on s’nique
Le chose
Vrai chu concassée par ce boss
Qui veut à l’infini que j’bosse
J’y ai pourtant dit qu’j’ai pas la bosse
À ça
Passer sa life à turbiner
S’faire houspiller turlupiner
Je voyais pas l’mot tapiner
Comme ça -
Lui le fétiche
Catégories : Octosyllabes (8)Si rubiconds que soient les glands
J’aime encor mieux ma rouge fesse
Lorsqu’elle a subi la caresse
De crin du martinet cinglant
Je jouis des coups à toute allure
Que tu me prodigues brutal
Mon cul rêvait du choc frontal
De cette sauvage brûlure
Ah je veux vous idolâtrer
Toi le sorcier lui le fétiche
De cuir dont tout mon corps s’entiche
Toujours toujours vous me battrez -
Comme un piano crevé
Catégories : Chanson, Dissyllabe (2), Octosyllabes (8)Chanson punk
Couplets jetés hors rythmique par une voix fragile, nerveuse, brisée
Dissyllabes des refrains hurlés à pleins poumons
Arrière-plan de synthés inquiétants où dérivent parfois des bouffées de piano désaccordéJsuis submissive autant te ldire
Balayée par tous les blizzards
Grain dpollen fouetté au hasard
Pour le meilleur ou pour le pire
Jsuis pas maîtresse de mes désirs
Anus !
Baignoire !
Gorgeon !
Branlée !
Jronge le présent en animal
Toujours effarée dêtre au monde
Jsuis qun oubli dla chair qui gronde
À lintérieur le bien le mal
Jveux pas savoir si cest normal
Que mouille !
Genoux !
Suceuse !
Soleil !
Je prends aucune initiative
Jexpérimente le devnir chien
Ouverte à lenvie qui advient
Je suivrai bien les directives
Jme dissoudrai dans ta salive
Nous trous !
Plein fiste !
Cest mort !
À baise !
Donn-moi des trucs à éprouver
Nimporte du trash et du sordide
Dévie ma vie régie décide
Jressemble à un piano crevé
Un dieu qaurait fini drêver
Délire !
Con trash !
Jla bouffe !
Givrer !
Jsuis submissive hein rien qune faille
Un cul des lèvres à ta dispo
Un sextoy au cœur en lambeaux
Dentrée jai fui le champ dbataille
Autant qtu lsaches avant qon yaille
Oui quoi !
On elle !
Ce jhappe !
Fou aah !
…
Le refrain se poursuit ad libitum, les mots braillés ressemblant de plus en plus à des cris de bêtes, tandis que la musique elle-même se perd en rythmes sauvages et suites d’accords sans queue ni tête…