Méfiez-vous : sa courte robe
Et son minois minaudant
Cachent l’épaisseur d’un zob
Aussi tendu qu’impudent
Comme en ont les fils d’Adam !
Méfiez-vous : dans son orbite
Elle attrait sots et naïfs
Et leur exhibe une bite
Lourde au moins comme un rosbif
Qui vient leur gifler le pif !
Méfiez-vous, jeunes gens vierges !
Quand la belle a sa muflée
Elle brandit une asperge
Perfidement camouflée
Laquelle a tôt fait d’enfler !
Alors, protégez votre uc
Contre les menées, garçons,
De cette trav et du truc
Raide comme un saucisson
Qu’elle vous fout sans façon !
Heptasyllabes (7)
-
La trav et son truc
Catégories : Heptasyllabes (7) -
Ouverte et chaude
Catégories : Heptasyllabes (7)Est-ce toi Jack, mon ripper,
Ce froid de fer qui m’éventre,
Glissant mieux que dans du beurre,
Respectant rien quand il entre ?
Tes baisers me font pas peur,
Pourvu qu’entre mes os crisse
Ton long outil découpeur,
M’équarrissant l’orifice.
J’ai connu des kidnappeurs :
Trois forbans roux et macabres,
Marins saouls sur un clipper,
M’ont entaillée de leur sabre.
Ô mon Jack, mon salopeur,
On a beau te prendre en grippe,
Moi j’inverse la vapeur
Et je jouis quand tu m’étripes.
Mais, au terme du labeur,
Me laissant ouverte et chaude,
Chéri, fais gaffe aux snipers
De Scotland Yard en maraude ! -
J’en veux encore
Catégories : Heptasyllabes (7)L’amour fou l’amour foudroie
Crevant les yeux de la tête
Pour coûter bonbon sucette
Caramel qui colle aux doigts
L’amour fou l’amour fourrage
Sous mes habits l’animal
Lance l’eau et perce val
Pâturage et labourage
L’amour fou l’amour fourbit
Son foutoir dans ma chambrette
À mesure au fur furète
Tout pour dénicher zobi
L’amour fou l’amour fournaise
Sous le ciel pas dit pas d’eau
On enlève aussi le haut
Et nos cœurs se mettent à l’aise
L’amour fou l’amour foutu
Mon corps tique au lit patraque
Sans sommeil un sommier craque
Je veux encore où es-tu ? -
Herbe à chatte
Catégories : Heptasyllabes (7), Terza rimaBrouter le ventre d’Hélène
Le nez au fond du gazon
Façon de purger ma peine
De me faire une raison
D’éliminer ton vit d’ange
L’évacuer des horizons
J’ai forcé sur les mélanges
Entre nous deux quel pastis
Hélène ô ma catharsis -
Une paille
Catégories : Heptasyllabes (7)Cinq cents pines et des poussières
Par monts par vaux soulevés
Les glands sèment à la lisière
Du brave petit gousset
Cinq cents peaux et des bananes
Pour les creux chemin faisant
Cueillir avant qu’ils se fanent
Les fruits de l’instant présent
Cinq cents bites et des bretelles
Soudain décontenancés
Les pantalons nous pantellent
Et se retrouvent à valser
Cinq cents gosses et des bricoles
Ce kit d’amour amateur
C’était notre bonne école
Nos goûters sur les quatre heures
Cinq cents baises ô peu de chose
De gentils jeux indécents
Cela dit puisqu’on en cause
J’en reprendrais bien cinq cents -
Hardemment
Catégories : Heptasyllabes (7)Les jeux hards moi c’est pas dur
Je les aime avec ardeur
Sans hardes jusqu’à point d’heure
À me taper des ordures
Hardies dardant l’ardillon
Hardemment nous godillons
Nous heurtant tels des bolides
Nous tamponnant sans pudeur
Moi et mes jolis hardeurs
Ô jeux hards et vits solides -
Faut pas lui tourner le dos (chanson profonde et joyeuse)
Catégories : Chanson, Heptasyllabes (7)Oho j’ai pigé recta
Quand il m’enfila recto
Qu’il tramait un attentat
À mon pétard au plus tôt
Il avait l’air si sournois
En m’épinglant l’abricot
Que dans ma ciboule à moi
J’ai tout compris illico
J’avais affaire au sodomiseur de filles
À l’endauffeur des familles
Au perforateur d’oignons
J’étais aux prises avec l’enfifreur de dames
Un préoccupant quidam
Au demeurant fort mignon
Oho me dis-je in petto
Tandis qu’il m’envaginait
Faut pas lui tourner le dos
Ce type est un forcené
Souviens-toi qu’il molesta
Y’a peu la pauvre Daphné
Et mit dans un triste état
Son embout de cheminée
J’étais tombée sur le sabreur de rondelles
Sur l’empaleur de donzelles
Sur l’élargisseur de fions
J’étais aux mains de l’embroqueur de viroles
Un libéré sur parole
De sinistréputation*
Oho j’ai pigé recta
En fan des plaisirs rectaux
Mon tromblon s’en délecta
D’avance immoderato
J’avais affaire au sodomiseur de filles…
ad lib.
(*) Licence poétique n° 26/216/1544b -
Perle d’O n° 117
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OMiel sirop bonbon réglisse
D’eux tous me voici complice
Tablant sur les deux tableaux
Alcool fort ou menthe à l’eau
Miel sirop bonbon réglisse
Que nos destins s’accomplissent
Mes dix doigts prêtant la main
Au pouvoir du mâle humain
Miel sirop bonbon réglisse
Débusquons sous la peau lisse
De nos amies le halo
Où s’allient le feu et l’eau
Miel sirop bonbon réglisse
Moi femme de père en fils
Moi suif de mèche avec eux
Serpente avalant sa queue
Miel sirop bonbon réglisse
Leurs miroirs me réfléchissent
M’écartelant des Bosphore
Tout pantelant d’alcool fort -
Curieux rêves
Catégories : Heptasyllabes (7)Je me suis vue les mains pleines
D’un beau bouquet de joncs longs
Et tu me disais Vilaine
Où donc est ton pantalon
Je m’aperçus entourée
De vifs et poisseux poissons
Crachant comme une purée
Et riant l’œil polisson
Je me suis rêvée en chatte
Dieu que c’était impoli
Miaulant nue à quatre pattes
Au beau milieu de mon lit
Une autre fois j’étais morte
Souillée par un fossoyeur
En attendant que m’emportent
De grands diables aboyeurs
Certaines nuits j’imagine
Le chêne ou le cornouiller
Poussant leur vieille racine
Dans mon ventre tout mouillé
Croyant m’éveiller je trouve
Entre mes cuisses Papa
Le noir museau d’une louve
Grognant comme en plein repas
Je vois mille autres sottises
Qui me font les joues en feu
Le seins durs sous la chemise
Lorsque je passe aux aveux
Oh Papa ces curieux rêves
Témoignent que ton enfant
Crève d’envie Papa crève
D’être enfilée plus souvent -
Les raisons d’un ramage
Catégories : Heptasyllabes (7)S’il advient que je vous cherche
Vous faisant bouillir le sang
Par mon babil incessant
Fritez-moi la peau du derche
Ce futile et sot potin
Vise à vous tendre la perche
De cerveau j’en ai pas lerche
Tout est dans mon popotin
Le plaisir que je recherche
Multipliant les blablas
Se prodigue paume à plat
Sonnant sur la peau du derche -
Perle d’O n° 207
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OJe fis briller plus d’une heure
Ses lobes et ses ourlets
Entrant ainsi qu’en du beurre
Tétant tous les petits-laits
De volupté déferlés
Je fis fondre sous ma langue
Son cachou de chair brûlant
Léchai la pulpe de mangue
De son temple en y mêlant
Mes mucus équivalents
Je fis râler sans relâche
N’en ayant jamais assez
Ma poseuse aimée des flashes
Aux orgasmes d’opiacé
La laissant ressorts cassés
Enfin décarapacée
Et les sangs qui s’amourachent -
Et nos draps de cavaler
Catégories : Heptasyllabes (7)Chevaucheur bouillant d’écume
Qu’aspire un ventre secret
Par œuvre au noir il se crée
Des ors que ton membre exhume
Jaillissent des prés salés
Un cri ravi nous festonne
Le printemps en fait des tonnes
Et nos draps de cavaler… -
Le feu au derrière
Catégories : Chanson, Décasyllabes (10), Heptasyllabes (7)Dieu si j’avais dix ans d’moins
Rev’nant un poil en arrière
Au temps du feu au derrière
J’pourrais encore faire carrière
Causer pas mal de tintouin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’ai rendez-vous dans la forêt phallique
Ah si j’avais vingt ans d’moins
Je s’rais milf et la jeunesse
Rien qu’pour effleurer mes fesses
Voir tous mes tétins qui s’dressent
Viendrait d’Hong Kong ou plus loin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’replong’rais bien dans l’océan des triques
Si j’avais que trente ans d’moins
Hantant les foutus mariages
À loilpé sous mon corsage
Je s’rais celle que dévisagent
Toute la smala des témoins
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
Je ref’rai l’tour d’mes connaissances bibliques
Si j’avais quarante ans d’moins
J’pass’rais mes nuits dans les boîtes
La jupe courte et le con moite
Je s’rais la nana qu’on doigte
Et qui turlute dans les coins
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’te jure de plus m’enculer en public
Si j’avais cinquante ans d’moins
Tonton me fil’rait des fraises
Tagada après la baise
J’aurais des tifs à l’anglaise
Et du foutre au bord du groin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’vais fourrer un cierge à la basilique
Si j’avais soixante ans d’moins
Fœtus je s’rais bourrée d’vie
Me f’sant reluire par défi
Pendant les échographie
J’aurais déjà trouvé l’joint
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
Laisse-moi r’goûter à la vie idyllique
Merde à soixante-dix ans d’moins
Je s’rais juste un connard d’ange
Dont pas une plume le démange
J’suis pas sûre que ça m’arrange
Que Dieu m’rajeunisse à c’point
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’ai jamais trop eu la fibre angélique
Jésus Jésus si t’entends ma prière
J’en finis pas d’avoir l’feu au derrière
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’ai rendez-vous dans la forêt phallique
Jésus Jésus…
(ad lib.) -
Perle d’O n° 181
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OVoici l’anneau de métal
Le disque orné d’un triskel
À l’autre côté duquel
Ma preuve d’amour total
S’étalera sans remords
Être à lui jusqu’à la mort
Voici le définitif
Fer gris me devant percer
À sang l’avant reversé
Semblable au coup de canif
Au cœur d’un amour dément
Être à lui infiniment
Voici le cercle d’inox
Où l’on gravera demain
Le nom qui me lie les mains
Il fera de moi le fox
Du maître un toutou privé
Tout à lui d’amour rivé -
Moul’-burnes
Catégories : Heptasyllabes (7)Le futal copie ta peau
Tous tes attributs s’étalent
Moul’-burnes ô vision fatale
M’attirant tel un appeau
Mon vagin se la joue gueuse
En miroir du presque à poil
Moul’-burnes ô ton os sacral
Me rend direct amoureuse
Ça devrait être interdit
Se la balader royale
Sauf les anges en paradis
Moul’-burnes ô je me régale
À te regarder pardi ! -
Ça urge !
Catégories : Heptasyllabes (7)Par ma gaufrette à fourrer
Par mes grognes et mes mouilles
Mon bide où les désirs grouillent
Me v’là chaude énamourée
Ô vite une bête à couilles !
Pitié pour l’amour du miel
Le sang gronde et m’engredine
J’ai l’sirop plein la tartine
Mon bloc-moteur coule un’ bielle
Vite un animal à pine !
Ça s’enfle ça rue ça bout
J’ai beau colmater d’un gode
Ça fuite et j’en mets partout
Qu’on me plante une électrode
Voire un colosse de Rhodes
Ça urge ô dépêchez-vous ! -
Pas d’histoire
Catégories : Heptasyllabes (7)Vox populi vox dei
On jugeait obligatoire
Un beau mariage au pays
Moi je n’ai pas fait d’histoire
Vox populi vox dei
Fi de tes élans sapphiques
Me dit-on à l’abbaye
Être homo voilà le hic
Vox populi vox dei
Enseveli sous la cendre
Mon cœur se fit Pompéi
Infichu de se défendre
Vox populi vox dei
Du monde écoutant le son
Tristement j’ai obéi
En épousant un garçon -
Sur la plage
Catégories : Heptasyllabes (7)Fille encor mouillée des ondes
Sous la lune et le levant
Fille léchée par le vent
À l’instant venue au monde
Fille émergée de la mer
Souple comme une algue noire
Fille or-argent fille moire
Corps nu de beauté primaire
Fille avançant ruisselante
Vers mon ventre ensorcelé
Fille au sein vierge de lait
Aux poils d’étoiles filantes
Fille harem ogre incendie
Qui m’avale et m’électrise
Fille écueil où se sent prise
Ma chair ô fille bandit
Fille aux frôlements baroques
De ses doigts d’encre enfoncés
Fille à stupre ou fiancée
Dont les baisers me disloquent
Fille espérée tant et tant
Mon noir désir en brasille
Fille où mes replis de fille
S’étrillent en sécrétant
Fille floue traître mirage
Au fond rien qu’un peu de boue
Humide rêve debout
De fille errant sur la plage -
Perle d’O n° 225
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OPar mon ventre et ses anneaux
Me voici menée en laisse
Sous l’œil de son tyranneau
Défile et se pavane O
Belle et dévoilée topless
Par mon ventre obéissant
Je piaffe en joli rapace
Au regard de verre absent
Aux lèvres rosies d’encens
Où l’acier des chaînons passe
Par mon ventre à gros maillons
Nous le zoziau qu’on promène
Zébré d’ocre et vermillon
Pile à poil appareillons
La frimousse à peine humaine
J’effectuerai bien des tours
De par mon ventre engrainée
Tournée longue ou circuit court
Voici les plumes d’atours
D’O l’offerte la traînée -
Perle d’O n° 46
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OJe suis n’importe laquelle
Tout aussi tourmentée qu’elles
Une humble putain sans nom
Sexe ouvert sous le linon
Je suis n’importe quel autre
Ventre anonyme où se vautrent
Les cruels gardiens des clés
Croupe en leur coupe réglée
Ô mon amour je m’absente
Et mes lèvres impuissantes
Ne leur diront jamais non
Je suis ta putain sans nom
