Tripotant sa longue-vue
Il reluquait d’autres mondes
De jolies lunes girondes
Tout en cratères touffus
Elles sortaient du bain blondes
Lui se tenait à l’affût
Invisible s’il en fût
Scrutant leurs moiteurs profondes
L’une se laissait tresser
Parfois face à la fenêtre
Lui rêvant qu’il la pénètre
Seul là-bas se caressait
Il s’agissait d’un vieil être
Misanthrope et délaissé
N’ayant rien excepté ces
Beautés nues venant de naître
L’astronome à demi-fou
Chaque soir montait la garde
Vit brandi prunelle hagarde
C’était presque un rendez-vous
Il ignorait qu’elles fardent
Pour lui jusqu’à leur minou
Et s’écartent les genoux
En sachant qu’il les regarde
Heptasyllabes (7)
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Elles sortaient du bain
Catégories : Heptasyllabes (7) -
Toujours en laisse
Catégories : Heptasyllabes (7)Dans une cave à Soho
Mains liées dans le dos soumise
Tu t’ouvrais par l’entremise
De ton ventre nu ô O
Ta chair que chacun pénètre
Cravachée de bas en haut
Ton visage tout en eau
Appartenaient à nos maîtres
Dans une cave à Soho
Moi l’autre foutue servante
Je salivais sur les fentes
Qu’ils t’enfilaient d’assaut O
Tout en rêvant qu’on me laisse
Sous leur membre de taureau
Lécher lécher ton corps O
Fussé-je toujours en laisse
Puisque je t’aimais ô O
Moi la fille à leur service
Qui t’écartelais les cuisses
Dans cette cave à Soho -
Déboussolée
Catégories : Heptasyllabes (7)Nord perdu le cœur déçu de
L’autre sexe et l’âme à l’ouest
J’ai le ventre qui exsude
Façon de lâcher du lest
Déboussolée je me tâte
Aux quatre points cardinaux
Errant seule à quatre pattes
Toute nue sur le lino -
Tant de phalles
Catégories : Heptasyllabes (7)Sur le sofa tu t’affales
Fleur entourée d’inconnus
Te tendant leur membre nu
Pour toi seule ô tant de phalles
Sur le sofa vingt vits drus
Se farcissent la morfale
La font reluire en rafale
Pour toi seule ô que d’intrus
Sur le sofa tu t’affales
Sous tes chevaliers servants
Ô rêve rêvé souvent
Issu de ton encéphale
Tant qu’à la fin sur le flanc
Toi leur fleur philosophale
Tétant les glands triomphale
Tu les bois les désenflant -
L’amour fête
Catégories : Heptasyllabes (7)L’amour mais en palanquin
en compagnie d’hindous doux
à dos d’éléphant rouquin
L’amour mais balancier fou
sous des foulards rouge sang
tandis que des tigres vous
reniflent en rugissant
L’amour mais dans la cabine
ballottée d’un loup des mers
vêtu de cuir et de fer
L’amour mais en concubine
sous l’œil gris des dromadaires
L’amour mais au bord du monde
basculant dans les étoiles
lancée loin par une fronde
pierre bleue nue lisse et ronde
brûlante jusqu’à la moelle
L’amour mais parmi les bêtes
perdre pied perdre la tête
quand vous emporte la ronde
de l’amour fête -
L’invitation au pinage
Catégories : Heptasyllabes (7), Pentasyllabes (5)Mon enfant, ma sœur,
Songe à l’épaisseur
De leur vit, cette chimère !
Ils sont au moins dix :
Je les vis jadis,
De loin, pinant notre mère.
Ton con tout mouillé,
Fourré, affouillé,
Se découvrira utile,
Et ton cœur heureux
Trouvera que Dieu
Avec ses lois nous mutile.
Là, tout n’est qu’orgie, gaieté,
Vice et stupre azimuté.
De gros glands luisants
Cannibalisant
Le trou de notre bas-ventre,
Puis, en profondeur,
Crevant l’impudeur
De l’autre, étroit et noir antre,
Se satisferont,
Et nous nous paierons,
Quoique nonnes et bigotes,
De violents transports
Quand ces joyeux porcs
Nous niqueront côte à côte.
Là, rien que cons culbutés,
Jusqu’au ciel catapultés.
À chaque coucher,
Le cul débouché,
Nous remercierons la Vierge
Pour nous endormir
Gavées de plaisir
Et du bon jus de leur verge.
Ô les francs assauts
Qui, recto-verso,
Nous bouleverseront l’âme !
Crois bien que, souvent,
Ensuite, au couvent,
Nous en ferons la réclame.
Là, tout n’est que turlutte et
Pines au gland velouté. -
Un vice ancré
Catégories : Heptasyllabes (7)Bien que n’étant plus gamin
Il ne visse sa saucisse
Qu’entre les doigts de sa main
Snobant tout autre chemin
Narcisse
En lui c’est un vice ancré
Sorte de satyriasis
Dès qu’il trouve un coin discret
Il s’onanise à son gré
Narcissse
Je lui dis d’un ton nerveux
« Ma collection d’orifices
Tout aussi doux et baveux
T’attend là si tu la veux
Narcisse
Dans mon cul subordonné
Viens tracer la droite abscisse
D’un désir amidonné
La gougoutte au bout du nez
Narcisse
Aime un peu différemment
Reprenons le synopsis
Mon con peut t’être un amant
Docile autant que gourmand
Narcisse
Ta menotte est un désert
Mon corps la belle oasis
D’où jaillira le geyser
Que tes doigts prophétisèrent
Narcisse
— Branle-toi ô nymphe Écho
Me fit-il l’œil en coulisse
Tu n’auras pas un bécot
Il se fout des abricots
Narcisse »
Je l’ai si bien écouté
Qu’auxiliaire à sa praxis
Je m’astique à ses côtés
Puis tète ce qu’a juté
Narcisse -
Chaud, l’artichaut !
Catégories : Heptasyllabes (7)Lassées d’aller aux asperges
Et d’emboucher des machos
Elle et moi juste vingt berges
Nous effeuillons l’artichaut
Ô tes poils ô ta moniche
Tout est trempé pourpre et chaud
Creusons-y de tendres niches
En s’effeuillant l’artichaut
Fuyant les vits que la bande
Des garçons qui nous pécho
Voulaient nous mettre à l’amande
Effeuillons-nous l’artichaut
Ô tes doigts ta langue est douce
Pour pas louper nos bachos
Grand oral et mention gousse
Faut s’effeuiller l’artichaut
Nous deux dégoûtées des nouilles
On vivra dans un cachot
Nourries d’amour et de mouille
À s’effeuiller l’artichaut
Ô ton clit ô comme il tremble
Ça nous vaudra pas Dachau
On veut que rester ensemble
Et s’effeuiller l’artichaut
Lassées d’aller aux asperges
Elle et moi on se lèche au
Sein d’une secrète auberge
Nous effeuillant l’artichaut -
La fleuriste amoureuse
Catégories : Heptasyllabes (7)Je t’ai cueillie toute nue
Parmi cent filles en fleur
Cent doux boutons de chaleur
Caressés sans retenue
Je t’ai cueillie poil à poil
Effeuillant la marguerite
Au creux du ventre où s’abritent
Écloses les fleurs du mal
Je t’ai humé la corolle
Bu le suc aux lents parfums
J’ai léché léché sans fin
Chaque pétale ô frivole
Je t’ai branlé le pistil
Chiffonné les étamines
Toi fleur encor bleue gamine
Tu t’effarais grandit-il
Effleurant ton pédoncule
J’ai senti que tu t’ouvrais
Et tu proféras de vrais
Vagissements minuscules
De ton pollen entêtant
J’ai fait mon miel et mon beurre
J’aurais pu passer des heures
Et puis mourir en tétant
Je t’ai cueillie toute nue
Toi le lys toi le fleuron
Songeant nous nous aimerons
Ma rose s’était émue -
Inch’Allah
Catégories : Heptasyllabes (7), Trisyllabes (3)Ta beauté dodue bédouine
Beure au miel me toucha là
Sans faute il faut qu’on se gouine
Inch’Allah
Ton œil bleu telle une lame
Lent comme une mèche alla
M’exploser le cœur et l’âme
Inch’Allah
Cet orbe ce cul berbère
D’épice ardente achala
Mes faims qui lui succombèrent
Inch’Allah
Au hammam je vis ta bouche
Et ta jolie teuch à la
Cardamome sous la douche
Inch’Allah
On sèmera tous tes voiles
Et ton mari l’échalas
Pour s’aimer sous les étoiles
Inch’Allah -
La revanche des laiderons
Catégories : Ennéasyllabes (9), Heptasyllabes (7)Ma sœur puisqu’aucun ne nous embroque
Venez me trouver mardi
Nous branlerons nos culs réciproques
De nos doigts longs et hardis
Puisque pas un nous désopercule
Et nous fait sourdre le miel
Venez qu’on s’aime et qu’on s’entr’encule
Bêlant telles deux agnelles
Tant pis s’ils nous snobent l’œil austère
En nous jugeant laiderons
Mutuellement de brûlants clystères
De lait nous nous donnerons
Car toutes deux nous savons sœurette
Combien notre anus éclos
Nous chantons d’exquises opérettes
Et giclons la mouille à flots -
La trav et son truc
Catégories : Heptasyllabes (7)Méfiez-vous : sa courte robe
Et son minois minaudant
Cachent l’épaisseur d’un zob
Aussi tendu qu’impudent
Comme en ont les fils d’Adam !
Méfiez-vous : dans son orbite
Elle attrait sots et naïfs
Et leur exhibe une bite
Lourde au moins comme un rosbif
Qui vient leur gifler le pif !
Méfiez-vous, jeunes gens vierges !
Quand la belle a sa muflée
Elle brandit une asperge
Perfidement camouflée
Laquelle a tôt fait d’enfler !
Alors, protégez votre uc
Contre les menées, garçons,
De cette trav et du truc
Raide comme un saucisson
Qu’elle vous fout sans façon ! -
Ouverte et chaude
Catégories : Heptasyllabes (7)Est-ce toi Jack, mon ripper,
Ce froid de fer qui m’éventre,
Glissant mieux que dans du beurre,
Respectant rien quand il entre ?
Tes baisers me font pas peur,
Pourvu qu’entre mes os crisse
Ton long outil découpeur,
M’équarrissant l’orifice.
J’ai connu des kidnappeurs :
Trois forbans roux et macabres,
Marins saouls sur un clipper,
M’ont entaillée de leur sabre.
Ô mon Jack, mon salopeur,
On a beau te prendre en grippe,
Moi j’inverse la vapeur
Et je jouis quand tu m’étripes.
Mais, au terme du labeur,
Me laissant ouverte et chaude,
Chéri, fais gaffe aux snipers
De Scotland Yard en maraude ! -
J’en veux encore
Catégories : Heptasyllabes (7)L’amour fou l’amour foudroie
Crevant les yeux de la tête
Pour coûter bonbon sucette
Caramel qui colle aux doigts
L’amour fou l’amour fourrage
Sous mes habits l’animal
Lance l’eau et perce val
Pâturage et labourage
L’amour fou l’amour fourbit
Son foutoir dans ma chambrette
À mesure au fur furète
Tout pour dénicher zobi
L’amour fou l’amour fournaise
Sous le ciel pas dit pas d’eau
On enlève aussi le haut
Et nos cœurs se mettent à l’aise
L’amour fou l’amour foutu
Mon corps tique au lit patraque
Sans sommeil un sommier craque
Je veux encore où es-tu ? -
Herbe à chatte
Catégories : Heptasyllabes (7), Terza rimaBrouter le ventre d’Hélène
Le nez au fond du gazon
Façon de purger ma peine
De me faire une raison
D’éliminer ton vit d’ange
L’évacuer des horizons
J’ai forcé sur les mélanges
Entre nous deux quel pastis
Hélène ô ma catharsis -
Une paille
Catégories : Heptasyllabes (7)Cinq cents pines et des poussières
Par monts par vaux soulevés
Les glands sèment à la lisière
Du brave petit gousset
Cinq cents peaux et des bananes
Pour les creux chemin faisant
Cueillir avant qu’ils se fanent
Les fruits de l’instant présent
Cinq cents bites et des bretelles
Soudain décontenancés
Les pantalons nous pantellent
Et se retrouvent à valser
Cinq cents gosses et des bricoles
Ce kit d’amour amateur
C’était notre bonne école
Nos goûters sur les quatre heures
Cinq cents baises ô peu de chose
De gentils jeux indécents
Cela dit puisqu’on en cause
J’en reprendrais bien cinq cents -
Hardemment
Catégories : Heptasyllabes (7)Les jeux hards moi c’est pas dur
Je les aime avec ardeur
Sans hardes jusqu’à point d’heure
À me taper des ordures
Hardies dardant l’ardillon
Hardemment nous godillons
Nous heurtant tels des bolides
Nous tamponnant sans pudeur
Moi et mes jolis hardeurs
Ô jeux hards et vits solides -
Faut pas lui tourner le dos (chanson profonde et joyeuse)
Catégories : Chanson, Heptasyllabes (7)Oho j’ai pigé recta
Quand il m’enfila recto
Qu’il tramait un attentat
À mon pétard au plus tôt
Il avait l’air si sournois
En m’épinglant l’abricot
Que dans ma ciboule à moi
J’ai tout compris illico
J’avais affaire au sodomiseur de filles
À l’endauffeur des familles
Au perforateur d’oignons
J’étais aux prises avec l’enfifreur de dames
Un préoccupant quidam
Au demeurant fort mignon
Oho me dis-je in petto
Tandis qu’il m’envaginait
Faut pas lui tourner le dos
Ce type est un forcené
Souviens-toi qu’il molesta
Y’a peu la pauvre Daphné
Et mit dans un triste état
Son embout de cheminée
J’étais tombée sur le sabreur de rondelles
Sur l’empaleur de donzelles
Sur l’élargisseur de fions
J’étais aux mains de l’embroqueur de viroles
Un libéré sur parole
De sinistréputation*
Oho j’ai pigé recta
En fan des plaisirs rectaux
Mon tromblon s’en délecta
D’avance immoderato
J’avais affaire au sodomiseur de filles…
ad lib.
(*) Licence poétique n° 26/216/1544b -
Perle d’O n° 117
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OMiel sirop bonbon réglisse
D’eux tous me voici complice
Tablant sur les deux tableaux
Alcool fort ou menthe à l’eau
Miel sirop bonbon réglisse
Que nos destins s’accomplissent
Mes dix doigts prêtant la main
Au pouvoir du mâle humain
Miel sirop bonbon réglisse
Débusquons sous la peau lisse
De nos amies le halo
Où s’allient le feu et l’eau
Miel sirop bonbon réglisse
Moi femme de père en fils
Moi suif de mèche avec eux
Serpente avalant sa queue
Miel sirop bonbon réglisse
Leurs miroirs me réfléchissent
M’écartelant des Bosphore
Tout pantelant d’alcool fort -
Curieux rêves
Catégories : Heptasyllabes (7)Je me suis vue les mains pleines
D’un beau bouquet de joncs longs
Et tu me disais Vilaine
Où donc est ton pantalon
Je m’aperçus entourée
De vifs et poisseux poissons
Crachant comme une purée
Et riant l’œil polisson
Je me suis rêvée en chatte
Dieu que c’était impoli
Miaulant nue à quatre pattes
Au beau milieu de mon lit
Une autre fois j’étais morte
Souillée par un fossoyeur
En attendant que m’emportent
De grands diables aboyeurs
Certaines nuits j’imagine
Le chêne ou le cornouiller
Poussant leur vieille racine
Dans mon ventre tout mouillé
Croyant m’éveiller je trouve
Entre mes cuisses Papa
Le noir museau d’une louve
Grognant comme en plein repas
Je vois mille autres sottises
Qui me font les joues en feu
Le seins durs sous la chemise
Lorsque je passe aux aveux
Oh Papa ces curieux rêves
Témoignent que ton enfant
Crève d’envie Papa crève
D’être enfilée plus souvent




