Ton pantoum dans mon haïku - Page 54
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Vers l'inconnue
Catégories : Heptasyllabes (7)Dans le rêve de VivienUne très belle inconnueApparaît et lui dit Viens !Puis aussitôt se met nueLui-même n'a plus d'habitMais il s'en étonne à peinePuisqu'elle lèche son vitAvec une ardeur soudaineElle revient chaque nuitL'aimer d'un amour sans phraseEt peu à peu l'introduitDans les cercles de l'extaseOù les gestes les plus fousSont aussitôt légitimesOù au fil des rendez-vousVivien plonge dans l'abîmeEt sa vie se raccourcitComme ses sommeils s'étirentLe soleil rampe obscurciTout est flou tout se déchireDans sa démence VivienBaise une belle inconnueTerminé les va-et-vientLe songe se continue... -
Au plus profond
Catégories : Octosyllabes (8)Cédant à sa lame aquifèreMa pêche se fend en douceurC'est le moment que je préfèreMoi qui suis sa petite sœurJ'éprouvais en rêve à l'avanceSa vigueur de bateau pousseurUne fois tue sa réticenceJe l'incite à me faire entrerDans le vagin son puits de scienceDont le velours un peu cintréÉcarte au-dedans sans rudesseTous les obstacles rencontrésDes mains je harponne ses fessesPour l'attirer au plus profondDe mon giron de jeune ogresseDepuis l'enfance nous avonsLe goût des choses de la chairEt de l'amour à profusionC'est le moment que je préfèreLorsque me baise avec lenteurLe tendre nœud de mon grand frère -
Boléro sensuel
Catégories : Ennéasyllabes (9)Nues toutes deux comme le démonSe suçotant l'une l'autre heureusesElles remplissent leurs heures creusesDe lents soupirs et de petits nomsNues toutes deux elles se proclamentDans la moiteur muette de leur peauDans le fiévreux de leur souffle chaudLes plus libres de toutes les femmesNues toutes deux elles ont marisAmants enfants mais quelle importancePlus rien ne compte que le silenceEt le soyeux des draps de ce litNues toutes deux elles se pénètrentObscurément de l'amour mutuelRythmant leur doux boléro sensuelNues toutes deux comme au jour de naître -
La défonce
Catégories : Octosyllabes (8)Niquer ne l'intéresse plus :La plupart du temps elle pionceSur un monceau de détritus ;C'est la reine de la défonce.Je la sermonne : « Arrête un peuCe jeu malsain, bébé ! Renonce !Revis ! Ressors ! Mais si, tu peux ! »Elle retourne à sa défonce.Ça me détruit quand je la voisQui prend l'aiguille et se l'enfonce ;On s'aimait d'amour autrefois,Avant le temps de la défonce.Certains jours je la lèche encor...OK, c'est vrai, j'ai pas une onceDe sens moral, et puis son corpsEst si brûlant dans la défonce !À ses yeux, niquer c'est néant ;Comme elle s'en fout, moi je fonceEt la fais jouir en me branlant ;Elle est mon shoot, ô ma défonce ! -
Les belles charretières
Catégories : Ennéasyllabes (9)À Élodie PetitHardi petite ouvre ta culotteÀ mes désirs toujours renaissantsDésirs de viol à mouille et à motteDésirs de miaulements indécentsHardi ensemble ma siphonnéeSus aux férocités des faux vitsDont l'enfilade siliconéeNous laissera les tuyaux ravisHardi beau dard ô ma hard fuckeuseÀ coup de beurre et de gros mollardsVaselinons nos roses muqueusesEt nous foutons raide dans le lardHardi hardi c'est l'heure excellenteOù tour à tour avec des juronsDe charretiers les essieux se plantentAu mitan de nos culs percherons« La langue bâtarde est le fruit névrosé de l'accouplement d'une langue littéraire ténue avec un langage de rue, un argot rural, une langue de trottoir.Elle râpe.Elle écorche.Sa poésie naît du trouble, du mélange, du choc.Elle n'a pas peur d'être dramatique, dramaqueen, lyrique dans ses larmes, élégiaque à l'amoure, saphique, mielleuse, ouvertement érotique, pornographique et gênante.Elle boit trop, elle féminise tout.Elle mouille sa culotte, elle trempe la tienne.Elle aime le cul, sale et direct. »——— Élodie Petit, Fiévreuse plébéienne, Éditions du commun, 2022. -
Nuit et jour
Catégories : Heptasyllabes (7)Nuit derrière et jour devantQuand mon cul cède le glandS'engouffre comme le ventJour devant et nuit derrièreCertes c'est pas la premièreFois qu'on fout ma boutonnièreNuit s'avance et jour faiblitLe rythme étant établiÇa coulisse sans un pliJour trop tard la nuit s'élanceAu climax de notre danseIl faudra bouffer sa lance -
Fleur d'amour
Catégories : Ennéasyllabes (9), Pentasyllabes (5)À fleur de cuir mon irrépressibleBlanc derrière aïe tu l'as pris pour cibleJ'ai le cœur contentÀ fleur de crin vive les fétichesEt les bouillants dont la main ne trichePas en s'abattantÀ fleur de peau naissent les zébruresUne émotion monte à toute allureUne envie de toiÀ fleur de sexe on me batifoleMes propres cris vont me rendre folleOh bâillonne-moiÀ fleur de nuit ce pommeau de verreJe me doutais qu'il allait te faireBander jusqu'aux cieuxÀ fleur de nerf quel génie façonneTous ces joujoux changeant mon bonhommeEn démon vicieuxÀ fleur de coups j'ai connu le pireRegarde-moi partout je transpireMon cul satinéS'ouvre pour toi à vif et sensibleÀ fleur d'amour tu l'as pris pour cibleD'un long martinet -
Tout d'un thon
Catégories : Octosyllabes (8)Crinière au vent, branchies furaxDe l'écume aux lèvres du sexeTremblez beach boys ! voici la NixeNichons chromés comme un juke-boxNympho trempée, vouivre de luxeQu'on dirait issue droit du StyxJonas le baigneur au vit d'âneTrop lent rapport à sa bedaineChez la Nixe à la hussard dîneElle en a les ouïes qui bourdonnentÇa hurle au rut parmi les dunesPerturbant les aérodynesOui mais l'œil glauque et pas dans l'axeLa Nixe a tout d'un thon (ça vexe)En outre en nana née sous XL'amour elle y croit guère : intox !Bon pour les Castor et PolluxLe cœur de la Nixe est d'onyx -
La depravada (alternate version)
Catégories : Alexandrins (12 pieds), SonnetMoi, Maïté née Breux, la veuve au con seulet,Une ex-Miss Aquitaine, oh ! pas mal ramollie,Je me souviens de quand je les ensorcelais,Avant de me changer en grasse malpolie.En mes années de gloire, nue sous mon corselet,Je remuais Philippe et sa sœur Nathalie,Leur donnais rendez-vous sur les parkings-relais,Et tant pis si ma jupe en revenait salie.Mon cul aujourd'hui, rouge, a l'air d'un potironEt les fait déguerpir : je baisouille à grand peine,Moi qui n'ai que d'un poil passé la cinquantaine.Si un type a du cœur, là, dans les environs,Au lieu de me racler la lyre à l'étouffée,Je veux lécher sa pine et m'en sentir truffée. -
La depravada
Catégories : Alexandrins (12 pieds), SonnetJe suis la butineuse accro au lance-lait,L'avide réclamant du chinois — bien polie —,Qui, un instant plus tôt, serviable, m'empalait,Cet amour de dessert, ma drogue, ma folie.Lorsqu'il gicle, inondant la nuit de mon palais,Plantant là la charnelle ô trop vite amollie,Moi, je cours au miroir avant que d'avalerEt contemple ma langue aux candeurs si jolies.Suis-je goinfre ou putain ? Lilith ou fin gourmet ?Mon con est rouge encor du baiser de la pineEt répand de violents effluves de cyprine,Que, déjà, jusqu'au fond du bec je me la mets,Modulant tour à tour, en attendant la pluie,De longs soupirs de sainte et des grognes de truie.Des centaines (!) d'autres poèmes inspirés d'El Desdichado ici : https://graner.name/nicolas/desdi/ -
Seule
Catégories : Hexasyllabes (6)Je ne suis qu'un fragmentDu miroir que nous fûmesL'éclair blanc d'une écumeOubliée par l'amantJe ne suis qu'une mècheMal mouchée et qui fumePeu d'étoiles s'allumentLa nuit s'annonce fraîcheMa caresse voudraitQue le brasier revienneQu'il ronfle et se déchaîneSur mon corps effondréQue la main de cet hommeM'ouvre à nouveau les voiesM'écarte et me dévoieQue je me perde en sommeRedevienne la chairVive au bout de sa biteSang qui se précipiteBouche qui manque d'airHors ça plus rien n'existeQue son dernier échoFroid relent d'un mégotFlottant à l'improvisteMoi le pauvre fragmentDu miroir que nous fûmesJe lèche encor l'écumeOubliée par l'amant -
Femme fatale
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)Ne vous approchez pas car j'ai le con mauditIl vaudrait mieux, je crois, me voir guillotinéeLe sort frappe toujours quand je me suis donnéeAh ! malheur à celui qui m'ôte mon bodyFaudra-t-il désormais qu'en solo je me brosseSans qu'un homme jamais vienne me visiter ?D'où sort donc ce fléau, cette calamitéFrappant mon orifice aux besoins si féroces ?Otto est fiché psychopatheDepuis qu'il m'a farci la chatteJean-René fut retrouvé mortAprès avoir joui de mon corpsAdriano chopa la pesteIl m'avait sautée à TriesteUn bus a fauché LéonardJuste au sortir de mon plumardSi Tom a la tuberculoseMon cul est là encore en causeRien qu'une nuit à me pinerFit d'Alain un homme minéMamadou a perdu la têteDeux jours après notre levrettePierre et Paul tombèrent bien basAu lendemain de nos ébatsMichel qui m'a niquée dimancheA un cancer qui se déclencheL'avion de Jimi s'abîmaSitôt que ce gars-là m'aimaAlexandre à présent déprimeAlors qu'il m'encula en primeZacharia se vit covidéDès que nous eûmes coïtéHervé se brûla la cervelleSa couille était pourtant si belleDidier mourut d'un infarctusSuite à un bref cunnilingusThéophile après notre baiseFila tout droit au Père-LachaiseOn est sans nouvelles d'YvanQui lui m'enfila par devantMax se prend pour une éléphanteCertes sa trompe était bluffante...........................Chers lecteurs et -trices, j’ai laissé de la place pour vous permettre d’ajouter vos distiques... mais en bons octosyllabes, hein, sans quoi la malédiction s’abattra sur vous et vos organes reproducteurs ! -
Redorer le vécu
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetDans les moments les plus tendusNœuds ou revers de l'existenceSachons réclamer l'assistanceD'une noix de beurre fonduEn gommant le mal qui nous lanceElle redore le vécuTelle une recharge aux accusUn baume sur les coups de lanceOuvrons-nous donc aux maux du jourSans se refuser le veloursLubrique de l'humble noisettePlus c'est gras plus fera risetteLa victime dans ce parcoursDu combattant de la zizette -
Tout
Catégories : Heptasyllabes (7)Tout baisers parfums yeux brasTout ouverte aux bons endroitsJ'attends celui qui viendraS'enraciner sous mes drapsTout cuir et musc intrépidesIl saura me rendre humideMe déchiffonner les ridesCombler chacun de mes videsTout au bout de sa tendresseAu plus tabou de mes fessesIl accomplira prouesseSur prouesse ô sans rudesseTout con cul lèvres et seinsToute à lui tel un blanc-seingTout chatte clito bassinJe mordrai dans les coussinsTout beau nous fournilleronsJe ne saurai pas son nomQu'importe nous cueilleronsTous deux des gerbes de joncsTout ça n'est bien sûr qu'un rêveToute seule au lit je crèveD'un affreux défaut de sèveTiens déjà le jour se lèveEt doigtent mes doigts sans trêve -
Charmes lubriques
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Sorcière enfile ton balaiPar où le diableT'apprit naguère à l'enfilerLors des sabbats inoubliablesQu'importe s'il est déjà tardEt si tu doutesSouffle aux tisons de ton regardEnvoûte afin que l'on te fouteTes mains connaissent tous les toursDe passe-passeSataniques dames d'atoursAussi griffues que des rapacesTes seins rêvent d'anciens matinsOù rose nacreIls racolaient un peu putainsCollet occulte aux sueurs âcresTa chatte noire vire au grisDe froide cendreQui rend aussi raide qu'aigriCe familier jadis si tendreGrisés de philtres et brouetsTu te rappellesComme les amants s'ébrouaientEn pénétrant dans ta chapelleTon vieux con se déchire uséPlus que ton âmeCe corps jamais ne sut ruserComme l'amour il n'est que flammeSurvole une dernière foisLa pine humaineEt que ta démoniaque foiDresse ce soir des troncs de chêneC'est une nuit à hurler desCharmes lubriquesUne nuit à jeter les désForcer le sort à coups de triqueTu flambes haut lorsque tu jouisTu es si belleQue Dieu lui-même songe ouiLe jeu en valait la chandelleSorcière enfile ton balaiPar où le diableT'apprit naguère à l'enfilerLors des sabbats inoubliables(+ une nouvelle érotique : https://www.atramenta.net/lire/je-suis-le-buveur-le-vin-et-lechanson/91570) -
Premiers émois
Catégories : Octosyllabes (8)Il me disait viens ma grenouilleMon chou mon amour ma beautéMalgré mon trouble je sentaisQue ça venait du fond des couillesIl me disait fais-moi cocuJe te chérirai plus encoreJe pensais cet homme m'adoreEt ça me retournait le culIl riait ah petite sotteSans toi je suis un pauvre glandEn dépit de son œil fuyantCela m'allait droit dans la motteIl me quitta au mois de maiPour une beaucoup plus salopePlus tard il est devenu popeMon con ne s'en remit jamais -
Plus forte que le temps
Catégories : Ennéasyllabes (9)Quelques instants avant de mourirLa vieille engendre un beau brin de fillePareille à elle elle a l'œil qui brilleEt se souvient de ses souvenirsC'est l'immortelle la séductriceLes hommes pendent à ses cheveuxIls satisfont à ses moindres vœuxNe lui refusent aucun capriceEn tapinois la fille mûritBien qu'insensible le temps s'écouleRaréfiant peu à peu la fouleDe ces amants las et ahurisLa voici seule et la lune brillePour n'éclairer que des souvenirsMais à l'instant même de mourirLa vieille engendre un beau brin de fille... -
Ex æquo
Catégories : Octosyllabes (8)Il faut chérir la belle ouvrageDes langues en compétitionL'une après l'autre dans mon fionOh leur ardeur me met en nageToute la nuit on m'enconnaPuis chuchotant ils décidèrentDe me gratifier le derrièreD'une sorte de championnatJe voulais dormir j'étais morteEt songeant qu'ils se lasseraientJe me gardais l'œillet serréOn bavait au seuil de ma porteSous leurs assauts peau de chamoisInsistants langoureux et tendresJe sentis mes chairs se détendreMon cul fut éclos malgré moiÀ présent je ne me rappellePlus rien non pas même mon nomQuand l'un me lèche dans l'oignonL'autre vient me rouler des pellesJ'ignorais que l'on pût gâterSi jouissamment mon trou des fessesSuis-je une reine une déesseLeur fougue ne fait qu'augmenterAuquel donnerai-je la palmeEnsemble mes deux concurrentsM'allument des feux dévorantsPas de jaloux je les acclameL'un après l'autre dans mon fionLeur duetto fit des ravagesIl faut chérir la belle ouvrageDes langues en compétition -
Si je te trouble
Catégories : Jocelyn Witz
Non, je n’ai pas dessiné cette troublante nana ! J’en serais bien incapable.
Vous vous souvenez de "L’amant de Jessica" ? Je vous en parlais dans "Emeth". Finalement cette nouvelle érotico-fantastique va tout de même paraître dans le recueil collectif intitulé « Si je te trouble », dont la souscription est ouverte ici :
⏩⏩⏩ https://fr.ulule.com/si-je-te-trouble ⏪⏪⏪Les magnifiques dessins (dont la couverture ci-dessus) sont l’œuvre de l’illustratrice Petite Bohème. Des ex libris de ses dessins sont proposés également dans la souscription.
P.S. : Je ne gagne pas un sou sur les ventes, c’est juste pour info, pour le cas où vous souhaiteriez réserver vos exemplaires et, du même coup, contribuer à la parution de ce qui promet d’être un beau bouquin.
Bella / Jocelyn -
Barreau blues
Catégories : Chanson, Octosyllabes (8)Sur l'air du « Monnaie blues » de CabrelJe lèche son slip et ses couillesM'ouvre le con avec les doigtsLui dit t'as vu comme je mouillePour toi chéri t'en penses quoiJe me fais devant lui des chosesQue j'ose pas vous raconterJe rougis tout entière à causeDe mes propres obscénitésJe lui chuchote des orduresQui feraient bander le bon dieuJe m'échine à la rendre dureMais sa nouille ne répond plusIl est trop vieuxBarreau bluesWowowoBarreau bluesJe le gave de cantharideEt autres remèdes connusBaguenaude toujours humideUn plug planté dans mon cul nuSous son nez je passe et repasseQuand il travaille à son bureauJe prends des poses de radassePour lui susciter le barreauVu son goût de la marmeladeJe m'en tartine le merluJ'essaie tout j'en deviens maladeMais sa queue ne veut rien savoirIl m'aime plusBarreau bluesWowowoBarreau bluesJ'invite des amies cochonnesÀ me filer un coup de mainRien que pour lui on se tromboneEn poussant des cris de putainsTout en escagassant sa pineJe suce des braques allemandsSur son visage se devineUn faible intérêt par momentJe me reconnais plus moi-mêmeJusqu'où suis-je prête à allerPour exciter l'homme que j'aimeEt que son dard se dresse assezPour me le caler ?Oh barreau bluesWowowoBarreau blues(Solo de gratte entrecoupé de Wowowo à fendre l'âme...)