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Ton pantoum dans mon haïku - Page 51

  • Pas de quartier

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Je suis à moi-même une amante
    Sans vergogne ni sans pitié
    Mes doigts ne font pas de quartier
           Ils me tourmentent

    Je me viole et m’entends crier
    Car seule à seule avec ma fente
    J’aime par-dessus tout méchante
           La rudoyer

    La cingler de coups de ceinture
    Comptant quelquefois jusqu’à cent
    Je jouis de voir couler le sang
           Des écorchures

    M’enfoncer des godes puissants
    Qui me mettent à la torture
    Les retourner dans la blessure
           En gémissant

    Laisser perler d’ardentes gouttes
    Sur mon si délicat clito
    Où la cire forme bientôt
           Comme une croûte

    Mordre de pinces et de crocs
    D’acier mes lèvres en déroute
    Pendant qu’en même temps me foutent
           Deux beaux vibros

    Oui je m’adonne à des souffrances
    Dont beaucoup semblent s’étonner
    Mais nul homme ne m’a donné
           Tant de jouissance

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  • Monde intérieur

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Pauvre trou tourné vers l’ailleurs
    Qui jamais ne trouva pointure
    Aux passe-partout les meilleurs
    Tu résistais carne serrure
    Il fallait sauter la clôture

    Aux passe-partout les meilleurs
    Tu n’offrais que langue de chatte
    L’orbe de ton monde intérieur
    Puits de miroirs aux lueurs mates
    Résonnait de cris écarlates

    L’orbe de ton monde intérieur
    Refusant toujours de paraître
    Tombe délaissée des pilleurs
    Pauvre trou tourné vers l’ailleurs
    Opacité resta sans maître

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  • Une petite fille modèle

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je suce en tout bien tout honneur
    Les bonbons du Père Urmahlang
    Les sentir fondre sur ma langue
    Fait mes régals et mon bonheur

    Je raffole je le confesse
    Du miel de Madame Ozantier
    J’en mangerais des pots entiers
    Sauf que je prends tout sur les fesses

    On m’offre souvent des douceurs
    Tant je suis aimable et gentille
    Quelle bonne petite fille
    S’extasient ma mère et ma sœur

    Maman me fait goûter sa fraise
    Et Vanessa son calisson
    Parfois j’ai droit même au chausson
    Succulent de tante Thérèse

    Le seul qui ne me donne rien
    C’est papa mais quoi qu’on en dise
    S’il est avare en friandise
    En revanche il me baise bien

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  • Dans ma chair

    Catégories : Ennéasyllabes (9), Hexasyllabes (6)

           Reste en moi pour toujours
    Dans mon sang dans mon ventre immobile
    Tout clapotant nos fluides d’amour
    L’un dans l’autre épuisés heureux lourds

           Reste en moi le temps file
    Nous ferions des cailloux épatants
    T’en va pas ne fais pas l’imbécile
    Elle attendra la putain de ville

           Reste en moi j’aime autant
    Que jamais nos membres ne défassent
    Ce verrou cet ensemble mutant
    Cette Iseult avalant son Tristan

           Reste ancré dans la place
    Englouti comme au sein d’une mer
    Dérivant comme une algue molasse
    Disparu perdu sous la surface

           Reste en moi tout l’hiver
    Coin serti dans l’étroit de l’à-jour
    Dans mon sang dans mon con dans ma chair
    Bien après que soit mort le geyser

           Reste là reste sourd
    Aux sirènes pleurant leurs sarcasmes
    L’un dans l’autre au sortir de l’orgasme
    Reste en moi à jamais mon amour

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  • L’Ève éventuelle

    Catégories : Heptasyllabes (7), Quadrisyllabes (4)

    Il se peut que parler d’elle
    Suffise pour qu’étincelle
    Une lueur dans le noir
           De ton regard

    Il se peut qu’à voir sourire
    Son visage tu transpires
    Sa bouche est un hameçon
           À sa façon

    Il se peut que ses bras bougent
    Déroulant des tapis rouges
    Égarant tes sentiments
           Pour un moment

    Nul doute que sa venue
    Te donne envie d’être nue
    Nichée au creux de ses seins
           Comme un coussin

    Il se peut que sous la douche
    Tu l’aies vue la fine mouche
    Et que tu vives depuis
           Au bas d’un puits

    Je prévois que tu tremblotes
    À évoquer sa culotte
    Et que tu claques des dents
           À voir dedans

    Il se peut qu’à son écoute
    Tu sentes les eaux qui gouttent
    Tel enfin un glacier fond
           Là tout au fond ?

    Il se peut bien que ses hanches
    Te fassent devenir blanche
    Qui baladent sous ton nez
           La vahiné

    Il se peut que son œil d’oie
    À supposer qu’il te voie
    Jette un miel incandescent
           Dans tout ton sang

    Souvent il se pourrait même
    Que tu te dises je l’aime
    Toi qui pourtant ne vécus
           Que pour le cul

    Il se peut oui c’est possible
    Que ton cœur ait pris pour cible
    Une mangeuse d’amants
           Pauvre maman !

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  • Au pif

    Catégories : Heptasyllabes (7), Jocelyn Witz

          Manu me flaire,
    Me fout son blair en l’étui,
    Hume le miel et la nuit,
    Les tropiques, le feu, la bière,
    Le temps qui fuit, la poussière
    Des foutres passés, l’ennui
    Qui mousse aux parois du puits,
    Mes amours, mes adultères,
    Mes virées en solitaire…
          Oh, fou, je jouis !
    Et ce long nez qui reluit,
    Comme il connaît son affaire !
    Tapi là, Manu me flaire
    Puis sur mon ventre s’essuie.

     

     

    Une vraie chienne.png

    Tout ça pour dire que je (sous mon autre identité secrète) vous livre en lecture libre une courte nouvelle comicochonne inédite intitulée « Une vraie chienne » :
    https://www.atramenta.net/lire/une-vraie-chienne/92196

    Vos retours seront les bienvenus.

    Bonne lecture !

     

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  • Entre eux deux

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Entre le marteau et l’enclume
    Plus tu la pilonneras fort
    Plus j’aspire la blanche écume
           De vos efforts

    Entre le marteau et l’enclume
    La jalousie m’a mise bas
    Dans cet entre-deux qui résume
           Nos vieux débats

                 Fais-lui gicler les étincelles
                 À cette levrette impucelle
                 Martèle autant que de besoin

                 Sous le cuisant de ta mailloche
                 Qu’elle s’embrase et s’effiloche
                 Je m’occupe des premiers soins

    Entre le marteau et l’enclume
    Tant pis si ça semble indécent
    Cette attitude je l’assume
           À cent pour cent

    Entre le marteau et l’enclume
    J’attise pour alimenter
    Le feu par des baisers de plume
           Aux excités

    Entre le marteau et l’enclume
    À lèche-culs s’entrefoutant
    Je lubrifie sans amertume
           En y goûtant

                 Cogne mon furieux pine et pousse
                 Que votre plaisir m’éclabousse
                 Je suis là quoi que vous fassiez

                 Forge et travaille dans la masse
                 J’aurai sa soupe à la grimace
                 Et la trempe de ton acier

    Entre le marteau et l’enclume
    La chaleur est montée d’un cran
    Manquerait plus que je m’enrhume
           Quand tu la prends

    Entre le marteau et l’enclume
    En entendant jouir ta putain
    Voici : mes sens aussi s’allument
    Je m’incruste là où ça fume
    Entre le marteau et l’enclume
           Jusqu’au matin

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  • Aux étoiles !

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Serpent, serpent, doux serpent,
    plante-toi là : ma blessure
    en guérira, j’en suis sûre.

    Serpent, serpent, blond serpent,
    déploie ta gorge de voile
    pour nous porter aux étoiles.

    Serpent, serpent, vieux serpent,
    qui connais si bien la vie,
    je te veux être asservie.

    Serpent, serpent, fou serpent,
    tu es le dragon céleste
    qui tendrement me moleste.

    Serpent, serpent, gros serpent,
    ton dos luisant — braise rouge ! —
    m’embrase aussitôt qu’il bouge.

    Serpent, serpent, lourd serpent,
    tu fores entre nos deux êtres
    des chemins qui me pénètrent.

    Serpent, serpent, blanc serpent,
    crache au terme de ta course
    ton venin à la Grande Ourse

    et repose, ô mon serpent
    flapi, au creux de mon ventre,
    où nos âmes se rencontrent.

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  • Démon à gueule d’ange

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Arque, mon loup, doux Cupidon,
    Putto d’Arès et d’Aphrodite !
    Plante-la-moi dans le bidon
    Et m’envoie tourner sur orbite !

    Il fut un temps, mon Cupidon,
    Où, grimpée plus qu’une Èvereste,
    Je faisais sans nul répit don
    De mon petit cul pis du reste.

    Tout passe et lasse, ah !... mais, dis donc,
    Que ne me reprends-tu pour cible,
    Accolée d’un bel Apollon
    Blond aux yeux bleus, si c’est possible ?

    Vise, ô marmot, mon bastidon,
    Et de ton long trait le burines !
    Par bonheur nous ne lapidons
    Plus les amours adultérines.

    Nos humains griefs nous vidons,
    Petit démon à gueule d’ange,
    Grâce à toi, le galopin, dont
    Les flèches font qu’on se mélange.

    Quand te pointes-tu, Cupidon,
    Pour r’être propice à mes baises ?
    Viens ! Passe à l’acte et liquidons
    Ces stocks de désir qui me pèsent !

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  • Souvenir lancinant

    Catégories : Décasyllabes (10), Quadrisyllabes (4)

    D’où vient ce goût de sexe errant la nuit
    À qui ce con qui se soulève et miaule
    Est-ce ton souvenir dans cette piaule
          Qui me poursuit

    La soie me gonfle et j’implore une bite
    Pour me punir de ne pas t’oublier
    J’aimais ta gueule âpre de sanglier
          Fouissant son gîte

    Comment vivre depuis que nos deux corps
    Ne se broient plus sur ces tapis de laine
    Je ne dors plus sans m’être à perdre haleine
          Branlée d’abord

    Même parti je reste ton esclave
    Quelle loi, quel interdit ai-je enfreint
    Pour que ce cri — mon cri — monte sans frein
          De tant d’octaves

    Dormir enfin pour cesser de gémir
    Pour assécher les débords de ma fente
    Dormir, mourir — que mes failles s’inventent
          D’autres désirs

    Mon cul te rêvera avant l’aurore
    Mouillant sans honte ô profond comme un puits
    D’où vient ce goût de sexe chaque nuit
           Qui rôde encore

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  • La noceuse

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je fais la vie en libertine
    Au bras de tous les beaux cochons
    Adroits à sucer au cruchon
    Et paresser après matines.

    Enterrant les vies de garçons,
    Je m’invite à la moindre bringue
    Et, sitôt qu’on me fait du gringue,
    Plonge en l’orgie des caleçons.

    Viva la fiesta, la goguette
    En compagnie de gais lurons
    D’autant plus gais qu’ils sont plus ronds
    Et que je braque leur braguette !

    Je fais la bombe et la nouba,
    Me brûle à cent bouts de chandelles ;
    Si j’ai du lard à la rondelle,
    Ça n’est pas faute de coups bas.

    Dans cette éternelle bamboche,
    Je tiens l’office de douceur
    Pour les plus paillards des noceurs :
    La poularde mise à la broche.

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  • Jeux de friponnes

    Catégories : Heptasyllabes (7), Trisyllabes (3)

    Aux bras nus de mon désir
          Si petite
          Si petite
    Aux bras nus de mon désir
    Dort la fille que j’invite

    À m’aimer quand vient le soir
          Elle et moi
          Moi et elle
    À m’aimer quand vient le soir
    Sur un grand lit de dentelles

    Elle dénoue ses rubans
          De soie rose
          De brodeuse
    Elle dénoue ses rubans
    Et me regarde boudeuse

    Je déverse des baisers
          Sur sa joue
          Ses oreilles
    Je déverse des baisers
    Sur ses lèvres sans pareilles

    C’est elle qui me dévêt
          Sans mot dire
          Sans sourire
    C’est elle qui me dévêt
    Et mille élans me déchirent

    Je la jette sur mon cœur
          Impatiente
          Trop ardente
    Je la jette sur mon cœur
    En lui caressant la fente

    Nos soupirs font un buisson
          Qui frissonne
          Qui bourgeonne
    Nos soupirs font un buisson
    Cachant nos jeux de friponnes

    En jouissant elle a des cris
          Hystériques !
          Magnifiques !
    En jouissant elle a des cris
    Pleins de syllabes magiques

    Rouges nous nous endormons
          En duplex
          Sans complexe
    Rouges nous nous endormons
    Dans la chaleur de nos sexes

    Et blottie contre mes seins
          Si petite
          Si petite
    Et blottie contre mes seins
    Vit ma joie, mon eau bénite 

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  • Fils de l'indécent

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ah donne-moi des plaisirs aigres
    Comme des fleuves à demi morts
    Des joies embourbées de remords
    Dont les chemins se désintègrent

    Donne-moi le fouet et le mors
    Ne me laisse pas me complaire
    Dans ces embrasements solaires
    Qui vous consument sans effort

    Verse le sel de ta colère
    Dans mes crevasses au goût de sang
    Je sais que tes bras sont puissants
    Resserre-moi la jugulaire

    L’amour est fils de l’indécent
    Flottant comme un nuage maigre
    Ah donne-moi des plaisirs aigres
    Des bonheurs sombres et glaçants

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  • Pratique ancienne

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Certaines nuits Jeanne y va fort
    Qui s'enduit d’huile de raifort
    Puis fout la main dans ma crevasse
    Remue les doigts, creuse la place
    Produisant d'obscènes efforts
    Qui me font sourdre la lavasse

    Puis me curant à grands ahans
    Elle se donne du bon temps
    Se plaît à m’équarrir la chatte
    On dirait que le jeu l’éclate
    Et qu’elle en jouit à mes dépens
    Son œil sadique est une agate

    Ça brûle et je souffre la mort
    Mêlant le plaisir au remords
    De me tordre ainsi qu’une louve
    Sa main à l'ancre dans la douve
    Et de glapir Encore encore !
    C’est pas banal ce que j’éprouve

    Ma Jeanne avec son baisemain
    Me laisse un con rouge carmin
    Pourtant la pratique est ancienne
    Dit-elle et l’empereur de Vienne
    S’y adonnait chaque matin
    Sur des duchesses autrichiennes

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  • Les vieilles

    Catégories : Décasyllabes (10)

    Longtemps j’avoue avoir tâté des filles
    Au con jeunet et aux fermes tétons ;
    J’aimais leur œil lorsqu’on les déshabille,
    Leurs vrais effrois lorsqu’un doigt les étrille,
    Les tremblements de leurs petits petons.

    Lapant la poisse aux fronces de leurs fesses
    Je me gavais de pure éternité ;
    Il reste que j’ai perdu ma jeunesse
    À force d’exercer ce droit d’aînesse,
    Et me voici le corps déshabité.

    C’est la raison qui fait que je me tape
    Dorénavant d’aussi chenues que moi,
    Aux nichons longs comme des fleurs en grappe,
    Et nous rions — disons plutôt l’on jappe —
    De réveiller ensemble nos émois.

    Ô larges bouches sans dents qui clapotent !
    Cons décousus fleurant bon le tilleul !
    Nous nous vautrons dans la chaude ribote
    En évoquant nos passés de cocottes
    Et le vit mou de quelque pauvre aïeul.

    Quand l’une jouit on s’en tape les cuisses,
    Et il arrive aussi qu’en se gouinant
    Il nous échappe un ou deux jets de pisse
    Qu’incontinent, au droit de l’orifice,
    L’autre se boit avec des bruits gourmands.

    C’est désormais là le bain de jouvence
    Qui nous vaudra peut-être mille étés ;
    Sorcières nues en pleine déchéance,
    Quand nos varices dansent en cadence
    Nous nous gavons de pure éternité.

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  • Un malotru

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Oh la tête l’ami me tourne
    Quand tu me troues l’anus ainsi
    Indubitablement précis
    Pour ce vit je jette ma gourme
    Oh la tête l’ami me tourne
    Quand tu me troues l’anus ainsi

    On mouille à mort d’être enculée
    Par un malotru tel que toi
    Quand ta bite entre et me rudoie
    Je me sens désarticulée
    On mouille à mort d’être enculée
    Par un malotru tel que toi

    Pour ajouter à l’impuissance
    Qui me fait mordre les coussins
    Tu m’as menottée à dessein
    Tout en me perçant en cadence
    Pour ajouter à l’impuissance
    Qui me fait mordre les coussins

    Je ne me débats et ne braille
    Que pour la forme tu le sais
    Je jouis de te sentir pousser
    Jusqu’au tréfonds de mes entrailles
    Je ne me débats et ne braille
    Que pour la forme tu le sais

    Je vais même serrer les fesses
    Afin d’accroître ma douleur
    Je suis une louve en chaleur
    Sans vergogne je le confesse
    Je vais même serrer les fesses
    Afin d’accroître ma douleur

    Ne t’arrête pas pine pine
    Brûle-moi les muscles anaux
    Que se disloque mon anneau
    J’aime les amours assassines
    Ne t’arrête pas pine pine
    Brûle-moi les muscles anaux

    Ton coup tiré tu vas me dire
    Je regrette et tu lècheras
    Le sperme chaud perlant par là
    Comment pourrais-je te maudire
    Ton coup tiré tu vas me dire
    Je regrette et tu lécheras

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  • Bleu pour bleu

    Catégories : Décasyllabes (10)

    Bouche à bouche, corps à corps, en apnée
    nous glisserons le long des astres morts
    et nuit pour nuit, année après année
    sur ta lèvre une douceur patinée
    nous tiendra bouche à bouche, bord à bord

    Ô, nuit pour nuit, ivresse après silence
    le monde autour tournera pour nous deux
    tandis qu’heureux, sur une autre cadence
    nous aurons l’œil rivé au fond des yeux
    silence après ivresse, bleu pour bleu

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  • Doigts de pute

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Dans le noir au cinéma
    S’assied près de moi un homme
    Incontinent je tâtonne
    Jusqu’à dénicher le mât
    Qu’à chaque fois je soupçonne

    Tout doucement sans un bruit
    Je le pelote et l’agace
    Mon mâle apprécie les garces
    Il attend et son œil luit
    Sur l’écran des ombres passent

    Vive je glisse bientôt
    Dans le trou de sa braguette
    M’empare des coucougnettes
    Referme autour un étau
    Mon homme déjà halète

    Sans plus de brutalité
    Je me fais tendre et lui flatte
    Le gros nœud de la cravate
    Que voici décalotté
    Presque aussi gros qu’une batte

    Avant la fin de mélo
    Je trairai toute sa jute
    Il jouira sur son calbute
    Puis je lui ferai hello
    En suçant mes doigts de pute

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  • Faire toilette

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ton con large ton con fessu
    Après l’avoir rempli de godes
    Je viendrai me coucher dessus
    Verserai ma salive chaude
    Moi ta toiletteuse de cul

    Je viendrai me coucher dessus
    Ma langue fournira le baume
    Ton con ne sera pas déçu
    Tout comme si c’était mon môme
    J’y lisserai poil et tissu

    Ton con ne sera pas déçu
    Dès que l’orée luira de mouille
    Je forcerai d’un doigt ossu
    Chaque fronce de ta cramouille
    Antre dont le monde est issu

    Je forcerai d’un doigt ossu
    Et te resucerai les flaques
    J’en suis sûre tu l’avais su
    Que je reviendrais à l’attaque
    De ton superbe con pansu

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  • Déchirée

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Moi je me suis ouverte en deux
    Pour toi qui cherchais une terre
    Où planter le bout solitaire
    De ta racine au ventre creux

    Moi la fille à la peau tranquille
    Je me suis laissé recouvrir
    Par le fourré de tes désirs
    Obscure jungle loin des villes

    Quand tu t’es approché benoît
    J’ai eu au corps une brûlure
    Et j’ai senti ton âme dure
    Remplir un vide au fond de moi

    Tu m’as prise sous les nuages
    Et tu m’as appris à crier
    À tout haïr tout oublier
    Moi autrefois tellement sage

    Oui je me suis ouverte en deux
    Me voici douce et déchirée
    Et au terme de ta virée
    Toi tu m’as juste dit adieu

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