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  • Brève escapade

    Catégories : Quadrisyllabes (4)

    Quand le diable aime
    Dans la nuit blême
    Pas de problème

    Ses fées en rang
    Il les tire en
    Les déchirant

    Puis il s’insère
    Dans des sorcières
    D’un vit sincère

    Baise à sa faim
    Cent séraphins
    Pâles et fins

    Branle une nonne
    Nommée Simone
    Qui s’en étonne

    Chez un vieux plouc
    Il nique un bouc
    Et fout son souk

    Foin des faiblesses
    Il viole et blesse
    Mille diablesses

    Un peu putain
    Il turlute un
    Gland de lutin

    Tard il entube
    Près du Danube
    De blonds succubes

    Enfin boitant
    Et l’âme amère
    Notre Satan
    Se rentre à temps
    Chez sa grand-mère

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  • Ne jamais contrarier la clientèle

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Le client a toujours raison !

    A fortiori quand elle est sévère, richissime,
    terriblement bien gaulée et très très cochonne…

    https://www.atramenta.net/lire/ne-jamais-contrarier-la-clientele/103003

     

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  • Chimère

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Avec ton membre dressé noir
    Tu me joues les chiens de ma chienne
    Me plantant devant le miroir
    Tremblant du désir que tu viennes

    River ton membre et m’en filer
    De ces frissons qui vous envoient
    Valser par les cieux sans filet
    Gémir à s’effrayer les voix

    Je sens ton membre pousser là
    Sa longue épaisseur de plastique
    Pour que ma mouille se mêle à
    Ces huiles dont tes doigts l’astiquent

    Puis quand ton membre heurte muet
    Le seuil de ma vallée des roses
    Si pressées de le voir ruer
    Les voilà qui s’élancent écloses

    Ô va beau membre madré noir
    Chevauche-moi ma chevaucheuse
    Étalonne-moi tamponnoir
    Couvre ta jument amoureuse
    Plantée jusqu’au fond du miroir

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  • Direct au buffet

    Catégories : Hexasyllabes (6), Sonnet

    Dentelles qu’on découd
    Violence aux voies de fée
    Ô s’ouvrir sous les coups
    Avoir le corps défait

    Qu’on la pousse à la faute
    L’agressée se dépiaute
    Se fend les commissures

    Mon ventre et sa blessure
    Vit sur la brèche et saute
    Au vit de qui susurre

    Je me pendrai au cou
    Si l’on veut m’agrafer
    Brandissant un six-coups
    Ô direct au buffet

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  • Dès que je l’ai plus dans les pattes

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Je dis jamais pour qui j’en pince
    À mon mari ce vieux bébé
    Ça ferait que l’exacerber
          Il est jalmince

    Qui m’invente à longueur de temps
    De fols et profonds adultères
    Il a pas bien les pieds sur terre
          C’est embêtant

    Je l’apaise en taillant des pipes
    En m’ouvrant douce à volonté
    Pour l’empêcher de cogiter
          Aux autres types

    Ceux durs qui m’enfonçant le clou
    Me noyautent et percent la chatte
    Dès que je l’ai plus dans les pattes
          Mon gros jaloux

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  • Ouverte et chaude

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Est-ce toi Jack, mon ripper,
    Ce froid de fer qui m’éventre,
    Glissant mieux que dans du beurre,
    Respectant rien quand il entre ?

    Tes baisers me font pas peur,
    Pourvu qu’entre mes os crisse
    Ton long outil découpeur,
    M’équarrissant l’orifice.

    J’ai connu des kidnappeurs :
    Trois forbans roux et macabres,
    Marins saouls sur un clipper,
    M’ont entaillée de leur sabre.

    Ô mon Jack, mon salopeur,
    On a beau te prendre en grippe,
    Moi j’inverse la vapeur
    Et je jouis quand tu m’étripes.

    Mais, au terme du labeur,
    Me laissant ouverte et chaude,
    Chéri, fais gaffe aux snipers
    De Scotland Yard en maraude !

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  • La zézette au frangin

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Touche-pipi ! Doux jeu qui mêle,
    Dans le honteux, dans l’interdit,
    Au futur mâle la femelle
    Future et déjà dégourdie.

    Touche-pipi ! Je vis d’emblée
    Ce que l’on pourrait obtenir
    De ces parties lorsqu’accouplées
    On les ferait aller-venir.

    Touche-pipi ! Ce fut, l’espace
    D’un éclair, l’évidence que
    J’aurais de la joie par où passe
    Cet adorable bout de queue.

    Touche-pipi ! Je voulus mettre
    En bouche ce tuyau des gars ;
    Ça râlait : il fallut promettre
    Trois carambars et un nougat.

    Touche-pipi ! Ah, qu’elle est grosse,
    Soudain, la zézette au frangin,
    Quand, douces, mes lèvres la brossent
    Et la cajolent ! Et comme il geint !

    Touche-pipi ! Voilà qu’il crache,
    L’animal, il me fait pipi
    Dans la gueule, alors je me fâche
    Et m’en vais le dire à papy.

    Touche-pipi ! C’est là, en somme,
    Que je connus les faits majeurs :
    Sous la houlette d’un vieil homme
    Au membre raide et fourrageur.

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  • Ceux qui pillèrent

    Catégories : Octosyllabes (8)

    C’est à seize ans que fut voulue
    La déchirure ouvrant sa chair
    C’est à seize ans que se couchèrent
    Sur sa peau trois garçons goulus

    Car à seize ans brûlante et mûre
    Elle sentait déjà vibrer
    Au tréfonds d’elle calibrées
    Les envies des amants futurs

    Ces seize ans où se vit pollu
    Son ventre à coups de membres durs
    Elle en conserve l’échaudure
    Après tant d’étés révolus

    Pour ses seize ans ils la soumirent
    Tel un vieux ballon de football
    Aux gaietés de la carambole
    Lui laissant de vifs souvenirs

    Ô doux passé qu’elle salue
    La chair se rouvrant comme hier
    À rêver à ceux qui pillèrent
    Ses seize ans tant qu’elle en voulut

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  • Prisonnier de hommes-ventres

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Ceux qui sont revenus de la mystérieuse cité des hommes-ventres en tremblent encore et ne parlent à personne de ce qu’ils ont subi là-bas.

    Et puis il y a ceux qui ne sont jamais revenus…

    Première publication dans mon recueil de nouvelles intitulé Futur(e/s), N’co éditions, 2022.

    https://www.atramenta.net/lire/prisonnier-des-hommes-ventres/103194

     

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  • Pleine lune (c’est le cas de le dire)

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Elle en a l’œil fauve et qui fuit,
    Des suintements dans le bidule,
    Le front qui, s’empourprant, reluit…
    Aussi vrai que s’en vient la nuit,
    Ce soir maman veut qu’on l’encule.

    Du reste, elle le fait savoir
    D’un ton vous dressant la virgule,
    Et, chiennasse, vous donne à voir
    Son cul d’ivoire au bel œil noir ;
    Oh ! oui, maman veut qu’on l’encule.

    Ernst arrosait les solanums,
    Maximilien lisait Catulle,
    Paul s’exerçait au cymbalum ;
    On râle tous un maximum,
    Mais bon : maman veut qu’on l’encule.

    Ça n’est pas la première fois
    Qu’elle a cette envie ridicule ;
    Si l’on cède pas, elle aboie
    Et se trotte à poil par les bois,
    Réclamant partout qu’on l’encule.

    Papa, lâcheur, a mis les bouts,
    Emportant l’énorme mentule
    Dont il empalait tout debout
    Maman, les soirs où son sang bout,
    Signe qu’il est temps qu’on l’encule.

    Toujours, quand la lune a son plein,
    Dès l’heure bleue du crépuscule,
    Louve-garou que chacun plaint,
    Maman hurle tant et si bien
    Qu’en fils diligents… on l’encule.

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  • Sex happenings

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Madone des parkings
    Sur le béton tirée
    Avalant la purée
    Au pied des grands buildings

    Mouche aux yeux qui s’effarent
    Insecte que les glands
    Épinglent pantelant
    Dans la lueur des phares

    Fée se calant les durs
    De la cité voisine
    Qui un à un l’usinent
    Au capot des voitures

    Humide agrume rose
    S’ouvrant pour pas un rond
    Sac à foutre et fleuron
    De nos banlieues moroses

    Par tes sex happenings
    Ô majestueuse ô caille
    Tu gommes la grisaille
    Et le froid des parkings

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  • L’heure est douce

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ô lèvres du bas vous frottez
    L’une l’autre entre mes deux pouces
    La trotteuse aura beau trotter
    Le temps s’effiloche et repousse
    Tous les sommeils tant l’heure est douce

    Lèvres d’amour vous aspirez
    Mes doigts de votre appétit tendre
    Ma fièvre ne fait qu’empirer
    Dans un moment je vais me fendre
    D’une joie qu’on pourrait entendre

    Lèvres de feu vous déversez
    Vague après vague sur ma paume
    Quelle outre mon ventre percé
    Dont le poisseux nectar embaume
    Et me liquéfie chaque atome

    Lèvres secrètes con corail
    Pourvoyeur des belles secousses
    Chaque nuit tu m’offres ce rail
    Qui monte au ciel et je repousse
    Tous les sommeils tant l’heure est douce

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  • L’appel des étalons

    Catégories : Décasyllabes (10)

    Tant de désirs en ce bois me cavalent,
    Un tel appel frémissant d’étalons
    Que je panique et mouille mes crins blonds
    En voulant fuir, moi que leurs voix ravalent
    Au rang de bête aux abois, de jument
    Chaude dont les flancs rêvent dans la crainte
    À leur amour, leurs membres, leur empreinte,
    Mes cris, ô, mes rauques hennissements…

    Tant d’ombres, oui, me suivent là-derrière
    Dont je sens l’haleine brûler ma peau
    Que, dépouillant mes derniers oripeaux,
    J’irai m’étendre nue dans la clairière.

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  • Ballade des ribaud(e)s

    Catégories : Ballade, Octosyllabes (8)

    D’aucunes vont par les boutiques
    Sempiternellement rôder,
    Ou, kiffant les travaux pratiques,
    Se cousent des fichus brodés ;
    D’autres, ne sachant trop que faire,
    Lisent tout d’Alphonse Daudet —
    Activités qui m’indiffèrent :
    Mon trip à moi, c’est ribauder.

    Entourée de nanas salopes,
    Voire de mecs ou de baudets,
    Je tète au bout des seins, des clopes,
    Écluse burnes et godets,
    M’attirant d’affreux épithètes…
    Mais quoi ? le reste est démodé
    Et, de surcroît, me prend la tête :
    Mon trip à moi, c’est ribauder.

    Vous qui traînez une âme en rade,
    Je viens pour vous enquinauder ;
    Rejoignez-nous, ô camarade,
    Et nous jouerons ma chatte aux dés ;
    Faut-il l’écrire en majuscules,
    En vers, en langage codé ?
    Foutre ! à nouveau je l’articule :
    Mon trip à moi, c’est ribauder.

    Toi qui nous rejoins dans la danse
    Le cœur et la bite échaudés,
    Chante avec nous cette évidence :
    Mon trip à moi, c’est ribauder !

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  • Cruelle méprise au couvent

    Catégories : Alexandrins (12 pieds)

    Une vierge à genoux sur son lit de cellule
    (Fille pourtant très-sage et n’ayant jamais eu
    D’amant), battant des cils comme des libellules,
    Caressa d’un regard suppliant son Jésus,

    Puis, gémissante, sans rogner à la dépense,
    Elle s’échauffe et frictionne (hélas ! rien n’y fit)
    De ses linges mouillés la tache sur la panse
    Qu’arborait le Divin rivé au crucifix.

    « On croira qu’est de moi, se disait la novice,
    Ce sang ! On conclura que, d’un cœur mal-bigot
    Et d’une âme lascive habitée par le vice,
    J’ai fait entrer le Christ entre mes blancs gigots ! »

    Elle tâta des verges au bout de l’aventure,
    Mais ce fut pour avoir, dans sa sotte ferveur,
    De l’idole en Passion esquinté la peinture
    Et, par un franc récit, émoustillé ses sœurs.

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  • Un amour de créature

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Quoi la Saint-Valentin ?

    J’en ai trop rien à branler de ce calendrier rempli de gugusses à auréole.

    Mais bon, comme je vous aime bien, voici une histoire d’amûûûûr.

    Une avec coups de foudre, déclarations, demandes en mariage, œillades et baisers à tire-larigot.

    Une où on s’offre des bouquets de fleurs.

    Une où on vilipende la guerre, la haine et l’agressivité.

    Une où on s’enfile, aussi.

    La vache ! qu’est-ce qu’on s’enfile dans cette histoire…

    https://www.atramenta.net/lire/un-amour-de-creature/103773

     

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  • En double

    Catégories : Octosyllabes (8), Sonnet

    Enzo se caressait les boules,
    Tandis que laissait pendre Alain
    Sa langue avec un air malin
    À vous donner la chair de poule.

    L’heure était tendue ; il urgeait
    D’enculer Riri et Jean-Marc
    Qui jusque-là menaient la marque.

    S’étant auparavant murgé
    De longs pastis sans flotte aucune,
    L’Enzo gardait quelque rancune

    À l’endroit de ce con d’Alain
    Dont l’œil, qui sans arrêt riboule,
    Voyait le cochonnet, les boules
    Danser sur l’allée de falun…

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  • Nos grisants tord-boyaux

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    D’un palais délicat,
    Je snobe vos vodkas,
    Préférant la menstrue
    Des bougresses des rues ;
    Pour les whiskys, les gins,
    J’ai la langue trop fine ;
    Rien ne vaut le kummel
    Violent qu’une femelle
    Malpropre et repue d’hommes
    Pisse : c’est là mon rhum,
    Mon tafia, mon genièvre :
    Je m’en rince les lèvres,
    M’en gargarise, m’en
    Salope éperdument ;
    Oh ! foin de vos absinthes !
    Chaque soir, je prie sainte
    Ermentrude la folle
    De me verser l’alcool
    Abject, odieux, maudit,
    Le fabuleux brandy
    Coulant du con des grues,
    La rincette incongrue
    Que je lampe à genoux,
    Le pif en leur minou
    Dégueulasse, aux aurores,
    Dans les fumées du port…
    Puis, titubant, je vais,
    Sans même me laver,
    Rejoindre un époux ivre
    Qui, lui aussi, sait vivre,
    Puisqu’il boit de bon cœur,
    Tète au vit la liqueur
    De vieux curés maniaques
    (Chacun son armagnac) ;
    Et, nos sanglots baveux
    Échangeant leurs aveux,
    Nos mains à nouveau moites,
    Nos bas-ventres s’emboîtent…
    Ah ! non, gardez vos vins !
    Vous nous offrez en vain
    L’arak et le pastis,
    Pure eau face à nos vices
    Avilissants, royaux,
    Nos grisants tord-boyaux.

     

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  • J’en veux encore

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    L’amour fou l’amour foudroie
    Crevant les yeux de la tête
    Pour coûter bonbon sucette
    Caramel qui colle aux doigts

    L’amour fou l’amour fourrage
    Sous mes habits l’animal
    Lance l’eau et perce val
    Pâturage et labourage

    L’amour fou l’amour fourbit
    Son foutoir dans ma chambrette
    À mesure au fur furète
    Tout pour dénicher zobi

    L’amour fou l’amour fournaise
    Sous le ciel pas dit pas d’eau
    On enlève aussi le haut
    Et nos cœurs se mettent à l’aise

    L’amour fou l’amour foutu
    Mon corps tique au lit patraque
    Sans sommeil un sommier craque
    Je veux encore où es-tu ?

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  • Ta truffe

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Théâtre

    Tragédie en cinq actes de M. de Molle-Hier

     

    Personnages :

    DON LOPE DE RUTABAGA, mari de Doña Putana
    DOÑA PUTANA, épouse de Don Lope et amante de Sancho (entre autres)
    SANCHO, (l’un des nombreux) amant(s) de Doña Putana

     

    L’action se déroule dans la chambre à coucher des époux.

    Entre Sancho, grand et beau Black qui, d’un geste mâle, arrache les vêtements de Doña Putana et lui roule une pelle des familles sous l’œil hagard de Don Lope qui bave en leur tournant autour à quatre pattes.

     

          SANCHO

    Me revoilà, poupée ! Quand tu veux je te lime.
    Est-il prêt le cocu, ton époux légitime ?

          DOÑA PUTANA

    Hélas ! il va et vient comme un homme hébété
    Depuis que de ta truffe on le voit tant téter.
    Il l’appelle sa sœur et l’aime dans son âme
    Au point d’en négliger putains, filles et femme.
    Il rêve — il m’en a fait le discours impudent —
    Que tu daignes un jour la lui mettre dedans.
    Il la choie, il l’embrasse, il la prend pour maîtresse
    Et n’a plus envers moi qu’un soupçon de tendresse.
    Au lieu, tel un toutou, de rester sage ici,
    Il se jette entre nous, veut te sucer aussi
    Ce bon morceau de chair qu’il faut que je lui cède,
    Me branlant à côté, car ton foutre l’obsède,
    Enfin, il en est fou ; tu sors ta bite et bing !…
    Je voyais autrement les joies du cuckolding.

          SANCHO

    Vertuchou ! que…

     

    Le reste du manuscrit est perdu à jamais.
    Dommage, ça commençait bien…
    Mais il semblerait qu’un certain Poquelin ait pas mal pompé (acte I, scène 2).

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