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  • Apprentie sorcière

    Catégories : Vers libres

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    c’est ainsi que je me rêve en frissons
    tête haute
    œil cyclope et larges épaules de pourpre
    dressée sur mes ergots de sang
    faisant corps avec la bête
    centaure aux poils trempés de musc
    remplissant ma propre bouche
    mystérieusement
    mon ventre jusqu’au fond jusqu’au cri déchirant
    gonflée de cet orgueil de petit garçon
    forçant pour m’immaculer
    mille écumes aux lèvres de satin
    deux fois heureuse
    m’habiter
    puis m’essuyant aux cuisses cingler ailleurs
    vers d’autres mouillages éphémères
    un jour oui j’entrerai dans la bande

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  • Le sillon

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Vous m’avez ravi un million
    De baisers chauds me rendant prête
    Trouvez trouvez-moi le sillon
    Le sourire aux quatre lévrettes

    N’attendez ! plus ne sursoyons
    Vos lents atermoiements m’atterrent
    Fendez fendez-moi le sillon
    D’un glaive ou d’un soc volontaire

    Ne me laissez pas vermillon
    Lapine que votre œil envoûte
    Écartelez-moi le sillon
    Plus largement qu’une autoroute

    Il n’est que temps que nous soyons
    Un seul bel animal d’écume
    Enfoncez-vous dans le sillon
    Pour battre au cœur de mon enclume

    Ah ! nos yeux nous les dessillons
    Et l’immense avenir commence
    Quand vous me comblez le sillon
    De sang de rêve et de semence

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  • Perle d’O n° 185

    Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’O

    Qu’on m’accorde le fouet de cordes
    Paillarde aussi je me repais
    De voir les tendrons qui se tordent
    Quand vient mon tour de les frapper

    Qu’on me l’attribue la cravache
    Pour châtier céans quelque sœur
    Chaque cri que je lui arrache
    M’est un plaisir de connaisseur

    Laissez je la battrai nue blême
    Puis assécherai les sanglots
    De cette identique à moi-même
    Ligotée là pétale éclos

    Oui m’accordez le fouet de cordes
    Que je lui refasse un portrait
    Et ses membres les désaccorde
    J’aime quand ces tendrons se tordent
    Qui me ressemblent trait pour trait

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  • Monde Vénus

    Catégories : Vers libres

          À Francine Caron,
          pour les mots vibrants que je lui ai empruntés…

    Mon sexe intempéré
    pesé du sang d’hommes et d’écume
    gonflant ses voiles
    sous le bouillon intime d’un désir
    source
    qui ne meurt jamais

    Mon sexe aux ailes fripées
    pays de pluie
    à la dérive sur le ventre du monde
    fend par son sourire
    qui quête amériques
    longs gratte-ciel à refondre
    avant l’aube

    Mon sexe brassé
    embrassé éclaboussé
    tiré des cartes du tendre viol
    là où nul combat blesse
    l’insondable
    qu’ont léché les flammes à cœur à cri

    Mon sexe clairière au dolmen
    lavoir aux marches roses glissantes
    qui se pénètre chandelle en main
    soupirant
    brillant dru les tertres sous la lune
    couchant les herbes
    crevassant la terre pour faire pousser les fleurs

    Mon sexe lèvre
    parlant éternellement les voluptés
    du monde Vénus

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  • Devant l’entonnoir

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Plonger l’œil aux ténèbres rouges
    Voir brasiller le désir quand
    Couvent les ardeurs d’un volcan
          Dont rien ne bouge

    Défaillir devant l’entonnoir
    Face à la faille ouverte immense
    Se faire tendrement violence
          Nue dans le noir

    Chaque matin je te contemple
    Et m’aime à m’érupter le sang
    Quand ton sommeil m’offre indécent
          Ton petit temple

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  • Éléments (bien) bâtis à protéger

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Un service trois-pièces comme on n’en fait plus !

    Du travail à l’ancienne, souple et fonctionnel, d’un fini irréprochable.

    Astiqué quasi quotidiennement à la main.

    Dans la famille depuis toujours, transmis de père en fils et conservé avec le plus grand soin à l’abri des regards indiscrets.

    Quelques salopes sans scrupule tentèrent bien de s’en emparer en promettant à son heureux propriétaire monts de Vénus et autres merveilles, mais elles restaient loin du compte.

    Un trésor pareil, vous pensez…

    https://www.atramenta.net/lire/elements-bien-batis-a-proteger/102249

     

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  • Perle d’O n° 162

    Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8), Perles d’O

    Un jour je quitterai la maison close
    Afin qu’il m’offre à ses amis
    Mais je resterai sienne il l’a promis
    Toujours à lui toujours sa chose
    Toujours son animal soumis

    Un jour je porterai sur moi secrète
    Quelque empreinte ou preuve à l’appui
    Ma vérité pourra sortir du puits
    À demeure et quoiqu’on me prête
    Toujours son automate à lui

    Un jour je m’ouvrirai désenfermée
    Percée par d’autres tour à tour
    Mais sa prise à jamais sa Pompadour
    Sa favorite et mieux aimée
    Toujours à lui toujours
    Toujours

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  • Le bonheur premier d’aimer

    Catégories : Vers libres

    Tes seins
    à la dérive
    sucres d’orge me bousculant les yeux
    cimes renversantes
    du toujours vif désir liquide
    et du frisson

    L’arche de tes seins
    leur arc
    leur flèche qui se retourne
    au sein de ma plaie de toi

    Tes seins secret d’ancrage
    fard et phare aveuglants
    bruns phallus
    doublement magmatiques
    au centre de leur écorce de sang translucide

    Tes seins caracolants
    nerveux
    cabrés plus vite que ma main
    qui s’empêtre de chevelures

    Tes beaux seins de muscle
    ambrés de soleil
    bouillonnant leur tendresse infinie
    tendant leur parfum tiède
    aux rêves ronds
    dont mes lèvres se pétrifient

    Tes seins aspirant à ma bouche
    tétant ma salive
    trésor qui m’engloutit
    me noie
    dans le bonheur premier d’aimer
    évidant le sommeil

    Lave de tes seins
    qui nous simule une mort douce
    framboises d’outre-hiver
    où je t’érode en soupirs florissants

    Tes seins d’eau
    lustrale
    réveillant la chaleur
    de mes fonds baptismaux

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  • Au débouché

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Visage au cinabre fermé
    Âme sourde indémonstrative
    Mais grisée d’émoi je salive
    Te revêts d’eau l’épiderme et
    Les monts rosés les faux cratères
    Mille accidents de ce terrain
    Que tu promènes au bas des reins
    Reliés de parfums solitaires

    J’irai me frayer un canyon
    Tout de lagunes déguisée
    Jusqu’au cœur souple des brisées
    Où ton cru d’écorces bouillonne
    Et qu’au débouché mon empreinte
    En mouillant l’orgue aille plein sel
    T’éjaculer ô demoiselle
    Les râles que tu tais étreinte

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  • Perle d’O n° 195

    Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’O

    Au clou les fouets et les ficelles
    Fixés juste face à mon lit
    Dévisageant par défi celle
    Qui rêva son corps avili
    Lançant cinglé des étincelles

    Aussi la cravache au crochet
    Pour compléter la panoplie
    De celle au cœur bien accroché
    L’O qui sans se plaindre se plie
    Se laisse enchaîner aux rochers

    Au clou les cordes et les verges
    Déjà mon bas-ventre frémit
    De vice et s’enfle sur les berges

    Mais si le choix m’en est remis
    On n’est pas sortis de l’auberge

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  • Maman lesbiche

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Sans doute qu’c’est du vice
    Et qu’mon vieux cœur s’égare
    Mais au premier regard
    J’ai eu envie d’un kiss
    J’kiffe la meuf à mon fils

    Son body s’échancrant
    Sans tambour ni trompette
    M’fait pivoter la tête
    Au lieu d’zyeuter l’écran
    J’mate la môme à mon grand

    Elle en garce avertie
    Me frôle dans les couloirs
    Au dodo m’dit bonsoir
    Ah j’en perds l’appétit
    J’guigne la greluche au p’tit

    J’lui propose des biff’tons
    Rien qu’pour une heure au page
    Elle pousse au dérapage
    Voire même à la baston
    La drôlesse au fiston

    C’est limite inhumain
    Moi la maman lesbiche
    Trébuchant sur l’chemin
    À tout bout d’champ j’m’entiche
    Des copines au gamin

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  • « La fille dans le miroir » lu par Michaël Dargery

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Oyez ! Oyez !

    Mais avant d’ouïr, veuillez cocher la case correspondant à votre situation (plusieurs réponses possibles) :

    c Vous avez la flemme de lire ma nouvelle fantastique (pourtant en lecture libre sur Atramenta) intitulée « La fille dans le miroir ».

    c Vous ne pouvez pas la lire car vous êtes totalement illettré·e.

    c Vous êtes (rayez les mentions inutiles) malvoyant·e non-voyant·e invoyant·e dévoyant·e louvoyant·e imprévoyant·e fourvoyant·e  vouvoyant·e entrevoyant·e antivoyant·e (voire pire).

    c Vous avez fait vœu de non-lecture pour protester contre la scandaleuse incarcération de Nicolas Sarkozy (que Dieu le protège !).

    c Votre religion vous interdit de lire, a fortiori les textes d’une autrice aussi cochonne et impie que moi.

    c Atteint·e de la maladie de Parkinson, vous avez la tête qui remue sans cesse, tels les toutous sur la plage arrière des voitures, ce qui rend toute lecture impossible. (Demandez aux toutous, si vous ne me croyez pas.)

    c Votre petit frère (ce nain qui porte encore des couches et ne sait dire que « caca ») passe le plus clair de son temps à secouer votre laptop quand vous essayez de lire, mais vous ne pouvez pas le gifler, ça ferait un tas d’histoires à la maison.

    c Malgré vos efforts acharnés, vous n’êtes toujours pas parvenu·e à contourner le filtre antiporno installé par papa – maman (rayez la mention inutile), ce qui vous empêche d’accéder à mes textes les plus intéressants.

    c De toute façon, vous détestez la lecture.

    c Autre situation vous interdisant de lire « La fille dans le miroir » (pourtant en lecture libre sur Atramenta) : .....................................................................................................

     

    Résultats :

    = De 0 à 5 cases cochées : Félicitations ! Michaël Dargery a pensé à vous en réalisant une formidable lecture audio de ma nouvelle (non sans s’être au préalable, vous le verrez, fait la voix sur des auteurs de moindre envergure tels que Lovecraft, Poe, Tourgueniev, H.G. Wells et j’en passe). Pour l’ouïr, cliquez de toutes vos forces sur le bouton ci-dessous !

    = Plus de 5 cases cochées : Vous êtes très mal parti·e dans la vie et je vous plains. Avez-vous songé au suicide ? Je peux vous envoyer (sans frais ni obligation d’aucune sorte) une boîte quasi pleine de somnifères que je n’utilise plus depuis que j’ai acheté un vibromasseur. Mais, avant de les absorber, n’oubliez pas de cliquer sur le bouton ci-dessous. Tout en vous endormant à jamais, vous pourrez ainsi écouter ma nouvelle lue par l’excellent Michaël Dargery. Un avant-goût du Paradis

    Grand merci à toi, Michaël, pour ce travail énorme et de qualité !

     

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  • Les raisons d’un ramage

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    S’il advient que je vous cherche
    Vous faisant bouillir le sang
    Par mon babil incessant
    Fritez-moi la peau du derche

    Ce futile et sot potin
    Vise à vous tendre la perche
    De cerveau j’en ai pas lerche
    Tout est dans mon popotin

    Le plaisir que je recherche
    Multipliant les blablas
    Se prodigue paume à plat
    Sonnant sur la peau du derche

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  • La seule femme au monde

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Un de perdu, deux milliards de retrouvés ! Deux milliards de mecs à ta botte ! Gratis !! Elle est pas belle, la vie ?

    J’aperçois déjà un certain nombre de lectrices intéressées. De lecteurs aussi, mais là, non, amis gays, pour une fois ça va pas être possible : c’est une nana qu’ils veulent. Qu’ils attendent. Qu’ils espèrent à en crever. Deux milliards de mecs en pleurs, en détresse, en rut...

    Contacter Salomon ben Halim, recruteur.

    S’en remettre à lui. Lui faire entièrement confiance en dépit de ses vêtements chelous, de son accent indéfinissable et surtout de son discours parfaitement délirant. On n’a rien sans rien, pas vrai ?

    (Première publication dans mon recueil de nouvelles intitulé Futur(e/s), N’co éditions, 2022.)

    https://www.atramenta.net/lire/la-seule-femme-au-monde/101991

     

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  • Perle d’O n° 207

    Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’O

    Je fis briller plus d’une heure
    Ses lobes et ses ourlets
    Entrant ainsi qu’en du beurre
    Tétant tous les petits-laits
    De volupté déferlés

    Je fis fondre sous ma langue
    Son cachou de chair brûlant
    Léchai la pulpe de mangue
    De son temple en y mêlant
    Mes mucus équivalents

    Je fis râler sans relâche
    N’en ayant jamais assez
    Ma poseuse aimée des flashes
    Aux orgasmes d’opiacé
    La laissant ressorts cassés
    Enfin décarapacée
    Et les sangs qui s’amourachent

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  • Rêves femelles

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Voiles de poils ceints des sirènes
    Sillages de mouille où se traînent
    Leurs hanches de rut écumant
    À travers l’algue ô tout s’emmêle
    En ces poisseux rêves femelles
    Depuis que je n’ai plus d’amant

    Au ventre lisse et hypocrite
    Des falaises le blanc s’effrite
    Et mes nuits forgent des trous d’eau
    Où nagent de perverses filles
    Qui m’attrapent par la cheville
    Depuis qu’il est parti trop tôt

    Cheveux vos voluptés m’étouffent
    Mes doigts se perdent dans les touffes
    Liquide est l’aube au fond du drap
    Les pieuvres rôdeuses étravent
    De caresses ma chair épave
    Depuis qu’il n’est plus dans mes bras

    Faut-il que défaite je cède
    À ces sirènes qui m’obsèdent
    Au rire aigu à l’œil dément
    Ô ventre nu je me fissure
    Mais suce pourtant leurs eaux sures
    Depuis que je n’ai plus d’amant

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  • Après la nuit

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Il fait jouissance à mon réveil
    Il fait pine dure amoureuse
    Un bris de cris monte au soleil
    Au fur que mon plaisir se creuse

    Il fait splendeur élévation
    Après le sommeil sans mémoire
    Il fait doux que nous effacions
    Ce reste en nous d’une humeur noire

    Il fait bonheur aux seins pressés
    Au ventre éventail il fait vie
    Pays d’hier incaressés
    Que négligions-nous vos envies

    Il fait chêne enraciné loin
    Mes eaux en ont retrouvé sens
    Il faisait nuit seuls dans nos coins
    À mon réveil il fait jouissance

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  • Perle d’O n° 99

    Catégories : Perles d’O, Tétradécasyllabes (14)

    Comme une flèche, enfin, c’est en ma bouche qu’il s’enfiche,
    Ma bouche qu’il perce longtemps, dont il cherche le fond,
    Et du reste à genoux, mon giron, ma fesse, il s’en fiche.

    Mon ourlet de plaisir bave ainsi qu’un vieux carafon
    Renversé sur la table, avili, confus, inutile ;
    Ah ! les mâles cruels de tous mes pièges se défont.

    Mes lèvres du haut sont ce qu’il distingue et qu’il récure,
    C’est ma gorge meurtrie que son viril organe étouffe,
    Et du reste baillé, mon cul, ma faille, il n’en a cure.

    Mon four à l’abandon couve un incendie sous les touffes
    Dédaignées de fourrure, et mes tétons se découragent,
    Deux index décochés, piteux, y allant à l’esbroufe…

    Mais les dieux sont odieux : il persiste en son rude outrage.

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  • Et nos draps de cavaler

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Chevaucheur bouillant d’écume
    Qu’aspire un ventre secret
    Par œuvre au noir il se crée
    Des ors que ton membre exhume

    Jaillissent des prés salés
    Un cri ravi nous festonne
    Le printemps en fait des tonnes
    Et nos draps de cavaler…

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  • Le feu au derrière

    Catégories : Chanson, Décasyllabes (10), Heptasyllabes (7)

    Dieu si j’avais dix ans d’moins
    Rev’nant un poil en arrière
    Au temps du feu au derrière
    J’pourrais encore faire carrière
    Causer pas mal de tintouin

    Jésus Jésus si t’entends ma supplique
    J’ai rendez-vous dans la forêt phallique

    Ah si j’avais vingt ans d’moins
    Je s’rais milf et la jeunesse
    Rien qu’pour effleurer mes fesses
    Voir tous mes tétins qui s’dressent
    Viendrait d’Hong Kong ou plus loin

    Jésus Jésus si t’entends ma supplique
    J’replong’rais bien dans l’océan des triques

    Si j’avais que trente ans d’moins
    Hantant les foutus mariages
    À loilpé sous mon corsage
    Je s’rais celle que dévisagent
    Toute la smala des témoins

    Jésus Jésus si t’entends ma supplique
    Je ref’rai l’tour d’mes connaissances bibliques

    Si j’avais quarante ans d’moins
    J’pass’rais mes nuits dans les boîtes
    La jupe courte et le con moite
    Je s’rais la nana qu’on doigte
    Et qui turlute dans les coins

    Jésus Jésus si t’entends ma supplique
    J’te jure de plus m’enculer en public

    Si j’avais cinquante ans d’moins
    Tonton me fil’rait des fraises
    Tagada après la baise
    J’aurais des tifs à l’anglaise
    Et du foutre au bord du groin

    Jésus Jésus si t’entends ma supplique
    J’vais fourrer un cierge à la basilique

    Si j’avais soixante ans d’moins
    Fœtus je s’rais bourrée d’vie
    Me f’sant reluire par défi
    Pendant les échographie
    J’aurais déjà trouvé l’joint

    Jésus Jésus si t’entends ma supplique
    Laisse-moi r’goûter à la vie idyllique

    Merde à soixante-dix ans d’moins
    Je s’rais juste un connard d’ange
    Dont pas une plume le démange
    J’suis pas sûre que ça m’arrange
    Que Dieu m’rajeunisse à c’point

    Jésus Jésus si t’entends ma supplique
    J’ai jamais trop eu la fibre angélique
    Jésus Jésus si t’entends ma prière
    J’en finis pas d’avoir l’feu au derrière
    Jésus Jésus si t’entends ma supplique
    J’ai rendez-vous dans la forêt phallique
    Jésus Jésus…
    (ad lib.)

     

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