Dans mon petit manchon fourré
La bête est venue se fourrer
Un animal ô fort méchant
S’il ne ressort pas j’en mourrai
Je l’avais trouvé attachant
Tendre et molasse et pleurnichant
Puis il enfle comme une oronge
Et me transperce sur-le-champ
À présent je sens qu’il s’allonge
À l’intérieur et qu’il me ronge
À crocs aigus et affairés
Froissant mes chairs en tulle éponge
Belette ? Hermine ? Je ne sais
Peut-être même est-ce un furet
Vison, martre ou bien zibeline
Hélas ! Que l’ai-je cajolé !
Il s’est planté comme une épine
Dans ma chantepleure si fine
L’abominable carnassier
Ô dieux ! comme il me turlupine !
Cessez donc ! Si vous me blessiez
Avec votre museau d’acier ?…
Il s’en moque et m’anéantit
Fourgonnant quoi que vous fassiez
Jamais mon puits n’a consenti
À rien d’autre qu’être senti
Humé, flairé en toute estime
Ah ! Oh ! Tiens… le voilà parti
Ayant pris sans verser centime
Tout ce qu’il est en moi d’intime
Me laissant le corps désolé
Si creux qu’on dirait un abîme
Bah ! j’irai tôt me consoler
Auprès d’un gentil con seulet…
Ton pantoum dans mon haïku - Page 49
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Mustélidés obscènes
Catégories : Octosyllabes (8) -
Première fois
Catégories : Heptasyllabes (7)Ici murmurent les eaux
Ici chantent nos oiseaux
L’un dans l’autre à pleine gorge
Ici se joignent nos mains
Maladroites de gamins
Nos respirations de forge
Nous avons tout découvert
Les secrets de l’univers
Se cachaient sous nos lainages
Ici pendaient les fruits mûrs
Que l’on prétendait trop surs
Pour nos quenottes trop sages
Tu n’as pas plus de treize ans
Et pourtant ton corps pesant
Sur le mien devient montagne
D’un âge plus tendre encor
Moi je pars dans le décor
L’âme battant la campagne
Je t’appelle mon joli
Tu me conduiras au lit
Chaque fois que le caprice
Nous retournera les sangs
Punit-on les indécents
Je resterai ta complice
Tu m’appelles petit bout
Tu m’embrasses dans le cou
Et je me sens toute nue
Nous comprenant par les yeux
Nous nous élançons à deux
Sur des sentes inconnues
Ô mon as je suis au ciel
Ta salive est comme un miel
Et ta langue un sucre d’orge
Ici murmurent les eaux
Ici chantent nos oiseaux
L’un dans l’autre à pleine gorge -
Jusqu’à la lie Alice
Catégories : Octosyllabes (8)Porte du pays des merveilles
Un chaud lapin à mon réveil
Me la perça d’un coup d’oreille
Je chus le cœur mal assuré
Dans ce terrier inrécuré
Où furetait plus d’un furet
Bois-nous ! me susurraient les fioles
Tu connaîtras la gaudriole
Et que les lys te patafiolent
Des licornes, des chevaliers
Enfilaient pour moi, fous à lier
D’encor plus déments chapeliers
Vautrée au bout d’une amanite
Une chenille, ver stylite
Crachait des fumées illicites
À toute heure on prenait le thé
Et l’on parlait sexualité
En grand ou petit comité
Oh ! j’avais pris goût à la tarte
Et refusais que l’on m’écarte
Des jeux de mains, des jeux de cartes
Au croquet ma vertu tomba
Ce fut un drôle de sabbat
Dans le haut de mes pays bas
Ma chatte avait le premier rôle
Semblant même douée de parole
Et pour tout dire un peu frivole
Puis en traversant le miroir
Je découvris l’autre tiroir
Étroit et long, secret et noir
Un Jabberwock à l’œil sévère
Jailli de quelque touffe amère
M’enfournicula par derrière
La reine assoiffée de mon sang
Brandissait un sceptre pressant
Je n’y coupai qu’en grandissant
Tweedledee vida sa quenelle
Et Tweedledum sous la tonnelle
Me fit grimper à son échelle
Charles votre échiquier curieux
Où l’on bourrique à qui mieux mieux
Répondait-il à un vœu pieux ?
Où sont mes robes d’enfant sage ?
Chaque pas qu’ici j’envisage
Me mène à de nouveaux baisages
Lapin blanc mon ami reviens
Ô reprends-moi si tu veux bien
Et me ramènes aux jours anciens !
(Retrouvez Alice dans ma petite histoire outrageusement
pornographique « Échec au roi »...) -
C’est les glandes
Catégories : Octosyllabes (8)Je change de sexe comme de body
Dimanche bimbo, barbu lundi
C’est pas ma faute, j’ai les hormones
Plus instables que du bubble-gum
Je change de sexe à tout bout d’champ
Ça en devient presque indécent
Quand mon clito s’enfle en quéquette
J’cours me cacher dans ma chambrette
J’perds un à un tous mes amis
J’me sens seul/e comme c’est pas permis
Je flipe sitôt qu’j’me déshabille
C’est moi la honte de la famille
Un jour de spleen, j’en pouvais plus
J’ai imploré le p’tit Jésus
Allah, Bouddha et toute la bande
Zéro résultat pour mes glandes
Quant aux toubibs, n’en parlons pas
Ils s’excitaient sur mes appâts
Attendant la métamorphose
Pour me faire subir un tas d’choses
Je change de sexe, oh ! c’est débile
Au niveau d’mon état civil
Mon mari n’y comprend que dalle
Et pis ma femme s’est fait la malle
Je change de sexe mais y’a du mieux
J’ai rencontré un truc curieux
Un/e androgyne qui joue du jazz
Il reste plus qu’à nous mettre en phase -
Bord à bord
Catégories : Octosyllabes (8)Ton cap mollit ? Quelle importance ?
Je garde en lui bonne espérance
Mes détroits te sont dévolus
Après le reflux vient le flux
Pour que la barre se redresse
Souquons ferme sous la caresse
D’une bordée de lents baisers
Aux nonchalances d’alizés
Sans y penser nous ferons voile
Vers l’île chavirée d’étoiles
Ou ces contrées sous l’Équateur
Qui vous imbibent de moiteurs
Mon timonier, tiens bon la route !
En pompant les eaux de ma soute
Tu hisseras le pavillon
Rouges des grandes occasions
Et à nouveau tout l’équipage
À la manœuvre, en chœur, en nage
Mènera le cotre à bon port
Par mainte passe et bord à bord
Ton cap mollit, vieux capitaine ?
Il reverdira comme un chêne ! -
L’ultime butin
Catégories : Hexasyllabes (6)Trou mignard, trou mignon
Trou follet, troufignon
Trou mutin où l’asperge
Se prélasse et gamberge
Se branle à tes satins
Qu’il soit soir ou matin
Trou que les vits dévissent
Qui sert à tous les vices
Honni des snobinards
Trou mignon, trou mignard
T’offrir en sacrifice
Aux mâles bons offices
Ô l’ultime butin
Il n’est jusqu’aux putains
Qui parfois ne te cèlent
Demeurant là pucelles
Par effroi du trognon
De l’éventreur d’oignon
De sinistre mémoire
Trou mignon, que d’histoires !
Mais moi je ne crains point
Tant qu’il y aura du suint
Je t’ouvre et te procure
Et qui veuille me cure
Le viscère à loisir
Il suffit de saisir
Mes hanches un rien grasses
Aussitôt tu embrasses
De ton anneau sagace
Les nœuds les plus grognons
Trou gourmand, trou mignon -
C’est l’heure exquise
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetLance au bout rond et cramoisi
Levier qui culbutas le monde
Estoc qui fends perces et sondes
D’ajours tous nos morceaux choisis
Viens-t’en me dessouder la bonde
C’est l’heure exquise où l’amour gronde
Dans mon tout petit cœur transi
Lardoire à farcir les oies blanches
Ou les poulardes de cent ans
Ô flamberge d’avant le temps
Du verbe et des effets de manche
Toi qui me donnes mon content
De branle-bas au palpitant
Viens-t’en qu’on s’en paie une tranche -
Chacun son tour
Catégories : Octosyllabes (8)À moi ton cul de puceronne !
Je veux y sucer le miellat,
Mais des trompes, là, t’éperonnent,
Trop de faux bourdons fanfaronnent
Autour de toi — oh ! laissez-la !
Allez-vous-en ! fuyez la ruche
Avant que je morde à vos dards !
Bien trop longtemps j’ai fait l’autruche ;
N’aurai-je point part au nectar
Que vos vits pompent chaque soir ?
Ne tremble plus, viens là, mignonne !
Les mecs, je peux les massacrer
Mais pas toi, si belle, ô si bonne ;
À moi ton cul de puceronne
Fleurant bon l’homme et le sucré ! -
Tirade de la petite bite
Catégories : Alexandrins (12 pieds), ThéâtreD’après Edmond Rouston...
À celle, hautaine, qui nomma « petite bite »
Mon chéri, — et voyant que cela le dépite, —
Je fis ce trait d’humeur qui vaudra ce qu’il vaut :
« Dis, connasse, fais donc travailler ton cerveau !
On pouvait dire... oh ! Dieu !... bien des choses, en somme,
Sur l’humble vermisseau de ce gentil jeune homme,
Soulignant, par exemple (avec un air pensif),
Qu’il n’existe pas sa taille en préservatifs.
(Ou, fâchée) Cher ami, cette tige immature
Me paraît un affront que vous fait la Nature !
(Catholique) Oh, monsieur, si j’avais un tel vit,
Je prierais l’Éternel pour qu’il me resservît.
(Mutine) Est-ce un clou rouillé ? une aiguille à coudre ?
Ça ne risque, en tout cas, pas d’attirer la foudre...
(Sportive) Il semble vif et adroit, ce pénis,
Ainsi qu’un ramasseur de balles au tennis.
(Curieuse) Y eut-il onc une si menue chatte
Qu’elle eut un peu d’émoi lorsque vous l’approchâtes ?
(Fataliste) Bah ! les rats l’auront grignoté,
Délaissant les couillons qui pendent à côté.
(Pratique) Il a toujours, au moins, cet avantage
De ne point prendre froid... perdu dans le pelage.
(Enthousiaste) Ah ! monsieur, c’est un précieux atout
Pour qui veut aller nu : on ne voit rien du tout !
(Chirurgienne) Hum ! venez, que je vous émascule
En vous ôtant un kyste à ce point ridicule !
(Tracassée) Avez-vous un étui vernissé
Pour mieux le retrouver lorsqu’il vous faut pisser ?
(Tendre) Puis-je toucher ? Je la trouve coquette
Et sympathique votre infime bistouquette.
(Émue) Pauvre garçon ! Ah ! comment grivoiser
Lorsqu’on n’a pour engin qu’un ver apprivoisé ?
(Zoologue) Est-ce une biroute de rainette
Que vous avez ? Laissez-moi mettre mes lunettes...
(Positive) Gageons, lorsqu’il est bien bandant,
Que votre amie s’en sert, parfois, de cure-dents.
(Serviable) Où est le hic ? Vous voulez qu’il grandisse ?
Alors, tirez à deux mains sur votre appendice !
(Flatteuse) Doté d’un si petit membre au corps,
Vous devriez briguer le Livre des Records. » -
Lanterne sourde
Catégories : Décasyllabes (10)Révéremment te torcher la palourde
Toutes les fois qu’elle s’ouvre à pisser
Ma langue ira glisser et déplisser
Ses bancs de nacre ô ma lanterne sourde
Ensuite un peu m’étendre et coulisser
En gestes tendres à peine esquissés
Déféremment te torcher la palourde
Moucher le blond de tes miels épicés -
Arrêtez les bêtises !
Catégories : Hexasyllabes (6)Tu t’fous d’ma gueule Einstein
Avec tes particules
T’es plus que ridicule
Carrément borderline
Au lieu d’nous agonir
De machines à mourir
Sors un peu ta virgule
Reprenons les calculs
Vous tous savants idiots
Boulotteurs de planètes
Révérés architectes
D’un monde pour les robots
Rangez vos inventions
Vos ions vos équations
Que vos foutues lorgnettes
Étudient ma minette
Chercheurs cancérigènes
Bienfaiteurs nucléaires
Qui nous pompez tout l’air
On dirait qu’on vous gêne
Mais ça va pas durer
Vu qu’on va en crever
Z’avez pas l’antidote ?
Cherchez dans ma culotte
Crétins surdiplômés
Prix Nobel dynamite
À qui le crime profite
Allez plutôt chômer
La vraie vie est ailleurs
Qu’au cœur des réacteurs
Z’avez encore un vit
Ou juste un gros QI ?
Tout ce gris des cités
Sorti d’vos cellules grises
Tous ces défis ces crises
Ça doit vous exciter
Tu t’fous d’ma gueule Einstein
On court à la deadline
On touche au crépuscule
Il est temps qu’on s’encule -
Post mortem
Catégories : Alexandrins (12 pieds)Ne peut-on m’empailler pour me baiser plus tard ?
À défaut conservez dans la myrrhe et les nards :
Mes mains en dévotion pour vous branler la pique,
Ma figue à enconner aux heures priapiques,
Mon œil bleu pour s’éjouir de vos ébats cochons,
Mes gros seins façon pouf, coussin ou polochon,
Ma rondelle à forcer pour vous tailler la plume,
Ma gorge tout entière attendant qu’on l’irrume,
Ma langue tant habile à lécher vos miellats,
Mes cheveux pour enfouir vos visages lilas
À l’instant d’éprouver la volupté dernière
Dans celle ou celui qui vous ouvre ses arrières…
Reste-t-il un morceau de moi pouvant servir,
Dont vous saurez, fripons, tirer quelque plaisir ?
Voici : dans mon tibia taillez une canule
Afin qu’en sa culée brune l’ancien amant
Me remette en mémoire à de certains moments ;
C’est là mon dernier vœu, mon legs, mon testament.
Qu’on empale celui réclamant qu’on l’annule ! -
Candaule
Catégories : Hexasyllabes (6)Ô mon roi mon dix-cors
Cette autre nuit encor
J’enroulerai mon corps
Sur de moins nobles gouges
Si tu en es d’accord
Rôdant parmi les bouges
Con souligné de rouge
Nue sous le burnous je
Battrai le vieux record
Foutrai tout ce qui bouge
Il n’est pas un Lydien
Qui ne doive connaître
Se repaître à la lettre
Du con qui t’appartient
Ô mon amour prodigue
Prête prête ma figue
À celui qui la brigue
Esclave ou artisan
Au diable les intrigues
Je livre mes seize ans
Au soc des paysans
Aux vieillards bêtisants
Rompant toutes les digues
Ce soir je vais baisant
Mes appétits de chienne
Chacun de tes sujets
Doit pouvoir en juger
Lorsqu’il me fera sienne
Ô illustre cornard
Au matin sans retard
Je te reviens sans fard
Les poils mouillés de colle
Et le ventre blafard
C’est à l’aube Candaule
Que nos âmes convolent
Quand ta vergette molle
Rampe en mes plis soiffards
Et je rêve aux soudards
Dont j’ai tété la gaule
Et bu le blanc nectar… -
Tant de flambeaux
Catégories : Décasyllabes (10)À Louise, bien entendu…
Beaux cierges fins ainsi qu’une allumette
Boutant le feu par où l’on se les mette
Épais brandons nous éclairant dedans
Depuis le temps qu’Ève instruisit Adam
Chandelles dont la pointe enflée, rougie
Épanche et perle un blanc jus de bougie
Torches de pin, luminaires divins
Nous embrasant toute mieux que le vin
Ardents bâtons de suif ô nos bobèches
Recueilleront du bout dur de vos mèches
Le dernier branle et l’ultime soupir
Après lequel vous laisserons flapir
Tant de jolies pointes jamais jumelles
Tant de flambeaux pour ardre une femelle
En l’attisant de cent mille façons
Tant qu’il y aura au monde des garçons -
Au clou
Catégories : Hexasyllabes (6), MonosyllabesQuand il me prend la tête
C’est afin que je tète
Son mufle de bélier
Gobant pieds et poings liés
Jusqu’à sa collerette
Aum !
Paisible je médite
Tout emplie de sa bite
Le cœur réconcilié
Je me fais oublier
Mon âme a pris la fuite
Aum !
La vie se change en songe
Je ne suis qu’une éponge
Au clou de mon gourou
Il s’écoule une heure où
Aucun mal ne me ronge
Aum !
Je bois le vide honnête
Lactescent des roupettes
Pompant le blanc mana
Je touche au nirvana
Quand il me prend la tête
MIAM ! -
Au beurre et au persil
Catégories : Alexandrins (12 pieds)Silure ô poisson-chatte ouverte entre deux eaux
Sa gaule était l’appât où tu mordis avide
Puis devint le couteau qui te fend qui te vide
Voici ton cœur en sang tes tripes dans un seau
Tu t’attaquas silure à un trop beau morceau
Foutue ta gueule aspire un reste de vie pure
Tes ouïes anéanties rouges sous les assauts
Regrettent la fraîcheur et la paix du ruisseau
Où tu nageais naguère encore à toute allure
Libre et redoutant l’homme avec raison silure
C’en est fini de ton innocence à présent
Toi qui as refusé d’user de tes épines
Qui t’es précipitée folle ! sur cette pine
Silure ô poisson-chatte ô proie qu’on va baisant
Au beurre et au persil tu n’avais pas seize ans -
L'amant d'élite
Catégories : Hexasyllabes (6)À quoi bon lésiner ?
Son gros pommeau de verre
Est d’un noir si sévère...
Quel joli martinet !
Je me moque des bites
Pour qui rêve de queer
Un beau manche de cuir
Fait un amant d’élite
Sans plus me ressaisir
Je me suis couchée nue
Attendant ta venue
Me feras-tu plaisir ?
Brandis l’objet-fétiche
Sur le ventre je tends
À ses longs crins ardents
La blondeur de mes miches
Que s’abattent les coups
Que ses fibres me mordent
Me semant le désordre
De la lèvre aux genoux
Mes épidermes rouges
Je deviendrai le feu
Tu entendras l’affreux
Cri des chattes farouches
Mais pour ça mon minet
Donne jusqu’au vertige
Sur mon cul callipyge
Ce joli martinet -
La nouvelle
Catégories : Heptasyllabes (7)J’fais que zoner au bord d’elle
Dans les rues pour la r’garder
Jusqu’au bar où ses fidèles
Lui paient parfois un godet
J’fais que zoner au bord d’elle
Mais sans oser l’aborder
D’elle oh je sais pas grand-chose
J’vois qu’son œil un peu éteint
Ses cuisses et ses lèvres roses
Sa toux rauque au p’tit matin
D’elle oh je sais pas grand-chose
C’est juste la nouvelle putain
J’me la paierais toutes les s’maines
Si seul’ment j’étais un mec
J’y dirais eh tu t’amènes ?
J’y fourr’rais ma langue dans l’bec
J’me la paierais toutes les s’maines
Sauf qu’en c’moment j’suis à sec
Je vis comme une hirondelle
Depuis qu’elle est dans l’quartier
Pourtant c’est pas la plus belle
De toutes les filles du métier
J’vais dev’nir folle à moitié
À trop zoner au bord d’elle -
Nec mergitur
Catégories : Alexandrins (12 pieds)Viens pisser dans mon ventre une blonde giclée
Flanque-moi la pression de ta bibine au fût
Je veux de ta tisane avoir le con infus
Une autre fois mon chou je te l’aurais sifflée
Gargouillant du gosier pour te la dresser dur
Mais arrose ma moule elle est nec mergitur
Ouvre ton robinet plein pot lâche les vannes
Tant pis si ce faisant s’amollit ta banane
On ne peut pas avoir le beurre et son argent
Lorsqu’en ma chatte inonde et fuse ton urine
Fermant les yeux je vois cent hommes qui me pinent
Ensemble et qui soudain jouissent en déchargeant -
Sodomicon
Catégories : Pentasyllabes (5)Pousse larde glisse
Mon cul de réglisse
T’ouvrira un œil
Tout rond d’écureuil
Et prendra ta pine
Ointe de cyprine
Pour l’axe du ciel
Moyeu essentiel
Force là ça entre
Emplis-moi le ventre
Perce d’un chenal
Mon trou d’animal
Ô fais la lumière
Creuse une tanière
Aux fauves odeurs
Gouffre sans pudeur
Va plus fort et fore
Plus avant encore
Rive-moi entier
Ce gland sans pitié
Que ta queue essuie
De mon cul les suies
Et le ramonant
Se branle dedans
Braque la boutique
Emporte le fric
J’aurai beau gueuler
Me v’là enculée !
Qu’en as-tu à foutre ?
Complante ta poutre
Mon cul de charbon
Biche pour de bon