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Ton pantoum dans mon haïku - Page 31

  • Miel et anis

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Le mieux sentant des lys
    Pousse sous ton pubis
    Ses longs pétales mauves
    Renferment une alcôve
    Fleurant miel et anis

    Il suffit que j’enfouisse
    La truffe entre tes cuisses
    Pour qu’avide elle en draine
    En pompe le pollen
    Et sniffant se réjouisse

    Puis ta mouille en remet
    Des litres de fumet
    Mille parfums explosent
    Au delta de ta rose
    On n’a plus qu’à l’humer

    Déçue de la fumette
    Je prise ta minette
    Le mieux sentant des lys
    Où je me fiche en vis
    Qui a perdu la tête

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  • Lors du bain

    Catégories : Décasyllabes (10), Sonnet

    Je baiserai la bouche que tu tiens
    Emmitouflée entre tes cuisses pâles
    À quoi bon fuir et la prétendre sale
    Tu baiseras mon con et moi le tien

    Étant cadette ô j’attends et ravale
    Ce désir fou qui pourtant me soutient
    Qu’ensorcelés tous nos replis pubiens
    Mêlent leurs jus à briser leurs pétales

    Mais à te voir toujours nue lors du bain
    Que nous prenons à deux chaque dimanche
    Il se pourrait qu’un de ces jours je flanche

    Lors me coulant dans l’eau où nos eaux sourdent
    J’écarterai tes jambes mie de pain
    Et baiserai ta sublime palourde

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  • Au pot commun

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Un coup dans l’autre, un coup dans l’une
    Tel un courant alternatif
    Il nous secoue, moi et la brune
    Salope aux yeux d’amour lascif
    Pas moyen de garder rancune

    Un coup ici, un autre là
    Traîtresse queue sans préférence
    Qui fore et troue nos entrelacs
    Pour ne tirer sa révérence
    Qu’un coup sur deux de cervelas

    Un coup au pif dans la miellée
    Nos poils suent cuisses et cheveux
    Nos chattes sages, empilées
    Qu’il fout à la va-comme-il-veut
    À longs coups de pine effilée

    Un coup pour elle, un coup pour moi
    Tempête au pays de la loose
    La brune jouit, chacun pour soi
    Et que soient baisées les jalouses
    Lui nous a pas laissé le choix

    Un coup dans l’autre, un coup dans l’une
    Fatal on mouille au pot commun
    Gémir aux lèvres de la brune
    Se voir tirées main dans la main
    Pas moyen de garder rancune

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  • Et plus encore

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Tant à jouir et tant à faire
    Tant de jolis mammifères
    À traire en tirant le pis
    Qui prendra sur le tapis
    Mon cul ce gaillard d’arrière

    Tant à cueillir tant d’épis
    Gonflant d’amour sans répit
    Dont il faut moudre farine
    À mêler à la cyprine
    De mon cul jamais flapi

    Tant de grumes ô sapines
    À grimper chasseuse alpine
    Jusqu’où s’écoule de blanc
    L’exquise purée de gland
    Que mon cul a pour copine

    Tant d’épieux et tant de plans
    Tant de percées dans mon flanc
    Tant de ventrées de saucisses
    De torpilleurs en Q6
    Coulant mon cul d’un coup — vlan !

    Tant de jouir sur cette terre
    Je veux tout : les militaires
    Les méchants et les gentils
    Les gros vits et les petits
    Oh mon cul a tant à faire !...

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  • Verser le sel

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Bâillant vers toi de tous leurs trous
    Nec plus ultra de l’écartage
    Ce sont les filles de Carthage
    Ce sont les putains de partout
    Plus soumises que des toutous

    Leur vue te met la queue en nage
    Leur œil violet lance un appel
    Leur voix te fait grimper au ciel
    La bite et parle de carnage
    Et de violents remue-ménage

    Tu rêves de verser le sel
    De ta jute sur ces blessures
    D’arracher gonds et déchirures
    Pour que monte dans le réel
    Leur cri sans fin leur cri de miel

    En attendant... qu’on se rassure
    Ton vit se donne un tour d’écrou
    S’épanche à l’ombre des verrous
    Au prix d’à peine une bavure
    Malheur aux cons qui te déçurent
    À tous les cons d’après le trou
    Réclamant tous un autre coup
    Ceux des salopes de partout

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  • Jamais bien loin enfoui

    Catégories : Décasyllabes (10)

    Tu es, tout seul, le feu qui me contient
    Mon cauchemar et toutes mes pensées
    Tu es la nuit et l’aube qui revient
    Me trouvant nue, brûlante et délaissée
    Les doigts froissant mes pétales pubiens

    Tu es celui qui me tiens enlacée
    Même aujourd’hui que tu t’es évanoui
    Et mes baises toujours recommencées
    N’ont d’autre but que retrouver le oui
    D’avant ton non — utopie insensée

    Chaque fois que sous un autre je jouis
    C’est ton épieu qui de nouveau se plante
    Et que l’amant s’appelle Pierre ou Louis
    C’est ton prénom que je geins, délirante
    Ton cher prénom jamais bien loin enfoui

    Tu es le chaud fantôme qui me hante
    Nuit après nuit et personne ni rien
    Ne te supplée — ô mémoire méchante
    Tu es, tout seul, tout mon mal et mon bien
    Les doigts rageurs dont je me fous la fente

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  • La belle aux abois foutant

    Catégories : Pentasyllabes (5)

    À qui la queue fauve
    Le museau pressant
    Cette fois je sens
    Mon sang qui se sauve

    Ils sont au moins trois
    La langue pendue
    À mes étendues
    Mouillant mes détroits

    Je tremble et me terre
    Au mitan du lit
    Ils ont tout sali
    Me couvrant de terre

    Ô biche aux abois
    Ô traquée renarde
    Qu’on lèche et qu’on larde
    Hallali je bois

    Cent baves me trouvent
    Laie de sanglier
    Je veux oublier
    Ceux qui me réprouvent

    La maîtresse-chien
    Aimant qu’on la monte
    Geint et jouit de honte
    À leurs va-et-vient

    Des griffes lacèrent
    Ma croupe et mes flancs
    Des boyaux s’enflant
    Forcent ma tanière

    J’ai eu beau courir
    Nue et affolée
    Ils m’ont acculée
    Là sans coup férir

    Maîtresse faillie
    Nouvel animal
    Ignorant le mal
    Voulant la saillie

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  • Tardif et déplumé

    Catégories : Décasyllabes (10)

    Ô triste enfant, renommée pécheresse
    Dont on courait pour attraper la fesse,
    Qu’est devenu ce céruséen cul
    Dont tu rendais les plus braves vaincus ?
    Où as-tu mis le corail et la crête
    D’or blond pour quoi chacun perdait la tête ?
    Où sont les seins lascifs et orgueilleux
    Que tu jetais au front des moins curieux ?
    Où est l’épée de latex si vorace
    Dont tu trouais, taquine, leur culasse ?
    Est-ce cet œil rougeâtre et larmoyant
    Qui te valait jadis un flot d’amants ?
    Voici que, nue, languissant sur ta couche,
    Tu ne jouis plus que si ton doigt te touche.
    Ah ! Cupidon, que n’es-tu sur le coup
    Afin que pût regodiller beaucoup
    Celle qui, comme en sa vive jeunesse,
    Appelle Amour et se branle sans cesse !
    Certes, son con tardif et déplumé
    N’exhale plus qu’un trop âcre fumet,
    Et l’on hésite à aiguiser les armes
    Dont s’armaient tant de messieurs pleins de charme
    Qui, ahanant, s’en venaient l’assaillir,
    Y emmancher leur désir de jaillir
    En gouttelettes de jus effusées…
    Ô pauvre vieille aujourd’hui imbaisée,
    Triste enfant aux ardeurs inapaisées !

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  • La dernière fente

    Catégories : Chanson

    Plante le vit, plante
    Comme si tu devais jaillir demain
    Dure au moins jusqu’à minuit, minuit trente
    Plante, oui, plante

    Bourre-moi, laboure
    Comme un voyou, comme un fou, comme un chien
    Comme si c’était ta dernière fente
    Plante, oui, plante

          Tu peux m’le mettre où tu veux
          Tu peux gicler quand tu veux
          Mais pense à ma chagatte
          Il faut qu’tu l’éclates
          Et la mettes à sang à feu
          Alors vas-y !

    Plante le vit, plante
    Comme si tu devais jaillir demain
    Fais-moi reluire à pousser des gueulantes
    Plante, oui, plante

    Pine, ma praline
    Sans oublier mon plaisir, nom d’un chien !
    J’ai l’goût des raz-d’marée, des déferlantes
    Plante, oui, plante

          Et tu verras qu’à la maison
          Je s’rai moins chiante et moins poison
          J’veux perdre la tête
          Crier par la f’nêtre
          Qu’mon chéri me baise à fond
          Alors vas-y !

    Plante le vit, plante
    Comme si tu devais jaillir demain
    Jusqu’au petit matin joue-la plus lente
    Plante, oui, plante


    Sur l’air de « Chante la vie » (Michel Fugain et son gros bazar)
    https://www.youtube.com/watch?v=508UYWk-y6A

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  • On solde

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Le fond de l’être pue
    Je suis le pet tardif
    Un bout de corned-beef
    À l’âme corrompue

    Comment marcher debout
    Quand rugit l’avalanche ?
    Je branle sur le manche
    De mes derniers tabous

    La meute déménage
    En direction d’hier
    Mais pendant tout l’hiver
    On poursuit le carnage

    Quinze mots débités
    En bulles folichonnes
    Et soudain ça frissonne
    Au cœur des entités

    Le fond de l’être sue
    Son jus définitif
    On plante des canifs
    Dans nos raisons déçues

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  • On est mieux là (franchement)

    Catégories : Octosyllabes (8)

    De butte en gland nue je butine
    Parmi la touze à Ernestine
    J’ai plongé là de but en blanc
    Déballonnant mon fute en grand
    Et sans même ôter mes bottines

    Ô douce nuit allons léchant
    Tous ces gentils cons alléchants
    Ouvrons-nous aux longues visées
    De ces gaules bien avisées
    Venues pêcher dans mes étangs

    Branlant des vits je touche aux buttes
    Tétant des culs je joue les putes
    C’est bon de s’entendre râler
    On devrait se laisser aller
    À souvent souffler dans les flûtes

    En D’Artagnan nous nous rêvions
    Tous bourrins à trois dans le fion
    Quoiqu’effoutu(e)s voisins voisines
    On est là bien mieux qu’à l’usine
    À rectifier des queues d’avions

    Partie fine ah combien je t’aime
    Ronde des plaisirs sans problème
    Plus on est de fous plus on jouit
    Plus on jouit plus le temps s’enfouit
    Sous le sucré du bien suprême

    Qu’on me teigne la motte en blanc
    L’opalin foutre est élégant
    Sur l’entrefaite je lutine
    Happant dans la touze à Martine
    Tout ce qui passe butte ou gland

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  • Femme et emblème

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Appelez-moi Marianne
    Et défendez-moi bien
    Moi l’humble courtisane
    De tous les citoyens
    Charnelle et symbolique
    Je suis la raie publique

    Au temps des royautés
    Ô cruelle injustice
    On ne me boyautait
    L’urne d’entre les cuisses
    Que contre argent sonnant
    Tant pis pour les manants

    Heureusement la fièvre
    De la révolution
    Mit mes accortes lèvres
    À la disposition
    De tout ressortissant
    Inclus les impuissants

    Je vis dans un studio
    En plein cœur de la ville
    Ouvert nuit et jour aux
    Populations civiles
    Venez m’y culbuter
    Je suis la liberté

    Ce corps femme et emblème
    Appartient à l’État
    Or l’État c’est vous-mêmes
    Alors n’attendez pas
    Je suis bonne et baisable
    Au gré des contribuables

    En avant mes lolos
    Vers la vie démocrate
    Guidons le populo
    Qui vite à quatre pattes
    Glisse son bulletin
    Dans mon étui putain

    Je suis la nymphomane
    Mascotte du pays
    Appelez-moi Marianne
    Mon amour est gratuit
    Ni rond-de-cuir ni flique
    Je suis la raie publique

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  • Extrême-Orient

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Où es-tu beau Cambodgien
    Mon copain de pain d’épices
    Peu causant mais dont les mains
    Gazouillaient entre mes cuisses
    Nos nuits s’appelaient délices

    J’épousais chaque bosquet
    De tes toisons rarissimes
    Quêtant le musc embusqué
    Au fumet si pousse-au-crime
    Que j’en plongeais dans l’abîme

    Nos jargons trop différents
    C’était pas pour la parlotte
    Que tu venais déférent
    Battre à l’huis de ma culotte
    Et jouer les polyglottes

    Je buvais du petit lait
    Ô mon adorable bonze
    Quand riant tu m’enfilais
    Ce dru petit mât de bronze
    Qui me retournait débonze

    Mon plaisir allait si loin
    Que je songeais Ah l’Extrême
    Orient ça vaut tous les joints
    C’est le summum et la crème
    L’amour au degré suprême

    Tu disparus un beau jour
    Mon copain de pain d’épices
    Pas de permis de séjour
    Les temps n’étaient pas propices
    À nos voluptés métisses

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  • À force de lamper…

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Allah m’est témoin, mon doux prince,
    J’ai astiqué de tout mon cœur —
    Mille et une nuits de labeur —
    Mais à présent, basta ! je rince.

    Il a jailli de ce truc-là
    Tout ce qu’on veut : du miel, du beurre,
    De blanches perles d’heure en heure
    Reluisant d’un humide éclat.

    Que d’autres en vain s’ingénient,
    J’en ai soupé, moi, du gourdin
    Dont selon vous, sire Aladin,
    Devait surgir un beau génie…

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  • Le jour où le Dr Hui faillit découvrir le remède au dernier variant du diabolique virus mortel

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Ma dernière sottise en lecture libre (ici-même).

    Rien de tel qu’une bonne pandémie… pour m’inspirer des histoires rigolotes.

    Après Bébé et Le syndrome du corps vide, voici que les virus frappent à nouveau !

    En dessous de la ceinture, cette fois.

    En même temps, c’est vendredi 13, hein…

     

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  • Être son rien

    Catégories : Quadrisyllabes (4)

    Je suis le sac
    Assez pratique
    Qu’il fourre en vrac
    D’âme ou de trique
    Je suis la crique
    Pour ses éjacs
    Je suis le sac

    Je suis la poche
    Je garde en stock
    Chaudes bidoches
    Électrochocs
    Plaisirs en toc
    Je sais c’est moche
    Rien que la poche

    Ou le carnier
    À deux charnières
    Le vieux panier
    L’humble chaumière
    La taupinière
    Désirs déniés
    Jusqu’au dernier

    Je suis le vase
    Sodomisé
    Je suis la vase
    À recreuser
    J’ai beau ruser
    Plus il m’écrase
    Plus je m’embrase

    Je suis son bien
    Denrée pubienne
    Vague amphibien
    Ou presque chienne
    J’attends qu’il vienne
    Et me souviens
    D’être son rien

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  • Les lanciers

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Vingt pines en bonne et due forme
    Fendent gaiement les uniformes.
    L’adjudant passe dans les rangs,
    Contrôlant tout, considérant
    Les teintes et la turgescence
    Des fiers lanciers de la semence
    Dont les musettes se balancent.

    « Soldat Pinot, huit jours de trou !
    Ce nœud-là r’ssemble à un vieux clou...
    Dugland-Moisy, quelle baudruche
    Pitoyable ! Vous f’rez les pluches…
    Dardillon, sacré partouzard,
    Êtes-vous propre ? Eh ! vot’ bazar
    Vient d’me gicler sur le falzar !

    Z’irez astiquer pour la peine
    Les beaux bib’lots du capitaine...
    Soldats Berdouillette et Lefion,
    Rectifiez-moi la position,
    Bordel à queue ! De la prestance !
    Pensez à l’Armée, à la France !...
    Z’avez c’qui faut en munitions ? »

    Vingt pines en bonne et due forme
    Dressent autant de glands énormes,
    En d’irréprochables saluts
    Sur quarante couillons velus.

    Pendant ce temps la colonelle,
    Dans la guérite aux sentinelles,
    Attend nue le premier conscrit
    En s’étrillant le mistigri.

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  • Un rêve utérin

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    De la nuque à tes reins
    Je me trouble et suffoque
    Quand tu gis contre moi
    Endormi sous mes doigts
    Échoué comme un phoque
    Ou un rêve utérin

    Scintillant équivoques
    Les poils de ton cul roi
    Ébranlent le silence
    Et vibrant en cadence
    Sous mon souffle je crois
    Mettent mon cœur en loques

    Je compte jusqu’à trois
    Mentalement puis lance
    La main sans me hâter
    Au fil de ta beauté
    Faisant durer l’errance
    Refusant d’aller droit

    Ma paume ivre de transe
    Ta peau au débotté
    Toute mienne en cette heure
    Occuper le terrain
    De la nuque à tes reins
    Après ça que je meure
    Ou me fasse sauter
    Quelle est la différence

    Heureuse remonter
    Ces plaines que j’effleure
    Jusqu’à ce cou taurin
    Où le plus fin airain
    Verse un torrent de beurre
    À mes doigts aimantés

    Pendant ce temps ça pleure
    En moi ça s’égare un
    Long néant se disloque
    Et mon ventre entrechoque
    Saillant comme un burin
    De larmes intérieures

    De la nuque à tes reins
    Et retour je suffoque
    Quand tu gis endormi
    Sous mes doigts de fourmi
    Échoué comme un phoque
    Ou un rêve utérin

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  • Adieu l’Hellade

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Un beau phallus de dix empans
    Le précède : c’est le grand Pan
    Toutes nos langues s’y baladent
    Nos doigts lui jouent des sérénades

    Plus d’un con part à ruisseler
    Se rêvant fort écartelé
    Par ce vit méritant aubade
    Mais le dieu se montre maussade

    Nous tremblons de le décevoir
    Et plus encor que nos espoirs
    Se voient déçus : on veut le fade
    Loin du village et des nuits fades

    Ô ressembler aux animaux
    Fourrer à en perdre les mots
    Pour notre amant aux yeux de jade
    Nous tournons le dos à l’Hellade

    Joie ! c’est mon corps qu’il a choisi
    Pour river un gland cramoisi
    Je vais en prendre pour mon grade
    Avec lui oh ! pas de pommade

    Je sens qu’il force sans douceur
    Mon ventre crève d’épaisseur
    Puis commence la cavalcade
    Et piaulent mes cris de pintade

    Les autres rient : on s’entrefout
    Nos esprits sont devenus fous
    Nulle femelle ne s’évade
    Lorsque Pan baise ses ménades

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  • Petit écureuil

    Catégories : Chanson, Pentasyllabes (5)

          Petit écureuil
          Viens sur mes genoux
          Que je voie ton œil
          Quand tu entres en nous

          Petit écureuil
          Toi qui fais le fou
          Je le sens ton œil
          Lorsque tu nous fous

    Je sens le panache
    Du gland polisson
    Qui fait cache-cache
    Dans nos calissons

          Petit écureuil etc.

    Je vois ton prépuce
    Qui frotte partout
    Et tes sauts de puce
    Nous piquent beaucoup

          Petit écureuil etc.

    Je sens tes noisettes
    Qui pour nous défier
    Mordent à la touchette
    Nos cons tuméfiés

          Petit écureuil etc.

    Plus haut dans les cimes
    Tu nous fais grimper
    Quand ravie ta lime
    Vient nous ramoner

          Petit écureuil
          Toi qui fais le fou
          Je le sens ton œil
          Lorsque tu nous fous

          Petit écureuil
          Ne fait plus le fou
          Il a fermé l’œil
          Et pleuré en nous

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