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Ton pantoum dans mon haïku - Page 29

  • Quand les boussoles s’affolent

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Pour le blanc fessier d’Aliénor
    Tout mec divague et perd le nord
    Leur aiguillon tremble et s’agite
    Leur creux rafiot prend de la gîte

    Il en vient des gras de Francfort
    S’épuisant en violents efforts
    La meuf à l’âme boréale
    Se fout pas mal des fort des Halles

    Pour elle ils déploient des trésors
    De vains baisers (coquin de sort !)
    Mais elle au lit se montre arctique
    Peu lui importe la tactique

    Les seins lactescents d’Aliénor
    Lui valent fleurs et montre en or
    Et plus d’un crut se la soumettre
    La sondant de son thermomètre

    Il est même un contreténor
    Au regard ardent d’athanor
    Qui vise une Aliénor conquise
    Veut lui voir mouiller les banquises

    On la juge au vu de son corps
    Adepte des câlins record
    Alors qu’elle a le cœur polaire
    Neige sur béton cellulaire

    Ô cime inviolée l’Aliénor
    Dont l’œil luit tel un Koh-i Nor
    Reste au paddock un bloc de glace
    Où les donjuans font du surplace

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  • Femme viscère

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Je suis le tube à essai
    Un simple tube à baiser
    L’égout, le drain, la tuyère
    Pour l’évacué vers l’arrière
    Une conduite, un canal
    Pour l’éjecté séminal

    Limez ma culasse à l’aise
    Puis lâchez la mayonnaise
    Tunnel autonettoyant
    S’ouvre charge aux assaillants
    De ramoner à plein tube
    Son boyau pendant les pubes

    Réduite à l’être intestin
    Je savoure mon destin
    Étroit de femme viscère
    Essentielle et nécessaire
    L’amour n’est pas compliqué
    Aux yeux d’un tube à niquer

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  • Un monde d’Èves

    Catégories : Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

          Le tarin plongé dans sa moule
                Je la grignote à vif
          Et des grandes eaux qui s’écoulent
                M’en tartine le pif
    Tendre est son ventre et sa nymphe amollie
          J’aime une fille à la folie

          J’aime une fille à peine éclose
                Fraîche comme un torrent
          Pâle comme un bouton de rose
                Au pétale odorant
    Dont je fais miel en butinant fontaine
          Son petit con à perdre haleine

          Son petit con plus nu que paume
                Qu’elle épile avec soin
          Son con de satin qui embaume
                Le musc et le benjoin
    Je le boulotte et m’y plongerais toute
          Tant je la kiffe ma louloute

          Tant je la kiffe et la soulève
                Par ma lécheuse ardeur
          Que nous fondons un monde d’Èves
                Sans le moindre emmerdeur
    Contre sa blanche cuisse elle a ma joue
          Buvant à sa chair acajoue

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  • À pleines dents

    Catégories : Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6)

    Suce, ma sœur, la tête du poisson
    Tète afin d’en aspirer la laitance
    Là sue le suc et la noble pitance
          Dont nous nous nourrissons

    Terrier femelle aux joues braisées de pompe
    Ne laisse pas s’épandre le bon grain
    Creuse et t’évase et façonne un écrin
          À la fertile trompe

    Saigne, ma sœur, l’écorce à pleines dents
    Déploie la sève et la redistribue
    Pine exhibée aussitôt se veut bue
          Ô sans-frein de l’Adam

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  • Jusqu’au bout du rut

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Fine fleur des bordels
    Tu hantes les plumards
    Qu’on crève ta dentelle
    Tu n’en as jamais marre

    Con plus étroit que fil
    Dégoulineur hors pair
    Tu ris quand on t’enfile
    Sans vit tu désespères

    Cent prêtres sur l’autel
    De ton vice assouvi
    Souquent suent et pantèlent
    Parfois laissent la vie

    Va jusqu’au bout du rut
    Ô sainte et cauchemar
    Ô madone des putes
    Qui n’en as jamais marre

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  • Tellement envice

    Catégories : Vers libres

    Ce soir je me recroquefille me raputisse me renconne
    Dans ta mâlitude
    Ce soir j’en ai envice
    Naître plus rien qu’une assouverture
    Défleure-moi
    Désêtre-moi de la bête aux pieds
    M’épouvantise bourrée de paille de fer
    Évertuée sur le coup
    Ce soir j’en ai envice
    Âmort
    Accorte perdue
    Tu auras toutes les tartes en main
    Ce soir je me féminictimise
    Faisons de moi quelque chose d’inimbitable
    Emphallucée à plein
    Vitirée jusqu’à l’os stylité
    Affroutre-moi par toutes les crevisses (si vierges soient-elles)
    J’en ai tellement envice
    C’est comme une vagine une mhoule qui me saoulèvre irrésistible
    Et m’avortonne enfin
    Naître plus rien
    Que ta masse turban critique et rutilant
    Tournant autour de ta muqueuse
    Tu frotteras ton diamant dur en stéréo dans mes amplis
    69 tours dans mon macrosillon
    Ce soir j’en ai envice follement envice
    Éprends-moi
    Marave-moi le désirâble
    Mésabuse de moi
    Rabaise-moi plus bas queutaire

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  • Ventre ouvert

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Con percé de part en part
    Par membrus trop imbéciles
    Ventre matériau fissile
    Éclatant de désespoir

    Au petit jour de souffrance
    Rare la lumière entrait
    Quand d’un baise plus feutré
    Giclait la dernière instance

    Con rubis corps enfantin
    Monnayé du bout des pines
    Ventre ouvert qu’on assassine
    Fourré de queues de pantins

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  • La violence continue pendant les travaux

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Me renversant dessus la terre
    M’arrachant voile et blanc hennin
    M’écartelant le féminin
    Le clouant de ton cimeterre

    Déchirant mes intimes vaux
    Tirant poussant sous l’œil des nues
    Mordant à mes mamelles nues
    Poursuivant violent les travaux

    Giclant en mon ventre ta goutte
    Me foutant le corps à l’envers
    Le délaissant encore ouvert
    M’ayant enfin toute à toi
                                              TOUTE !

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  • En goguette

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Viens avec moi en visite
    On hantera les bas lieux
    Je sens que ta langue hésite
    À fendre au tréfonds du pieu
    L’eau de ce con oublieux
    Ta narine trop bien née
    Cherchant l’air tombée des cieux
    Ne rencontrant que fumée

    Certes ces gogues lilas
    Ont d’âcres relents qui guettent
    Mais sois brave ce con-là
    T’emmènera en goguette
    Fous le bout de ta languette
    Dans le cloaque tâtant
    La fenêtre d’échauguette
    Qui dégouline et t’attend

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  • L’évasion

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Lime lime ô limeur sublime
    Agite-les mes blancs limons
    Mes haillons de cuir les élime

    L’épaisseur de ton être intime
    Ne mérite pas de sermon
    C’est du nanan loin de la frime

    Que précipitent nos enzymes
    Depuis ton haut mât d’artimon
    Ce cierge blanc nous réanime

    Pousse à la roue enfle la rime
    Grosse ainsi que nous l’estimons
    Tâtons le ciel au bout des cimes

    Morsure en moi qui désopprime
    Je veux ruer dans les timons
    Mes freins et mes mors les supprime

    Va jusqu’au fond va jusqu’au crime
    Toujours plus haut plus en amont
    Pousse la clim à plein régime

    Même si la vie n’est que mime
    En limant nous la rédimons
    J’en ai rêvé I had a dream

    Lime lime ô sans cesse lime
    Lime à réveiller les démons
    Jamais ne grippe ou ne t’arrime

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  • Un poil ou deux de chance

    Catégories : Octosyllabes (8)

    J’ai mis mon cul dans la balance
    Offert à ceux qui portent lance
    Ouvert à ceux qui portent haut
    Belle pourpre à luisants rehauts

    J’ai mis mon cul là où s’élancent
    Tant d’étendards et de hérauts
    Qu’avec un poil ou deux de chance
    Il trouvera son Roméo

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  • Didier doigts-de-feu

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Ma nouvelle nouvelle comicochonne.

    À propos d’un pauvre garçon timide victime des appétits des femmes…

    https://www.atramenta.net/lire/didier-doigts-de-feu/95250

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  • La doublure

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    À travers les crevés
    Trouant ta peau de fille
    On devine que brillent
    Tous les nectars rêvés
    Oh mes yeux se dessillent
    Mon cœur est arrivé

    J’aperçois la doublure
    De ton être tout nu
    Il s’ouvre à moi connu
    Jusqu’au con de guipure
    Que je découds menu
    Arrachant tes pelures

    Nul n’en doute au revers
    Tu es deux fois plus belle
    Ta pulpe mirabelle
    Lustre les univers
    Mon ventre s’en rebelle
    Mais j’ai les yeux ouverts

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  • Entre tes berges vaginales

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Les cuisses pendues à mon cou
    Tu m’embrassas à pleine vulve
    Je faillis me noyer d’un coup
    Dans cet affolant pédiluve

    Pour un peu j’en perdais le goût
    Du jus de verge et des sueurs mâles
    Tu me menais par le licou
    Entre tes berges vaginales
    Les cuisses pendues à mon cou

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  • Ripaille

    Catégories : Décasyllabes (10), Quadrisyllabes (4)

    Le soir on dîne à fleuves épandus
    À gibier d’eau à langues baladines
    Par l’ocre crevé de nos gabardines
    S’écarquillant nos ventres bien fendus
    Peuplés de fleurs et de fruits défendus
          Le soir on dîne

    Le soir on mord de trop tendres amorces
    Sans éprouver le début d’un remords
    Si affamées que l’on en perd le nord
    Qu’à pleines dents on mâche les écorces
    Faisant le joint de nos colonnes torses
          Le soir on mord

    Le soir on bave un cri un miaulement
    De gorge sourd devenues deux épaves
    Démontées par la mer qui nous déprave
    En nous léchant l’étrave ô mollement
    À flots d’orage et sombres frôlements
          Le soir on bave

    Le soir on gît dans l’âpre après-ripaille
    Tout étonnées de ce qui a surgi
    On n’ose plus bouger on réagit
    À peine on referme nos flancs qui bâillent
    Où le plaisir demeure écrit en braille
          Le soir on gît

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  • Que vibrant don

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Vos désirs m’ardent, compagnons :
    Prenez-moi hard en le trognon !
    Que tous ensemble vos tours m’entent
    Et par lents frottis me tourmentent,
    M’envoyant brailler de langueur,
    Telle la langue à Mick Jagger !

    Le diable sait si l’assaut d’homme
    (Celui qu’on prisait en Sodome)
    Me déclenche des ruisselets,
    Et combien me nourrit ce lait
    Mûri à cœur de bourses pleines !
    Venez rensemencer mes plaines
    En les forant de vifs brandons !
    Mon corps n’est plus que vibrant don.

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  • Oraison sexuelle

    Catégories : Décasyllabes (10), Pentasyllabes (5)

    Minette ô habile à m’ouvrir en deux
    Minette ubiquiste, en voiture, en ville
    Au creux des draps ou d’un bois hasardeux
    Trompe toujours là qui suce et m’enfile
          Minette ô habile !

    Minette ô amante au cœur sans pitié
    Dont le mufle m’éventre et me tourmente
    Qui remet cent fois l’aiguille au métier
    Glisse la navette, élargit la fente
          Minette ô amante !

    Minette ô buveuse happant les sirops
    Léchant l’écume et la vague mielleuse
    Hissant l’eau du puits jusqu’au désir haut
    Et dévorant l’omelette baveuse
          Minette ô buveuse !

    Minette ô cruelle appuyant sur les
    Plis de l’ineffable oraison sexuelle
    Dont tu épaissis sans fin les ourlets
    Avant d’errer à travers la ruelle
          Minette ô cruelle !

    Minette ô baliste, ô engin super
    Auquel pas une excitée ne résiste
    Machine fourbe à envoyer en l’air
    Qui sape et affouille, ébranle et insiste
          Minette ô baliste !

    Minette ô remède à tes propres maux
    De nos jours banals sublime intermède
    Guérir inventé par les animaux
    Minette dont le divin baume m’aide
          Minette ô remède !

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  • À tout casser

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    L’odeur de ton cul m’esclave
    Sa vue m’a rendue marteau
    Mais bientôt je serai brave
    À te planter le couteau
    D’un olisbos en le dos
    De ce rond tyran si suave

    Oui je saurai transpercer
    Ton bas morceau de l’échine
    Du bois verni d’une épine
    Aux nœuds dur entrelacés
    Baisant ton cul qu’invagine
    Un anus à tout casser

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  • Plus haut ! Plus fort ! Plus goulûment !

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je vends ma bouche aux fols en chair
    Qui la prendront pour exutoire,
    Y vidant de leurs génitoires
    Ce trop-plein de vie qui m’est cher :
    Dix gouttes de bonheur casher.

    Sur mes seins nus, qu’on renchérisse !
    À qui sur moi lève la main,
    Je livre ces cousins germains
    D’où sourdent des soupirs complices
    Dès que doigts d’hommes les pétrissent.

    Je vends ma chatte au plus enflant,
    À celui qui la mieux remblaie,
    À qui cautérise la plaie
    D’un fer nécessaire et brûlant
    Forçant sa voie entre mes flancs.

    Mon cul se cède à la criée
    À des donneurs d’ordre juteux
    M’investissant bien le péteux,
    Car moins me chaut d’être priée
    Que prise en main puis étrillée.

    Poussez plus haut ! Faites monter
    L’offre au-delà du raisonnable !
    Emportez l’enchère et le râble !
    Ce paradis pour effrontés,
    Je le destine aux mieux montés.

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  • Ça manque de vent

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Fendue comme un compas,
    Je m’élance à grands pas,
    Ivre parmi des mâles
    Ne me soupçonnant pas

    La chaleur animale,
    Goule phénoménale,
    Qu’il suffirait d’un rien
    Pour que l’un d’eux inhale.

    Bave donc, ô vaurien,
    Dont le poil aérien,
    Sous ma jupe en corolle,
    Dresse le nez aux chiens.

    Fendue, je les affole
    À rôder là, frivole,
    Espérant ardemment
    Que mes habits s’envolent…

    Mais ça manque de vent,
    Et aucun poursuivant
    N’arrive et démaillote
    Mon clandestin évent.

    À quoi bon, jolie sotte,
    Oublier ta culotte
    Si, tes tendres appâts
    Pourtant nus sous la cotte,

    Fendue comme un compas,
    Tu t’ouvres à grands pas
    La foule indifférente
    Qui ne te baise pas ?

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