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Ton pantoum dans mon haïku - Page 9

  • Particule élémentaire

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Tous les jours il me faut du lourd
    Des gars chauds feulant viens ma puce
    Des glands jaillissant des prépuces
    Épais dans leur gant de velours

    Il me faut des mecs et des triques
    Des steaks avec du poil autour
    Brutes énergies sans détour
    Noyaux puissants fils électriques

    Au cœur fou de mon réacteur
    Les barreaux d’uranium empalent
    Ma moiteur de pute à cent balles
    Affolant les liquidateurs

    Fuite en avant moi je rayonne
    Toujours plus hot je suis d’humeur
    À irradier mes lamineurs
    Et me tailler des parts de lionne

    Fondre épuiser les métaux lourds
    Ô particule élémentaire
    Pour faire encor sauter la terre
    Tous les jours il me faut du lourd

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  • Derniers outrages

    Catégories : Heptasyllabes (7), Trisyllabes (3)

    Que gros, gras, gonfle le gland
          Épinglant
    Mes mouillures et mes failles !
    Qu’il trifouille, ô l’indiscret,
          Mes secrets,
    Quêtant là sa boustifaille !

    Que la crépine rubis
          Du zobi
    Tremble et branle et rue de zèle,
    En plongeant sonder l’étang
          Qui s’étend
    Sous mon con de demoiselle !

    Qu’il force ce qu’il atteint,
          Les satins
    Moites, d’une aveugle rage !
    Qu’il écarte à jamais l’huis
          Tout à lui
    Voulant les derniers outrages !

    Qu’il me comble le vallon
          D’un si long
    Dard que j’en perdrai la tête !
    Que gros, gras, gonfle le gland
          Me cinglant
    Telle une pluie de tempête !

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  • L’ogre petit

    Catégories : Octosyllabes (8)

    L’acte accompli, j’ai l’antre plein
    De votre tendre goutte-à-goutte,
    Frémissant, tout à votre écoute,
    Déjà de nous refoutre enclin.

    Portez-la-moi jusqu’à la bouche,
    Que j’en goûte au bout le salé ;
    Si mon ventre a tout avalé,
    Il faudra bien qu’on le débouche.

    À coups de langue éperdument,
    Je vous regarnirai les cuves ;
    Ma gorge chauffe, agace, étuve
    Votre lymphatique instrument.

    Là ! Vous retrouvez l’étendue
    Propre à combler l’ogre petit
    Mais d’un insatiable appétit
    Pour la blanche gnôle à lui due.

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  • Dieu vous le rendra

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Jésus, c’était pas le mauvais bougre, je me tue à vous le répéter.

    C’est après qu’ils ont fait n’importe quoi, ses soi-disant « fidèles », mais ils sont pas les seuls : à l’exception des raëliens (bénis soient-ils), toutes les grandes religions affichent, hélas ! un mépris ostentatoire, voire une haine à l’endroit du corps. Et que je te le cache jusqu’aux sourcils, et que je te le nie, renie, ternit, bannit, honnit, excommunie, et que je te le flagelle et mortifie à mort pour lui faire expier ses petits besoins immondes !

    Tsss tsss...

    Bref, vous l’aurez compris, dans mon tout nouveau récit cochon en lecture libre ici, ma position sera celle du missionnaire. Je l’ai d’ailleurs envoyé au Pape en avril, histoire d’avoir son avis là-dessus....

    On a su de quoi il est mort, au fait ?

     

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  • L’autre légende de la nonne

    Catégories : Heptasyllabes (7), Octosyllabes (8)

    Voici l’histoire d’une nonne
          Si mignonne, si mignonne
    Que trente sœurs l’aimaient d’amour
    Et le lui prouvaient tous les jours

    Elle avait la peau qui frissonne
          Cette accorte et douce nonne
    Dès qu’on prononçait le mot trou
    Elle tremblait d’un peu partout

    Les sœurs Yvonne et Anémone
          Deux friponnes, gaies luronnes
    La coinçaient dans les cabinets
    Du couvent pour la lutiner

    Quant à Simone et Desdémone
          Ces garçonnes fanfaronnes
    Lui enfilaient dans les conduits
    De longs cierges de miel enduit

    Bref ces garces de Babylone
          Tribades au cœur de lionne
    N’avaient pas la moindre pitié
    Pour la nonne et son bénitier

    La supérieure, une Bretonne
          Sale, vicieuse et gloutonne
    N’y voyant rien d’irréligieux
    Se branlait en roulant des yeux

    Malheureuse comme Antigone
          Notre pieuse et chaste nonne
    Couvrait de larmes ses beaux seins
    En implorant saintes et saints

    Un jour tandis qu’on la ramone
          Sonne au loin le téléphone
    Elle y courut le cul en feu
    Et passa de suite aux aveux

    Or c’était le pape en personne
          Qui s’étonne, qui questionne
    Veut des détails (qui ? quoi ? souvent ?)
    Sur la règle de ce couvent

    Puis dit, rieur : Petite conne
          Sois une bonne larronne
    Je viendrai te piner mardi
    Et tu iras au paradis

    Cela changeait toute la donne
          Pour notre humble et jolie nonne
    Que le Saint Père eut mis son zob
    En elle la rendit moins snob

    Désormais toutes la tamponnent
          Sitôt que la belle ânonne
    Quelque pater le fessier nu
    Pour le pape et pour son salut

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  • Un chic type

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Que voulez-vous j’ai des principes
          Jamais de pipe
    Avant la messe et le repas
    Ensuite oh Dieu je participe
          N’en doutez pas
    À mainte autre forme d’ébats

    Puisque vous me tendez la bite
          Je ferai vite
    Bâclant s’il faut la communion
    Car votre œil de démon m’habite
          Soyez mignon
    Ah le dilemme où nous baignons

    Pour un instant je vous l’effleure
          Quand sonne l’heure
    À l’église où Jésus m’attend
    Telle est mon envie que j’en pleure
          Mais pas le temps
    De vous branler le cœur battant

    Rien qu’un baiser et son bout lisse
          Déjà se glisse
    Entre mes lèvres sans retard
    Quel goût divin c’est du réglisse
          Onze heures un quart
    Mon curé va être en pétard

    Tant pis je prends cette autre idole
          Sans nulle étole
    Pour diriger mon âme aux cieux
    Toi me l’enfournant tu rigoles
          Ô malicieux
    J’aime tant sucer les messieurs

    Jésus d’ailleurs est un chic type
          Pour une pipe
    Il ne dira trop rien je crois
    Sachant combien j’ai des principes
          Et de surcroît
    Je me finirai sous sa croix

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  • Pistolero postiche

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Han ! dans la brèche entre les miches
    Ça fend ça fouette avec doigté
    Gode en plein cœur et godemiche
    À fond tous les accrocs ouatés

    T’as beau être goudou lesbiche
    Il faut te l’empapaouter
    Avec du lourd pour que tu biches
    Y’en foutre un coup caoutchouté

    V’là le poireau pour ta flamiche
    Pan ! dans l’avaleur ajouté
    Le machin s’est trouvé sa niche
    Et toi tu sais plus trop où t’es

    Les hommes les vrais tu t’en fiches
    Tu veux que gémir et moiter
    Sur ce pistolero postiche
    Ô jamais plus désemboîté

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  • Déçois les mâles

    Catégories : Vers libres

    Branleuse incontinent
    tapie dans mes replis si peu pubères
    travailler la main gauche
    gémir à s’en lécher les doigts

    Branleuse mordue
    d’auto-amour
    inguérissable ado
    tournant le dos au cul des autres
    baiseuse interne à l’Internet
    fuckeuse de moi
    assoiffée des soies du soi
    déçois les mâles

    Branleuse férue
    des fragiles arcanes de son sexe
    galbes et trous
    bonheurs sans limite
    tensions et prétentions au divin
    un divan vagit
    cache des miels sous la cendre jamais éteints

    Branleuse tour à tour
    cuisses recroisées décroisées
    plaie vive qui se rappelle à moi
    m’appelle à elle
    équarrie chérie
    j’arrive !

    Branleuse un continent
    à sillonner au bout des pulpes
    flotter flotter
    arroser les fleurs, fleurs tendres, fleurs sauvages
    suivre les courbes du désir
    pousser jusqu’au cri des fauves
    dresser la carte de mes frissons les plus secrets
    plonger au sein de la nuit moite du corps
    d’un geste tout effacer
    recommencer

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  • La vie continue

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Octobre 2053.

    Bientôt la Toussaint. Les morts se relèveront-ils pour une dernière danse macabre ?

    Dix ans après la guerre atomique qui a dévasté l’Europe et causé l’effondrement de la civilisation, la mort rôde encore partout. Jusque dans ce village à l’agonie, peuplé de vieillards de plus en plus vieux, de plus en plus seuls.

    Marc Deshoulières n’en a cure. Le passé et ses fantômes, il veut en faire table rase, effacer les ruines afin de bâtir la société future. Et qu’importe si, au beau milieu du cimetière, quelqu’un a creusé un trou flanqué d’une croix qui porte son nom. Il ne peut s’agir que d’une erreur...

    Première publication dans mon recueil de nouvelles intitulé Évolution(s), N’co éditions, 2021. Prix Bob Morane 2022... et désormais en lecture libre ici : https://www.atramenta.net/lire/la-vie-continue/100094

     

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  • Rouge aujourd’hui

    Catégories : Octosyllabes (8)

    La vieille a chaud ardente encor
    Jutant des styx et des absinthes
    Jadis déjà brûlait la sainte
    D’envie femelle et diable au corps

    La vieille entend mourir de vivre
    Au feu d’un soleil intérieur
    Lui dévorant le postérieur
    Dans l’hiver dépourvu de givre

    Au sein d’un très rouge aujourd’hui
    Peut-être le dernier du monde
    Elle avale un mou qu’elle inonde
    De lave issue d’un vieux conduit

    Va vieille ô t’incendie encore
    À l’encens d’anciens souvenirs
    Agenouillée sous les menhirs
    Ventre mouillé qui les implore

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  • Une caresse intérieure

    Catégories : Vers libres

    En délire utérin
    j’ai voulu t’avaler nu
    renaître l’enfant qui me pénètre
    digérer la raideur infinie de cet instant
    m’en repaître
    avant que ton cœur sec vomisse un autre adieu
    peut-être le dernier

    Rêveuse j’ai voulu me refermer
    sur ce qui nous ouvrait de grands yeux incendiés
    lardés de poils au soleil
    engloutir tous les demains dans la rosée
    la chaleur d’un matin
    mes lèvres autour
    et nos ventres qui se touchent
    enfin remplis d’affinités

    Tu ne savais pas grand-chose de mes failles
    mon sang visait à te coaguler
    te mutiler
    te fermenter pour mieux mourir avec toi
    dans la splendeur d’une blessure maternelle et douce
    une caresse intérieure
    au sein de l’ogresse que tes forces rassurent

    En délire utérin
    j’ai voulu couper court au geste
    pourtant d’amour
    portant souffrance
    partant d’amour pourtant
    rognant le sabot qui m’avait tant piétinée
    je t’ai voulu à moi pour jamais

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  • Ton membre fée

    Catégories : Octosyllabes (8)

    T’as que ta queue pour gouvernail
    Taillant la route où que tu ailles
    T’as que ta queue le reste suit
    Chantant je pine et donc je suis
    T’as que ta queue vaille que vaille
    Comme unique outil de travail

    Bel être creux blond chippendale
    Godillant à travers les ciels
    Bel être creux nous sublimant
    Tout simplement en nous limant
    Bel être ô pendule inertiel
    Angelot nu dépouillé d’ailes

    Tu joues ta jute et jouis ton vit
    À bite ou double envie de vie
    Tu joues ta jute à gros bouillon
    Fleuve dont nous nous barbouillons
    Tu joues à madame est servie
    Versant ta liesse inasservie

    Bel animal sans états d’âme
    Acteur vedette à la réclame
    Bel animal au corps parfait
    Replante en nous ton membre fée
    Bel animal ami des dames
    Taraude encore ultime lame !

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  • À poil dessous

    Catégories : Octosyllabes (8)

    M’amis demain je prends le voile
    Ainsi l’ont voulu mes parents
    Lesquels ignorent c’est marrant
    Qu’en dessous je demeure à poil

    Ainsi l’ont voulu mes parents
    Le curé peut-être en cheville
    Casant et encageant les filles
    L’une mariée l’autre au couvent

    Le curé peut-être en cheville
    M’a trouvé le cœur pur et pieux
    Ne me connaissant guère au pieu
    Lorsque vos vits longs m’enchevillent

    En nonnette au cœur obséquieux
    Fredonnant à bas la calotte
    J’aurai le reste qui branlotte
    En souvenir de vos épieux

    Fredonnant à bas la calotte
    Remplissez-moi de vos ferveurs
    En guise d’ultime faveur
    Songez donc aux filles de Loth

    Remplissez-moi de vos ferveurs
    Me redressant les plis les poils
    Demain m’amis je prends le voile
    Mais garderai le con baveur

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  • Alléluia !

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Ah ! l’heureux jour que celui-là
    Quand surgi de la grise église
    Alléluia ! Alléluia !
    Dans l’ombre que les vitraux brisent
          Son vit m’a prise

    J’avais le cœur froid le corps las
    Mais voilà qu’il paraît la verge
    Alléluia ! Alléluia !
    Longue et plus raide qu’une asperge
          Ou qu’un gros cierge

    Sans crier gare il m’encula
    Décrassant mes langueurs têtues
    Alléluia ! Alléluia !
    Et je criais sous les statues
          Pine et me tue !

    Quoique craignant que le prélat
    Vînt attiré par le vacarme
    Alléluia ! Alléluia !
    Je me voyais léchant des Carmes
          La figue parme

    Si bien et tant il m’enfila
    Que prosternée selon l’usage
    Alléluia ! Alléluia !
    Sans chercher à voir son visage
          Je restai sage

    Puis depuis ce jour béni-là
    Soudain dévote ô régulière
    Alléluia ! Alléluia !
    J’offre nu pendant la prière
          Mon pieux derrière

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  • Je cause

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Sans me rentrer dedans
    Tu dois piner mes cuisses
    Limer pour que tu jouisses
    Même en serrant les dents
    J’ai les fentes trop prises
    De joujoux qui les grisent

    En vain broute à mes seins
    Le refus qui m’habite
    Pour te snober la bite
    J’ai comblé mes bassins
    De vibreurs sans faiblesse
    Dont je veux qu’ils te blessent

    L’ego tout ébranlé
    De ne pouvoir me mettre
    Sans la moindre fenêtre
    Va ! cherche où te branler
    Quant à te sucer n’ose
    Pas y songer : je cause

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  • À la baguette

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Que la verge là me fustige
    Me traçant de nouveaux sillons
    D’un rouge ardent de vermillon
          Et de vertige

    Qu’on me batte et me fouette à sang
    Qu’on zèbre partout la candide
    Des lèvres aux larmes humides
          Se déversant

    J’attends nue près de la margelle
    Que vienne un jonc pour me mater
    Serrant le vice à la beauté
          Qu’on me flagelle

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  • Après l’averse

    Catégories : Heptasyllabes (7), Pentasyllabes (5)

          Seule à l’internat
    La nuit s’étire et je cède
          À mon cinéma
    Après les averses tièdes
          Tombées des nanas

          J’épie les pisseuses
    Occupées à fendre l’air
          D’un jet d’eau crémeuse
    Qui leur fait vibrer les chairs
          Et me rend rêveuse

          Car je guigne au trou
    Des gogues les accroupies
          Se vidant l’écrou
    Dont le ventre blanc s’oublie
          À l’odeur de brou

          Je leur vois la gousse
    Entre les doigts écarteurs
          Et l’urine rousse
    Roucoulant tel un chanteur
          Lueurs et secousses

          Ou bien c’est venu
    Jaillissant des épidermes
          À jet continu
    Puis la belle se referme
          Un moite con nu

          Oui je le confesse
    J’épie les pisseuses là
          Qui s’essuient les fesses
    Et je me caresse la
          Chatte après l’averse

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  • Les dessous d’une rose

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Rose tes soies je les effleure
    Seule dans l’allée où tu croîs
    Parfois même une rosée pleure
          Au plus étroit

    Rose on t’écarte les pétales
    Et aussitôt dans le matin
    Un bouquet de senteurs s’étale
          Qui vous atteint

    Rose ton bouton m’exaspère
    Qui renferme tant d’appétits
    Chauve et dodu comme un bon père
          En plus petit

    Rose ta fine chair éclose
    Drague des bourdons qu’on voit saouls
    En ressortant tout trempés rose
          De tes dessous

    Rose oh mais où sont tes épines
    Je ne vois qu’un cœur allumé
    Que déjà des gueules mutines
          Viennent humer

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  • Dimanche et fêtes

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Découvert l’habit ôté
    Se branlant au presbytère
    Le prêtre décalotté
    Nous embarqua pour Cythère
    Voyage assez culotté

    Moi qui n’y comprenais goutte
    Il m’a prise au débotté
    Sans la moindre sœur écoute
    Pour gémir à mes côtés
    Il disait s’il te dégoûte
    Mon pis tant pis viens beauté
    Couche ici ce pucelage
    Que j’aurai tôt fait sauter
    En t’ouvrant l’ardente plage
    Où tant d’enfants ont fauté

    Découvert sans sa jupette
    Ce curé si mal coté
    Aux ouailles insatisfaites
    Se permit des privautés
    Je revins dimanche et fêtes

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  • (re)Nativité

    Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)

    Poussez toujours, ne cessez pas l’effort
          D’élargir lentement la brèche
    Afin d’ancrer le Jésus dans la crèche
          Infâme l’espérant : mon for

    Intérieur, serpente retournée
          Muscle ravi vous enserrant
    Bracelet brun de maréchal-ferrant
          Raide à la première fournée

    Forez ma chair, elle se love autour
          Vous épouse à mesure qu’entre
    Cet éperon vôtre au fond de mon ventre
          Qu’il déchire, oh ! tel un vautour

    Affamé, je sens qu’enfin ça pénètre
          Poussez, ne rompez pas l’effort
    De m’enculer en devenant plus fort
          Le bon Jésus semble renaître

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