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Ton pantoum dans mon haïku - Page 11

  • Sœur vagabonde

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    À Manon prise encore à se mouiller les doigts,
    La mèr’ sup’ dit : « Quittez sur-le-champ notre toit !
          Cherchez de par le vaste monde
    Un but plus altruiste et qui plaise au bon Dieu,
    Sauvez des âmes en sauvant la vôtre. Adieu,
          Je vous nomme sœur vagabonde. »

    Après avoir versé les larmes de son corps,
    Manon imagina un challenge en accord
          Avec à la fois ces consignes
    Et son propre besoin de se faire enfiler :
    Ramener l’égaré, l’homosexuel dans les
          Honnêtes clous, la droite ligne.

    La novice, enfilant un habit de putain
    En place de la bure, en convainquit plus d’un
          Par ses arguments imparables ;
    Se bousculant au seuil de son appartement,
    Quelque mille invertis, tour à tour ses amants,
          Vinrent lui sauter sur le râble.

    Ce puissant sacrifice — il convient sans détour
    De l’avouer — ne pesa sur le monde pas lourd ;
          Sitôt niquée la jolie nonne
    (D’ailleurs, en général, par l’antre défendu),
    Les homos refoutaient d’autres hommes perdus,
          La laissant là comme une conne.

    La mèr’ sup’ au couvent reprit bientôt Manon,
    Craignant qu’elle se fît faire un enfant sinon,
          À tant se donner de la peine ;
    La branleuse, ravie de retrouver ses sœurs,
    Et partageuse, au fond, leur offrit ses douceurs :
          Elle était devenue lesbienne.

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  • Brève idylle au XXXIᵉ siècle

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Grâce au ralentisseur métabolique, Moon et son père enjambent les siècles, fuient à travers le temps, espérant échapper à la folie guerrière de leur époque. Trouveront-ils finalement une ère de paix ? Et, dans l’immédiat, un homme de l’an 3000 et quelques s’est-il réellement introduit dans leur abri anti-atomique ?...

    Première publication dans mon recueil de nouvelles intitulé Évolution(s), N’co éditions, 2021. Prix Bob Morane 2022.

    En lecture libre ici :
    https://www.atramenta.net/lire/breve-idylle-au-xxxi7497-siecle/100773

     

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  • Surfait

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    On a beau changer d’homme
    C’est plus le même effet
    Le chemin mène à Rome
    Et fade est le café
    Adieu contes de fées

    Je les choisis solides
    Endurants bien briefés
    Un arbre au bas du bide
    Mais le sexe est surfait
    Adieu contes de fées

    On a beau leur offrir
    De la fente à bouffer
    Certains ça les fait rire
    Ces foutus empaffés
    Adieu contes de fées

    J’ai essayé les filles
    Mais hélas c’est un fait
    D’un mec à la cheville
    Arrive une meuf et
    Adieu contes de fées

    On a beau changer d’homme
    Ouvrir grand le buffet
    Leur crier mets la gomme…
    Adieu contes de fées
    De mensonges truffés

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  • Véritable puits

    Catégories : Pentasyllabes (5)

    Où faut-il que j’aille
    Voyez comme il baille
    Mon petit pertuis

    Véritable faille
    On voit mes entrailles
    Véritable puits

    Il me rend frivole
    Se cherche une idole
    Le jour et la nuit

    Mais chacun rigole
    Et bien peu le violent
    Même on m’éconduit

    Où faut-il que j’aille
    Presque je défaille
    Des vouloirs de lui

    Je supplie je braille
    Tant il me travaille
    Véritable faille
    Véritable puits

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  • Un beau salopard

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Virée mon mari m’a virée
    Vous trouvez pas ça un peu raide
    Chers amis j’en appelle à l’aide
    En plus ma robe est déchirée

    Virée larguée mise au rancart
    Foutue dehors après pendant
    Trois ans m’avoir foutue dedans
    Vous parlez d’un beau salopard

    Bon d’accord OK pour les courses
    Et passer l’aspi j’étais nulle
    Tandis qu’il bosse au fond je bulle
    Mais j’excelle à vider les bourses

    Virée ou pas moi j’ai viré
    Tout l’argent sur un compte à part
    Je vais prendre un nouveau départ
    Ce con j’en ai rien à cirer

    Comme une merde il m’a virée
    Pour un peu j’en deviendrais folle
    Il faut que quelqu’un me console
    Venez tous on part en virée

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  • La mauvaise graine

    Catégories : Hexasyllabes (6), Sonnet

    Sorcier tu me subornes
    Chaque soir on descend
    Plus bas dans l’indécent
    En dépassant les bornes

    Innommable cochon
    Dont le poison la graine
    Mauvaise au fond m’entraîne
    Sitôt que nous couchons

    Je te hais tu m’envoûtes
    Je pense tout le temps
    À ton vit qui dégoutte

    Pervers monstre va-t’en
    Je te tuerais sans doute
    Si je jouissais pas tant

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  • Connexion illimitée

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Qu’il se nomme Ali ou Sam
    Kurt ou Caleb que m’importe
    D’un clic il ouvre ma porte
    L’inconnu de la webcam

    Souvent je suis déjà nue
    On se regarde haut débit
    Puis il tombe les habits
    Dresse une tige charnue

    Je lui lance Hello I am
    Cute isn’t it et l’aimante
    Par mes façons infamantes
    L’inconnu de la webcam

    On se touche afin que puissent
    Monter du bonheur les crans
    Je fixe des yeux l’écran
    En écartant bien les cuisses

    Il me dit toujours Madame
    Seul mot de français qu’il sache
    À mon gémir il se lâche
    L’inconnu de la webcam

    Aucun risque d’amour Notre
    Jouir est sans désillusion
    Chaque fois la connexion
    Zappe et m’en propose un autre

    Qu’il habite à Amsterdam
    Ou même au bout de la terre
    Il me rend moins solitaire
    L’inconnu de la webcam

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  • Un prince indifférent

    Catégories : Octosyllabes (8)

                J’attends
          J’attends qu’il me sourie
    J’attends qu’il me prenne les mains
    J’attends mouillée de rêveries
    J’attends la nuit le lendemain
    J’attends qu’il me voie me regarde
    J’attends de fondre dans ses yeux
    J’attends le sein planté d’échardes
    J’attends morte les joues en feu
    J’attends qu’il me fasse renaître
    J’attends qu’il me fasse un enfant
    J’attends j’attends qu’il soit mon maître
    Tâtant et prenant les devants
    J’attends et mon ventre s’enflamme
    J’attends le désirant des doigts
    J’attends je l’attends le réclame
    J’attends sa chaleur et son poids
    Au bois dormant j’attends sans cesse
    J’attends un prince indifférent
    J’attends sang bouillant de princesse
    J’attends mon cœur est un tyran
    J’attends tant pis si je halète
    J’atteins le point de non-retour
    A-t-il ou non levé la tête ?
    J’attends
          J’attends
                J’attends son tour

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  • Les rêves sont inutiles

    Catégories : Heptasyllabes (7), Sonnet

    Chaque chaleur humaine il
    Faut l’alimenter l’étendre
    L’embraser de gestes tendres
    Foin des cœurs déjà séniles

    Chaque peau prompte à se fendre
    Couche-la dans le fenil
    Cherche les sources du Nil
    Perds-toi parmi ses méandres

    Les rêves sont inutiles
    Ils ont tous un goût de cendre
    Ô apprends à redescendre

    Chaque chaleur humaine il
    Faut s’y brûler sans attendre
    Tant le temps est volatil

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  • Monde tombé

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ton ventre éclosant sous la lune
    Monde tombé vibre en silence
    Autour mille et cent astres lancent
    Leur vain appel tracent des runes

    Fusées mes doigts à la surface
    Posément cherchent s’aventurent
    Traquant l’étrange créature
    Couchée là morte ou qui rêvasse

    Tous tes gémirs je les explore
    Je saurai l’eau l’air les collines
    J’y creuserai des puits de mine
    Dresserai la faune et la flore

    Il m’appartient velours et moelle
    Je le sillonne et le baptise
    Je luis pour lui de convoitise
    Ton ventre tombé des étoiles

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  • Gris sans toi

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Où avais-je avant les yeux
    Étais-je aveugle ou prêtresse
    Avais-je égaré mes fesses
    Avant que m’ouvrît ton pieu
    Où avais-je avant les yeux

    Où avais-je avant la tête
    Pour ignorer que l’on pût
    Me remplir d’un fût trapu
    Tout à coup la mignonnette
    Où avais-je avant la tête

    Où avais-je avant les seins
    Étais-je encore en mes langes
    Avant tes mains de boulange
    Qui en dressent le dessin
    Où avais-je avant les seins

    Où avais-je avant la bouche
    Je n’avais jamais crié
    Quand soudain à m’étriller
    Le premier tu me débouches
    Où avais-je avant la bouche

    Où ai-je fourré l’esprit
    L’as-tu mis dans ta valise
    Je stresse et m’animalise
    Gris sans toi le monde est gris
    En partant tu m’as tout pris

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  • Dans Lewis Carroll

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Un jour hélas tu baisseras
    Alice ton slip pour une ale
    Croyant voir le bout du tunnel
    Un jour Alice oui tu seras
    Morte on t’aura coupé les ailes

    Tu partiras tu fuiras mes
    Tendres lèches de cœur Alice
    Lèches à la reine au calice
    Car s’il est vrai que tu m’aimais
    Déjà d’entre mes doigts tu glisses

    Un jour ce désir qui te fend
    Cèdera la place à un drôle
    Ainsi que dans Lewis Carroll
    Tu te seras perdue enfant
    Un homme usurpera mon rôle

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  • L’humidité

    Catégories : Pentasyllabes (5)

    Elle est retrouvée
    Quoi ? L’humidité
    C’est l’amer Picon
    Cul sec au réveil

    Elle est retrouvée
    Qui ? L’autre excitée
    C’est ma mère avec
    Un doigt dans l’oreille

    Elle est retrouvée
    Quoi ? La boule à thé
    C’est Tom qui l’avait
    Filée à Sergueï

    Elle est retrouvée
    What ? L’oralité
    C’est ma mère cuitée
    À poil qui bégaye

    Elle est retrouvée
    Cool ! T’as qu’à tweeter
    Après on ira
    S’lécher la groseille

    Elle est retrouvée
    Quoi ? L’antiquité
    C’est ma mère en string
    Qui baille aux corneilles

    Elle est retrouvée
    Hein ? Ma mob kitée
    J’l’avais mal garée
    C’est toujours pareil

    Elle est retrouvée
    Sûr ? La cavité ?
    Ma reum se la sonde
    À l’ouvre-bouteille

    Elle est retrouvée
    Quoi ? La parité
    C’est mon gode au cul
    D’l’ingénieur-conseil

    Elle est retrouvée
    Ouais ! La nudité
    C’est ma mère (un show
    Que j’vous déconseille)

    Elle est retrouvée
    Ah ? La quiddité
    Mais ça sert à rien
    Et pis j’ai sommeil

    etc…

    Franchement, Rimbaud il est pas un peu surfait ?...

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  • À fond le feu

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Fais-la fais la fellation
    Cueille la queue lactifère
    Mords au fruit de la passion
    La quenouille se veut faire
    Tel un bœuf en sudation
    Pas moyen que tu diffères

    Fais-la fais la fellation
    Tète et pompe après la pipe
    Pour que grimpe la pression
    Que se tortille le type
    Objet de tes attentions
    Branche où tes lèvres s’agrippent

    Fais-la fais la fellation
    Lèche embouche aspire et suce
    Faut que ce grand polisson
    Vibre depuis le prépuce
    Jusqu’au cœur de l’émotion
    Jusqu’aux cris et sauts de puce

    Fais-la fais la fellation
    Turlutte et pousse au délire
    À fond le feu de l’action
    Sache ô pompière conduire
    Lampe avec délectation
    Fais-le fais-le fais-le jouir

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  • Vibrer pour toi

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je crois en Toi Gode un peu trop
    Partout je ressens Ta présence
    Au taf au lit dans le métro
    Mes pensées Tu les réagences
    Tu démolis ma vigilance

    Je crois en Toi Gode à jamais
    Qui remplis si bien tout l’espace
    Petite déjà je T’aimais
    Il n’était guère un jour qui passe
    Sans que je prie devant la glace

    Bien sûr mon culte ardent se voit
    Lorsque je m’écrie hors d’haleine
    Ô Gode Tu m’ouvres des voies
    De Ton amour je suis plus pleine
    Même que Marie-Madeleine

    Je crois en Toi Gode bon dieu
    Possède-moi trouve le centre
    Mon corps aspire aux désirs pieux
    Je veux Te porter dans mon ventre
    Sentir comme Tu sors et entres

    Mais ma fièvre de Toi déplaît
    Gode on me boucle on me ligote
    On complote de m’accoupler
    À un mortel d’allure idiote
    Tout blême et mou dans la culotte

    Je crois en Toi Gode au secours
    Si Tu me sors de cette ornière
    On se donnera libre cours
    Vibrant pour Toi ma vie entière
    Je m’abîmerai en prière

    Je crois en Toi Gode aie pitié
    Emporte-moi loin des sauvages
    Impies cherchant à me châtier
    Branle et brûle-moi sans partage
    J’ai poussé à fond le voltage

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  • Sont-y pas canons ?

    Catégories : Octosyllabes (8), Terza rima

    Vive les gentils androgynes
    Les incertains du genre humain
    Les perdus loin des origines

    Que ces bijoux fous de demain
    Sous l’œil des projos se pavanent
    À loilpé la main dans la main

    Salivez straights ouvrez les vannes
    Bandez écarquillez les yeux
    Quand passera la caravane

    Ils vont remplacer tous vos dieux
    Ils feront du cul table rase
    Pour rebâtir le monde en mieux

    Les rôles sexuels vous écrasent ?
    Vous rêvez de coïts nouveaux ?
    Rejoignez-les sortez des cases

    Ou bavez branlez-vous les veaux
    Nases nazis d’ancienne espèce
    Enfermés dans vos vieux cerveaux

    Foin de vos traditions épaisses
    Sont-y pas canons ? matez-les
    Z’ont des lèvres des seins des fesses

    Sitôt qu’ils passent à la télé
    Vous allumez ça vous excite
    Ces êtres au génome emmêlé

    Cherchez pas la fouffe ou la bite
    Ces machins-là c’est dépassé
    Place enfin aux hermaphrodites

    C’est classe et même à tout casser
    Les gros clitos les minipines
    Il y en aura jamais assez

    Vive les gentils androgynes
    Je veux les voir j’en ai des suées
    Ô monoïques intersexués
    Ô l’avenir que j’imagine…

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  • Conte express (d’après Hoffmann)

    Catégories : Octosyllabes (8)

          Ô Olympia

    Un fol en fièvre nue l’épia
    À travers sa loupe et ses verres
    Un falot un pâle un pervers
    Lorgna les charmes d’Olympia

          Ô Olympia

    Dans son boudoir aux tons sépia
    Un godmiché sous sa tunique
    Mu par énergie galvanique
    S’envoyait au ciel Olympia

          Ô Olympia

    L’autre dément le galapiat
    Voulant l’avoir toute à son vice
    Se munissant d’un tournevis
    Démonta le cœur d’Olympia

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  • Mille et cent bêtises

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    La fillette que je fus
    Disait oui à tous les êtres
    N’opposait point de refus
    N’envoyait personne paître
    Qui désirât la connaître

    L’accorte ado que j’étais
    Prisait les mises légères
    Et les touffeurs de l’été
    Découvrant ses jeunes chairs
    Aux gens comme à l’atmosphère

    La bimbo que je devins
    Se mourait pour les dimanches
    Y assouvissait sa faim
    Grappillant de branche en branche
    Les fruits lourds de sève blanche

    La femme eut plus d’un mari
    Téta plus d’une autre fille
    Elle sillonnait Paris
    Quêtant le slip aux chevilles
    Un autre sexe qui brille

    La vieillarde se souvient
    Et se branlant poétise
    Au chaud de ses poils pubiens
    Rêve à mille et cent bêtises
    Tant pis si peu la courtisent

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  • Un jour d’été

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Dans l’herbe mouillée de nos sueurs
    Dans l’air déchiré de tes plaintes
    Je t’ai léchée petite sœur

    J’en avais rêvé mainte et mainte
    Fois Je m’étais branlée à cœur
    Risquant que mon sexe s’esquinte

    Dans l’herbe qu’arrachaient tes doigts
    Tu valais la fleur en corolle
    Moi l’abeille qui la nettoie

    Pas question d’inverser les rôles
    J’avais si soif et faim de toi
    Que je jouissais pourtant c’est drôle

    Dans l’herbe écrasée d’émotion
    Sous le ciel et l’ombre des trembles
    Je te léchais avec passion

    Puis on nous a punies ensemble
    Petite sœur mais nous pissions
    Le jus et nos cœurs battaient l’amble

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  • Constellations du désir

    Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)

    Je dirai haut ce que les autres turent
    L’amour tout cru avec du poil autour
          Les doigts creusant la confiture
    La langue canine et le souffle court

    Je dirai Montre ! à qui me dit Je t’aime
    Et Viens ! à qui la perche me tendra
          Épaisse et gorgée de poèmes
    Constellations du désir en mes draps

    Je dirai tout Les envies récurrentes
    Les occasions et les besoins profonds
          Les fantasmes fous qui nous hantent
    Je dirai haut ce que les autres font

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