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  • L’écume de nos nuits (1/3)

    Catégories : Jocelyn Witz

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    C’est pas moi !

    C’est Wedreca qui a tout manigancé. J’aime pas balancer, mais faut quand même rendre à César ce qui appartient à cézigue.

    C’est Wed qui a eu l’idée de cette histoire.

    Wed encore qui a pondu le scénario chiadé jusqu’au plus petit détail.

    Défini les personnages et le mode de narration.

    Soutiré à la célèbre chaîne de magasins suédoise un tas de pognon dont personnellement je n’ai jamais vu la couleur. (Ils avaient intérêt à raquer, sans ça elle filait proposer le deal à Conforama.)

    Fait jaillir les images de son cyberchapeau.

    Rédigé une bonne moitié du texte.

    Poncé des heures durant le manuscrit afin d’éliminer les moindres particules de cul ayant réussi à s’y incruster. Résultat : franchement, même une bonne sœur prépubère pourra lire cette histoire sans mettre son ââââme en péril (ni mouiller son tanga).

    Tout, je vous dis, Wedreca a TOUT fait !

    Et puis à la fin... bon, elle s’est rendu compte qu’il restait un rôle pour une vieillasse un peu grognon, alors elle me l’a proposé.

    Ça fait plaisir.

    https://www.atramenta.net/lire/lecume-de-nos-nuits/99205

     

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  • Pour que débute enfin l’histoire

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je mettrai ma main sur ta main
    T’entraînerai dans ma mansarde
    Afin qu’enfin tu me regardes

    Je mettrai un nœud de satin
    Noir sur la nacre de ma gorge
    Et sur ma langue un sucre d’orge

    Je mettrai sur la lampe un drap
    Espérant que nos joues plus roses
    Feront ce soir que ton cœur ose

    Je mettrai bas ce qu’il faudra
    Pour nous enfler d’envies soudaines
    Peut-être une salsa cubaine

    Je mettrai du khôl à mes yeux
    Énormément comme ces putes
    À qui mon amour te dispute

    Et des parfums dans mes cheveux
    Pour te ravir par la puissance
    Envoûtante de mille essences

    Je mettrai mes beaux escarpins
    Ceux dont les hauts talons t’excitent
    Ceux qui préviennent toute fuite

    Je mettrai mes bas les plus fins
    Qui me font la jambe en lumière
    Et m’éblouissent la première

    Je mettrai l’exigu tanga
    Se glissant pile entre mes fesses
    Fil à coudre nos deux ivresses

    Je peindrai de pourpre muscat
    Les ourlets de toutes mes bouches
    Qui bâilleront pour toi farouches

    Je mettrai ce joli soutif
    Te projetant presque au visage
    Mes seins si mûrs pour le pressage

    Puis d’un geste définitif
    J’ôterai tous ces accessoires
    Pour que débute enfin l’histoire

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  • À sexe et à sang

    Catégories : Dissyllabe (2), Octosyllabes (8)

    Le sang... Qui sait ce qu’il ressent
    Quand il enfle nos capillaires
    À bander nos envies de plaire,
          Le sang ?

    Pour sexe il pousse un long réflexe,
    Si vieux qu’il ne vaut pas cent sous,
    Si excitant qu’il nous rend saouls
          De sexe...

    Au sang ! Les besoins indécents
    Lancent des fusées impossibles
    Illuminant l’œil de nos cibles
          À sang.

    Du sexe, enfin, nos cœurs indexent
    Exquisément la sensation
    Afin qu’onc nous ne nous passions
          De sexe.

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  • Ô la main ! (remix)

    Rassurez-vous, ce n'est toujours pas moi qui chante !

    La voix est créée grâce à l'IA, mais c'est l'IN* d'Alain Cabello-Mosnier, poète gay, qui est responsable de tout le reste : mélodie, orchestration, mise en images, etc.

    Merci à lui !


    (*) Intelligence naturelle, native, neurochimique, notoire, nourricière, nonpareille...
    Le blog d'Alain : http://poesiesqueer.canalblog.com/

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  • Son corps, ton corps

    Catégories : Décasyllabes (10)

    son corps battu d’amour regarde-la
    chanter comme des éclats nus de cuivre
    à toi d’en disposer à toi d’en suivre
    le reflet la luisance et au-delà

    des chaleurs un grand timbre qui la frappe
    son corps presque évanoui pétri de seins
    où douce vient s’enrouler sa tresse un
    lac une sueur un banquet l’agape

    la guêpe au dard flambant rai de noirceur
    comblant les vides ô foutue maçonne
    son corps lascif et pur comme il frissonne
    t’ouvre le futur les nuits c’est ta sœur

    vos ventres abouchés le sien en tremble
    qui cherche l’air se jette ah l’océan
    la porte entre vos membres s’emmêlant
    son corps brisé d’amour ton corps ensemble

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  • Tant d’hommes

    Catégories : Alexandrins (12 pieds)

    J’aimais un millier d’hommes, tous très différents :
    Celui qui me suçait longtemps le miel brûlant,
    Celui qui, me prenant la main, se faisait jouir,
    Celui que mon plaisir suffisait à nourrir,
    Celui qui me matait prise par ses amis,
    Celui des gifles, des viols, des jeux interdits,
    Celui qui suppliait que je le boive en bouche,
    Celui qui me lavait la chatte sous la douche,
    Celui, un jour, qui m’a mordu la fesse à sang,
    Celui qui m’écrivait des billets indécents,
    Celui qui s’habilla en femme et se fit mettre
    Par deux gars inconnus, celui qui fut mon Maître,
    Celui dont plus d’un mois vécut le vit en cage,
    Celui qui me jeta dehors et sans bagage,
    Celui qui, de remords, s’affirma radouci
    Puis m’encula si fort que j’implorai merci,
    Celui avec qui j’ai ri, pour qui j’ai pleuré,
    Celui des cafés noirs, celui du thé léger,
    D’autres encor, les doux, les cons, les platoniques,
    Le brutal qui me prit en clamant : « Je te nique ! »,
    Ceux des fleurs, ceux des bons livres, ceux du silence,
    Ceux qui ne me baisaient que du bout de la lance,
    Les farfelus voulant me foutre sur le toit...
    J’aimais tant d’hommes, mille et plus à travers toi !

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  • Mâle d'un soir (remix)

    Eh oui !

    Encore un de mes poèmes mis en musique et en images (sensuelles !) par ce cher Alain Cabello-Mosnier !

    D’où ce distique holorime ruisselant de gratitude et d’admiration :

    Aaah ! Sons ! Muse ! Ô ! Pour les chansons du mec Alain,
    À son museau, pourléchants, sont dus mes câlins.

     

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  • Les malheurs de Sophie, suite et fin

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Je peux vous l’avouer maintenant : j’ai tout pompé dans un manuscrit que la comtesse de Ségur n’a pas eu le temps de publier avant sa mort. D’ailleurs, les éditeurs n’en auraient pas voulu, ou alors ils auraient sabré les scènes cochonnes, comme dans ses précédents bouquins. Les rats !

    Donc, la petite Sophie a bien grandi, elle va à l’école et tout, mais elle a toujours la langue bien pendue et continue à se fourrer dans des situasses de merde. On dirait qu’elle le fait exprès...

    Là, dans cet ultime épisode dégoulinant de mouille et de bave de fille, vous saurez enfin ce que cette garce de Hilde a dans le ventre.

    Au propre comme au figuré.

    Lien direct vers le troisième épisode : https://www.atramenta.net/lire/jeux-pervers-a-saint-clarisses-college/98801/6#oeuvre_page

    Si vous préférez (re)lire depuis le début : https://www.atramenta.net/lire/jeux-pervers-a-saint-clarisses-college/98801

     

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  • Ô ma faim

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

    Ta bouche de café, un noir
    Dragon s’y blottit, ô boudoir
          De nos corps sur la grève,
    Baisers sucrés à recevoir
    Et vouloir, même si j’en crève !
          T’aimer rêve que rêve !

    Longue, ta gorge m’est le puits,
    Le grenier, le verger aux fruits,
          La table où je défaille
    Et, d’appétit, me meurs depuis
    Que de toi le cœur me travaille :
          T’aimer vaille que vaille !

    Ton sein de neige ivre : sorbet
    Où je plonge à m’y résorber,
          Afin que tu m’aies toute
    Et j’y remplace le bébé
    Que nous n’aurons pas, tu t’en doutes...
          T’aime coûte que coûte !

    Les pluies de ton ventre, ô, ma faim
    Ne trouva jamais leurs parfums
          Dans d’autres confitures ;
    J’y baigne toute nue, afin
    De te croquer d’après nature,
          T’aimer dure que dure !

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  • J’attrape la queue

    Catégories : Vers libres

    J’suis qu’une enfant
    dont le slip a grandi trop vite
    poussé les seins par inadvertance
    dans les bacs au balcon
    c’est quand le prochain goûter ?
    la prochaine sieste avec daddy ?

    J’suis qu’une enfant de soixante ans
    un bon 43 fillette
    qui fait l’andouille avec des andouillettes
    étale sa vie en multicouche
    sur une tartine qu’en finit pas

    À mon anniversaire
    y avait toutes mes chopines
    plus des types invités pour le remplissage
    j’suis qu’une enfant pas très sage
    une enfant gâtée
    mon chat s’appelle Minou
    il boit du lait tiède toute la journée

    Je veux plus descendre du manège
    les garçons y sont bien montés
    pourquoi pas moi ?
    envoyez la musique et faites-moi tourner
    à tous les coups j’attrape la queue

    J’arrête le ballon
    j’ai désappris mes tables de multiplication
    je conjugue plus qu’au présent
    j’ai douze ans
    pour toujours j’ai douze ans

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  • Alain Cabello-Mosnier

    Poète gay et masseur à Paris, Alain Cabello-Mosnier tient depuis des années un blog où, non content de publier ses propres poèmes érotiques, il présente en outre des dizaines et des dizaines d’auteur.es LGBT, passés ou contemporains.

    Il m’avait déjà fait l’honneur de réaliser, avec talent et enthousiasme, je dirais même avec feu, une lecture de mon poème intitulé « Pantoum des abeilles ». Vous pouvez encore l’entendre ici.

    Aujourd’hui, il en a fait carrément une chanson et un vidéoclip qu’il a posté sur YouTube, avec mon accord, bien entendu. Si la voix ici est générée par l’IA, Alain est l’auteur de tout le reste : mélodie, orchestration, mixage, mise en image, etc. Et voici ce que ça donne :

    Même que c’est sans aucun doute le tube de l'été prochain !

    Chapeau bas et merci, Alain !  


    Son blog quasi encyclopédique : http://poesiesqueer.canalblog.com/
    Ses autres mises en musique (sur ses poèmes ou ceux d'autres auteur.es) : https://musiqueslgbt.bandcamp.com/

     

     

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  • Bien caché

    Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8), Terza rima

    J’errais parmi des foules, indécise
    S’il me fallait encore un peu rester —
          ... Vos seins vous enflaient la chemise.

    J’avais le cœur ivre et tout empesté
    D’âcres fumées dont le gris vous agresse —
          ... Votre œil facétieux insistait.

    J’étais amère, oh ! tous les nerfs en tresse,
    Et fuyais chaque apparence d’émoi —
          ... Vos mains me parlaient de caresses.

    Je me sentais malhabile aux tournois
    Amoureux, je redoutais l’heure tendre —
          ... Vos lèvres hurlaient : « Baise-moi ! »

    J’avais, au fond, de l’amour à revendre,
    Bien caché... — Mais vous saviez tout cela,
          Et votre corps se laissa prendre.

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  • S’offrir d’amour

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

          Oui, je me branle à tes genoux,
          Puisque c’est pute et sensuelle
    Que tu me veux — tu me l’as dit dans la ruelle,
          Lorsque je t’ai parlé de nous.

          Sans vergogne et d’un cœur salace,
          Je deviendrai celle dont tes
    Fantasmes voient l’image : un animal dompté,
          Et s’il faut, même, une radasse.

          Ô jouir ! je foule aux pieds l’orgueil
          Qui faisait que je me refuse
    À t’offrir d’amour ces modestes joies infuses,
          Afin d’émoustiller ton œil.

          Que tous mes plaisirs t’appartiennent,
          Puisque luxurieuse et catin
    Doit se montrer — ne l’as-tu pas dit ce matin ? —
          Celle, heureuse, qui sera tienne !

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  • Magie du soir

    Catégories : Quadrisyllabes (4)

    La femme-enfant
    Toute menue
    Ne se défend
    Plus d’être nue
    Sous mon œil noir

    Magie du soir !

    Sa joue reflète
    Malignement
    Le sort qui guette
    Mes sentiments
    Brûlants d’envie

    On se défie !

    On se défait
    Des hiers tendres
    Quand j’étouffais
    De trop attendre
    Son dernier oui

    Déjà je jouis !

    Déjà tu mielles
    Mon petit faon
    Poupée cruelle
    Ô femme-enfant
    Fétu de braise

    Allons aux fraises !

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  • Jeux pervers à Saint Clarisse’s College (2/3)

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Dans le cadre de son cursuce, notre serviable héroïnarratrice poursuit donc, sous la baguette et la craquette sévères de la belle Hilde, d’ambitieuses études cunnilinguistiques.

    Sophie réussira-t-elle finalement son oral ?

    Parviendra-t-elle à décrocher son diplôme (une licence effrénée) ?

    Avec mention Les-Bien et félicitations de la chérie ?

    Soutiendra-t-elle ensuite une foutaise attestant de ses facultés en matière de cul et de son goût pour la discipline ?

    Trouvera-t-elle plus tard un blow job (même en CDD) ?...

    (Presque) toutes les réponses ici : https://www.atramenta.net/lire/jeux-pervers-a-saint-clarisses-college/98801/3#oeuvre_page

     

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  • Maître du monde

    Catégories : Octosyllabes (8)

    César, ô chou, viens voir maman !
    Plus de prince, ici, plus d’amant,
    Plus qu’un petit garçon fragile
    Dont je pétris, boudin d’argile,
    La bistouquette gentiment.

    Fi, César, je te découronne !
    Qu’entre mes seins ronds de matrone
    Entre ton pif de déjà vieux,
    Et laisse aller, ferme les yeux !
    Tant pis s’il branle un peu, ton trône.

    César, dis, raconte à ta femme
    Chérie combien on te diffame,
    Et si tu as appréhendé
    Des chrétiennes faisant bander
    Ce vermisseau de chair infâme.

    Tu sais, Grand César, que le fouet
    T’attend si tu oublies d’avouer ;
    Même, au besoin, je ferai mettre
    Par un verrat ton cul de maître
    Du monde aux bibelots noués.

    César, ô, te voilà tout chose,
    Tout sanglotant, et ton bout rose
    Perd sa semence sur mes paumes...
    Lèche, Claude, ce précieux baume
    En attendant l’apothéose !

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  • Une de retrouvée

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Mademoiselle Solange
    En allée plumer les anges
    Du bon Dieu, s’il en est un,
    Les jours toujours recommencent
    Au monde, mais son immense
    Souvenir n’est pas éteint.

    Mademoiselle Isabelle
    Ne donne plus de nouvelles,
    Qui s’alanguissait jadis ;
    Une pendule balance
    Les années de son silence,
    Comptant déjà jusqu’à dix.

    Mademoiselle Sophie
    N’a point, je vous en défie,
    Trouvé d’égale ici-bas ;
    Sans cesse, en vain, je repense
    Aux luxurieuses dépenses
    Qui distinguaient ses ébats.

    Mademoiselle Aurélienne,
    Ma pénultième vaurienne,
    Je la cherche encor partout,
    Qui s’est enfuie par avance,
    Me laissant nue, sans défense,
    Plus bourrue qu’un vieux toutou.

    Tiens ! mais mademoiselle Anne
    Se présente, et mon cœur plane
    Lorsque, humide à son côté,
    Il me vient des airs de danse
    Et de troubles désirances...
    Ô goûter à ses beautés !

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  • Emballer la machine

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    Graisse, mécanicienne, ô presse les burettes
    Lubriques, lubrifie et jamais ne t’arrête
    Fonce, trace, le temps file et te colle au train
          Déjà grippée le froid t’étreint
    Tu fais (qui sait ?) partie des prochaines charrettes

    N’importe ! tu t’en fous, pompe l’air et l’enduit
    Aux membres debout dans l’encor bel aujourd’hui
    Cours d’un homme au suivant, suis le vent où qu’il aille
          Tant pis si ton sexe déraille
    Dont les créneaux de tir flottant se sont réduits

    Verse les saintes blanches huiles qui te l’oignent
    Et font qu’un court instant l’horizon se réloigne
    Graisse patte et fous tige à qui t’offre l’âffre, un
          Appui à fond, lâche les freins
    Emballe la machine, ô nympho, qu’on te soigne

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  • Trop de trahisons

    Catégories : Pentasyllabes (5)

    Je l’ai calcinée
    L’huile à ton moulin
    Ô ma Dulcinée
    Car c’était tout l’un
    Ou tout le contraire
    Trop de trahisons
    Me trouent la raison
    Je devrais me taire

    Vagir à plein vent
    Fendre des fantômes
    Seule comme avant
    Récitant mes psaumes
    Sans m’en repentir
    J’ai perdu la tête
    Loupé la recette
    Je devrais partir

    Mais toutes les routes
    Empruntent tes pas
    Quand même sans doute
    Tu n’existes pas
    Garce ô Dulcinée
    Chimère au cœur noir
    Songe du manoir
    Mon assassinée

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  • Sombre attitude

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)

          Coécrit avec Velvet Kiss, poétesse érotique

    J’ai confié mes désirs aux vagues de la mer
          Sans craindre les marées
    Pour que les vents salés de face ou bien arrière
          M’emportent à leur gré.

    Dans l’ouragan naissant tout au fond de mon lit
          Son ancre ai agrippé
    Pour essuyer l’inévitable tsunami
          Allant me submerger.

    Car son nom n’est plus qu’un vaisseau fantôme, hélas !
          Depuis longtemps nos eaux
    Se pleurent l’une l’autre — et se désentrelacent
          Nos surfs d’hier sur les réseaux…

    Roulez, lames glacées ! Fosse, ouvre tes délires !
          Me gorgeant d’amour malséant,
    J’irai toute écumeuse y sombrer, m’abolir
          Seule en ces antres d’océan !

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