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Ton pantoum dans mon haïku - Page 10

  • DANI-0001

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Tout ça, c’est bien fait pour elle.

    À votre avis, qu’est-ce qui arrive lorsque, telle mon héroïne, on fourre son nez partout, choure les affaires des autres, rêvasse en permanence à des trucs lubriques et n’hésite pas une seconde à s’introduire à même le corps des sextoys auxquels on n’a pas été présentée ?

    Ben, on se retrouve avec des espions russes à ses trousses, eh oui !

    Sans parler de l’invincible horde de supersoldates que Poutine s’apprête à lâcher sur notre pauvre monde afin de le conquérir...

    Bref, lisez et méditez (tant qu’il est encore temps) :
    https://www.atramenta.net/lire/dani-0001/100968

     

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  • Sale époque

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Nos enfants ne sont plus cochons
    Les plans cul pour eux c’est galère
    Au lieu de s’envoyer en l’air
    Ils planent en fumant du chichon

    Nos obscénités les dégoûtent
    Ils ont d’éminents idéaux
    Trouvés dans les jeux vidéos
    Le foutre et la mouille ils s’en foutent

    Nos ados disent merde au cul
    Même le porno ça les gave
    On s’entre-prend plus dans les caves
    C’est grave au niveau du vécu

    Ô génération cérébrale
    Pauvres chéris ne se branlant
    Que par hygiène et sans élan
    Quand mom insiste ou daddy râle

    J’ai beau leur montrer mes nichons
    Ça les fait rire ah sale époque
    Où faut se contenter des vioques
    Eux au moins sont restés cochons

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  • La vérité sur mon cousin

    Catégories : Chanson

    Bonjour ma cousine

    Bonjour mon cousin germain
    On m’a dit que vous piniez
    Est-ce bien la vérité ?

    Fais vois ton derrière
    Que j’le dépoussière
    Un coup par ici un coup par-là
    Au r’voir ma cousine on s’renfil’ra

    Sur l’air de « Bonjour ma cousine » :

     

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  • C’est pas pratique

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Me suis acheté un mari
    L’était pas cher dans la boutique
    L’avait un vit télescopique
    En l’essayant ma sœur a ri

    Me suis offert ce beau bonhomme
    Garanti bandant jour et nuit
    Fini les insomnies l’ennui
    Seul hic c’est fou comme il consomme

    Pis faut le brosser l’embrasser
    Souvent faut lui tailler des pipes
    L’est exigeant au fond ce type
    Y a des moments j’en ai assez

    Au bout du con c’est pas pratique
    Un mari même au gland visseur
    Je l’ai poussé dans l’ascenseur
    Me l’ont repris à la boutique
    Mais là j’ai vu pleurer ma sœur

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  • La sirène

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Non mais regardez-moi
    La forcenée branleuse
    L’ivre auto-amoureuse
    Qui salive et se noie
    Dans sa mouille écumeuse

    Voyez voyez-moi donc
    Ce que sa main fricote
    Au sein de sa culotte
    Ramonant sans pardon
    Faisant gicler la flotte

    Écoutez-moi crisser
    Ces poils sous la luxure
    Ça jouit je vous assure
    Sans futur ni passé
    Ça n’est plus que blessure

    Tâtez-moi les tétons
    Durs et longs qu’elle opprime
    Rhaa ! qu’on l’impute à crime
    Et qu’on foute un piston
    Dans cette garce en prime

    Oui oui regardez-moi
    Me répandre en fontaines
    Ô pinez la sirène
    Qui vous met en émoi
    Dans l’espoir qu’on la prenne

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  • Des couilles dans mon potage

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    Des mots de vilains mots pour ma vieille jeunesse
    Dites bite aussitôt je brais j’ai l’âme épaisse
          Et le ventre vite échauffant
    Foutre suce encule oh j’ai la bave à la bouche
    Un mot sale et déjà je ricane et me touche
          Vicieuse ainsi que les enfants

    Du cru du cul du gras du chaud de l’explicite
    Rien ne me plaît autant rien d’autre ne m’excite
          M’en priver serait cruauté
    Des couilles je veux des couilles dans mon potage
    Pinez les pinailleurs les imams du langage
          Qui nous voudraient le cru ôter

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  • Croyez la ménagère

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Godez-moi jusqu’à l’os
    Brandissez de véloces
    De vibrants olisbos
    Et me les enconnez
    Percez de vers apodes
    Mon ventre à digicode
    Avant qu’il se corrode
    Vos vits je les connais

    Godez-moi je suis prête
    Bavante de la tête
    Aux lèvres de levrette
    Nul risque de bévue
    Godez-moi je suis grande
    Assez pour cette offrande
    Vos cylindres de viande
    Je les ai assez vus

    Godez-moi de plastique
    Aérodynamique
    De métal qui fornique
    D’or de verre ou de bois
    Croyez la ménagère
    Vos vils outils de chair
    Quoiqu’ils coûtent moins cher
    Ils ne font pas le poids

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  • Amor au zoo

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Réveillons par les mots
    Nos esprits animaux !

    12 poèmes drôlement zoophiles
    (dont 4 inédits)

    https://www.atramenta.net/lire/amor-au-zoo/100947

     

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  • Mon cœur abject

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Il suffisait que tu parusses
    Pour que rampante à tes orteils
    Et quelque honte que j’en eusse
    Je redevinsse enfant qui suce
    Ton ventre débouchée bouteille
    Perlant les lents laits de Vénus

    Que ton œil strict et dur errât
    Sur mes chairs nues mes chairs soumises
    Semblant dire Tu le paieras
    Pour que je me changeasse en rat
    En larve aux cruautés promise
    Et que mon cœur y adhérât

    Il suffisait que tu souhaitasses
    D’une obscène sévérité
    Me rappeler quelle est ma place
    Pour qu’aussitôt putain pétasse
    J’ouvrisse les fesses à tes
    Caprices et les implorasse

    D’un mot tu savais exiger
    Ce qu’il est choquant que j’écrive
    Car l’amour de toi me rongeait
    Écartant morale et dangers
    Un mot d’ordre une directive
    Et je devenais ton objet

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  • Un pro sinon rien

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Qu’un clinicien me dissèque !
    Que me tire un artilleur !
    Qu’un imam me croie sa Mecque !
    Que me découse un tailleur !

    Que me fouille un gars des douanes !
    Que m’asperge un beau pompier !
    Qu’un boucher goûte à ma couenne !
    Qu’un chausseur soit à mes pieds !

    Qu’un ex-sapeur me désape !
    Qu’un psy tète à mes deux seins !
    Que me palpe et lape un pape !
    Que m’éventre un assassin !

    Qu’un huissier de sa clé m’ouvre !
    Que me fore un tunnelier !
    Qu’un inventeur me découvre !
    Qu’un costaud me voie plier !

    Qu’un vieux fourreur me fourrage !
    Que me rudoient deux doyens !
    Qu’un soutier saoul me soulage
    De ces ruts qui sont les miens
    Dès que je suis au chômage !

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  • Sont-ils tous ainsi ?

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Moi, m’habituer à être tuée,
    Tout éventrée de par sa bite
    Épaisse et forçant la trouée ?

    Comment m’y faire, ô Aphrodite ?
    Vois ! la gloutonne avait les yeux
    Trop grand, la fente trop petite.

    Moi, me soumettre à cet essieu
    De fol acier qui m’écartèle ?
    Sont-ils tous ainsi les messieurs ?

    Je pleurniche et le supplie telle
    La truie d’envoyer la purée,
    J’oublie de quel nom l’on m’appelle.

    Dieux fous ! combien sait-il durer ?
    Qu’il dure et dure… ah ! qu’elle est dure…
    Je crois que je m’habituerai.

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  • Sous le hennin

    Catégories : Chanson

    Pleine, ma pleine
    Encore une ou deux semaines
    À peine avant que perce ce rond giron
    Mais nos amours resurgiront

    Pleine, ma pleine
    Ce bébé, la belle aubaine
    T’enfle et confère à ta tournure épanouie
    Un lustre illuminant nos nuits

    Pleine, ma pleine
    Mienne amie de Mytilène
    Si je loue qui te rendit mûre à ce point
    Qu’à jamais il demeure au loin

    Pleine, ma pleine
    Écoute la cantilène
    D’une rêvant au rose de tes sillons
    Dès que nous nous déshabillons

    Pleine, ma pleine
    Ma Vénus en porcelaine
    Sens-tu mes doigts épris, mes doigts insolents
    Égaler le vit des galants

    Pleine, ma pleine
    Ta beauté m’ôte l’haleine
    Sans déranger ton heureux envahisseur
    Je te ferai jouir en douceur

    Pleine, ma pleine
    Nul époux ne nous réfrène
    Je suce le lait de tes longs mamelons
    Dans le stupre nous pédalons

    Pleine, ma pleine
    Ta chatte, ô ma châtelaine
    Lance à ma langue un appel ébouriffant
    Et tu vagis telle une enfant

    Vienne, ma pleine
    Au jour ton grain de pollen
    Fille ou garçon il vivra sous le hennin
    Nourri d’arcanes féminins

    Sur l’air de « Plaine, ma plaine »
    (Armand Mestral, paroles de l’immense Francis Blanche)




     

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  • Telle une fille

    Catégories : Heptasyllabes (7)

          Pour Alain

    C’était un soir au milk-bar
    Mon ventre perdit l’haleine
    Quand jaillis du boulevard
    Aux yeux brillants de phalènes
    Ont déboulé deux loubards

    Lors mes membres se crispèrent
    Sur le drink je voulus fuir
    Mais voici qu’ils me repèrent
    Piaulaient leurs blousons de cuir
    L’un se tripotait la paire

    Salut baby tu nous r’mets
    Moi j’avalai ma salive
    L’autre paraissait camé
    Ô mon cœur à la dérive
    C’était celui que j’aimais

    Très vite le feu m’emporte
    J’aspire à des rocks barbares
    Vacillant sous bonne escorte
    On traversa le milk-bar
    Mon camé m’ouvrait la porte

    Cette nuit-là dans les ors
    Les soieries de mon hôtel
    Voyous épuisants trésors
    Vous m’avez pris tiré telle
    Une fille en jarretelles
    Et lopé jusqu’aux aurores

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  • Celle aux seins ballant

    Catégories : Octosyllabes (8)

    C’est dans la glace de l’armoire
    Qu’à genoux le soir il me prend
    L’espace s’y ouvre plus grand
    Il me fait gémir en entrant
    Et ma pupille en devient noire

    Telle est sa frasque sa lubie
    M’aimer ainsi face à moi-même
    Voir comme ma joue vire au blême
    La buée dessinant des poèmes
    Autour de mes lèvres rubis

    Il nous pine et j’ai peine à croire
    Que mon jouir soit aussi brûlant
    Que l’autre celle aux seins ballant
    Qui se donne avec tant d’allant
    Là dans la glace de l’armoire

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  • À la guerre comme à la guerre

    Catégories : Jocelyn Witz

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    N’écoutez pas les ragots !

    En vérité, celui qu’on a surnommé Barbe-Bleue n’avait rien du psychopathe sanguinaire qui trucide des nanas comme on respire. C’était au contraire, sous ses dehors de soudard à bedaine, un garçon sensible et très épris. Presque un gentleman.

    À peine osa-t-il jouer un beau matin à sa jeune épouse un tour plein d’espièglerie. Et encore était-ce avec les meilleures intentions du monde. Doit-on lui jeter la pierre sous prétexte que les choses ont un peu mal tourné ?

    Non, oubliez la version délirante et calomnieuse au possible de ce con de Charles Perrault. Voici la véritable histoire de Barbe-Bleue (et de sa femme).

    https://www.atramenta.net/lire/a-la-guerre-comme-a-la-guerre/100885

     

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  • Aux profondes Brocéliandes

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    J’aime les filles d’ailleurs
    Leur regard bardé de khôl
    La lèvre au pli batailleur
    D’où leurs baisers dégringolent

    Les nanas venues de loin
    Qui dévoilent au hammam
    Un ventre sentant le foin
    Une chaude odeur de femme

    J’aime les filles d’ailleurs
    Dont les mains vous parlent vite
    Usant d’idiomes meilleurs
    Et pressés de néophytes

    Le miel jusqu’à leurs pieds nus
    Coule coule et les rend suaves
    Leurs seins corsent le menu
    D’un fruit noir comme la lave

    J’aime les filles d’ailleurs
    Aux profondes Brocéliandes
    Où vit avide et bâilleur
    Leur sexe aux rebords de viande

    Contre leur peau je deviens
    L’animale aux sueurs premières
    Reptile antédiluvien
    Créature à la charnière

    J’aime ces femmes d’ailleurs
    Aux spasmes si réussis
    Si passionnés et d’ailleurs
    J’aime leurs maris aussi

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  • Cendre les corps incandescents

    Catégories : Octosyllabes (8)

    L’amour naissant l’amour blessant
    Cirque toujours recommençant
    La résistance est inutile
    Il te saisit foudroie ton sang
    Cendre les corps incandescents
    Volent au vent où s’en vont-ils

    L’amour soulève ô l’amour crève
    Ton ventre innocent de nacre Ève
    Il te recrée te reconçoit
    T’emporte et te noie loin des grèves
    Que de ravage après la rave
    Vagin gisant rouge hors de soie

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  • Lueurs d’amour

    Catégories : Octosyllabes (8)

    La fuite sourd tant va la cruche
    Allô qui est à l’appareil
    Silence mordant les oreilles
    Dans l’ombre des jalousies veille
    La vieille à l’estomac d’autruche

    Au cou des coupables se pend
    Une rumeur qui les emporte
    Loin d’elle On baise entre deux portes
    De blancs mensonges en cohortes
    Glissent partout leurs doigts rampants

    L’amant lui sème et n’en a cure
    Des copeaux de rêves gâchés
    Des aveux en papier mâché
    Des sentiments mal harnachés
    Qui voient s’emballer la voiture

    Garder le cap et l’appétit
    Tant pis si pissent l’eau les vases
    Aux larmes citoyens Ça jase
    Qui dit prises de bec de gaz
    Dit lueurs d’amour abêti

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  • Après ça tout avaler

    Catégories : Heptasyllabes (7), Tétradécasyllabes (14)

    Mon œil brille de luxure et de foutre mon visage
    Quoiqu’affichant une moue aguichante d’enfant sage
          Ai-je assez bu de saké

    Béante ma bouche est pleine où ma langue gesticule
    Comme noyée dans un blanc lac de jus de testicules
          Les gars ont mis le paquet

    À genoux je m’offre pute en rut nue enfermée toute
    Entre trente hommes frottant leur pine afin qu’elle ajoute
          Sa gougoutte à ma becquée

    Les nanas font bande à part Une jalouse sanglote
    Mais je vois d’ici qu’elle a aussi mouillé sa culotte
          Y a de quoi s’estomaquer

    Je m’astique en douce car que voulez-vous ça m’excite
    D’être au centre d’une sarabande de raides bites
          Jouant à ne pas me niquer

    Mais le jeu s’achève et les burettes sont quasi sèches
    Après ça tout avaler Oh pourvu qu’ils se dépêchent
          Je commence à suffoquer

    On me tire le portrait en couleur On m’encourage
    Mon œil brille de luxure et de foutre mon visage
          C’est la soirée bukkake

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  • Garçons, l’addition !

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Vite un vit ou je me recuite
    Mon cul trime et fait les trois-huit
    Le temps est un cheval en fuite

    Le boule à zéro des ascètes
    À d’autres ! j’ai mes cinq-à-sept
    Mes doubles six et mes fixettes

    À couper les espoirs en deux
    Qu’a-t-on jamais retiré d’eux
    Le temps est un chemin merdeux

    Du vin ! venez divins cousins
    Me mettre en quatre au magasin
    Posant neuf vits j’en retiens un

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