Je m’en remets à toi pour m’en remettre un coup
Ô toi mon directeur, mon chef, mon capitaine
Je m’en remets à toi pour m’en remettre un coup
Me tirer jusqu’au ciel au bout de ton licou
Vaut-il pas, à tout prendre, à nouveau me reprendre
Par la bouche ou le con, le cul, par où tu veux ?
Vaut-il pas, à tout prendre, à nouveau me reprendre ?
Tu m’as hissée si haut — qui voudrait redescendre ?
Je me fous du pourquoi, du comment fout la chair
Je n’aime de l’amour que ses géométries
Je me fous du pourquoi, du comment fout la chair
Mais si tu fous le camp, moi je me fous en l’air
Ton pantoum dans mon haïku - Page 46
-
Encore !
Catégories : Alexandrins (12 pieds) -
L’homme hirondelle
Catégories : Hexasyllabes (6)Il va de soi qu’il croit
L’homme frère des cimes
Et se veut librissime
Porteur d’aucune croix
Il va de soie en soie
Trouvant tout naturel
Que cent mille femelles
Soient ses filles de joie
Il vole à tire-d’elles
Quêtant la nouveauté
Le fruit jamais goûté
Tel un homme hirondelle
Filant de soif en soif
Il s’étanche à leurs flaques
Puis aussitôt les plaque
Heureux comme les piafs
Léger de ville en ville
Il leur perce le cœur
De son sifflet moqueur
Puis preste se défile
Flânant de soir en soir
Il les mène au vertige
Du bout de ses rémiges
L’amour est accessoire
Il va de soi qu’il croit
Remercie l’Éternel
Pour la bonne nouvelle
Qui toujours lui échoit -
Par procuration
Catégories : Octosyllabes (8)J’aimais les regarder se mettre
Des jouets aussi gros que le poing
Il fallait pas leur en promettre
À ces deux jolis petits êtres
Moi derrière une autre fenêtre
Je peaufinais la mise au point
J’aimais les regarder se mettre
Des jouets aussi gros que le poing
Au vu des ébats des voisines
Je baisais par procuration
Me sentant l’âme d’une gouine
Me rêvant chaude et libertine
Et je m’étalais la cyprine
Par d’insolentes rotations
Au vu des ébats des voisines
Je baisais par procuration
L’une était brune et l’autre rousse
Deux diablotines sans défaut
Je ne les ai jamais vues douces
Lorsque se farcissant la gousse
Ou l’anus à fortes secousses
Elles braillaient mes deux nymphos
L’une était brune et l’autre rousse
Deux diablotines sans défaut
J’ai gémi quand elles quittèrent
La tour pour aller vivre ailleurs
Me laissant sombre et solitaire
Faire et refaire l’inventaire
Des clichés répandus par terre
Me branlant assise en tailleur
J’ai gémi quand elles quittèrent
La tour pour aller vivre ailleurs -
Bille en tête
Catégories : Heptasyllabes (7), Pentasyllabes (5)(Message personnel...)
Monde inhabité,
Boule de glace et de crotte,
D’une orbite idiote
Suis la vide éternité !
Du plus haut comique,
Ton goût de tourner en rond,
Astre bas du front,
Pantin de la mécanique
Jaloux des Terriens,
T’amène au ras des étoiles,
Hélas ! qui dévoilent
Ce dont tu étais fait : rien.
Roule bille en tête,
Gémis et perds tes cheveux
En frôlant mon feu
Par fidélité, comète ! -
À pleine louche
Catégories : Hexasyllabes (6)Docile tu te couches
Et je viens m’accroupir
Me percher sur ta bouche
Dès le premier soupir
Je sais que ma minouche
N’a plus où se tapir
À la moindre escarmouche
Elle s’ouvre à tâtons
Sur tes lèvres et s’y mouche
Ta langue et mon bouton
Jouant à touche-touche
Ou à saute-mouton
Bientôt à pleine louche
Je te sers mes douceurs
Les verse dans ta bouche
Elle m’est une sœur
Léchant de mon tue-mouche
Les tendres épaisseurs
Oh mon sexe débouche
Tout droit dans ce palais
De velours que je douche
Bois mes fluides salés
Car ta sainte nitouche
Ne veut plus s’en aller
Si j’en tiens une couche
De mes jeux malséants
Aucun ne t’effarouche
Maîtresse de céans
Je fourbis ma babouche
À ton bisou béant
En tous points tu m’attouches
Je croule et vais brûlant
Mes dernières cartouches
Mes fleuves turbulents
Roulent des cris farouches
La nuit les avalant
Toujours quand tu te couches
Prompte je viens m’asseoir
Et sourdre sur ta bouche
Mon gentil déversoir
Mari chauffe-la-couche
Dont je jouis chaque soir
Heureuse à pleine louche -
Si je te trouble (bis)
Catégories : Jocelyn Witz
Je vous avais parlé de ce recueil de nouvelles érotiques lors de la campagne de souscription.
Aujourd’hui il sort enfin en librairie.
9782381280141
200 pages
20 €Faut-y vous l’emballer ?
Moi, il m’a emballée.
Quatre ou cinq textes carrément superbes là-dedans.
Meilleurs sans doute que mon propre récit, L’amant de Jessica,
qui a cependant l’avantage d’être disponible en lecture libre
sous Atramenta :
https://www.atramenta.net/lire/lamant-de-jessica/91422Et puis les dessins de Petite Bohème (couverture + 1 dessin illustrant
chaque nouvelle) sont à tomber par terre tellement c’est jooooliiiie ! -
Après le rêve
Catégories : Octosyllabes (8)Il a suffi d’un flou de crin
D’une blondeur à ton aisselle
Je me suis dit je serai celle
Qui ouvrira ce bel écrin
S’emparera des flots de perles
Des eaux fortes que tu déferles
Il a suffi d’un ourlet dur
À ta lèvre épaisse et boudeuse
Je me suis vue en ravaudeuse
Lisser ce pli, passer ce mur
En redresser l’ombre déclive
Et nous nous buvions la salive
J’ai tant rêvé de toi avant
De te coucher contre mon ventre
Je t’ai tellement mise au centre
Que ton image allait vivant
M’invitant à d’ébouriffantes
Saillies qui m’apaisaient la fente
Puis il a suffi de trois mots
Pour qu’ensemble nous soyons nues
Redevenant deux inconnues
Deux femelles, deux animaux
Le nez fouillant dans la broussaille
Lorsque les chaleurs les assaillent
Il a suffi d’un Je te veux
Au foehn torride de ta bouche
Brutal et doux comme une douche
Pour que se dressent mes cheveux
Contre ta paume et que je pisse
Le désir à même mes cuisses
Oui je rêvais depuis longtemps
Ton corps livré à mes caresses
Nos jambes qu’habile tu tresses
Nos deux cons trempés s’effoutant
Mais tu es là, ton cul m’enfièvre
Ton cri me bave sur les lèvres
Depuis le temps que je l’attends -
À poil les beautés de la terre !
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Je mouille à flots pour les succubes
Aguichants qu’on voit dans les pubes
L’œil polisson
Rien d’autre au fond ne m’intéresse
À la télé je m’en caresse
Le calisson
S’agit-il de produit vaisselle
Ou de sent-bon pour les aisselles
Allez savoir
Matant la gazelle à l’affiche
J’ai tant de doigts que je m’enfiche
Le dégorgeoir
Bénissons les publicitaires
Par qui les beautés de la terre
Là sous nos yeux
Défilent plus qu’à demi nues
Les lèvres rubis et charnues
Le cul radieux
Je mouille à flots pour ces salopes
Vantant les plus infectes dopes
Aux autres cons
Dommage pourtant qu’on ne voie
Jamais de ces filles de joie
Les poils du con -
Ce blog a un an !
Catégories : Jocelyn Witz403 poèmes
1.218 branlettes en cours d’écriture ou de relecture
(soit environ 2,03 litres de mouille éjaculée)
Plus de 10.000 vers
51.409 mots (en comptant les titres)
Arrivent en tête :— cul, culée, enculer, enculade, enculé(e), enculeur(se) — 141 occurrences
— amour, amoureux(se), amouré, enamouré, mamour — 125
— foutre, foutée, enfoutrer, entrefoutre, foutral — 107
— con, connin, connicule, enconner — 106
— baise, baiser, baisage, baisade, baisoir, baisement, baiseur(se) — 102
— jouir, jouissamment, jouissance — 81
— bouche, aboucher — 62
— jus, jute, juter — 61
— pine, pinelette, minipine, piner — 52
etc., etc....
Macron est loin derrière — 2 occurrences seulement
pour vous dire comme je le trouve bandant...
Un immense merci à tous ceux et celles
qui me lisent, qu’ils laissent ou non des
commentaires !
Pour rappel, je signe aussi Jocelyn Witz quand il s’agit de prose.
Ma dernière petite histoire en lecture libre s’intitule La fiancée secrète
À mi-chemin entre le fantastique et le (mini)thriller psychologique
Un peu cul, beaucoup glauque... -
On tient le bon bout
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetLe fiston des âges farouches
Mit son coutelas dans ma bouche
Croyant semer à grands ahans
Une chiée de petits Rahans
C’est pourtant pas si difficile
Même les bonobos s’enfilent
Du bon côté par le bon bout
Et nous Ceux-qui-marchent-debout
Tailleurs de flûtiaux en Afrique
Bien emmerdés avec nos triques…
Mais courage ! à se turluter
On deviendra l’Humanité
Et on remplira les savanes
De beaux Rahans et de Rahanes ! -
Double sujétion
Catégories : Heptasyllabes (7)Le bâton et la carotte
Remplissent ma libido
Constituent mon seul credo
Le Pol Pot guidant ma motte
La carotte et le bâton
Je les révère et les aime
Éperdue je pourrais même
Les reconnaître à tâtons
Bâton à l’âme sévère
Ta rigueur et ta raideur
Font de toi le grand leader
De tous mes replis vulvaires
Carotte amie viens t’ancrer
Dans mes profondeurs indignes
Sonde-moi fais le forcing
Et gicle ton jus sucré
Le bâton et la carotte
Ah s’ils sont là tous les deux
Je deviens démente et de
L’autre à l’une je pivote
La carotte le bâton
Et moi sans autre personne
Du bonheur c’est le summum
Seule avec mes deux matons
Quand l’heure d’opiner sonne
Tous trois nous nous ébattons
Ô carotte et toi bâton
Votre raison m’arraisonne ! -
Droit aux écueils
Catégories : Octosyllabes (8)Trop cons nous deux… ou c’est la poisse
Moi chargée jusqu’au blanc de l’œil
Toi marinant dans tes angoisses
Au beau milieu un banc de glace
Qu’épaissit chaque jour qui passe
Et nous glissons droit aux écueils
Trop cons nous deux on s’entr’agace
Au lieu de jouir de l’autre l’un
Chacun dans son recoin ressasse
De vains griefs que rien n’efface
Défend son minuscule espace
Et de surcroît se croit malin
Nos géraniums en sont malades
De nous voir à ce point merdeux
Souviens-toi pourtant nos gambades
Nos rires nos jeux fous nos fades…
Alors la vie une enculade
Ou simplement trop cons nous deux ? -
Ballade du con affamé
Catégories : Ballade, Octosyllabes (8)Qu’as-tu de si urgent à faire
T’empêchant d’être mon amant ?
Cours-tu le fric ? une autre guerre ?
Ne peut-elle attendre un moment ?
Souviens-toi de papa-maman
Qui un jour se sont dits : « On laisse
Tout en plan ! » et tout uniment
Ont bien baisé pour que tu naisses.
Je n’exige nulle promesse,
Nul engagement, nul serment,
Nulle chaîne d’aucune espèce
Entre nous, pas d’autre ciment
Que l’éclair des appariements.
La fadeur de la vie ne cesse
De réclamer sel et piment :
On a baisé pour que tu naisses.
Tu te débats, les joues vermeilles,
Évoques le harcèlement.
Con affamé n’a point d’oreilles ;
Le mien salive énormément :
Tu l’attires comme un aimant.
Puisqu’on ne va pas à la messe,
Baisons, gentil prince charmant !
N’a-t-on baisé pour que tu naisses ?
Reste cet ultime argument :
Voici mes seins, mon con, mes fesses !
De fort semblables éléments
Furent baisés pour que tu naisses... -
Histoire de culs (pour changer)
Catégories : Octosyllabes (8)Au cul rond d’une demoiselle
Des désirs se sont dégelés
Qui nous ont redonné des ailes
Nous voulions tout nous déceler
Bavions de langueur et de zèle
Sans craindre les dénivelés
Au cul d’une agreste luronne
Qui avait tout du percheron
Je me suis vue qui l’éperonne
Puis la mignonne a eu le front
D’invoquer le mot de Cambronne
Et d’en couler de bien marron
Au cul de cuir d’une gaillarde
J’ai bataillé tel un Bayard
La langue enduite et frétillarde
Visage enfoui dans son pétard
Je me savais la plus paillarde
Nous jouions à colin-maillard
Au cul voilé d’une nonnette
Je suis restée l’œil étonné
Tant l’œillet de la mignonnette
Languissait de vingt ans sonnés
Qu’on vînt lui faire une minette
Et pourquoi pas le fourgonner
Du cul de toutes je suis folle
Déjà j’épiais les culs mollets
Chauffant les bancs de mon école
Au cul des filles je volais
Des baisers et autres bricoles
D’un genre assez croquignolet -
Mustélidés obscènes
Catégories : Octosyllabes (8)Dans mon petit manchon fourré
La bête est venue se fourrer
Un animal ô fort méchant
S’il ne ressort pas j’en mourrai
Je l’avais trouvé attachant
Tendre et molasse et pleurnichant
Puis il enfle comme une oronge
Et me transperce sur-le-champ
À présent je sens qu’il s’allonge
À l’intérieur et qu’il me ronge
À crocs aigus et affairés
Froissant mes chairs en tulle éponge
Belette ? Hermine ? Je ne sais
Peut-être même est-ce un furet
Vison, martre ou bien zibeline
Hélas ! Que l’ai-je cajolé !
Il s’est planté comme une épine
Dans ma chantepleure si fine
L’abominable carnassier
Ô dieux ! comme il me turlupine !
Cessez donc ! Si vous me blessiez
Avec votre museau d’acier ?…
Il s’en moque et m’anéantit
Fourgonnant quoi que vous fassiez
Jamais mon puits n’a consenti
À rien d’autre qu’être senti
Humé, flairé en toute estime
Ah ! Oh ! Tiens… le voilà parti
Ayant pris sans verser centime
Tout ce qu’il est en moi d’intime
Me laissant le corps désolé
Si creux qu’on dirait un abîme
Bah ! j’irai tôt me consoler
Auprès d’un gentil con seulet… -
Première fois
Catégories : Heptasyllabes (7)Ici murmurent les eaux
Ici chantent nos oiseaux
L’un dans l’autre à pleine gorge
Ici se joignent nos mains
Maladroites de gamins
Nos respirations de forge
Nous avons tout découvert
Les secrets de l’univers
Se cachaient sous nos lainages
Ici pendaient les fruits mûrs
Que l’on prétendait trop surs
Pour nos quenottes trop sages
Tu n’as pas plus de treize ans
Et pourtant ton corps pesant
Sur le mien devient montagne
D’un âge plus tendre encor
Moi je pars dans le décor
L’âme battant la campagne
Je t’appelle mon joli
Tu me conduiras au lit
Chaque fois que le caprice
Nous retournera les sangs
Punit-on les indécents
Je resterai ta complice
Tu m’appelles petit bout
Tu m’embrasses dans le cou
Et je me sens toute nue
Nous comprenant par les yeux
Nous nous élançons à deux
Sur des sentes inconnues
Ô mon as je suis au ciel
Ta salive est comme un miel
Et ta langue un sucre d’orge
Ici murmurent les eaux
Ici chantent nos oiseaux
L’un dans l’autre à pleine gorge -
Jusqu’à la lie Alice
Catégories : Octosyllabes (8)Porte du pays des merveilles
Un chaud lapin à mon réveil
Me la perça d’un coup d’oreille
Je chus le cœur mal assuré
Dans ce terrier inrécuré
Où furetait plus d’un furet
Bois-nous ! me susurraient les fioles
Tu connaîtras la gaudriole
Et que les lys te patafiolent
Des licornes, des chevaliers
Enfilaient pour moi, fous à lier
D’encor plus déments chapeliers
Vautrée au bout d’une amanite
Une chenille, ver stylite
Crachait des fumées illicites
À toute heure on prenait le thé
Et l’on parlait sexualité
En grand ou petit comité
Oh ! j’avais pris goût à la tarte
Et refusais que l’on m’écarte
Des jeux de mains, des jeux de cartes
Au croquet ma vertu tomba
Ce fut un drôle de sabbat
Dans le haut de mes pays bas
Ma chatte avait le premier rôle
Semblant même douée de parole
Et pour tout dire un peu frivole
Puis en traversant le miroir
Je découvris l’autre tiroir
Étroit et long, secret et noir
Un Jabberwock à l’œil sévère
Jailli de quelque touffe amère
M’enfournicula par derrière
La reine assoiffée de mon sang
Brandissait un sceptre pressant
Je n’y coupai qu’en grandissant
Tweedledee vida sa quenelle
Et Tweedledum sous la tonnelle
Me fit grimper à son échelle
Charles votre échiquier curieux
Où l’on bourrique à qui mieux mieux
Répondait-il à un vœu pieux ?
Où sont mes robes d’enfant sage ?
Chaque pas qu’ici j’envisage
Me mène à de nouveaux baisages
Lapin blanc mon ami reviens
Ô reprends-moi si tu veux bien
Et me ramènes aux jours anciens !
(Retrouvez Alice dans ma petite histoire outrageusement
pornographique « Échec au roi »...) -
C’est les glandes
Catégories : Octosyllabes (8)Je change de sexe comme de body
Dimanche bimbo, barbu lundi
C’est pas ma faute, j’ai les hormones
Plus instables que du bubble-gum
Je change de sexe à tout bout d’champ
Ça en devient presque indécent
Quand mon clito s’enfle en quéquette
J’cours me cacher dans ma chambrette
J’perds un à un tous mes amis
J’me sens seul/e comme c’est pas permis
Je flipe sitôt qu’j’me déshabille
C’est moi la honte de la famille
Un jour de spleen, j’en pouvais plus
J’ai imploré le p’tit Jésus
Allah, Bouddha et toute la bande
Zéro résultat pour mes glandes
Quant aux toubibs, n’en parlons pas
Ils s’excitaient sur mes appâts
Attendant la métamorphose
Pour me faire subir un tas d’choses
Je change de sexe, oh ! c’est débile
Au niveau d’mon état civil
Mon mari n’y comprend que dalle
Et pis ma femme s’est fait la malle
Je change de sexe mais y’a du mieux
J’ai rencontré un truc curieux
Un/e androgyne qui joue du jazz
Il reste plus qu’à nous mettre en phase -
Bord à bord
Catégories : Octosyllabes (8)Ton cap mollit ? Quelle importance ?
Je garde en lui bonne espérance
Mes détroits te sont dévolus
Après le reflux vient le flux
Pour que la barre se redresse
Souquons ferme sous la caresse
D’une bordée de lents baisers
Aux nonchalances d’alizés
Sans y penser nous ferons voile
Vers l’île chavirée d’étoiles
Ou ces contrées sous l’Équateur
Qui vous imbibent de moiteurs
Mon timonier, tiens bon la route !
En pompant les eaux de ma soute
Tu hisseras le pavillon
Rouges des grandes occasions
Et à nouveau tout l’équipage
À la manœuvre, en chœur, en nage
Mènera le cotre à bon port
Par mainte passe et bord à bord
Ton cap mollit, vieux capitaine ?
Il reverdira comme un chêne ! -
L’ultime butin
Catégories : Hexasyllabes (6)Trou mignard, trou mignon
Trou follet, troufignon
Trou mutin où l’asperge
Se prélasse et gamberge
Se branle à tes satins
Qu’il soit soir ou matin
Trou que les vits dévissent
Qui sert à tous les vices
Honni des snobinards
Trou mignon, trou mignard
T’offrir en sacrifice
Aux mâles bons offices
Ô l’ultime butin
Il n’est jusqu’aux putains
Qui parfois ne te cèlent
Demeurant là pucelles
Par effroi du trognon
De l’éventreur d’oignon
De sinistre mémoire
Trou mignon, que d’histoires !
Mais moi je ne crains point
Tant qu’il y aura du suint
Je t’ouvre et te procure
Et qui veuille me cure
Le viscère à loisir
Il suffit de saisir
Mes hanches un rien grasses
Aussitôt tu embrasses
De ton anneau sagace
Les nœuds les plus grognons
Trou gourmand, trou mignon