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Ton pantoum dans mon haïku - Page 42

  • Un fantasme pour Livia

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Fantasme érotique : représentation mentale destinée à créer ou améliorer l’excitation sexuelle. L’article Wikipédia en français étant dramatiquement sec (un comble !), on lui préfèrera la version anglaise.

    En avoir ou pas ?

    En parler ?

    Les réaliser ?...

    Ma dernière petite histoire de cul en lecture libre : Un fantasme pour Livia

     

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  • Parle au seuil

    Catégories : Heptasyllabes (7), Trisyllabes (3)

    Mais la bouche joue sans fin

    Larme lente au bout de l’œil
    Qu’elle gomme avec la langue
    Et le membre acquiesce et tangue
    Se vautrant sur les écueils
          De ses lèvres

    Mais la bouche joue sans fin
    À courir un autre lièvre

    L’arme perle et parle au seuil
    Gonflée de son impatience
    Elle opine elle s’avance
    Larmoyant du bout de l’œil
          L’âme mièvre

    Mais la bouche joue sans fin
    À courir un autre lièvre
    À mordre et lécher le frein

    Lui s’englue dans le fauteuil
    Face à l’ouragan qui monte
    Lourd de sang rouge de honte
    Frissonnant comme un chevreuil
          Sur sa lèvre

    Mais la bouche joue sans fin
    À courir un autre lièvre
    À mordre et lécher le frein
    Oui la bouche met la fièvre

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  • Paysage de bord de mer

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Bouche embouchant nos autres bouches
    J’entends crier les goélands
    D’une rivière qui accouche
          De l’océan

    Et je sens monter hystérique
    Le chant du sel et du varech
    Quand ta gorgée de sang lyrique
          S’enfuit avec

    Mes dunes tu les recomposes
    Et nos marées nous les léchons
    Pour chaque nuit pousser des roses
          Dans les ajoncs

    Plus tard immergée dans l’obscure
    Marenne aux miasmes utérins
    Je voudrais que ton doigt me cure
          L’encre des reins

    Bouche embouchant nos autres bouches
    Laissant les estuaires béants
    L’eau des rivières se recouche
          Sous l’océan

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  • Toute essences

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Garce de mon insignifiance
    Qui n’es nue que semée de poils
    À crin à cru tel un cheval
    Mais qui brandis deux cents défenses
    De cuisse à mon insignifiance

    Garce de ma fébrilité
    Tes ablutions je m’y retrempe
    Ta porte intime est une lampe
    Où mes papillons excités
    Halètent de fébrilité

    Garce de mes nuits extatiques
    Quand tu me propulses plein ciel
    Cueillir la pourpre au fond du miel
    Quand découvrant tes amériques
    J’ulule à leurs puits extatiques

    Garce des soleils ma poison
    Noire à lécher dans les pliures
    Bleue de lèvre au charnu des mûres
    Blanche sous l’épi des toisons
    Vert basilic ton œil poison

    De mon trou je te rêve ô garce
    Venin de mes évanescences
    Belle branleuse et toute essences
    Veuille s’ouvrir d’anses éparses
    Ton cul-dieu-mal-aurore garce

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  • Vent printanier

    Catégories : Octosyllabes (8), Sonnet

    Si dans le slip mentule un soir
    Lève long gourd un blair de mauve
    Semblant fâché toi ne te sauve
    Mais fais de ta lèvre un dressoir

    Si la gouge insinuée ta joue
    Chassant les dents de son palais
    Passe l’onguent d’un lent balai
    De langue embue et qui surjoue

    Le lait de cuisse ô sais-tu ne
    Jaillira soierie de ce nœud
    Que lorsque les mains sur ta tête

    Il s’écriera Vent printanier
    Je gicle tout pourquoi le nier
    Du plus profond de mes roupettes !

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  • Sans-culotte

    Catégories : Octosyllabes (8), Pentasyllabes (5), Sonnet

          Jardin des torpeurs
    Frêle fontaine où l’on complote
    Palais des nocturnes bonheurs

          Langues de dévotes
    Poussant nos passés violacés
    Quitte à s’entr’arracher la motte
    D’autres pollens vont s’entasser

          Têtes de linotte
    Entrez mieux ça n’est pas assez
    Glissez doux bulletins de vote
    Et nos urnes les embrassez

          Bouches sans-culotte
    Ô levez-vous fauves odeurs
    Émeute au jardin des torpeurs

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  • Pas si mal armée…

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Sonnet

    La vierge, la tiédasse et l’agnelle, au jour dit,
    M’ont trouvée nue et paf, un coup dans l’aile, ô, ivre,
    Et, zappant mon déjà relatif savoir-vivre,
    J’émis plus d’un propos qui les abasourdit.

    Un signe d’autrefois — Ah ! les teufs du mardi… —
    Trompettait dans ma conque ainsi qu’un riff de cuivres,
    Sur quoi il s’ensuivit ce qui devait s’ensuivre :
    Aux seins de ces tendrons hardiment je mordis.

    Mes chastes, l’œil secoué d’une étrange agonie,
    Se donnèrent pourtant (connaissant mes manies)
    Aux appétits fous de mon vieux plumage gris.

    Je pus toute la nuit paître à même leurs vignes,
    Me réchauffer l’ourlet si froid, si rabougri
    … Et puis mettre au matin la vidéo en ligne.


    D'après lui.

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  • Retrouver ma pareille

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je pars homme retrouver celle
    Dont ton membre n’a pas voulu
    L’indomptable au regard goulu
    Qui te lançait des étincelles

    J’ai mis bas tes cent vingt petits
    Allaité tes mille promesses
    Mon encore assez belle fesse
    Te laisse avec tes appétits

    J’en ai soupé d’être ta chose
    Miette de chair issue de toi
    Je prends la vie que Dieu me doit
    J’opère ma métempsycose

    Je fous le camp bye bye exit
    L’Ève au docile sein d’épeautre
    Je pars et vais retrouver l’autre
    Ma pareille attends-moi Lilith !

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  • L’arbre défendu

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Depuis que mon ventre est velu
          Il rampe et cherche
    L’arbre de vie pour son salut
    L’arbre divin auquel on perche

    La plaine abonde en vagues pieux
          D’écorce épaisse
    Dont les cantiques mélodieux
    Versent le gris de la tristesse

    Un pin m’attend sous de faux airs
          D’épi de roses
    Ne craignant foudre ni éclairs
    Et forçant les métamorphoses

    Depuis que mon ventre est fendu
          D’éclats de rire
    Je rêve à l’arbre défendu
    Auquel comme mes sœurs j’aspire

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  • Chœur des berlingots délaissés

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Nous sommes les vagins moites
    Si glissants souples et doux
    Que tout vit qui s’y emboîte
    Trouve le fond sans à-coup
    Nous sommes les vagins moites
    Promis aux quenouilles droites

    Qu’on nous préfère un sphincter
    Voisine et triste rondelle
    Nous versons alors d’amers
    Sanglots de mouille ô cruelle
    Qui nous préfère un sphincter
    Musculeux cercle de fer

    Si friands de gaules raides
    Entre deux coups nous souffrons
    Rêvant de vastes pinèdes
    De plusieurs gourdins de front
    Si friands de gaules raides
    Qu’en leur absence on s’entraide

    De quelques joujoux oblongs
    Complaisants à l’enfilage
    Nous nous truffons le tromblon
    C’est fou comme ça soulage
    De quelques joujoux oblongs
    L’affreux vide nous meublons

    Nous sommes les vagins moites
    Ouatés chauds et coulissant
    Sur tout vit qui nous convoite
    Nous avons ça dans le sang
    Nous les pauvres vagins moites
    Qui faute de mieux se doigtent

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  • Brisées

    Catégories : Octosyllabes (8), Sonnet

    Ainsi le soir happais-je ta
    Lèvre encor dans tous ses états
    Mon cœur votant la vendetta

    Des sueurs y rêvassaient écorces
    Dont ils avaient rongé la chair
    Ton flux m’était d’autant plus cher
    Que tu l’abandonnais sans force

    J’aspirais d’appétit pervers
    Le quotidien de nos divorces
    Laissé là en guise d’amorce
    Brisées sillons débris divers

    Parfois un orgasme de neige
    Ancienne et qui se désagrège
    Ainsi chaque soir te happais-je

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  • Beaucoup trop vile

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Elle se rêvait violée
    Prise en dépit de ses cris
    Par quelque brute à l’œil gris
    La giflant à la volée

    Se voyait tenue aux mains
    Aux cuisses par la canaille
    Lui écorchant les entrailles
    Lui souriant léonin

    Se croyait beaucoup trop vile
    Pour l’amour ou le respect
    Mais d’âcres ombres rampaient
    Dès que la nuit se profile

    Se voulait morte les seins
    Le ventre de découpure
    Baignés de larmes impures
    Les larmes de l’assassin

    Elle le soir se coiffant
    Se rêvait cambriolée
    Renversée battue violée
    Sur son petit lit d’enfant

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  • Adoration

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Du brillant de leur poids tes poils
    M’ont recreusé la belle fente
    À mes sens lancé le signal
    Dont tu n’es même pas consciente

    Je brouterai chèvre à tes lèvres
    Si tu donnes la permission
    Tétant ta langue qui m’enfièvre
    Réitérant ma reddition

    Tes doigts ont droit de me chercher
    Les poux partout car je vis nue
    Près de tes talons haut perchés
    T’adorant à perte de vue

    Sous les vrilles de ta cheville
    Je plie le cou me fais tapis
    Et redeviens petite fille
    Ton pied sent la pomme d’api

    À sucer le dessin des seins
    Que tu sèmes à ma portée
    Il me vient de brûlants desseins
    Et des rivières avortées

    Ô puissé-je à même tes cuisses
    Remonter l’horloge au moment
    Où nos deux soifs enfin s’éjouissent
    Pour ma stupeur infiniment

    Puis ta vulve entrevue me perd
    M’ébranle entière et me déchire
    Me dégomme comme un sniper
    Me change en mannequin de cire
    Attendant que tu le désires

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  • L’écrouée

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Flic, ô ton fabuleux tonfa,
    Auquel j’avoue tous mes méfaits !
    Dès qu’il me bondit sur le râble,
    Je me rends et me mets à table ;
    Sitôt qu’il me rentre dedans,
    J’obtempère, c’est évident.

    Flic, ô ton bath et beau bâton
    M’inculque la loi du piston !
    S’il me convainc et le déplisse,
    Je balancerai mes complices ;
    Qu’il me passe toute à tabac,
    Me punissant de haut en bas !

    Flic, ô ta matraque à mater
    Les nymphos et les écartées
    Du droit chemin, je te le jure :
    Jusqu’à la lie, de ses bavures
    Je boirai l’or immaculé !
    … Mais pense aussi à m’enculer.

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  • Des bonheurs sans le mâle

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Ouvre-moi ô ma sœur
    Je viens avec douceur
    Te planter des semences
    D’été dans le silence
    Vois mon cœur qui s’élance

    Ouvre-toi n’aie pas peur
    Loin de nous les grimpeurs
    Pour une fois divorce
    Des écarteurs de force
    Des ébranleurs d’écorce

    Laisse-toi pénétrer
    De la limpidité
    Des bonheurs sans le mâle
    Nous serons deux étoiles
    Balayant les jours sales

    Ouvre-toi ô ma sœur
    Oublions les chasseurs
    Leur goût de la conquête
    L’arme et le cri qu’ils jettent
    Sur nos ailes défaites

    Laisse-moi caresser
    Ton épaule et verser
    Du miel sur tes blessures
    Nous aurons j’en suis sûre
    Les gestes qui rassurent

    Vois déjà se détend
    Ta peau désir battant
    Sous ma main qui t’éveille
    Des vibrances d’abeille
    Ouvre-toi ma pareille

          Moralité :
    Pourquoi se faire un mâle
    quand on peut se faire du bien ?

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  • Noces bestiales

    Catégories : Octosyllabes (8)

    J’épouse ta queue la consomme
    Je suis la femme et tu es l’homme
    Tu es l’homme que j’ai dompté
    Aie pour moi toutes les bontés
    Porte-moi haut jusqu’aux nuages
    Détalons l’un et l’autre en nage
    À travers cieux bel étalon
    Dont j’avale le membre long
    Tu es l’homme et je te possède
    Moi la femme à qui chacun cède
    Écuyère aux seins tressautant
    Au rythme d’un galop gitan
    Cavalière aux ongles d’épine
    Qui jouis en épousant ta pine

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  • Loin des os

    Catégories : Octosyllabes (8), Quintil

    Ligne de partage des eaux
    Entre tes cuisses gauche et droite
    Ici nous sommes loin des os
    Rien qu’un filet de mouille étroite
    Que fuite ta chair en ciseaux

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  • La gloutonne

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    C’est moi la blanche oie qu’on gave
    En m’enfonçant dans le cou
    Le tuyau pour que je boive
    Et avale à tous les coups

    Nue la plume frémissante
    Luttant contre le dégoût
    Je m’étrangle et la descente
    En le gésier me secoue

    C’est moi la belle oie replète
    Qu’il coince entre ses genoux
    Pour s’emmancher dans ma tête

    Sorte de jeu entre nous
    Pendant ce temps mon minou
    Bave comme aux jours de fête

    Lorsque j’ai tenu le coup
    Englouti son gruau d’orge
    Et qu’il a vagi beaucoup
    Je caquette et me rengorge

    Moi l’oie blanche obéissante
    Moi la gloutonne à son goût
    Dont la gorge ô impuissante
    Est suave lorsqu’on la fout

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  • Cantique d’action de grâces

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Bénie soit la Pine de l’Homme
    Que Dieu a faite à Son image
    Dressée plus haut que les nuages
    Soutenant les piliers de Rome

    Gloire à toi Fruit du caleçon
    Rouge et rempli d’épais champagnes
    En nous hissant sur les montagnes
    Tu nous embrases le buisson

    Aussi nous rendons grâce aux Couilles
    Saintes Burnes qui vont semant
    La Vie sur Son commandement
    Au fond de notre puits à mouille

    Béni l’œil du riant Méat
    Et toi doux et joyeux Prépuce
    Chaque matin quand je vous suce
    Je sens que j’ai fait ma B.A.

    Loués les Poils qui nous procurent
    Au bout des brûlants jours d’été
    Un chatouillis plein de gaieté
    Aux fragrances de bon augure

    Ô béni sois-tu entre tous
    Bijou chéri des nymphomanes
    Ciboire sacré dont émane
    Notre manne : le blanc Couscous

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  • J’ai encore rêvé d’elle

    Catégories : Chanson

    J’ai encore rêvé d’elle
    C’est bête, ça m’a mise en émoi
    Elle n’est pas vraiment grêle
    Tant mieux, elle est faite pour moi
    Dure et boulotte
    Juste pour ma motte

    Je l’ai rêvée si fort
    Que mes draps puent la mouille
    Elle entrait dans mon corps
    Arrimée jusqu’aux couilles

          Si je pouvais me l’appuyer ah pour de vrai
          Si je savais où la trouver
          Donnez-moi l’espoir
          Prêtez-moi un soir
          Une nuit, juste pour elle et moi
          Et demain matin elle jutera

    J’ai encore rêvé d’elle (Je rêve aussi…)
    Me suis branlée six fois (J’ai bien grossi…)
    Elle n’est pas vraiment grêle (Qu’est-ce que tu crois ?)
    Elle est faite pour moi (Quel trou étroit !)
    Raide et piaffante
    Juste pour ma fente

          Si elle pouvait me ramoner au pied levé (Ouvre les cuisses, j’y arrive pas !)
          Si je savais où la trouver (Me sens-tu là ?)
          Donnez-moi l’espoir (Je suis en toi !)
          Prêtez-moi un soir (Prends ça !)
          Une nuit, juste cette pine et moi
          Et demain…

          Enfin je vais me l’envoyer à en meugler (J’attendais qu’ça, moi, tu comprends ?)
          C’est sûr, je vais me faire tringler (Écarte en grand !)
          Donnez-moi un soir (Gobe mon gland !)
          Laissez-moi y croire
          Ce beau zob, juste là en moi
          Et demain… n’existe pas


    Sur l’air de « J’ai encore rêvé d’elle » (Il était une fois)
    https://www.youtube.com/watch?v=jGRaXdT2-58

    Il suffisait de changer quelques mots pour faire de ce tube ultraromantique des années 70 une chanson cochonne. J’ai pas pu résister…

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