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Ton pantoum dans mon haïku - Page 63

  • La gourmande

    Catégories : Décasyllabes (10)

    J'aime la fraise autant que l'andouillette
    Vice versa aussi, recto verso
    Ah ! sentir battre au cul les coucougnettes
    Lorsqu'on lape une fente humide à seaux

    Qui voudrait d'une moule sans la frite
    Craquante qui en exalte le goût ?
    Je suis gourmande et mon gros ventre abrite
    Assez de champ pour enfourner le tout

    J'aime l'abricot, j'aime la banane
    Pourquoi choisir ? Je les veux tous les deux
    Grimpée à l'arbre où j'ai fait ma cabane
    Je les savoure ensemble et c'est bien mieux

    Qu'une praline ou bien qu'un sucre d'orge
    Croise ma route, et aussitôt frémit
    Ma bonbonnière où le sirop dégorge
    En vue des jeux et délices promis

    Chez Paul on trouve comme chez Paulette
    Toute une gamme d'excellents morceaux
    J'aime la fraise autant que l'andouillette
    Vice versa aussi, recto verso

     

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  • Sensuelle supplique

    Catégories : Alexandrins (12 pieds)

    Puisque je meurs, amis, je voudrais emporter
    Don de celles et ceux qui m'ont su rendre folle
    Un rien, un souvenir, peut-être une bricole
    Mais que je chérirai durant l'éternité

    Toi, Lise, offre-moi donc ces mains si délicieuses
    Sous lesquelles je suis morte cent fois déjà
    Si je me découvrais un con dans l'au-delà
    Jusqu'à la fin des temps je me rendrais heureuse

    Alberto, prête-moi de ta peau le velours
    Son musc fort et sauvage où je me suis roulée
    Des jours entiers — tu pesais, sublime coulée
    De soleil, sur mes seins — ô, prodigieux et lourd !

    Ma Josiane, je veux ta rose et fraîche fente
    Comment partir loin sans se munir de ce puits
    Dont l'eau douce peut murmurer toute la nuit
    Et vous enivre, mais vous rend toute-puissante ?

    Vassilissa, tes seins pointus sont sans pareils
    Je les tèterai pour toujours à pleine bouche
    Telle une enfant têtue, assoiffée et farouche
    Chérie, il me les faut pour mon dernier sommeil

    D'Yves, je prends ce bout de langue sans faiblesse
    Qui souvent suçota la mienne avec ardeur
    Caressa tous mes plis d'une humide chaleur
    Et s'aventura même au profond de mes fesses

    D'Ahmed, la bite, oh ! oui, la pine, évidemment
    Laissez-la-moi, si vous m'aimez, chacun, chacune !
    Elle est des rares pour qui je hurle à la lune
    Et qui, en même temps, m'emplit de sentiment

    Si vous m'accordez ces présents, je meurs tranquille
    Sûre de ne pas m'ennuyer en mon caveau
    Avec un tel trésor d'amour entre les os
    Je me moque à jamais de la mort imbécile

     

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  • Non-binaire

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Il y eut Adam, Ève, mais quid
    Des options cachées là-derrière
    Dans le virtuel de nos derrières
    Je suis du genre genderfluid

    Laissez tomber l'ancienne fable
    Du papa et de la maman
    Tout ça est assez fluctuant
    Nous naissons tous inclassifiables

    Héritière d'un con sensuel
    Naturellement je rejette
    Les catégories obsolètes
    Et me déclare allosexuel

    Fini les pédés et les gouines
    Fini surtout les hétéros
    Prends le maquis, guérillerao !
    Vive les amours androgynes !

    Iel, ille, ol, ul ? Pas de souci
    Je kiffe les pronoms cocasses
    Balancez les autres à la casse !
    Je suis du camp des indécis

    Tous les ceuxes qui me pinèrent
    De latex ou de chair munis
    Savent combien mon birouni
    Est accueillant et non-binaire

     

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  • Nuits de l'institut

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Des va-et-vient j'en ai connu
    Et des hommes penchés tout nus
    Cherchant mon épisiotomie
    Ma faille et mes tiroirs émus
    Jusqu'à des minuit et demie

    Et des hommes penchés tout nus
    Voulant à force me recoudre
    Blonds carabins, barreaux velus
    Propres à attirer la foudre
    Chacun se prenait pour l'Elu

    Jusqu'à des minuit et demie
    Au fond de cités endormies
    Qui n'avaient guère d'aérien
    Que nos baisements d'alchimie
    J'en ai connu des va-et-vient

     

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  • A la recherche du doux secret

    Catégories : Quadrisyllabes (4)

    Nous avons bu
    C'est un début
          Tout me grise
    Un peu nympho
    J'ai lu Sappho
          Lâchons prise

    Je crois savoir
    Que le boudoir
          Nous réclame
    Son beau divan
    Semble assez grand
          Pour deux femmes

    Fi du coton
    Si les boutons
          Nous résistent
    Arrachons-les
    Car reculer
          Serait triste

    J'aime vos seins
    Vos yeux sont pleins
          De flammèches
    Etendons-nous
    Joli minou
          Tête-bêche

    Faisons gaiement
    Plus amplement
          Connaissance
    Cherchons le frais
    Le doux secret
          Les essences

    Palpez-moi là
    Où le lilas
          Des muqueuses
    Semble s'ouvrir
    A vos agirs
          D'amoureuse

    Sur le starter
    Posez le fer
          D'une lance
    Dont les velours
    Salivent lourds
          D'indécence

    Taquinez-le
    Etonnez-le
          Soyez folle
    Pour qu'à la fin
    Lâchent mes freins
          Et m'envole

    Bouffez-la-moi
    Sans falbala
          O tribade
    Sous vos efforts
    Je veux la mort
          Et le fade

     

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  • Echec à la carogne

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Jocelyn Witz

    Lorsque j'avais quinze ans pour moi la grande affaire
    Etait que l'on me foute avant que soit foutu
    Cet appétissant petit lot de bonne chère
    Qui gésirait bientôt froid et tout décousu
    Sous quelques fausses fleurs au fond d'un cimetière

    O pathétique enfant au regard brisé net
    Par l'horizon bouché je courais à la bouche
    Et au nœud des garçons le soir de cinq à sept
    Mangez-moi buvez-moi je me vautre et je couche
    Et me faites monter droit au ciel comme un jet

    Pour goûter au plus fort chacun de mes vertiges
    Je m'inventais des jeux des défis insensés
    Dévorer seule deux ou trois ou quatre tiges
    Pour moi seule les voir se tendre et puis danser
    Avant que soient perdus tous ces trésors vous dis-je

    Valsait le soutien-gorge et jaillissaient mes seins
    Sur les glands déjà durs coulissaient les prépuces
    Mon con prenait le chaud gémissant à dessein
    Je feignais la catin pour être baisée plus
    Et bourdonnait de mes amants le fol essaim

    La carogne bien sûr se foutait de ma gueule
    Au bout elle m'attend comme elle attend chacun
    Pour nous réduire en poudre avec ses dents de meule
    Mais je garde bon pied et le clin d'œil coquin
    Qui me fait aux rideaux ne grimper jamais seule

    Un poème qui tombe à pic, puisque cette chienne putride, figurez-vous, est la vedette de ma nouvelle « La Mort s'en va-t'en guerre », qui figure au sommaire du tout dernier numéro de Fantasy Art & Studies, paru ces jours-ci. Il s'agit d'une version drolatique du célèbre conte « La Mort marraine » (ou « La Mort comme parrain », selon les versions).
    Pour, au choix, acheter la revue ou la lire gratuitement en ligne, cliquer .

     

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  • Fantaisie érotique en 7/8

    Catégories : Heptasyllabes (7), Octosyllabes (8)

          En tirant sur l'élastique
    Il glisse un doigt là où c'est doux
          J'aimerais que l'on m'explique
    Pourquoi je tremble des genoux

          Illico je perds le fil
    Quand il me passe les menottes
          Je les aime assez virils
    Mais lui je lècherais ses bottes

          C'est toujours la même histoire
    Que ce mec effleure ma peau
          Ou m'enferme dans l'armoire
    Et recta je grimpe au rideau

          S'il continue je réponds
    Plus de rien, je pars en sucette
          Déjà j'enfle des nichons
    Ma motte fond — aussitôt prête !

          Otez-moi ma muselière
    Pour que je puisse au moins gémir
          Ce gros pouce là-derrière
    C'est à se tordre de plaisir

          Je ne tiendrai plus beaucoup
    Le stade où j'arrive est critique
          Ça partira d'un seul coup
    S'il tire trop sur l'élastique

     

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  • Les pieds nickelés (et moi)

    Catégories : Chanson, Octosyllabes (8)

    Chanson réaliste
    (A entonner avec feu et un accent des faubourgs prononcé)

    Y a trois garçons dans mon pageot
    Trois loulous, trois affreux jojos
    Qui me prennent pour une pute
    Qui démolissent ma réput'
    Mais me réjouissent le derjo

    Y a trois vauriens dessous ma couette
    Un qui m'enfile, un qui me fouette
    Un qui me fait pipi dessus
    M'oblige à sucer des bossus
    Mais me baise comme un poète

    Y a trois zonards dans mon plumard
    Un black, un maigre et un mastard
    Tous plus malveillants que des teignes
    Oh ! croyez pas que je me plaigne
    Leurs jeux vicieux, c'est mon caviar

    Y a trois gangsters sur ma paillasse
    Qui me font sauter la culasse
    A coups de cric, de vilbrequin
    Avec des rires de requins
    Qu'il est bon d'être leur pouffiasse !

    Y avait trois mecs sur mon divan
    Jo le bestial, Zak et Yvan
    Z'ont chouravé quelques bécanes
    Et les voilà tous en cabane
    ... Demain je retourne au couvent

     

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  • Sans lui

    Catégories : Pentasyllabes (5)

    Les nymphes cerise
    Après son départ
    Je me traîne et brise
    Mes cheveux épars
    Il a trop d'emprise
    Et aucun égard
    L'ordinaire crise
    Après son départ

    Mais j'ai mal au ventre
    A force de jouir
    A force qu'il entre
    Lui que mes désirs
    Ont placé au centre
    Tyran du plaisir
    Tirant à loisir
    Maître de mon jouir
    Partout où il entre

     

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  • Le temps des chaleurs

    Catégories : Pentasyllabes (5)

    Viol aux émotions
    Gorges qui halètent
    Ou nous tenions tête
    Ou nous périssions

    Je sentais ta queue
    Me remplir d'amour
    Chaude comme un four
    Longue d'une lieue

    Tu me souriais
    Par-delà la fièvre
    Qui rongeait nos lèvres
    Et moi je criais

    Ainsi m'as-tu prise
    Implacable et dur
    Repoussant les murs
    De ma chambre grise

     

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  • Précoce

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Dès petite j'étais mûre
    Pour les jeux les joies impures
    Le jouir et les aventures
    Les doigts dans le pantalon
          Des beaux garçons

    Je les choisissais solides
    L'œil lumineux quoique vide
    Tel un phare qui vous guide
    Vers l'île où mouille à gogo
          Le berlingot

    Qui connaissait son affaire
    Je lui laissais tout me faire
    Mais celui-là dont la paire
    Tremblait était mon chéri
          Mon favori

    Sébastian le gamin sage
    N'avait vu que le visage
    De sœurs à peine volages
    J'offris mon joli fraisier
          A ses baisers

    Il apprit à lécher vite
    A fourrager de la bite
    Dans l'antre qui sent la truite
    Quel formidable étudiant
          Ce Sébastian

     

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  • Souvenir lesbien

    Catégories : Décasyllabes (10)

    Elle s'envolait sans faire de bruit
          La nuit parisienne
    Ma bouche mes mains se gorgeaient de fruits
    Ninon dans le noir était enfin mienne

    Je l'ai dévorée intégralement
          Jusques à l'aurore
    Cette heure impossible où plus d'un amant
    Sent que dans son cœur un insecte fore

    Je n'ai joui de toi ma brune Ninon
          Qu'en ce matin triste
    Je savais déjà que tu dirais non
    A rien ne servait — à rien — que j'insiste

    Mais à tout jamais je me souviendrai
          De ta chatte pleine
    Dont avec ardeur je lapais le lait
    En la chambre obscure où tu étais mienne

     

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  • La vie en morose

    Catégories : Octosyllabes (8)

    M'enfiler les doigts dans le nez
    S'offrir mon cul prédestiné
    Il n'a pas d'autre hobby sur terre
    Que de labourer mon derrière
    J'ai épousé un obstiné

    M'enfiler les doigts dans le nez
    Chez lui c'est un besoin inné
    Faut que j'y passe aux heures creuses
    Lorsqu'il a la bite amoureuse
    Autrement je vais au ciné

    M'enfiler les doigts dans le nez
    Ah s'il me laissait tapiner
    Ça rapporterait de l'artiche
    En un clin d'œil on serait riches
    On boirait du champ' au dîner

    M'enfiler les doigts dans le nez
    N'importe où même aux cabinets
    Vous parlez d'une vie morose
    Chaque jour il lui faut sa dose
    J'ai les conduits tout ravinés

     

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  • Suzon

    Catégories : Chanson, Décasyllabes (10)

    A chanter d'une voix traînante, rauque et sensuelle à la Juliette Gréco...

    Suzon la salace a le cul petit
    Comme un nid d'oiseau, mais dont l'appétit
    Pour les mandrins longs, épais et habiles,
    N'est plus ignoré d'aucun homme en ville ;
          Dès le soir venu, elle élit l'un d'eux
    Parmi ceux qui près de chez elle passent ;
    Qu'importent son nom, son âge ou sa classe ;
    Certaines nuits, même, il lui en faut deux,
          Suzon la salace.

    Suzon la coureuse offre à ses amants
    Des mets délicats, du vin de sarment,
    Puis, d'une main souple, les déshabille
    Pour les revêtir de dessous de fille ;
          On lui voit alors l'œil surexcité ;
    Grinçant des mâchoires et l'âme fiévreuse,
    Elle fait subir à son « amoureuse »
    Des tourments empreints de lubricité,
          Suzon la coureuse.

    Suzon la féroce éjecte au matin
    Quelque mâle en string, titubant, éteint ;
    On le plaint, on l'aide à reprendre vie ;
    Il arrive qu'un imprudent l'envie ;
          L'un de ces gâtés perdit la raison,
    Un autre obliqua vers le sacerdoce ;
    Tous ont mis des mois à soigner les bosses
    Qu'à l'âme elle leur fit dans sa maison,
          Suzon la féroce.

    Suzon l'insatiable, où te caches-tu ?
    Chacun se languit de ton con goûtu ;
    Les hommes sont niais et beaucoup trop sages
    Depuis que tu es partie en voyage ;
          L'épouse gémit car ils bandent mou,
    Sanglotent au lit, chipotent à table
    Dans la ville entière — ah ! c'est lamentable !
    Suzon, par pitié, reviens, reviens-nous,
          Suzon l'insatiable !

     

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  • Possession

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Tu mettras les doigts dans son bec
    L'exploreras telle une esclave
    Sa cavité pleine de bave
    Languiras d'être prise avec
    Chacun de tes outils de mec

    Sa cavité pleine de bave
    Te feras songer à un puits
    Où l'on crache les soirs d'ennui
    Que l'on sonde au moyen de braves
    Et longues racines de rave

    Où l'on crache les soirs d'ennui
    Et l'on jette au front des grenouilles
    Le vieux fromage et l'eau des nouilles
    Tandis que s'avance la nuit
    Cognant fort à tous les pertuis

    Le vieux fromage et l'eau des nouilles
    Sur sa langue un goût de bifteck
    Tu mettras les doigts dans son bec
    Prolongeras longtemps la fouille
    Découvriras l'eau qu'elle mouille

     

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  • Hibou, caillou, etc.

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Suce, chéri, un tel cachou
    Ne vous échoit qu'aux jours de fête
    Ce Mamadou est une bête
    A concours, soit dit entre nous

    Pompe, mamour, prends de la peine
    Fais-le pour moi, tu seras chou
    Les yeux bandés, tète à genoux
    Ce noir cousin de la baleine

    Durcis le fil de mon joujou
    Et surtout ne bois pas la tasse
    Lorsqu'il sera mûr, tu t'effaces
    Afin qu'il me foute debout

     

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  • Mon paradis sans flics

    Catégories : Alexandrins (12 pieds)

    Je suis nue, il est nu, tout peut recommencer
    Loin des jardins chelous et des vieux pas commodes
    Interdit ce fruit-là ? Mon cul sur la commode
    Et pas la moindre boîte où mourir de danser

    Je suis nue, il est nu, ô chaleurs animales
    Déjà les bonobos ayant pigé le truc
    Se pompaient à tout-va pour en tirer le suc
    Je suis nue et déjà mon chéri se sent mâle

    Je suis nue, il est nu, la nature en fait loi
    Décrétons le cul nu in et obligatoire
    On votera au vu des seins, des génitoires
    Mon royaume pour un clito de bon aloi (*)

    Je suis nue, il est nu, recréons la bestiole
    A deux dos dont au poil s'emmanchent les machins
    Bien plus haut que les piafs, mieux que les haschischins
    On planera à coup d'obscènes cabrioles

    Je suis nue, il est nu — au cul les curetons
    Les empêcheurs de jouir, les larves, les lémures
    Antipornos gavés de tisane au bromure
    Accros de la cravate et du collet montant !

    Je suis nue, il est nu, des yeux on se dévore
    Puis des mains, de la bouche et du corps tout entier
    Pas besoin de visa, de fric ou de papiers
    On se fond l'un dans l'autre et on regarde éclore
    Le paradis sans flics où nul ne nous fait chier

    (*) Marine, si tu m'entends...

     

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  • A dolly pour la vie

    Catégories : Jocelyn Witz, Octosyllabes (8)

    Jamais un mot plus haut que l'autre
    Toujours avide qu'on se vautre
    Ensemble dans l'obscénité
    Et puis quelle féminité !

    Aucun danger qu'elle me trompe
    Ni migraines ni coups de pompe
    Pliant ses articulations
    Elle épouse mes perversions

    Dolly c'est la femme idéale
    J'ai fait d'elle ma bonne étoile
    Quand je la pine en soupirant
    Son œil de verre me comprend

    Ses cheveux... ô l'or des icônes !
    Quant à ses trous de silicone
    Je les rince avec du savon
    Puis peigne rêveur son gazon

    Moi et Dolly c'est pour la vie
    D'ailleurs elle est sous garantie
    La vraie chair ne me tente plus
    Tant de femelles m'ont déplu...



          P.S. : Une Dolly beaucoup plus perfectionnée, puisque cybernétique et causante, est l'héroïne de ma courte nouvelle "Pour une heure avec Leph", qui ouvre le recueil collectif intitulé Cette chose est devenue mon amie depuis quand ? (n'co éditions, 2021).

          Pour autant, s'il vous intéresse de la lire, n'allez surtout pas acheter le bouquin, vous ne feriez qu'engraisser mon éditeur. Cliquez juste sur "Extrait PDF à télécharger" et vous aurez la nouvelle en entier sans débourser un kopeck !...

     

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  • Z

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Quatrain

    Beau cavalier toi qui surgis hors de l'ennui
    Viens au galop me labourer toutes les nuits
    Signer ton nom à la pointe de ton épée
    De fer et de brûlant velours enveloppée

     

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  • Y

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8), Quatrain

    A la croisée olé-olé des amoureux
           Je n'ai jamais su lequel prendre
           J'ai un faible pour les triangles
    Et les membres écartelés des jours heureux

     

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