Isa tète mes bouts de seins
Quelque part éclate l'orage
Nul besoin de faire un dessin
Isa tète mes bouts de seins
Ses lèvres sont des assassins
Moi dans son antre je fourrage
Isa tète mes bouts de seins
Quelque part éclate l'orage
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Isa tète mes bouts de seins
Quelque part éclate l'orage
Nul besoin de faire un dessin
Isa tète mes bouts de seins
Ses lèvres sont des assassins
Moi dans son antre je fourrage
Isa tète mes bouts de seins
Quelque part éclate l'orage
Laisse-moi boucher ce gouffre
D'un bout de langue anisé
Foin des sentiers balisés
Laisse-moi boucher ce gouffre
Tant pis si ça sent le soufre
Je m'en vais t'analiser
Laisse-moi boucher ce gouffre
D'un bout de langue anisé
Des bites des mâles,
J'ai de moins en moins
Peur — Je me régale
Des bites des mâles.
Mais — horreur fatale ! —
Ma jeunesse est loin ;
Des bites des mâles,
J'ai de moins en moins.
Ecartant la soie ocre, elle me la fit voir —
Blessure à jamais vive ! Enchanteuse écrouelle
Toujours masquée ! En pleurs, moi je voulus savoir :
« Quel est ton mal, ô reine, ô Amfortas femelle ?
— Appelle-moi Pandore ! Car j'ai, dans l'univers,
Semé ces diables fiers, cette imbécile engeance
Qui dévore tout, comme une invasion de vers,
Et rit — effroyable — et sur les cadavres danse. »
Tel ce roi qui se croyait un saint et, honteux,
Baisait la plaie de l'humble — à genoux, je pris place
Pour boire à un prodige aussi calamiteux.
Ah ! menstruez, mes sœurs, afin qu'opprobre passe !
Il y a sous la lune assez de mal. Ce feu
Liquide me ravit... mais je reste fumasse.
Blues lent pour voix d'homme rocailleuse, épuisée.
Accompagnement (percus, synthés...) monotone, brutal et de plus en plus lancinant.
Envolée de jolis violons sur le dernier couplet.
Ah !
Mmmm...
Ouille !
(Profond soupir...)
Il m'en bat les couilles
Quoi que je fasse il me travaille
Au corps il me tue il me souille
On dirait qu'il cherche la faille
Il me pique ma thune
Pour en avoir plus il me tanne
Si jamais j'dis non sans aucune
Pitié alors il me castagne
Il me cloue la viande
Au vu et au su de tout l'monde
Les mecs défilent et moi je bande
Quand ils me font des trucs immondes
Je n'vois plus personne
A part ces ordures qui dessinent
Des cartes de France dans mon trou d'homme
Pendant qu'ses ongles m'assassinent
Il m'électrocute
Il me fout du jus dans la bite
Ce mec est un vrai fils de pute
Il s'rait grand temps que je le quitte
J'ai perdu ma place
En caisse de la station service
A cause de ces traces dégueulasses
De fouet sur mon cou et mes cuisses
Il m'oblige à faire
Les courses le ménage la tortore
Et quand j'ai fini j'ai un verre
De sa jute pour tout réconfort
Il me mord la couenne
Et surtout il faut pas qu'je chouine
J'suis à la colle avec une hyène
Est-ce que c'est pareil chez les gouines ?
A blanc il me saigne
Jusqu'à temps que j'donne des signes
De vertige alors il me beigne
Je suis K.O. sur toute la ligne
Il me grime en truie
En vieille en bourge un peu destroy
Au fond c'est clair il me détruit
Il restera rien d'ce vieux Roy
Il me traîne en laisse
Dans la plus parfaite indécence
Au milieu du parc il me fesse
Jusqu'à ce que j'aie le cul qui m'lance
Il me dilacère
Après m'avoir couvert de cire
Brûlante à la gorge il me serre
Certains soirs je m'attends au pire
Il me décapsule
Avec des engins peu graciles
C'est un cap une péninsule !
Comme dit l'autre espèce d'imbécile
Vrai il me possède
Aimer ce gars c'est du suicide
Un jour on me retrouv'ra raide
Un couteau enfoncé dans l'bide
Faudrait qu'je les mette
Avant d'finir échec et mat
Avant que vraiment ses plombs pètent
Et qu'il me crève à coups de lattes
Mais ça y a pas mèche
Si j'm'en allais ça serait moche
C'est mon foyer c'est là qu'je crèche
Pis j'ai ce mec dans la caboche
Ouais j'ai ce mec dans la caboche
Mon vertical ravin brillait
De mouille et de salive ensemble
C'était l'heure où les tétins tremblent
Sous le flou du déshabillé
Jamais d'un homme les hommages
Ne m'avaient tant puisé le jus
M'adorant tel l'enfant Jésus
Jérémy jouait les rois mages
La gamahuche et le cunni
Depuis cette nuit d'eau bénite
Pour toujours je les plébiscite
Qui m'en priverait me punit
J'aime la fraise autant que l'andouillette
Vice versa aussi, recto verso
Ah ! sentir battre au cul les coucougnettes
Lorsqu'on lape une fente humide à seaux
Qui voudrait d'une moule sans la frite
Craquante qui en exalte le goût ?
Je suis gourmande et mon gros ventre abrite
Assez de champ pour enfourner le tout
J'aime l'abricot, j'aime la banane
Pourquoi choisir ? Je les veux tous les deux
Grimpée à l'arbre où j'ai fait ma cabane
Je les savoure ensemble et c'est bien mieux
Qu'une praline ou bien qu'un sucre d'orge
Croise ma route, et aussitôt frémit
Ma bonbonnière où le sirop dégorge
En vue des jeux et délices promis
Chez Paul on trouve comme chez Paulette
Toute une gamme d'excellents morceaux
J'aime la fraise autant que l'andouillette
Vice versa aussi, recto verso
Puisque je meurs, amis, je voudrais emporter
Don de celles et ceux qui m'ont su rendre folle
Un rien, un souvenir, peut-être une bricole
Mais que je chérirai durant l'éternité
Toi, Lise, offre-moi donc ces mains si délicieuses
Sous lesquelles je suis morte cent fois déjà
Si je me découvrais un con dans l'au-delà
Jusqu'à la fin des temps je me rendrais heureuse
Alberto, prête-moi de ta peau le velours
Son musc fort et sauvage où je me suis roulée
Des jours entiers — tu pesais, sublime coulée
De soleil, sur mes seins — ô, prodigieux et lourd !
Ma Josiane, je veux ta rose et fraîche fente
Comment partir loin sans se munir de ce puits
Dont l'eau douce peut murmurer toute la nuit
Et vous enivre, mais vous rend toute-puissante ?
Vassilissa, tes seins pointus sont sans pareils
Je les tèterai pour toujours à pleine bouche
Telle une enfant têtue, assoiffée et farouche
Chérie, il me les faut pour mon dernier sommeil
D'Yves, je prends ce bout de langue sans faiblesse
Qui souvent suçota la mienne avec ardeur
Caressa tous mes plis d'une humide chaleur
Et s'aventura même au profond de mes fesses
D'Ahmed, la bite, oh ! oui, la pine, évidemment
Laissez-la-moi, si vous m'aimez, chacun, chacune !
Elle est des rares pour qui je hurle à la lune
Et qui, en même temps, m'emplit de sentiment
Si vous m'accordez ces présents, je meurs tranquille
Sûre de ne pas m'ennuyer en mon caveau
Avec un tel trésor d'amour entre les os
Je me moque à jamais de la mort imbécile
Il y eut Adam, Ève, mais quid
Des options cachées là-derrière
Dans le virtuel de nos derrières
Je suis du genre genderfluid
Laissez tomber l'ancienne fable
Du papa et de la maman
Tout ça est assez fluctuant
Nous naissons tous inclassifiables
Héritière d'un con sensuel
Naturellement je rejette
Les catégories obsolètes
Et me déclare allosexuel
Fini les pédés et les gouines
Fini surtout les hétéros
Prends le maquis, guérillerao !
Vive les amours androgynes !
Iel, ille, ol, ul ? Pas de souci
Je kiffe les pronoms cocasses
Balancez les autres à la casse !
Je suis du camp des indécis
Tous les ceuxes qui me pinèrent
De latex ou de chair munis
Savent combien mon birouni
Est accueillant et non-binaire
Des va-et-vient j'en ai connu
Et des hommes penchés tout nus
Cherchant mon épisiotomie
Ma faille et mes tiroirs émus
Jusqu'à des minuit et demie
Et des hommes penchés tout nus
Voulant à force me recoudre
Blonds carabins, barreaux velus
Propres à attirer la foudre
Chacun se prenait pour l'Elu
Jusqu'à des minuit et demie
Au fond de cités endormies
Qui n'avaient guère d'aérien
Que nos baisements d'alchimie
J'en ai connu des va-et-vient
Nous avons bu
C'est un début
Tout me grise
Un peu nympho
J'ai lu Sappho
Lâchons prise
Je crois savoir
Que le boudoir
Nous réclame
Son beau divan
Semble assez grand
Pour deux femmes
Fi du coton
Si les boutons
Nous résistent
Arrachons-les
Car reculer
Serait triste
J'aime vos seins
Vos yeux sont pleins
De flammèches
Etendons-nous
Joli minou
Tête-bêche
Faisons gaiement
Plus amplement
Connaissance
Cherchons le frais
Le doux secret
Les essences
Palpez-moi là
Où le lilas
Des muqueuses
Semble s'ouvrir
A vos agirs
D'amoureuse
Sur le starter
Posez le fer
D'une lance
Dont les velours
Salivent lourds
D'indécence
Taquinez-le
Etonnez-le
Soyez folle
Pour qu'à la fin
Lâchent mes freins
Et m'envole
Bouffez-la-moi
Sans falbala
O tribade
Sous vos efforts
Je veux la mort
Et le fade
Lorsque j'avais quinze ans pour moi la grande affaire
Etait que l'on me foute avant que soit foutu
Cet appétissant petit lot de bonne chère
Qui gésirait bientôt froid et tout décousu
Sous quelques fausses fleurs au fond d'un cimetière
O pathétique enfant au regard brisé net
Par l'horizon bouché je courais à la bouche
Et au nœud des garçons le soir de cinq à sept
Mangez-moi buvez-moi je me vautre et je couche
Et me faites monter droit au ciel comme un jet
Pour goûter au plus fort chacun de mes vertiges
Je m'inventais des jeux des défis insensés
Dévorer seule deux ou trois ou quatre tiges
Pour moi seule les voir se tendre et puis danser
Avant que soient perdus tous ces trésors vous dis-je
Valsait le soutien-gorge et jaillissaient mes seins
Sur les glands déjà durs coulissaient les prépuces
Mon con prenait le chaud gémissant à dessein
Je feignais la catin pour être baisée plus
Et bourdonnait de mes amants le fol essaim
La carogne bien sûr se foutait de ma gueule
Au bout elle m'attend comme elle attend chacun
Pour nous réduire en poudre avec ses dents de meule
Mais je garde bon pied et le clin d'œil coquin
Qui me fait aux rideaux ne grimper jamais seule
Un poème qui tombe à pic, puisque cette chienne putride, figurez-vous, est la vedette de ma nouvelle « La Mort s'en va-t'en guerre », qui figure au sommaire du tout dernier numéro de Fantasy Art & Studies, paru ces jours-ci. Il s'agit d'une version drolatique du célèbre conte « La Mort marraine » (ou « La Mort comme parrain », selon les versions).
Pour, au choix, acheter la revue ou la lire gratuitement en ligne, cliquer là.
En tirant sur l'élastique
Il glisse un doigt là où c'est doux
J'aimerais que l'on m'explique
Pourquoi je tremble des genoux
Illico je perds le fil
Quand il me passe les menottes
Je les aime assez virils
Mais lui je lècherais ses bottes
C'est toujours la même histoire
Que ce mec effleure ma peau
Ou m'enferme dans l'armoire
Et recta je grimpe au rideau
S'il continue je réponds
Plus de rien, je pars en sucette
Déjà j'enfle des nichons
Ma motte fond — aussitôt prête !
Otez-moi ma muselière
Pour que je puisse au moins gémir
Ce gros pouce là-derrière
C'est à se tordre de plaisir
Je ne tiendrai plus beaucoup
Le stade où j'arrive est critique
Ça partira d'un seul coup
S'il tire trop sur l'élastique
Chanson réaliste
(A entonner avec feu et un accent des faubourgs prononcé)
Y a trois garçons dans mon pageot
Trois loulous, trois affreux jojos
Qui me prennent pour une pute
Qui démolissent ma réput'
Mais me réjouissent le derjo
Y a trois vauriens dessous ma couette
Un qui m'enfile, un qui me fouette
Un qui me fait pipi dessus
M'oblige à sucer des bossus
Mais me baise comme un poète
Y a trois zonards dans mon plumard
Un black, un maigre et un mastard
Tous plus malveillants que des teignes
Oh ! croyez pas que je me plaigne
Leurs jeux vicieux, c'est mon caviar
Y a trois gangsters sur ma paillasse
Qui me font sauter la culasse
A coups de cric, de vilbrequin
Avec des rires de requins
Qu'il est bon d'être leur pouffiasse !
Y avait trois mecs sur mon divan
Jo le bestial, Zak et Yvan
Z'ont chouravé quelques bécanes
Et les voilà tous en cabane
... Demain je retourne au couvent
Les nymphes cerise
Après son départ
Je me traîne et brise
Mes cheveux épars
Il a trop d'emprise
Et aucun égard
L'ordinaire crise
Après son départ
Mais j'ai mal au ventre
A force de jouir
A force qu'il entre
Lui que mes désirs
Ont placé au centre
Tyran du plaisir
Tirant à loisir
Maître de mon jouir
Partout où il entre
Viol aux émotions
Gorges qui halètent
Ou nous tenions tête
Ou nous périssions
Je sentais ta queue
Me remplir d'amour
Chaude comme un four
Longue d'une lieue
Tu me souriais
Par-delà la fièvre
Qui rongeait nos lèvres
Et moi je criais
Ainsi m'as-tu prise
Implacable et dur
Repoussant les murs
De ma chambre grise
Dès petite j'étais mûre
Pour les jeux les joies impures
Le jouir et les aventures
Les doigts dans le pantalon
Des beaux garçons
Je les choisissais solides
L'œil lumineux quoique vide
Tel un phare qui vous guide
Vers l'île où mouille à gogo
Le berlingot
Qui connaissait son affaire
Je lui laissais tout me faire
Mais celui-là dont la paire
Tremblait était mon chéri
Mon favori
Sébastian le gamin sage
N'avait vu que le visage
De sœurs à peine volages
J'offris mon joli fraisier
A ses baisers
Il apprit à lécher vite
A fourrager de la bite
Dans l'antre qui sent la truite
Quel formidable étudiant
Ce Sébastian
Elle s'envolait sans faire de bruit
La nuit parisienne
Ma bouche mes mains se gorgeaient de fruits
Ninon dans le noir était enfin mienne
Je l'ai dévorée intégralement
Jusques à l'aurore
Cette heure impossible où plus d'un amant
Sent que dans son cœur un insecte fore
Je n'ai joui de toi ma brune Ninon
Qu'en ce matin triste
Je savais déjà que tu dirais non
A rien ne servait — à rien — que j'insiste
Mais à tout jamais je me souviendrai
De ta chatte pleine
Dont avec ardeur je lapais le lait
En la chambre obscure où tu étais mienne
M'enfiler les doigts dans le nez
S'offrir mon cul prédestiné
Il n'a pas d'autre hobby sur terre
Que de labourer mon derrière
J'ai épousé un obstiné
M'enfiler les doigts dans le nez
Chez lui c'est un besoin inné
Faut que j'y passe aux heures creuses
Lorsqu'il a la bite amoureuse
Autrement je vais au ciné
M'enfiler les doigts dans le nez
Ah s'il me laissait tapiner
Ça rapporterait de l'artiche
En un clin d'œil on serait riches
On boirait du champ' au dîner
M'enfiler les doigts dans le nez
N'importe où même aux cabinets
Vous parlez d'une vie morose
Chaque jour il lui faut sa dose
J'ai les conduits tout ravinés
A chanter d'une voix traînante, rauque et sensuelle à la Juliette Gréco...
Suzon la salace a le cul petit
Comme un nid d'oiseau, mais dont l'appétit
Pour les mandrins longs, épais et habiles,
N'est plus ignoré d'aucun homme en ville ;
Dès le soir venu, elle élit l'un d'eux
Parmi ceux qui près de chez elle passent ;
Qu'importent son nom, son âge ou sa classe ;
Certaines nuits, même, il lui en faut deux,
Suzon la salace.
Suzon la coureuse offre à ses amants
Des mets délicats, du vin de sarment,
Puis, d'une main souple, les déshabille
Pour les revêtir de dessous de fille ;
On lui voit alors l'œil surexcité ;
Grinçant des mâchoires et l'âme fiévreuse,
Elle fait subir à son « amoureuse »
Des tourments empreints de lubricité,
Suzon la coureuse.
Suzon la féroce éjecte au matin
Quelque mâle en string, titubant, éteint ;
On le plaint, on l'aide à reprendre vie ;
Il arrive qu'un imprudent l'envie ;
L'un de ces gâtés perdit la raison,
Un autre obliqua vers le sacerdoce ;
Tous ont mis des mois à soigner les bosses
Qu'à l'âme elle leur fit dans sa maison,
Suzon la féroce.
Suzon l'insatiable, où te caches-tu ?
Chacun se languit de ton con goûtu ;
Les hommes sont niais et beaucoup trop sages
Depuis que tu es partie en voyage ;
L'épouse gémit car ils bandent mou,
Sanglotent au lit, chipotent à table
Dans la ville entière — ah ! c'est lamentable !
Suzon, par pitié, reviens, reviens-nous,
Suzon l'insatiable !