Roide, débile et l'œil vitreux : voilà mon type
Leur dard dedans, doute et non-dit, tout se dissipe
Là-dessus, faire un gros dodo
En rêvant à des trucs sados
Dieu, qu'il est doux décidément d'être guenipe !
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Roide, débile et l'œil vitreux : voilà mon type
Leur dard dedans, doute et non-dit, tout se dissipe
Là-dessus, faire un gros dodo
En rêvant à des trucs sados
Dieu, qu'il est doux décidément d'être guenipe !
C'est toujours pareil quand il me regarde il me perce à jour
C'est toujours l'étui qui attend l'outil d'indécent calibre
C'est mon chimpanzé bavant qui trépide et qui bat tambour
Ça devient pressant il me faut m'asseoir au bout de son chibre
Bée, qu'il me dit, tu deviens trou, tu es béante...
Bon, je veux bien fermer les yeux, m'ouvrir à tout
Etre saillie et culbutée, obéissante
Ronger son os, le boulotter en bon toutou
Brassens ne chantait-il pas d'une voix touchante
Creuse Martin, pauvre Martin, creuse partout
Toujours bêchant, toujours bêchant...
Jamais méchante
A comme Anna qui m'analise
A la sauvage et au latex
Moi à genoux comme à l'église
Je m'assassine avec l'index
Aaaaah !
En l'eau trouble de ma crevasse
Verse le feu de tes vingt ans
Beaucoup de rire, une écorchure
Les souvenirs qui nous échurent
Quelques dilemmes éreintants
L'image est là... puis tout s'efface
Gorge étroite où poisse le miel
Sentier des vaines créatures
A sillonner en enfilant
Des perles sur le doigt du Temps
Qui pointe les choses futures
Devant jaillir dessous le ciel
Je suis un fleuve, un phénomène
Toujours en crue et je promène
Mes alluvions de-ci de-là
D'un homme à l'autre au gré des pluies prédiluviennes
C'est la source du paradis
Que j'abrite, c'est le non-dit
Un petit bout de l'au-delà
Ce doux limon veiné d'écarlate et de Sienne
Je suis Bella, l'infâme salope
Au con bordé par deux escalopes
Au clito long comme un jour sans jouir
Et plus coriace que le vieux cuir
Aux élixirs ruisselant — pluviôse !
D'entre mes cuisses jamais bien closes
Je suis Bella, la jolie catin
Toute muqueuses dès le matin
Au droit du méat une perle limpide
Monsieur semble à point mais c'est moi qui décide
Il geint il supplie il panique il se tord
Faut-il mon chéri que j'astique plus fort ?
Lui bave du bec sous son bâillon de tulle
Jamais vu un mec à ce point ridicule
Je l'ai ligoté avec un vieux collant
Dans une heure ou deux on fera le bilan
Il m'étonnerait vu l'état de sa mèche
Que l'on aboutisse à une perte sèche
En moi se love un long serpent
Ferré de mystère et d'écailles
Qui me fait jouir à ses dépens
Ferré de mystère et d'écailles
Je le porte dans l'intestin
Par tout le jour et où que j'aille
Je le porte dans l'intestin
Tel un archange tyrannique
En quelque sorte mon destin
Tel un archange tyrannique
Il sort de moi toutes les nuits
Pour aller semer la panique
Il sort de moi toutes les nuits
Poussivement chaque anneau glisse
Et sur son dos la lune luit
Poussivement chaque anneau glisse
M'arrachant des cris inhumains
Lorsqu'il jaillit d'entre mes cuisses
M'arrachant des cris inhumains
Cris de plaisir et cris d'angoisse
Son mufle est gros comme le poing
Cris de plaisir et cris d'angoisse
Reviens, chéri, reviens toujours !
Je suis vide quand tu t'effaces
Reviens, chéri, reviens toujours !
Voilà le secret qui m'habite
Les beaux fardeaux sont les plus lourds
Voilà le secret qui m'habite
Aucun toubib en me palpant
Ne devinerait que s'agite
En moi cet amour de serpent
Ferré de mystère et d'écailles
Qui me fait jouir à ses dépens
C'est moi la brune à l'air farouche
Sur la photo
Je supportais pas qu'on me touche
Sauf Ernesto
Mais s'il voulait que ça palpite
Sous son veston
Moi j'envisageais que sa bite
Et ses roustons
Ah ! sucer des poivrots sur un parking obscur !...
Ah ! regarder danser (à genoux, bouche ouverte)
Leur dard déjà debout, déjà gros, déjà dur
Captant d'on ne sait où une luisance verte !
Mon premier me l'enfourne en bavant quelque peu
Autour de moi le cercle aussitôt se referme
L'amoureux sent le vin, s'agrippe à mes cheveux
Et jute en un clin d'œil le soupçon d'une larme
Mon second prend son tour, c'est un garçon pressé
Quoiqu'il reste longtemps à m'empaler la gorge
On bavarde et on rit, mes seins sont caressés
Impavide il me fend, ardent comme une forge
Mon troisième... ô l'infect ! mais j'ai le fond du bec
Par bonheur tapissé d'une couche de crème
Je ne l'avalerai qu'après le dernier mec
Et le voici, d'ailleurs : gras serpent, ventre blême
Celui-là me fait mal, je suis folle, c'est sûr
Même si j'aime ça, je ne fais plus la fière
Ah ! sucer des poivrots sur un parking obscur !...
Mon tout est le soleil dans mon abricot mûr
Quand tu me baiseras sur la banquette arrière
Dans le miracle économique
Je ne vaux rien
Vaine baiseuse et vieille bique
Même les chiens
Ne se saliraient pas la nouille
A me fourbir
Quand j'ai trop honte — oh ! quelle andouille
Je me fais jouir
Vaut-il pas mieux qu'on s'entrefoute
Dans ce présent d'animaux morts
Civilisation en déroute
Où la vie même a des remords
Où l'avenir hésite et doute ?
Vaut-il pas mieux qu'on s'entrefoute ?
J'ai obéi à mon papa
Il m'a donné du chocolat
Puis m'a retiré ma culotte
Il parlait gentiment, tout bas
Et avait un peu la tremblote
J'ai obéi au professeur
Lui ai ouvert mon petit cœur
Il m'a remonté la moyenne
Passée au niveau supérieur
Je l'ai bien sucé pour sa peine
J'ai obéi au petit chef
Il m'a filé bien moins de taf
A condition qu'à la débauche
Je vienne (c'était tout bénef)
Chez lui pour passer à la broche
J'ai obéi au directeur
Couché avec son rottweiler
Pendant qu'il s'astiquait la nouille
Et tournait un film en couleur
Ça m'a valu pas mal d'oseille
J'ai obéi au président
Regardé la télé souvent
Rejoint la lutte antivirale
Voté, flippé, serré les dents...
Mais là j'ai obtenu que dalle
On sable le miel dans mon abricot
On s'envoie des toasts par-dessus ma fente
Dehors l'été lourd nous berce d'échos
Une vibration erre, lancinante
On s'envoie des toasts par-dessus ma fente
Muriel en a bu plus que de raison
Une vibration erre, lancinante
Parmi la blondeur arse des moissons
Muriel en a bu plus que de raison
Oh ! je jouis, je crois que je jouis encore
Parmi la blondeur arse des moissons
Tout, sous le soleil, s'enmûrit et dore
Oh ! je jouis, je crois que je jouis encore
Anne, où es-tu donc ? A qui sont ces doigts ?
Tout, sous le soleil, s'enmûrit et dore
Languide, un essaim passe sur les toits
Anne, où es-tu donc ? A qui sont ces doigts ?
On me fait mourir et renaître ensemble
Languide, un essaim passe sur les toits
La reine, au milieu, se blottit et tremble
On me fait mourir et renaître ensemble
A présent j'abreuve Isis et Margot
La reine, au milieu, se blottit et tremble
On sable le miel dans mon abricot
Alain Cabello-Mosnier, poète gay, a eu la gentillesse d'enregistrer sa lecture à voix haute de ce poème. Vous pourrez l'entendre sur la page qu'il m'a consacrée.
Baissez la garde, gentilhomme, on ne fend plus
Les gentes dames, de nos jours : on les caresse
Pour commencer, on les déstresse
On mêle au grain un doigt d'ivresse
Paume en avant, on joue le flux et le reflux
Dans son fourreau, par conséquent, rangez l'épée
Fi des butors, des embrocheurs, des spadassins
Je veux la soie et les coussins
Je veux qu'on effleure mes seins
Par-dessus tout, je veux ici être lapée
Vieux cochon cherche gamine
Dans les dix-huit ou vingt ans
Sachant jouer de la mimine
Et débaucher à plein temps
Vieux salaud cherche petite
Apte à téter sans les mains
Au chalumeau de la bite
Le bon lait du mâle humain
Vieux paillard cherche étudiante
Sachant tomber sur le dos
Et, la conque frétillante
Lever les genoux bien haut
Vieux vicieux cherche jeunesse
Maximum vingt-deux balais
Désirant m'offrir ses fesses
(P.S. : Je suis un peu laid)
A chanter sur un rythme lent et langoureux
Mon homme est parti à la ville
Me laissant vide par dedans
Il reviendra, je suis tranquille
Mais baise-moi en attendant
Ma copine elle aussi fréquente
Quelqu'un d'autre, c'est évident
Je n'en serai que plus fervente
Oh ! baise-moi en attendant
Pourquoi faut-il que j'aie envie
D'être prise à longueur de temps ?
Est-ce normal ? Est-ce une vie ?
Bah ! baise-moi en attendant
Joujou qui me restes fidèle
Et pénètres mes sentiments
Je te chevauche à tire-d'aile...
Plus de piles ? Ah ! c'est assommant
Viens me donner, ma toute humide
Ta fente à boire et à sucer
Que tu sois farouche ou timide
Tu ne peux me la refuser
Je trufferai ton con de crème
Je te beurrerai le velours
Pour que tu jutes des poèmes
Et pisses des chansons d'amour
Tes seins au nacré de pucelle
J'y mordrai et te ferai mal
Cette enfant chair qui s'amoncelle
Eveille en moi un animal
A la fin je prendrai ta bouche
Pour siège de mes ablutions
Avale encor ces fluides louches
Pour qu'ensemble nous renaissions
Alain Cabello-Mosnier, poète gay, a eu la gentillesse d'enregistrer sa lecture à voix haute de ce poème. Vous pourrez l'entendre sur la page qu'il m'a consacrée.
Encor des coups sous la ceinture
Y a le besoin fondamental
D'un sexe fort qui me torture
C'est ça l'amour ? Je suis pas sûre
J'ai que dix ans d'âge mental
Les loulous du quartier le savent
On me dérouille en me pinant
Ligotée au fond d'une cave
Amour ou non, c'est pas bien grave
Morsure au cœur incontinent