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Ton pantoum dans mon haïku - Page 58

  • Bis repetita

    Catégories : Décasyllabes (10)

    Après l'amour nous deux on recoïte
    On remet le couvert et on reprend
    Tout au début le rébus d'Aphrodite
    Ô besoin tyrannique et térébrant
     
    Après l'amour souvent on réitère
    Des fois qu'on aurait raté l'introït
    Nullement pour des questions sanitaires
    Juste un remake à deux du just do it
     

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  • Une aventure du Capitaine Fracasse

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    Au vu de mon œillet, il dit en s'esclaffant
          Là, mon chou, ça passe ou ça casse...
    On l'appelait ou bien l'homme au zob d'éléphant
          Ou bien Capitaine Fracasse
     
    Flo dit une prière, Anna m'ouvrit le fion
          À deux mains, par sollicitude
    Je songeai que toujours trop tard nous nous méfions
          Ô ce moment de solitude !
     
    Il en sortit des cris à tire-larigot
          Des sanglots et un peu de merde
    Les filles s'excitaient, frottaient leur berlingot
          Flo gémissait : Comme il me tarde !
     
    Voyons le positif, nous gardâmes dès lors
          Un obusier bien plus commode
    Éclos à volonté un peu comme une fleur
          Sans sésame ni digicode
     
    On l'appelait ou bien Dick l'éléphant humain
          Ou bien Capitaine Fracasse
    Aujourd'hui j'ai encore élargi le chemin
          Pour deux de front il y a place
     

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  • En live

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Gégé a trouvé mon point G
    Je l'avais pourtant bien rangé
    Planqué sous mes replis de viande
    Je le passais en contrebande
     
    Gégé a trouvé mon point G
    Ça j'arrive pas à piger
    Amy a dû vendre la mèche
    Elle aura plus mes antisèches
     
    Gégé a trouvé mon point G
    Et direct hein pas au jugé
    Si c'est Yasmina la coupable
    Je l'assomme à coups de cartable
     
    Gégé a trouvé mon point G
    Il le travaille en enragé
    Il va me kill je dégouline
    Et si c'était la Pascaline ?
     
    Gégé a trouvé mon point G
    Je suis un revolver chargé
    Un réacteur en overdrive
    C'est plus fake là je pars en live
     
    Gégé a trouvé mon point G
    Écartez-vous putain danger !
    Attention aux éclaboussures
    J'explose au ciel de la luxure
     
    Gégé a trouvé mon point G
    Et j'ai plané j'ai voltigé
    En plein éther merci les filles
    Tournée de glace à la myrtille
     

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  • Pour l’amour de l’inédit

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    Mon intimité s'ouvre à tous les inconnus
          Elle a le goût de la surprise
    De délicieux frissons passent sur mon con nu
          Quand je m'attends à être prise
     
    Que sera-ce aujourd'hui ? Ira-t-il jusqu'au fond ?
          Faudra-t-il que je me caresse ?
    Me retournera-t-il ou bien est-ce un garçon
          Plutôt porté sur la paresse ?
     
    Durera-t-il longtemps ? Une heure ? Aurai-je mal ?
          Voudrai-je le revoir ensuite ?
    Me l'arrachera-t-il, ce rare cri primal
          Que suscite parfois la bite ?
     
    Je pourrais prendre en main mes amours, décréter
          Comment il sied que l'on me mette
    Mais je prise infiniment la passivité
          Quelque abjection que l'on commette
     
    Mon intimité s'ouvre à celui qui la veut
          Cela dit j'ai pour préférence
    Les imaginatifs, les fous impétueux
          Qui par tous les sentiers se lancent
     

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  • Deuxième round

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Minuit un quart c'est l'après-baise
    T'as été bien bébé ce soir
    Ton trou du cul rempli de braise
    Branlait serré comme un baisoir
    De tire-jus thaïlandaise
    T'as été bien bébé ce soir
     
    Minuit vingt je reprends mon souffle
    Quand il me le rentre dedans
    Max y va pas avec des moufles
    J'ai du foutre encor plein les dents
    Ça m'endolorit la mitoufle
    Quand il me le rentre dedans
     
    Minuit vingt-cinq on se repose
    On fait silence à moitié morts
    Lui tout flaccide et moi le chose
    Qui désenfle avec des remords
    Est-ce que j'aurais pas eu ma dose
    On fait silence à moitié morts
     
    Minuit et demi je l'agace
    Du bout des doigts on sait jamais
    Probablement que je suis garce
    Ça re-ruisselle en mon minet
    Mon Max frémit et je l'enlace
    Du bout des doigts on sait jamais
     
    Minuit trente-cinq et des bananes
    Il semblerait qu'il soit ému
    En sentinelle et pas de panne
    Ce mec gagne à être connu
    Revoilà son costume d'âne
    Il semblerait qu'il soit ému
     
    Minuit et oh ah peu importe
    Max recogne à tous mes pertuis
    Il y va ouh pas de main morte
    J'ai beau m'ouvrir han ça me cuit
    Il m'aplatit comme un cloporte
    Et là enfin je jouis je jouis !
     

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  • Blason

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Guivre rampant sur champ de gueule
    Foulant pressant mon pont-levis
    Beau sire ou prince inassouvi
    Entrez où la lance entre seule
     
    De votre écu vous déchargeant
    Que celiez-vous si êtes noble
    Sous votre pourpoint de sinople
    Ce formidable pal d'argent
     
    Levrette éployée à la fasce
    Vous mande sitôt l'épingler
    En croupe ou à l'écartelé
    Dessus votre tableau de chasse
     
    Ô plain azur vous me montez
    Me remplissant de joie équestre
    N'allez à dextre ni senestre
    Ains en l'abîme pimenté
     

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  • Le doux contrat

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Mes fesses paieront pour mes fautes
    S'il arrivait que l'on me saute
    Fais-leur sentir la dent du cuir
    Je trouverai moyen d'en jouir
     
    Vivre à quatre pattes dans l'ombre
    De tes couillons et de ton membre
    Tarir chaque fleuve foutral
    T'appartenir peau mouille et poils
     
    T'appartenir peau poils et mouille
    Être le papier que tu souilles
    D'amour et de dédain mêlés
    ... J'en ai le con tout emmiellé
     

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  • Première séance

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Tu n'as pas fini d'en baver
    Fillette avec ton bâillon boule
    Voilà le maître qui déboule
    Ton ventre se met à rêver
     
    Tu n'as pas fini d'en baver
    Il te vient comme une inquiétude
    Sous l'œil inquisiteur et rude
    De cet homme aux goûts dépravés
     
    Tu n'as pas fini d'en baver
    Ici pas de machine arrière
    Vaines sont toutes les prières
    Tant les pater que les ave
     
    Tu n'as pas fini d'en baver
    Et de mugir tendre génisse
    Ta mare à l'eau de rose lisse
    Va recevoir un beau pavé
     
    Tu n'as pas fini d'en baver
    Mêlant les pleurs à la jouissance
    L'un et l'autre ont la même essence
    Obscurément tu le savais
     
    Tu n'as pas fini d'en baver
    Poupée écarte grand les fesses
    Cède l'ultime forteresse
    Laisse-toi par là engaver
     
    Le cœur flageolant décavé
    Tu diras au bout du voyage
    Quand il défera le bondage
    Merci ô maître vous m'avez
     
    Fait effroyablement baver
    Fait somptueusement reluire
    Avant vous il faut bien le dire
    J'étais un être inachevé
     

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  • Pas dégueulasse

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Quoi que je tente de salace
    Celle de Luc reste au fourreau
    C'est pas Hercule ni Zorro
    Mais ce garçon a de la classe
     
    Quand par hasard il est pas jouasse
    Je suce pour le consoler
    Son vermicule maigrelet
     
    Je suis du genre un peu tenace
    Et lui ça le fait rigoler
     
    D'ailleurs il est pas dégueulasse
     

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  • En vue de la suite du programme

    Catégories : Dizain, Heptasyllabes (7)

    Chemise et jupon troussés
    Nous aimons la discipline
    Sentir nos croupions fessés
    Nous ouvre grand à la pine
          À quoi d'autre se destinent
    Ces mollesses en chaleur ?
    À quoi serviraient nos pleurs
    Si demeuraient infoutues
    Au terme du doux malheur
    Ces peaux de tambour battues ?
     

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  • La nouvelle

    Catégories : Octosyllabes (8)

          Qui est cette fille à ton cou
          Et qui t'embrasse
          Elle me ressemble beaucoup
     
    A-t-elle aux seins le rose au bout
    Qui frémit lorsque tu y passes
    Distraitement une main lasse
    Vecteur de ton culte vaudou
     
          Qui est cette fille à ton cou
          Et qui t'embrasse
     
    Recherche-t-elle un amour fou
    Dur et brûlant comme la glace
    Rit-elle en faisant la grimace
    Et te tend-elle l'autre joue
     
          Qui est cette fille à ton cou
          Et qui t'embrasse
     
    Court-elle émue aux rendez-vous
    Espérant toutes les audaces
    Je me vois naguère à sa place
    Plongeant entre les dents du loup
     
          Qui est cette fille à ton cou
          Et qui t'embrasse
     
    Fait-elle choir son slip au doux
    Son de ton fouet crevant l'espace
    A-t-elle lorsqu'on cadenasse
    Son con des sautes dans le pouls
     
          Qui est cette fille à ton cou
          Et qui t'embrasse
     
    Non je n'ai pas le cœur jaloux
    Tranquillise-toi je m'efface
    Sans esclandre va un clou chasse
    L'autre et cela à moindre coût
     
          Qui est cette fille à ton cou
          Et qui t'embrasse
     
    Je me demandais juste d'où
    Provenait au fond ma disgrâce
    Ne reste-t-il aucune trace
    De nous nul espoir de redoux
     
          Qui est cette fille à ton cou
          Et qui t'embrasse
          Elle me ressemble beaucoup
     

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  • Contrepoison

    Catégories : Décasyllabes (10), Dizain

    Baisez-moi les sillons je serai sage
    Me soucierai peu du monde méchant
    Et comprendrai d'autant mieux le message
    Que baiserez mon con en le léchant
          Si en outre il se trouve ici des gens
    Pour me donner à suçoter des bites
    Oh approchez baillez-les-moi bien vite
    Avant que me remonte le poison
    L'anti-éros qui toujours ressuscite
    Quand me laissez livrée à la raison
     

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  • À celui sans qui…

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Chéri d'amour irrésistible
    Mon torpilleur mon submersible
    Jamais ne me séparerai
    De ton bulbille à effleurer
     
    Ô toi mon démon érectile
    Mon tout petit écran tactile
    Dispensateur de pâmoisons
    Puits sans relâche où nous puisons
     
    Spécialiste en langues câlines
    Grand commandeur des eaux cyprines
    Avec toi le Réchauffement
    C'est tous les jours par tous les temps
     
    Sensible et doux un peu farouche
    Clé de voûte de l'autre bouche
    Tu nous envoies toutes en l'air
    À volonté ô tendre ver
     
    Clito clito ma minipine
    Intime et sublime machine
    Cible des diseurs de fatwas
    J'ai tant de bonheur sous les doigts
     
    Clito mon jet supersonique
    Sorcier aux pouvoirs électriques
    Dire merci n'est pas assez
    Je m'en vais te recaresser
     

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  • Tour d'horizon

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Je dis l'amour pâle et fragile
    Bonheur sans cesse menacé
    Aux cœurs morts ou chargés de bile
          Cadenassés
     
    Je dis le sexe au goût d'épices
    Qui réveille l'homme endormi
    Par une absurde et peu propice
          Vie de fourmi
     
    Je dis ma bouche est avenante
    Venez donc vous y inviter
    Pour savourer à gorgées lentes
          L'éternité
     
    Je dis mes seins imperturbables
    Droits comme papes au sénat
    Mais au beau milieu de la table
          Un fruit grenat
     
    Je dis mon ventre où d'aucuns entrent
    Et sortent comme en un moulin
    De toute façon c'est vous l'Autre
          Ou c'est nous l'Un
     
    Je dis mes fesses ô mes fesses
    Si leur nom je n'ai jamais su
    Que comme moi vos chairs épaisses
          S'assoient dessus
     
    Je dis la blondeur de mes cuisses
    Menant au chaud des culs-de-sac
    Plaine où dégouline en coulisse
          L'eau de mes lacs
     
    Je dis mon trou du cul farouche
    Pétomane et ensulfuré
    Plus sale encore que la bouche
          D'un vieux curé
     
    Je dis ma chatoune vermeille
    Mon chakra ample et jamais sec
    Mon con mon fauve ma merveille
          Mon piège à mecs
          Mon piège à mecs...
     

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  • La plus vache

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Gland qui pour moi décalotte
    Je lui file des calottes
    Lui moleste les glaouis
    Ce pantin dit encore oui
     
    Pour mes beaux yeux con qui mouille
    Je le mords, je le dérouille
    Je l'embroche — et un chapon !
    Et elle : ah putain c'est bon
     
    Des dominas la plus vache
    C'est mézigue car j'arrache
    Des hurlements aux toutous
     ... Qui reviennent malgré tout
     
    J'ai beau fouetter les derrières
    On m'adore et me vénère
    On vient me lécher les pieds
    Nul ne veut de ma pitié
     
    Ah ! parfois j'en ai ma claque
    Cravacher me rend patraque
    J'ai envie de faire un break
    Avec un dur, un vrai mec
     
    Fini les lopes soumises
    Je me ferai douce, exquise
    Dans les bras d'un fier-à-bras
    Qui vicieux s'amusera
     
    À me faire ce qu'aux autres
    J'ai fait longtemps, à m'en foutre
    Plein la gueule et le baisoir
    Ô songe fou ! Ô espoir !
     
    En attendant ces vacances
    Consciencieuse je balance
    Les torgnoles qu'on attend
    De moi... et qu'on aime tant
     

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  • Branleur !

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Une baguette un euro cinq
    Merci me fait sa bouche rose
    Si j'osais je lui dirais que...
    Bah ! on m'enverrait sur les roses
     
    La bouchère est chouette elle aussi
    Boule ronde aux tétons énormes
    Avec trois mentons dans son lit
    Il m'étonnerait qu'on s'endorme
     
    Caissières chauffeuses de bus
    Fliquettes ou simples passantes
    Nanas sublimes tant et plus
    Peuplant mes envies indécentes
     
    Chaque soir elles sont la main
    Qui me verse à torrent le sperme
    Tantôt l'une l'autre au matin
    Ô polyamours toujours fermes
     
    Après ça comment voulez-vous
    Que je les regarde au visage
    Je rougirais : elle sait tout
    Les femmes sont anthropophages
     
    Mais belles belles ô combien
    Terriblement indispensables
    Sans elles moi je ne suis rien
    Qu'un petit branleur lamentable
     
    Un jour je serai audacieux
    Laissant tomber ces foutus doutes
    Je leur sourirai dans les yeux
    Un jour je les baiserai toutes
     

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  • Maman poule a trois poussins

    Catégories : Hendécasyllabes (11)

    J'ai pris sous mon aile un gamin épatant
    Mignon et timide il a juste vingt ans
    Je lui montre tout ce que mes robes cachent
    Et à quoi ça sert — l'est-y pas temps qu'il sache ?
     
    J'ai conduit chez moi un puceau d'être humain
    Qui jamais n'a joui ailleurs que dans sa main
    À la nuit tombée allez ! je le déniaise
    Et ferai de lui un champion de la baise
     
    J'ai mis dans mon lit un troisième petit
    Tout le monde à poil maintenant c'est parti
    Foutez-m'en un coup ah ! que votre jeunesse
    Et vos vits nouveaux écoutent la maîtresse
     

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  • Dispo

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Chacun me prend comme il le souhaite
    Sans amour sans prise de tête
    C'est gratuitement qu'on m'achète
          Chacun me prend
     
    Chacun me prend lorsque vient l'heure
    Du désir fou ou que l'effleure
    Quelque démangeaison mineure
          Chacun me prend
     
    Chacun me prend par où ses vices
    Ou son caprice le saisissent
    Tout est là bouche con seins cuisses
          Chacun me prend
     
    Chacun me prend à dix reprises
    Ou bien cent si mon cul le grise
    Tant qu'il en ressent la surprise
          Chacun me prend
     
    Chacun me prend comme on s'empare
    D'un siège dans un hall de gare
    D'un joli coin où l'on s'égare
          Chacun me prend
     
    Chacun me prend où je me trouve
    Selon son gré sitôt je m'ouvre
    Peu importe ce que j'éprouve
          Chacun me prend
     
    Chacun me prend la main la fente
    Le cœur ou ce qui se présente
    Point n'est besoin que l'on se mente
          Chacun me prend
     
    Chacun me prend et moi je passe
    De jouir en jouir plaisirs fugaces
    Sachez si vous êtes en chasse
          Chacun me prend
     

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  • Et bien plus encore…

    Catégories : Alexandrins (12 pieds)

    La femme est un silence à meubler de soupirs
    Profonds comme des mers, plus ardents que des glaives
    De feu : à leur appel les ouragans se lèvent
    Déchirant le vain brouhaha de vos sabirs
     
    La femme est une image à retracer sans cesse
    Dont sans relâche vous épousez les contours
    Pour preste les biffer puis dans le petit jour
    Lui refaire un visage et un corps de princesse
     
    La femme est un matin aussi long, aussi vieux
    Que s'il était le Temps en costume de perles
    La femme est l'abyssal océan qui déferle
    Et qui vous engloutit rien qu'en ouvrant les yeux
     
    La femme est une orée, un rivage, une grève
    Une steppe infinie à s'emblaver dedans
    Lac de boue collé à vos semelles d'Adam
    Et que vous emportez comme on traîne ses rêves
     
    La femme est faite pour plus d'un homme à la fois
    Pour que l'on y cimente une amitié farouche
    Qu'on se rejoigne au fond de son sexe ou sa bouche
    En émaciant les murs des mondes trop étroits
     
    La femme est la lumière : un soleil blanc et rose
    Brûlant de dispenser tous les miels qu'elle a cuits
    Éclairant par les cieux le lustre des circuits
    Où un beau jour vos nefs caressantes se posent
     

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  • Quand l’horloge (méca)nique

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Dans ma culotte à peine étanche
    S'écoulent des jours peu banals
    À marquer d'une pine blanche
    Ancrée à jamais aux anals
     
    Le temps passe au rythme des baises
    Pan ! dans le con — déjà minuit ?
    Pan ! dans la luette — à Dieu ne plaise
    Ça tictaque dans mes conduits
     
    Je peux retenir toute une heure
    La saveur douce de rognons
    En sauce que la bite pleure
    Lorsque j'en ronge le trognon
     
    Le temps file au rythme des niques
    Pan ! dans la raie — oh ! reste encor
    Telle une horloge mécanique
    Je vis un peu au corps le corps
     

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