Je t’ai cueillie toute nue
Parmi cent filles en fleur
Cent doux boutons de chaleur
Caressés sans retenue
Je t’ai cueillie poil à poil
Effeuillant la marguerite
Au creux du ventre où s’abritent
Écloses les fleurs du mal
Je t’ai humé la corolle
Bu le suc aux lents parfums
J’ai léché léché sans fin
Chaque pétale ô frivole
Je t’ai branlé le pistil
Chiffonné les étamines
Toi fleur encor bleue gamine
Tu t’effarais grandit-il
Effleurant ton pédoncule
J’ai senti que tu t’ouvrais
Et tu proféras de vrais
Vagissements minuscules
De ton pollen entêtant
J’ai fait mon miel et mon beurre
J’aurais pu passer des heures
Et puis mourir en tétant
Je t’ai cueillie toute nue
Toi le lys toi le fleuron
Songeant nous nous aimerons
Ma rose s’était émue
La fleuriste amoureuse
Catégories : Heptasyllabes (7)
Commentaires
Très joli petit poème à l'exception de ta chute qui mériterait d'être retravaillée à mon humble sens
Pour les deux derniers vers moi j'aurais mis genre :
Ignore ceux qui t'aimeront
et aime celle qui t'a vue
ou
te regarder est ma berlue
Mais il est très doux, câlin et adorable. J'aime beaucoup, enfin, je ne suis plus un fan à convaincre.
Cher Alain, merci beaucoup ! Oui, le dernier quatrain est peut-être un peu faible. Je vais voir ce que je peux faire. Bises :D