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Ton pantoum dans mon haïku - Page 21

  • Tant à lui déjà

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)

    Il m’ouvre les genoux pour y bouter sa flamme
          Mais je brûle déjà
    Depuis que son œil bleu l’autre jour me jaugea
    Parmi tout un essaim de plus suprêmes femmes

    Il glisse un doigt trouvant mon ventre un peu étroit
          Je m’écarte au possible
    Ses phalanges vont loin presque au fond de la cible
    Le nombre de ses doigts s’enfle de deux ou trois

    Me désirant humide en abondance il crache
          Mais je coule pourtant
    Coule coule depuis qu’avant-hier en partant
    Il me souffla Bientôt à ces cons je t’arrache

    Il me renverse et dresse à ce point haut mes pieds
          Que mes joues en rougissent
    Puis fait jouer son vit sur le doux de mes cuisses
    Tout en ne cessant pas un instant de m’épier

    Enfin il me prend me pénètre me possède
          Moi tant à lui déjà
    Depuis qu’un certain soir mon regard se figea
    Tremblant comme une porte au moment qu’elle cède
          Sur sa bouche là qui m’obsède

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  • La désirance

    Catégories : Octosyllabes (8)

          À Marceline

    Je suis la prière je passe
    La main et m’en remets à toi
    Seule suspendue dans l’espace
    À la merci des autres doigts
    Effleurant mes mammes si rondes
    Glanant mes baves en tous lieux
    Qui pleuvent pleuvent sur le monde
    Ange planant parmi les dieux

    Tout encordée je me redresse
    L’âme mieux que ce corps rétif
    Dont le chant n’est que pure ivresse
    Coulant des flancs du primitif
    Si je m’envole avant l’aurore
    Et que ta main vient me punir
    Je sais que je louerai encore
    Ces cris longtemps à l’avenir

    Car les gestes dont tu me prives
    Car le feu des regards moqueurs
    Clouant mes ailes là captives
    Pour qu’enfin tu m’aimes vainqueur
    Ne bannissent guère à la frange
    La faim de te sentir en moi
    La faim s’enfle oh oui je te mange
    Des yeux du sexe en tapinois

    Laissez passer je suis l’ardente
    Requête à qui mua mon sort
    Brûla mon cœur m’ouvrit la fente
    Et démonta tous mes ressorts
    Je suis la prière et les larmes
    Un shibari en suspension
    La désirance nue sans armes
    Mûr est le fruit de ma passion

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  • Du passé le moins proche

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Dans mes parois rupestres
    Tu gravas tant d’encoches
    Chaman ô homme-orchestre
    Du passé le moins proche !
    Reviens et me séquestre
    Te renfonçant fastoche !

    J’aimais comme on se poile
    Et que m’empapaoute
    Ta queue néandertale
    Plus velue qu’un mammouth
    Ou ta main pariétale
    Dessinant sous mes voûtes

    Je te taillais des plumes
    Afin d’orner ton crâne
    Au tout petit volume
    Quasiment quadrumane
    Si bien que nous conclûmes
    Ta fin en filigrane

    Quand nous vînmes sapiens
    Nous minus rachitiques
    Nous mous des badigoinces
    Presque paralytiques
    Il fallut qu’on t’évince
    Au paléolithique...

    Dans mes parois rupestres
    Tu gravas tant d’encoches
    Chaman ô homme-orchestre
    Du passé le moins proche !
    Refous ange terrestre
    L’anguille sous ma roche !

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  • Pour toi

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Vois comme j’ouvre bien les cuisses
    À l’inconnu que tu m’envoies
    Vois ma honte et mon jouir oh vois
    Afin qu’après tu m’en punisses

    J’ai perdu toute inhibition
    Pour n’être plus qu’obéissance
    Un grand trouble me fout les sens
    Au-delà de nos prévisions

    Vois je l’engloutis son pénis
    Puisqu’aussi bien tu l’as voulu
    Mais n’oublie pas pour mon salut
    Qu’ensuite il faut que tu sévisses

    Cet homme écœurant me fait mal
    Pourtant que les choses soient claires
    Si je fais ça pour te complaire
    J’y prends un plaisir animal

    Vois je me prête à tous ses vices
    M’ouvrant le cul avec les doigts
    Buvant sa jute oui mais pour toi
    Pour qu’à la fin tu me punisses

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  • La vie en ecchymoses

    Catégories : Chanson

    Des yeux qui font baisser les miens
    Un rire cruel sous un pif louche
    Voilà le portrait sans retouche
    Du mec dont je suis le chienchien

          Quand i m’gifle à tour de bras
          Brûlant d’amour je vois
          La vie en ecchymoses

          Plus i m’viole et m’fout des coups
          D’ceinture un peu partout
          Plus je deviens sa chose

          Il est entré dans mon fion
          Avec tant de passion
          Que j’ai craint qu’il explose

          C’est mon costaud, mon furieux, mon nervi
          J’suis là pour lui, toute à lui pour la vie

          Mon cœur fait des embardées
          Dès qu’j’le vois m’regarder
          Ça va barder...

    Quand i me bat à plus finir
    Ou qu’son gros engin prend sa place
    Au fond d’moi aussi sec j’m’empoisse
    Heureuse, heureuse à en mourir

          Quand i m’gifle à tour de bras
          Brûlant d’amour je vois
          La vie en ecchymoses

          Plus i m’démonte la culasse
          Dans ses plans dégueulasses
          Plus je m’sens en osmose

          Il est entré dans mon fion
          Avec tant de passion
          Que j’ai craint qu’il explose

          C’est mon costaud, mon furieux, mon nervi
          J’suis là pour lui, toute à lui pour la vie

          Mon p’tit cul tout lézardé
          Se laisse empétarder
          Sans plus tarder


    Sur l’air de « La vie en rose » (Edith Piaf)
    https://www.youtube.com/watch?v=-0KvBnIvTFs

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  • Mon locataire

    Catégories : Chanson, Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Il avait d’immenses yeux verts
    Un sourire joliment pervers
    Et des tas d’amis de passage
    Aux bras musclés pleins de tatouages
    Qu’au début j’ai pas bien compris
    Genre « Du valseur je suis épris »
    « Viens faire un tour dans mon trou d’homme »
    Ou « Aller simple pour Sodome »…

          Je savais pas grand-chose de lui
          On l’visitait souvent la nuit
          Mon locataire

          Je l’entendais faire la putain
          Qu’on enfilait jusqu’au matin
          Pourquoi le taire ?

          Il était mince, il était beau
          Il sentait bon le foutre chaud
          Mon locataire

          Quand j’le croisais dans mon couloir
          La mouille me coulait sans l’vouloir
          Jusque par terre

    Bonheur perdu, bonheur enfui
    À les écouter toutes les nuits
    Se donner ces plaisirs étranges
    J’avais des envies qui m’démangent
    D’être assise au bord de son lit
    Pour voir son p’tit cul démoli
    Mais j’ai jamais osé lui dire
    Des fois faut pas approfondir…

          Je savais pas grand-chose de lui
          On l’visitait souvent la nuit
          Mon locataire

          Je l’entendais faire la putain
          Qu’on enfilait jusqu’au matin
          Pourquoi le taire ?

          Il était mince, il était beau
          Il sentait bon le foutre chaud
          Mon locataire

          Quand je l’croisais dans mon couloir
          La mouille me coulait sans l’vouloir
          Jusque par terre

    Quand il m’a quittée cet hiver
    J’ai lu dans ses yeux grand ouverts
    Qu’il avait du cœur à l’ouvrage
    Il s’était fait faire un tatouage
    « Ici le plus beau trou d’Paris »
    C’était à la suite d’un pari
    Avec ceux qu’il app’lait ses hommes
    Ces types échappés d’un péplum…

          Je savais pas grand-chose de lui
          On l’visitait souvent la nuit
          Mon locataire

          Je l’entendais faire la putain
          Qu’on enfilait jusqu’au matin
          Pourquoi le taire ?

          Il était mince, il était beau
          Il sentait bon le foutre chaud
          Mon locataire

          Chaque fois qu’j’arpente ce vieux couloir
          Ma mouille dégouline sans l’vouloir
          Jusque par terre


    Sur l’air de « Mon légionnaire » (Edith Piaf)
    https://www.youtube.com/watch?v=7ShrxDgnU3E

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  • De glace

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Il se fait caresser par elle
    Ne veut rien d’autre de son corps
    Et pourtant Dieu sait que la belle
          Serait d’accord

    Lorsqu’elle fouille en sa braguette
    Il lui regarde droit les yeux
    Tel un aigle affamé qui guette
          Du haut des cieux

    Trouver son sexe déjà raide
    La fait rire elle dit Ma foi
    Est-ce là l’acier de Tolède ?
          À chaque fois

    Crachant dans ses mains la petite
    Monte descend respire fort
    Elle-même il semble s’excite
          De ses efforts

    Lui cependant reste de glace
    Dévisageant la douce enfant
    Dont le ventre chaud se crevasse
          S’ouvre et se fend

    Il jouit du branle de la belle
    Qui toute aimerait se donner
    Mais qu’elle le dise il grommelle
          L’air étonné

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  • Noir sur fond satiné

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Si bref le pilori
    Cuir de mon esclavage
    Que mon cul leur fleurit
    Plus haut que mon visage
    Large offert aux amants
    Comment faire autrement ?

    Un vieux cérémonial
    M’a soulignée de rouge
    Tel un violent signal
    Pour tout mâle en ce bouge
    J’ai force d’élément
    Comment faire autrement ?

    Ceux m’entrant dans le vif
    Je ne les vois qu’à peine
    Ils m’embrochent furtifs
    Tirant peu sur ma chaîne
    Parfois même en dormant
    Comment faire autrement ?

    On cingle au martinet
    Le chiffre de ma mère
    Noir sur fond satiné
    Et je répands d’amères
    Larmes sur le ciment
    Comment faire autrement ?

    Je suis la fille en creux
    La peau barrée de croûtes
    Nue dans le ténébreux
    Cellier du restoroute
    Ça n’est pas un roman
    Comment faire autrement ?

    À mes tétons aussi
    Pendent de lourdes masses
    Pendant qu’on me farcit
    Je les vois dans la glace
    Tout bleus se déformant
    Comment faire autrement ?

    Me distendant les reins
    Des chauffeurs me possèdent
    Et leur sexe ou leur main
    Perce et jamais ne cède
    À ce muscle infâmant
    Comment faire autrement ?

    Mais les cléments ne sont
    Pas ceux que je préfère
    J’éprouve le frisson
    Lorsqu’un urinifère
    Me remplit d’orpiment
    Comment faire autrement ?

    Au matin le valet
    Me caresse d’éponges
    Et je me laisse aller
    À d’impossibles songes
    Je l’aime infiniment
    Comment faire autrement ?

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  • Toute à moi

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Odile et Élodie : jumelles mais... différentes.

    Sage et réservée, Odile n’hésite pourtant pas à voler au secours de sa délurée de sœur que son goût des frasques sexuelles a mise en mauvaise posture.

    Que découvriront-elles ?

    Vous le saurez en lisant ma dernière petite histoire cochonne :

    https://www.atramenta.net/lire/toute-a-moi/97178

     

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  • Envies profondes

    Catégories : Hendécasyllabes (11)

    Pour une voix d’homme entendue dans le noir,
    Lise ôta son slip et lui ouvrit son ventre,
    Afin que sa langue aille plus loin, qu’elle entre
    Au fond du reflet secret de ses miroirs.

    Pour ce verbe dur qui effleurait le centre
    De son désir, Lise, ivre, sentit le flux,
    La vague venir, elle n’en pouvait plus,
    Une plainte enflait dont il était le chantre.

    Frissonnée d’amour, grise en l’ambre, en la glu,
    Lise livra tout ce qu’il exigeait d’elle :
    Sa bouche de soie, ses cheveux d’hirondelle,
    Ses lourds seins de perle, leur vibrant inclus.

    Tout autour : silence emplissant la ruelle ;
    Tout autour plus rien, Lise ne voulait voir
    Ni les mots que son inconnu laissait choir,
    Ni la lame entrée tout droit au-dedans d’elle.

    Pour une voix d’homme écoutée certain soir,
    Lise donna corps à ses envies profondes,
    Envies d’être prise, envies de sang qui gronde
    Et lui monte aux joues, plus tard, dans les miroirs…

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  • Dans la fièvre

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Jambes mêlées cheveux défaits
    Doigts se creusant des trous torrides
    Toi tu regardes stupéfait
    Ma peau blanche et sa peau café
    Forcer ton sexe à la déride

    Jambes miellées cons indécents
    Collés d’amour comme des lèvres
    Et toi tout près te caressant
    Plus nos soupirs se font pressants
    Et plus tu durcis dans la fièvre

    Jambes fesses nos muscles vont
    Chercher le plaisir aux limites
    Du salace nous en avons
    Quand toi de tes mains de savon
    Violent tu te racles la bite

    Jambes en nage et jus mousseurs
    De nos corps fourbus hors d’usage
    Regards défaits nos deux joues sœurs
    Toi te levant guerrier jouisseur
    Tu viens gicler sur nos visages

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  • Ça dure longtemps

    Catégories : Hexasyllabes (6), Poèmes lus ou chantés

    En baissant ma culotte
    En posant le fessier
    Moment tant apprécié
    J’ai le cœur en compote

          Et mon ventre se tend
          Resserrant l’orifice
          Et ça dure longtemps

    Des pressions de la masse
    Aux lèvres du conduit
    Je suis folle je suis
    Avec moi face à face

          Et mon ventre se tend
          Resserrant l’orifice
          Et ça dure longtemps

    Cependant que transite
    Mon gros cadeau fécal
    J’imagine amical
    L’élan là d’une bite

          Et mon ventre se tend
          Resserrant l’orifice
          Et ça dure longtemps

    Je ne lâche mes prises
    Qu’après des va-et-vient
    Qui me font tant de bien
    Qu’on me jurerait prise

          Et mon ventre se tend
          Resserrant l’orifice
          Et ça dure longtemps

    Le plaisir se fait double
    Non ! dix fois plus grisant
    Lorsqu’un homme est présent
    Dont l’œil saisi se trouble

          Et mon ventre se tend
          Resserrant l’orifice
          Et ça dure longtemps

    Oh ! certes je m’effleure
    La fente avec passion
    Pendant l’opération
    Peu s’en faut que j’en pleure

          Et mon ventre se tend
          Resserrant l’orifice
          Et ça dure longtemps

    Oui je vais à la selle
    Le visage excité
    Puits de perversité
    Je compte parmi celles

          Dont le ventre se tend
          Resserrant l’orifice
          Qui chient le cœur battant

     

    Fabrice Millot a eu la gentillesse d'en faire une chanson !
    podcast

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  • Y aura pas de parousie

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Feu nos amours feu nos baises
    C’est la fin du film porno
    T’as trop longé la falaise
    J’ai trop joué les paranos

    Feu mes miaulements de chatte
    Et l’éclat dont nous brûlions
    Quand m’ouvrant à quatre pattes
    Je faisais de toi mon lion

    Feu nos jeux et nos tringlettes
    Feu le retour du bâton
    Nous niquions à l’aveuglette
    Un avenir en carton

    Feu ta lance feu ma mouille
    Lorsque l’on se retrouvait
    Nos désirs jamais bredouilles
    Amoureux à en crever

    Feu mes aigres jalousies
    Feu tes cris ton vin tes coups
    Y aura pas de parousie
    Notre vieux drap se découd

    Feu notre amour à la fraise
    Notre histoire en porte-à-faux
    Qu’une ultime fois l’on baise
    Pour l’enterrer comme il faut

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  • L’otage

    Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)

    Lit conjugal devenu mon donjon
    Tel un carcan tout hérissé de joncs
          Ceux de tes amis de passage
          Venus voir la fille pas sage
    Barboter dans le stupre où nous nageons

    Lit conjugal où figurant l’otage
    Ligotée nue j’ai le rouge au visage
          Pour l’agrément de ces messieurs
          Me caressant du bout des yeux
    Où flambe le péché qu’ils envisagent

    Lit conjugal et tu leur dis Mes vieux
    Pinez branlez giflez à qui mieux mieux
          De mon épouse humble soumise
          Livrée pour vous sans sa chemise
    Faites fête et soyez comme des dieux

    Lit conjugal où par ton entremise
    Je sens la fente de mon ventre mise
          À rude épreuve par ces joncs
          Accourus pour faire au donjon
    Les vésanies par d’autres non permises

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  • Le désir qui me ronge

    Catégories : Octosyllabes (8)

    La fée Branlette est de retour
    En mon boudoir à moi Raiponce
    Que ne vient-il dans cette tour
    Un garçon me faisant sa cour
    Ô fée connais-tu la réponse ?

    Branlette me dit que le temps
    N’existe pas c’est un mensonge
    Me briquerai-je ainsi cent ans ?
    Sais-tu comme il est insistant
    Ô fée le désir qui me ronge ?

    Et elle alors m’ôtant le bas
    Me pourvoit de suaves délices
    Ses doigts mènent le branlebas
    Mais ô fée ne pourrais-tu pas
    Mettre un jeune homme entre mes cuisses ?

    Branlette par toi je reluis
    Quoique solitaire et tragique
    Puis tu te fondras dans la nuit
    Me laissant là sans toi sans lui
    Sans une baguette magique…

    La fée Branlette en cette tour
    Souventes fois m’étrille et ponce
    Pourtant de la gent mâle autour
    Aucun ne vient à mon secours
    Ô fée n’oublie pas ta Raiponce !

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  • Sans jamais plus le revoir

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Je garde la bouche ouverte
    Sur son ultime baiser
    Pour lui elle se taisait
    Je la lui avais offerte

          Et toujours me souvenir
          De sa voix pour me punir

    Je garde au feu de mon ventre
    Le timbre de ses assauts
    Tout est chaud mouillé lisse oh
    Mais que personne autre n’entre

          Et toujours me souvenir
          De sa queue pour me punir

    Je garde au sein la blessure
    De ses doigts qui l’ont pincé
    Je le fais sans y penser
    D’un besoin qui me rassure

          Et toujours me souvenir
          De ses mains pour me punir

    Je garde en moi je prolonge
    L’orgasme d’un certain soir
    Sans jamais plus le revoir
    Je garde au cœur ce mensonge

          Et toujours du souvenir
          Jouir à n’en jamais finir

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  • Où je m’immole

    Catégories : Octosyllabes (8)

    C’est eux c’est eux c’est encore eux
    Qui me font le cœur amoureux
    Les cons charnus et liquoreux

    C’est là l’autel où je m’immole
    Grigri fétiche ô sombre idole
    Où mes jambes deviennent molles

    C’est la source c’est le sillon
    Le filet de mon papillon
    Puits et piège où nous godillons

    C’est le ru chantant sous la mousse
    C’est l’éclair blanc c’est la secousse
    Le diable velu qui me trousse

    C’est mon tout mes quatre horizons
    Mon alcool à l’herbe aux bisons
    Ma délivrance et ma prison

    C’est le mamelon pour adulte
    Gorgé de lait de miel occulte
    Que ma langue souvent consulte

    C’est eux c’est eux oui toujours eux
    Par qui s’embue et vibre heureux
    Mon con charnu et liquoreux

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  • Le sentir encor

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)

    Je t’arrache ta robe et bois à tes besoins
          Abreuve-moi vilaine
    Reverse un peu de ce dont ils te rendent pleine
    En plantant la baguette où ton corps se rejoint

    Jalouse moi ? ça non ! mais qu’au moins je profite
          De cette immense faim
    Qui te fait galoper pour le moindre parfum
    D’un mâle passant même si tu reviens vite

    Ô te baisser culotte et le sentir encor
          Lui qui à peine une heure
    Plus tôt te fendait là tiens ma langue l’effleure
    Léchant de lui la trace oubliée sur ton corps

    Repars ! retourne pour que cent autres te pinent
          Je les effacerai
    Je t’arrache ta robe et brûle à tes forêts
    Si volage et putain tu restes ma copine

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  • Le Toutou d'Or

    Catégories : Jocelyn Witz

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    « Titi cuisinait comme un dieu et se laissait posséder comme une vraie lope : le mec idéal, n’eût été ses angoisses, sa jalousie maladive et divers autres travers... »

    Au poil, ma dernière histoire !

    À s’en lécher les babines !

    À en tomber à quatre pattes !

    À en remuer la queue (la vôtre ou celle du copain) !

    À en hurler à la lune !

    À se lever de bon mâtin !

    À en mordre le facteur !

    À fêter ça par une bonne fricassée de museaux !

    À en pisser sur la moquette !

    À en flairer l’anus des levrettes !

    À en croquer des croquettes !

    À se faire fourrer à la fourrière !

    À en remercier saint Bernard (en lui léchant les doigts de pieds) !

    À mettre Joe Cocker en fond sonore !

    Bref, c’est en lecture libre ici.

     

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  • Noëls secrets

    Catégories : Octosyllabes (8)

    À la clinique on s’entrenique
    Quand nos matons tournent le dos
    Un doigt par-ci, la langue là
    Un rien fout le feu aux rideaux

    Façon de s’agripper au monde
    D’inoublier nos êtres chair
    Qu’un soir plus un cul ne réponde
    Restera qu’à se foutre en l’air

    Sans ces noëls secrets l’hospice
    C’est la mort sûre et le trip bad
    Car autrement ça pue la pisse
    Et le chagrin dans nos ehpads

    D’acharnement thérapeutique
    Branlant suçant les vieux débris
    De nos vécus on diagnostique
    Un bout du bout moins assombri

    Les infirmiers nous en empêchent
    Mais nous bien sûr on sait ruser
    On s’enfile à l’aube à la fraîche
    Sur nos pieux médicalisés

    À la clinique on s’entrenique
    Quand tournent le dos les soignants
    La mort, les soucis organiques
    On les baise en se besognant

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