Je te salue, Sphincter,
Noir seigneur des anneaux,
Curé du presbytère
De nos plaisirs anaux.
Dénoue-le, ton lacet,
Mais sans l’ouvrir trop grand,
Qu’on sente bien passer
L’âpre épaisseur des glands.
Ô toi, source des pets,
Anus mirabilis
Que les porteurs d’épée
Forent avec délices !
Toi, gorge de Sodome
Où (Ultima Thulé !)
Deviennent égaux l’homme
Et la femme enculés !
Est-il sot que ta buse
Ne se limite qu’à
Lâcher, telle une écluse,
D’imbéciles cacas !
Je te salue, Sphincter,
Toi qui, par l’Éternel,
Fut conçu au contraire
Pour qu’on te dépucèle.
Ton pantoum dans mon haïku - Page 17
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Anus mirabilis
Catégories : Hexasyllabes (6) -
Nus sous la lune
Catégories : Octosyllabes (8)Comme le tigre fend la biche
D’un coup d’ongle tu me refends
Avant toi je n’étais qu’enfant
Je faisais l’amour comme on triche
À des cohortes d’éléphants
Comme le jour perce et embrase
En déchirant les horizons
M’ouvrant jusqu’à la déraison
Tu jaillis tout d’amour sans phrase
Dans mon corps aux mortes saisons
Le mâle a trouvé sa femelle
Tu vois : mon ventre s’agrandit
Et fond tout le sucre candy
Vin fou de nos ardeurs jumelles
Que tu lapes lapes bandit
Comme la mer happant les dunes
Je m’enfle et me tords méchamment
Balayant les vieux sentiments
Nous danserons nus sous la lune
Comme la mante et son amant -
Le miel et l’ambroisie (suite du début)
Catégories : Jocelyn WitzSouvenez-vous : la semaine dernière, en une sorte de happy though temporary end, nous avions laissé notre héros pipophile habité par le sentiment « euphorique » d’avoir remporté « une grande victoire » sur les opiniâtres résistances antifellatoires de son épouse (peu douée, il est vrai, pour taquiner le pinceau…).
Hélas ! les trois chapitres suivants, désormais accessibles via le lien ci-dessous, amèneront Michel à reconnaître qu’il y a victoire et victoire, et qu’on peut parfois se mordre les doigts d’avoir trop bien triomphé…
https://www.atramenta.net/lire/le-miel-et-lambroisie/97977/4#oeuvre_page
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Pétales
Catégories : Hexasyllabes (6)Bien bâtis et brutaux
Nos amants nous décalquent
Nul n’huile ni ne talque
Nos cons ou nos clitos
Jamais de baisers tendres
On sait à quoi s’attendre
À la chienne ou frontal
Nos chéris nous défoncent
Aucune n’y renonce
Besoin fondamental
Elle et moi identiques
Sous le joug de la trique
Après on se rejoint
En pleurs on se raconte
Comme on a trop la honte
Comme on revient de loin
On se montre nos chattes
Tuméfiées écarlates
À renfort de mimis
Bien à l’abri des bites
On promet qu’on les quitte
Dès demain c’est fini
Et puis on recommence
Ça n’a pas d’importance
On devient des sextoys
Joujoux poupées sur pattes
Nos julots nous éclatent
Nous kill et nous destroy
Elle et moi ô pétales
D’envie fondamentale -
En éruption
Catégories : Octosyllabes (8)Ton ventre ouvrait un vrai Vésuve
Qui déversait à pleine cuve
Force laves rougies de sang
Te ruisselant le long des flancs
Deux te foutaient, d’autres derrière
Voulaient refoutre tes cratères
On t’avait pendue par les pieds
Telle la truie chez le tripier
Mains ligotées en camisole
Cheveux répandus sur le sol
Cuisses livrées en grand écart
Tu n’étais plus très belle à voir
Le stick avait laissé des traces
Sur ta peau douce, et tes crevasses
Vomissaient des miellats roussins
Te coulant jusqu’entre les seins
Mais tu kiffais la barbarie
De n’être que pute équarrie
Viande à niquer jusqu’à plus faim
Trou puant de mille parfums
Il suffisait que l’on t’effleure
Le clito pour que tes yeux pleurent
Que tes dents mordent le bâillon
Que ta chair bave en éruption
Ton ventre ouvrait des précipices
Sans fond de cyprine et de pisse
Où donnait lieu chaque orgasme à
Des giclées de brûlant magma
Au bout de cette nuit farouche
Tu pus ramper jusqu’à ta couche
Lorsqu’ils te l’ont enfin permis
Chaud volcan aux multiples bouches
Fille de joie de tes amis -
La seule caresse
Catégories : Hexasyllabes (6)Suck it bébé suck it
Tète ma chatte et mon clit
C’est là la seule caresse
Rien d’autre m’intéresse
Suck it encore plus vite
C’est mon crack c’est mon shit
Je plane quand on me lèche
Carnier percé de flèches
Tu peux ranger ta bite
Les tringleurs je les quitte
Kiffant juste les braves
Prêts à m’emplir de bave
Suck ô suck it and spit
Si les mecs sont en kit
Je prendrai que leur bouche
Pour que mon con les mouche
J’aurais voulu Brad Pitt
Pour me faire un back seat
Et que me lape en chienne
Sa langue hollywoodienne
N’empêche hein tu débites
Tu frôles bébé le hit
T’as l’art t’as l’endurance
Je gicle et fais bombance
Suck it oh oui suck it
Tète ma chatte et mon clit
C’est là la seule caresse
Rien d’autre m’intéresse -
Une odeur de convoitise
Catégories : Heptasyllabes (7)Une odeur de femmes nues
Se répand : je suis venue
Suivie de ma jeune sœur ;
Fais-lui vivre en connaisseur
Les fêtes d’elle inconnues.
Son ventre encore est fermé,
Comme à peine terminé ;
Vois toi-même, je te l’ouvre ;
Fais en sorte qu’elle éprouve
Les joies que l’amour permet.
Te l’avais-je pas promise ?
La voici, rouge, conquise
D’avance à ta mâle ardeur ;
Il flotte une bonne odeur
De fille et de convoitise.
Je lui ai dit tant de toi,
De ta langue, de tes doigts
Et de leur exquise adresse ;
Perce ce blanc corps qu’oppresse
Des désirs lents et sournois.
Caressant sa chevelure
À tresses, je la rassure
Levant haut, quand tu la fends,
Cette cuisse encore enfant
Qui frémit sous la blessure.
Son plaisir est beau à voir ;
Tu lui remplis le nichoir
De ta force satinée ;
Une odeur de femme aimée
Se répand dans le boudoir... -
Tout tenter
Catégories : Octosyllabes (8)Sexe au repos bonheur passé
Pas moyen de recommencer
... Sauf à réveiller le taureau
Par un massage aux pectoraux
... Sauf à prier sainte Agrippine
Patronne des énormes pines
... Sauf à dissoudre des viagras
En louc’dé dans son bouillon gras
... Sauf à le menacer s’il traîne
De virer à jamais lesbienne
... Sauf à la jouer chienne en chaleur
Venue lui flairer l’enculeur
... Sauf à s’autoligoter toute
Dans l’espoir qu’il vous la refoute
... Sauf à jurer pour l’avenir
Des irrumations sans vomir
... Sauf à lui raconter l’histoire
de sœur Marie des Génitoires
... Sauf à lui mettre un clitoris
Sous le nez long comme un’ saucisse
... Sauf à suçoter tant et plus
Les moindres plis de son prépuce
... Sauf à saliver dans sa bouche
Des giclées de désir farouche
... Sauf à lécher son périnée
Pendant que lui cherche un ciné
... Sauf à river entre ses miches
Deux doigts mouillés pour voir s’il biche
... Sauf à se branler devant lui
S’il faut la moitié de la nuit
... Sauf à lui parler d’Isidore
Qui lui au moins rebande encore
... Sauf à évoquer Jean-Cédric
Qu’est toujours droit comme un derrick
... Sauf à invoquer Marie-Claude
Qui vous prêt’ra un ou deux godes
... Sauf à lui tordre les tétons
En gueulant Prends-moi ’spèc’ de con !
... Sauf à lui promettre un’ pucelle
Et de faire aussi la vaisselle
... Sauf à lui promettre un’ putain
Dotée d’un cul tout en satin
... Sauf à promettre l’impossible
Pourvu qu’il remette un fusible
... Sauf à le griffer jusqu’au sang
En chantant des trucs indécents
... Sauf... mais v’là qu’il redevient tendre
En somme il suffisait d’attendre -
Vivre à quatre pattes
Catégories : Heptasyllabes (7), Pentasyllabes (5)Où vas-tu, drôlesse,
Animal en laisse ?
Je vais où l’on me conduit,
Peut-être au bout de la nuit.
Qui es-tu, soumise,
Nue sous ta chemise ?
Je suis l’adorable jouet,
Esclave et cible du fouet.
Que dis-tu, poupée,
À la peau zébrée ?
Je dis que le mâle est dieu
Qu’il faut servir de son mieux.
Que fais-tu, idiote,
Mignonne à menottes ?
Je fais tout ce que me dit
De faire Monsieur Daddy.
Que veux-tu, vilaine,
Couverte de chaînes ?
Je ne veux rien : je suis trou
Taraudé tel un écrou.
Que ressens-tu, folle,
Quand ces fous te violent ?
Oh ! je pleure amèrement...
C’est le meilleur des tourments.
Que voient donc, brigande,
Tes yeux que l’on bande ?
Ils voient l’être et le néant
Sillonnés d’éclairs géants.
Qu’espères-tu, vaine,
De ces jeux obscènes ?
J’espère avoir bien mouillé,
Bien gémi, bien supplié.
Aimes-tu, ô chatte,
Vivre à quatre pattes ?
N’écoutant que mes instincts,
Je dis merde aux puritains.
Jouis-tu, mon amie,
De ces infamies ?
Oui, lorsqu’on me vient saisir,
Pur objet de leur plaisir.
Attends-moi, filoute !
Montre-moi la route !
Je suis femme et nous aimons
Tenter les crocs du démon. -
Le miel et l’ambroisie
Catégories : Jocelyn WitzLes hommes ne rêvent que de ça.
Tous.
Tu as beau leur ouvrir grand la vallée des roses, la vaste perspective d’entre-les-cuisses, l’avenue veloutée de Vénus, la p’tite marmite à Aphrodite, la promenade des épinglées, le goulet des tringlements, la ligne vagino, l’ombreuse embrasure aux trésors, le lisse orifice où s’épanouissent les saucisses, l’antre entre les antres, l’entrée de devant l’éventrée, le brûlant cratère aux mystères, le boulevard aux braquemards, l’accueillant tunnel à quenelles, le défilé des enfilées, le passage des filles pas sages, le canal de pinez-moi, le détroit du mâle-à-cas (ou d’hommage-élan, je sais plus), bref ton intimité chaleureuse, moelleuse et baveuse à souhait, brossée, élaguée, parfumée, pomponnée comme une pouffe de luxe,
Eux, penses-tu !
Ce qu’ils désirent par-dessus tout, c’est juter DANS TA BOUCHE.
Tous.
Absolument tous jusqu’au dernier.
Z’auraient pas lu un peu trop de poésie cochonne ?
Ceci est la véridique et très-édifiante histoire de l’un d’entre eux…
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ἀγάπη
Catégories : Octosyllabes (8)Sus à la bâfre et à l’agape
Que pas un bout ne nous échappe
C’est nous les meufs au bec friand
Les gras du gland on les kidnappe
Nul d’entre eux ne passe à la trappe
On les suce en les étrillant
C’est nous les goinfres de la gouape
Chopant les mecs on les dessape
Pour les bouffer d’amour chrétien
OK… y a des jours on dérape
On fait des nœuds avec Priape
Le bonhomme après s’en souvient -
Le drapeau
Catégories : Heptasyllabes (7), Pentasyllabes (5)Au bout de la rue
En manteau rubis de laine
Ses cuisses sont nues
Quasiment jusques à l’aine
Frémis de ma peau
Qu’effleure une faim soudaine
Elle est le drapeau
La torche d’acétylène -
Le slow des limaçons
Catégories : Heptasyllabes (7)Doigts salivés qui me doigtent
Langue nue qui me harangue
Et toi vit va pas trop vite
Fais que la nuitée soit longue
Larme de jute ô la couille
Te garde au chaud tout l’été
Pour que nous bavions cagouilles
Sous des pluies d’éternité
Spasmes remplissez l’espace
D’un empyrée de soupirs
Brûle à feu doux mon badass
En durant de ton vit dur
Si lentes seront nos luttes
À s’entrelécher la mèche
Qu’un tas de tortues en rut
Nous dépasseront en flèche
C’est le slow des limaçons
La baise zen au zénith
Quand suaves nous agaçons
Toi ma fente et moi ta bite
Et mes lèvres tu les crèves
Sans hâte et jusqu’à l’usure
Sous mon ventre fou de fièvre
Saigne une immense blessure
Doigts salivés qui me doigtent
Langue nue qui me harangue
Et toi vit va pas trop vite
Fais que la nuitée soit longue -
Au mitan des rognons
Catégories : Octosyllabes (8)Cœur étranglé des joues de fesses
Silo des dernières pudeurs
Gorge qui chie, fleuron qui vesse
Foutoir à jamais en odeur
D’obscénité, d’ivres bassesses
À ramoner à fond la caisse
Œil filou, lèvre déféquant
Perdue dans tes boulets de graisse
Occulte et rond stratovolcan
Qu’on débouche à l’emporte-pièce
D’un gode ou d’un vit capricant
Quand tout le reste fout le camp
Tripe, boyau, gueule à promesses
Ventre que nous troufignolons
Baby discret que l’on engraisse
Lorsqu’au mitan des deux rognons
On t’emplit de joie vengeresse
Cœur étranglé des joues de fesses -
?!
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Jusqu’où tu me griffes et me mords
Jusqu’où tu vas me mettre en pièces
Jusqu’où tu me prends me déflores
Jusqu’où j’acquiesce
Jusqu’où tu règles mes humeurs
Jusqu’à mes désirs tu les crèves
Jusqu’où je jouis jusqu’où je meurs
Jusqu’où je rêve
Jusqu’à quel point tu me détruis
De quel couteau tu me possèdes
Jusqu’où je m’ouvre comme un fruit
Jusqu’où je cède
Jusqu’où tu m’a ruiné le corps
Jusqu’où tu règnes à la baguette
Jusqu’où je crie j’en veux encore
J’en perds la tête
Jusqu’où tu m’aimes à ta façon
Ainsi qu’un chien une tulipe
Jusqu’où j’ai besoin des garçons
Jusqu’où je flippe
Jusqu’où j’espère en avoir mal
Jusqu’où j’entre dans tes délires
Jusqu’où notre amour est normal
Qui peut le dire ? -
Dans les assiettes
Catégories : Octosyllabes (8)Co-écrit avec Gruaur, alias Plume borgne
Viens donc partager notre union
En te mêlant de nos oignons
Si on se met tous à pleurer
Sans avoir le ventre écœuré
Il sera temps que nous dînions
Et si toi l'humain nous proposes
La chair soyeuse et ronde et rose
De ce condiment qu'on préfère
Au salon nous saurons y faire
S'agissant de saler la chose
Viens prendre part à nos reliefs
Nos saillies nos modelés bref
Tous nos méplats mis dans les grands
Nappes draps lits en plein écran
Où l'arbre de nos reins se greffe
Face à ces beaux conglomérats
Sans peur tu nous éventreras
D'avance en retard d'une montre
Ton air absent nous le démontre
Tu vis saoul d'alcools scélérats
Viens nous pourrons tout à loisir
Mixer ensemble nos désirs
Additionner d'huile et de miel
Cet aliment tant essentiel
Puis à feu vif le ressaisir
Viens nos envies se débraguettent
Viens te vautrer dans les assiettes
En te mêlant de nos oignons
Viens ! viens partager notre union
Sans en laisser la moindre miette -
Animale
Catégories : Jocelyn WitzEt si nos amies les bébêtes étaient plus heureuses que nous ?
Heureuses comme des poissonnes dans l’eau… pas trop polluée.
Comme des chattes s’étirant au soleil (à condition qu’il pleuve pas).
Comme de jeunes chiennes n’ayant rien d’autre à foutre que se rouler dans le gazon OGM et courir après des baballes rouges en polycarbonate cancérigène.
Heureuses, quoi.
Elles qui n’ont pas à se traîner des heures chaque semaine dans les embouteillages ou entre les gondoles des supermarchés.
Elles qui ne connaissent ni le burn-out, ni le divorce, ni l’ennui existentiel, ni l’alcoolisme, ni la certitude de la mort à plus ou moins brève échéance.
Elles que nul n’oblige à voter, sourire niaisement au photographe, subir des « comédies » à la télé, se morfondre au bureau, acheter coûte que coûte le dernier smartphone par crainte du ridicule, porter des masques sanitaires aussi bouffons qu’inefficaces, recevoir par centaines des mails de pub, se montrer polies avec les flics et autres abrutis de derrière les guichets, choisir entre fromage ou dessert, dissimuler leurs organes génitaux en public, garder en mémoire vingt-cinq mots de passe et codes secrets, courir après le flouze à longueur de journée, trouver un putain de pays qu’on a pas encore visité (mais pas hors de prix, ni blindé d’islamistes), penser d’urgence à une babiole pour l’anniversaire de Mémé, etc., etc.
Elles qui, absolument insensibles aux propagandes diverses et constamment changeantes dont on gave les humains, ne s’intéressent qu’aux vraies, aux essentielles, aux éternelles valeurs : bouffer, copuler, chier, dormir…
La chance !
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Chanson à boire
Catégories : Heptasyllabes (7)J’aime suçoter à même
La plaie celle qui me plaît
Lécher avec miel et lait
La vraie source des poèmes
Épissez haut !
Cool il se met à couler
Là où sa chair se déchire
Où tout son être chavire
Des sanglots longtemps roulés
Coulissez haut !
Il était un beau navire
Dont les marins se soûlaient
Des nuits des jours s’écoulaient
Puis les cachalots vomirent
Oh ! Trissez haut !
Leur ambre gris affalé
Leur orgueil et leur sang blême
Oui j’aime sucer à même
La plaie à coups redoublés
Oh ! Jouissez haut !
Jouissez haut ! -
À la chasse aux jeunes loups
Catégories : Octosyllabes (8)Longtemps j’ai fricoté en bourse
Et renchéri sur des traders
Dont les opulentes raideurs
Valaient bien le risque et la course
Via mes actions ces excités
Me jugeaient telle qu’on l’effeuille
Or en sous-main mon portefeuille
Leur pompait les liquidités
Je tirais des plans des tendances
Fermes promesses de retour
Afin d’investir mes atours
Et m’injecter quelques finances
Bref me croyant le cœur subtil
J’espérais des rentrées futures
Mais ces loups-là ont la dent dure
Et les marchés sont volatils -
À d’autres
Catégories : Heptasyllabes (7)Qui put avoir conçu ça,
Cette gousse ou tirelire ?
Quoique en peine de le dire,
Ma langue au moins le suça.
Quel grand inventeur cosmique
Fit l’abîme, le goulet
Laissant à foison couler
Les miels quand on le fornique ?
Foin de ce prêchi-prêcha !
Qu’importaient les origines
De ta chatte, ô ma frangine,
Pour peu qu’on se pourléchât ?
À d’autres les vues mystiques,
Les arcanes trop abscons ;
Nous n’avons qu’un petit con
Palpitant lorsqu’on l’astique.