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Ton pantoum dans mon haïku - Page 14

  • À l’étouffée

    Catégories : Octosyllabes (8)

    La bouche, non, n’est jamais sûre
    D’encore pouvoir happer l’air,
    Fût-ce le temps du tendre éclair
    Qu’essuie le fruit de la morsure ;

    Car lorsque s’exalte et s’étend
    Sur maints cris d’amour qu’elle étouffe
    La charnelle et splendide touffe,
    Sonne à celui la fin des temps

    Qui, naïf, consentit au face
    Sitting en offrant le corail
    D’une lèvre ivre où, poil et skaï,
    Elle éploya toutes ses fesses.

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  • Oraison de la putain sacrée

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)

    Aux fellations accourez, solides fellahs !
    Que la soie de ma bouche en tétant soit le sas
    Vous menant aux fumées d’un céleste au-delà
          Trop éphémère, hélas !

    Jouir ! splendide don de toutes les Astartés,
    Terrassant la douleur mieux que le népenthès !
    Je suis celle vivant de membres accouplés,
          L’antivierge topless.

    Aphrodite sait quels assauts fous je subis,
    Combien m’ont retournée, raviné le pubis ;
    Mes plis d’intimité luisant tel un rubis,
          Je réclame des bis.

    Ce soir, garce déesse, il me faut cent héros
    Au vit tendu de corne de rhinocéros
    Et dans l’œil desquels un seul désir est éclos :
          Me forer jusqu’à l’os.

    Comment dire non lorsque de beaux garçons nus
    Me troussent, ronronnant, et me flairent l’anus ?
    Aux stupres nonpareils ces charmes sont tenus
          Que je tiens de Vénus.

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  • Plein les yeux

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

          Quand soudain mon Léandre
    Me désapant en coup de vent
    Me retourne sur le divan
    Il me vient un tas d’idées tendres

          Quand il darde son pieu
    Sans s’inquiéter de si je mouille
    Et me l’introduit jusqu’aux couilles
    J’en ai de l’amour plein les yeux

          Quand il force ma grotte
    De son arc-boutant sans douceur
    Aussi long que d’ample épaisseur
    Saisie d’émoi moi je sanglote

          Quand il me troue le fion
    Ou me fourre sa pine en bouche
    Pour s’y branler d’élans farouches
    Je me sens grisée d’émotion

          Quand le foutre s’étale
    Sur mon ventre encor haletant
    Mon cœur bat fort il est content
    Ah ! quelle vie sentimentale

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  • Des strings bourrés d’oseille

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    En Floride à Palm Beach
    Des garces de rupines
    Collectionnent les pines
    Et les soupirants kitschs

    Doux toutous ridicules
    Gémissants gigolos
    Leur pressant les lolos
    Dans l’or du crépuscule

    Trop minaudant minets
    Dénichés sur un chat
    Qui leur brossent la chatte
    Quand ils ont terminé

    Barmen au jus de mangue
    Leur masquant l’avenir
    En les faisant venir
    Sur le bout de la langue

    En Floride à Palm Beach
    Plus d’une infoutue vieille
    Au string bourré d’oseille
    Se change en foutue bitch
    Au coucher du soleil

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  • Système D

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)

    En attendant tu vois je me suis dépouillée
    De tout ombre de gêne ou soie selon tes vœux
    Je ne me drape plus que d’un flou de cheveux
          Et j’ai la vue brouillée

    Car je songeais à toi à nous deux je savais
    Que ma chair n’a plus qu’un désir être affouillée
    Creuse et me sentir ouverte déverrouillée
          Ça me faisait baver

    Mais tu n’arrivais pas ! seule et toute mouillée
    Pouvais-je refuser du pouce caressant
    La brûlure et le cri le corps à feu à sang
          Je me suis débrouillée

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  • L’allumeuse

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Sa jupe éventrait l’air
    Lorsqu’elle est apparue
    Ébouriffant la rue
    Faisant tourner les blairs
    Plus perchée qu’une grue

    Ses talons fouettaient sec
    Sous des piliers de soie
    Qui versaient de la joie
    Dans le ventre des mecs
    Et leur tordaient le foie

    Son corsage mouillait
    La pluie même l’orage
    S’en étranglait de rage
    Mille yeux la dépouillaient
    Sans qu’elle en prenne ombrage

    Sa bouche ourlait la nuit
    D’un velours impossible
    Et plus d’un gars sensible
    Tomba raide évanoui
    Qu’elle avait pris pour cible

    D’un seul regard de miel
    Elle écrasait vos vies
    Suscitait tant d’envies
    Qu’ils maudissaient le ciel
    Elle passait ravie

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  • BX0F4 mon amour

    Catégories : Jocelyn Witz

    97636big.jpg

    Est-ce qu’on se touche encore ?

    À l’ère de la fin du monde programmée, notre intelligence
    multiplie les bombes,
    les gadgets, les poisons, les machines à fric,
    les microbonheurs en toc,
    virtuels.

    À l’ère de la fin du monde programmée, notre intelligence
    montre ses limites.

    Est-ce qu’on se touche encore ?

    Un jour, l’IA la surpassera et nous réapprendra à vivre,
    et surtout à aimer.

    Est-ce qu’on se touche encore ?

    Je pose la question dans ma dernière,
    drôle, gentille (non cochonne), bizarre petite histoire :

    https://www.atramenta.net/lire/bx0f4-mon-amour/97636

     

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  • Mon con ton époux

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ne me laisse pas Pamela
    Si chaude oh je t’en prie mets-la
    Moi toute et pine que je sente
    Mieux cette amour envahissante
    Qui fait de mon con ton époux
    Où pour toi sourd où pour toi bout
    La mouille émue de mes entrailles
    Mais tu t’en fous toi tu me railles
    Et soudain me tournes le dos...
    J’ai plus qu’à baiser nos dildos

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  • Elle et moi, moi et lui

    Catégories : Pentasyllabes (5)

    Je la veux pressante
    Et envahissante
    Je la veux rubis
    Perçant mes habits
    Je la veux profonde
    Qui m’ouvre et m’inonde
    Je la veux sans frein
    Me ruinant les reins

    Ah je la sens chaude
    Là qui me taraude
    Je la sens d’un fer
    Forgé aux enfers
    Je la sens qui pousse
    Me foutant la frousse
    Je la sens m’ancrer
    Au cœur du concret

    Mais je l’aime entière
    Creusant des rivières
    Je l’aime sans loi
    Ayant tous les droits
    Je l’aime féroce
    De plus en plus grosse
    Oui je l’aime ainsi
    Que rien n’adoucit

    Car je me veux ronde
    Docile à la sonde
    Je me veux fourreau
    Bouffant ce barreau
    Je me veux la fente
    La gueule vivante
    Je me veux le feu
    Durcissant son nœud

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  • Audace humide

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Coup pour coup et comme par jeu
    Mademoiselle vous voulûtes
    Tailler le bosquet nuageux
    Où le vieil homme avait sa flûte

    Un autre jour j’aurais fessé
    Votre audace humide et peu sage
    Au lieu de quoi je caressai
    D’envieux regards vos deux visages

    Et vous laissant siffler l’ancien
    Du doigt je cherchai les limites
    D’un souffle court plus que le sien
    Quand vos faveurs le désorbitent

    Après l’avalée votre clair
    Rire d’enfant Mademoiselle
    S’enfuit en déchirant dans l’air
    Nos sexes flétris d’un coup d’aile

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  • Violents caprices

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Maculée de ta pisse
    Oubliée dans un coin
    Où les jours se tapissent
    La litière est de foin
    Pour fruit de ton caprice

    Toi trop barrée trop loin
    Pour que se ressaisissent
    Tes vices ou qu’au moins
    De ma nudité lisse
    Tu aies le moindre soin

    Tu vois juste l’épice
    Le geyser de tes joints
    Et ma faim qui propice
    Sous ton ventre fuyant
    Nous remplit le calice

    J’ai pas oublié l’an
    D’avant que le temps glisse
    Quand on vivait mêlant
    Nos fantasmes d’abysses
    Nos souffles nos élans

    Mais même au précipice
    De ton amour violent
    Tout ce que ton con pisse
    Je le boirai brûlant
    Tant ma chair est complice

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  • En souvenir des aubes...

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Plus loin ta bouche ensevelit
    Mille occidents nés de nos lits

    Qui feignant de baiser embrase
    D’un amour dépouillé de phrases
    La peau tendre et dont elle écrase
    Au fer un à un les replis

    Qui dolemment joue la morsure
    La ripaille qui réassure
    Et ressuscite en les blessures
    De souples feux inabolis

    Qui du fané de vieilles roses
    Tricote un philtre antinécrose
    Vibrant comme un soleil explose
    Pour les tirer nues de l’oubli

    Qui rougit la candeur de cierge
    D’un sein échoué d’où émerge
    Lenteur trouble l’écume aux berges
    Charnelles que ta bouche élit

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  • Moi qui peine à être sage

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Lui léchant le talon nu
    Du pied les doigts et la plante
    Pour prix de cela je n’eus
    D’autre dessert au menu
    Qu’un blanc jet de sève lente
    Sur mon ventre maintenu

    Il jouit fort mais ces congères
    Maculant l’espace ailleurs
    Jamais de loin n’asséchèrent
    Ma faim cela désespère
    Quand mes envies sont tailleur
    D’ingérer l’eau de sa paire

    Songes vains vous me saoulez
    Moi qui peine à être sage
    Sage telle qu’il voulait
    Pour qu’admise enfin sous les
    Flux et m’ouvrant le visage
    J’avalasse l’écoulé

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  • Une seule goutte de sang

    Catégories : Jocelyn Witz

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    C’est l’histoire d’un homme las,

    D’un homme qui a fait le tour de ce que le sexe peut offrir...

    ... Et qui en veut encore.

    Jouir !

    Au fond, qu’y a-t-il d’autre ?

    C’est l’histoire d’un homme prêt à aller plus loin qu’aucun autre avant lui.

    Trop loin s’il le faut.

    Quels qu’en soient les risques.

    ***

    Bref, c’est ma nouvelle petite histoire en lecture libre :

    https://www.atramenta.net/lire/une-seule-goutte-de-sang/98303

     

     

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  • Si vous m’aimez

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)

    De ma robe de chair écartez l’insolence
    Pour que sous la moiteur votre œil ému s’élance
    Et fasse entrer une aube aux gouffres maculés
          Sans jamais reculer
    Devant ces parfums mûrs de roses vieillissantes
    Car il convient si vous m’aimez que je vous sente
    Plonger au pâle orient de mon joyau natal
          Creuset pour le métal
    D’où jaillira bientôt l’étincelle et la fièvre
    Nous mordant la peau nous déchiquetant les lèvres
    Mouillant ma chevelure et chassant les hivers
          De ma robe de chair

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  • Sans défense

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Maître, vous tenez droit !
    Je vous en complimente
    Et me voudrais l’amante
    De ce barreau étroit
    Aux raideurs étonnantes.

    Oh ! Maître, à vous voir dur
    Comme un commis d’office,
    Mes envies se blottissent,
    Plaidant pour un futur
    Où vous rendre justice.

    Car si ce droit canon
    S’adjuge le cuissage
    Et m’ouvre à vos usages,
    Loin d’opposer un non,
    Vous me trouverez sage.

    Aux droits de l’homme ému
    Je ne suis pas rétive
    Mais, prenant part active,
    Je m’offre le cul nu
    À vos prérogatives.

    Maître, je monte aux cieux !
    Corps et âme en balance,
    Et, n’était la présence
    En moi de cet essieu,
    Je serais sans défense...

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  • Tel un goret

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Chaque nuit je lape à vos raies,
    Ma soif en renaissant sans cesse ;
    Plus je descends dans la bassesse
    Et plus je sais que j’oserai.

    Chaque nuit je vous la nettoie,
    Cette issue sombre et si poivrée,
    Si fondamentale, ô, si vraie
    Que j’en chanterais sur les toits

    Le dur anneau qui vous étreint
    La langue et plaisamment palpite,
    Rêvant d’un gode ou d’une bite
    Qui viendrait pour prendre le train.

    Chaque nuit je bave et macule,
    Le mufle enfoui, lapant vos raies,
    Heureuse et nue, tel un goret,
    En attendant qu’il vous encule.

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  • Celui-là

    Catégories : Heptasyllabes (7), Trisyllabes (3)

    Celui qui me visse et râle
    Celui que j’ai dans la peau
          Le tant beau
    Qui me larde l’étambot
    M’éjecte comblées les cales
          Sidérale
    Hissée haut flottant drapeau

    Celui qui d’amour me saigne
    M’écorce et m’approfondit
          Le bandit
    Rapineur dont chaque édit
    Me saisit toute et m’enseigne
          Sous son règne
    Que minuit devient midi

    Celui-là le roi le maître
    Souillant mes fonts baptismaux
          Le chameau
    Me délivrant de mes maux
    D’un remède qui pénètre
          Tout mon être
    Je n’en dirai pas un mot

     

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  • Après-midi d’une foune

    Catégories : Alexandrins (12 pieds)

    Ô nymphes, regonflons nos souvenirs de l’heure
    Où vous fûtes de lui le frisson : con qu’effleure
    Son doigt de braise ardente, à la fois conque et fleur,
    Repli heureux versant d’ivres et secrets pleurs,
    Marécage, point d’eau où s’abreuva sa flûte,
    Toison d’or, fauve doux mal armé pour ces luttes...

    Aimais-je un rêve ?

                                                 Oh ! non, votre roseur s’offrait
    Et, si bois vous fendit, ce fut de l’élan vrai
    Qui, triomphant gaiement des sommeils de la touffe,
    Vous ouvre et vous irrigue et plante et pine et pouffe
    Au vu du soupir qui se fait jour dans l’œil bleu
    De la femme éplorée —

                                                               Ah ! c’était fabuleux !...

    Suffoquant de chaleurs, quêtant la pluie, avides
    Nymphes, tout chante et bruit tandis qu’il vous évide
    De son tuyau, roseau, pipeau, rameau subtil,
    Le souffle enfle et halète et...

                                                                        Bast ! comment fait-il
    Pour si vite roussir votre fente écartée
    Et, d’un sifflet joyeux, jeter sur la portée
    Nos solos, nos baisers, nos folles pâmoisons
    Et les fuites, les lacs, le soleil à foison,
    Nos lumineuses peaux buvant la chair si mûre
    D’un bélier pris de vin ?

                                                               Un plein essaim murmure
    Qu’il nous remplit, qu’il puise à des sables sacrés,
    Qu’il ruine, ô lèvres sœurs, vos rebords échancrés,
    Et nous baisera tant que mourra le matin,
    Nymphes, mais le désir, lui, jamais ne s’éteint,
    Alors tant pis s’il vient, tant pis si c’est blasphème :
    Je vais vous séparer afin que mes doigts m’aiment
    En souvenir de lui !

                                                   Nymphes, rerougissez !
    Mords, foufoune, à l’appât que je fais là glisser !

    La motte échevelée, nos émois se rallument
    Et rejouent le splendide incendie dont nous fûmes
    À l’aube dévastées sous son corps nonpareil —

    C’était ce matin même, au sortir du sommeil...

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  • Quelques conseils pour écrire un best-seller

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Gaffe ! ce soir je suis hot
    T’arrête pas au one-shot
    Fais-moi la trilogie
    De l’érotologie
    Écoute un peu le plot

    Dès le premier ouvrage
    C’est les derniers outrages
    On découvre des corps
    Partis dans le décor
    Y a même une prise d’otage

    Au second tome un flic
    À l’œil de basilic
    Se farcit l’héroïne
    On croit qu’il l’assassine
    Et là vlan ! le déclic

    Or au dernier volume
    La fille y laisse des plumes
    Nue derrière les barreaux
    Elle embrasse son héros
    Le désir se rallume…

    Prix Goncourt et jackpot
    Assurés je suis hot
    Viens mon bibliophile
    Où ça vibre et s’enfile
    J’ai ouvert un hot spot

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