Si gros, si gros qu’il me fissure !
J’ai mal, et pourtant je voulais
Qu’il s’enfonçât tel un boulet,
Me fulminant les commissures...
Tant de désirs non refoulés !
Si long, si long que ça m’empale
Toute, et je vais mourir ainsi,
Jouissant de honte, heureuse aussi,
Le giron rouge et les joues pâles...
Tant d’envies, de faims — quel souci !
Si dur, si dur que je regrette
Presque l’humide et la douceur
Des lècheries qu’avec ma sœur
Nous nous donnions aux nuits secrètes...
Oh ! tant d’amour, tant d’épaisseur !
Si vite et fort que ça me tue !
Je me change en viande à l’étal
Que sabre un hachoir de métal...
Est-ce raison qu’on s’évertue
Tant à foutre un gode brutal ?
Ton pantoum dans mon haïku - Page 15
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Tant de désirs
Catégories : Octosyllabes (8) -
Entretien avec Théo Kosma (1/3)
Catégories : Jocelyn WitzSur son blog Plume interdite, je réponds aux questions de Théo Kosma, auteur lui-même et auto-éditeur, relatives essentiellement à l’écriture de textes érotiques.
Théo n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai puisqu’on me retrouve en (excellente) compagnie d’une foule d’autres auteurs et autrices œuvrant dans le même champ littéraire, de Chocolat Cannelle à Blanche de Saint-Cyr en passant par Françoise Rey, Zeppo, etc.
Le site regorge aussi des propres nouvelles coquines de Théo, à lire en ligne ou à télécharger.
Pour l’entretien c’est ici : https://plume-interdite.com/entretien-avec-jocelyn-witz-1-3/
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Fécondation
Catégories : Jocelyn Witz
Un poème par jour, des histoires à gogo... sans me vanter, je me prenais pour une nana super féconde.
Mais alors elle !!
Ce qui me console, c’est qu’il faut l’aider à pondre. Toute seule elle est perdue.
Enfin, vous verrez bien en lisant ma nouvelle histoire de SF cochonne en lecture libre :
https://www.atramenta.net/lire/fecondation/99565
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Joies domestiques
Catégories : Heptasyllabes (7), Quadrisyllabes (4)À moi mes jolis larbins !
Massez-moi les seins les cuisses
Pelotez-moi dans mon bain
Pour que je jouisse
Après j’en veux un cochon
Qui baisera sans aucune
Inhibition mes manchons
Blindés de thune
Sus ! mes obéissants boys !
À coup de testostérone
Faites fête humbles sextoys
À la patronne
Possédez-moi par devant
Ou derrière et pas de triche
Pas d’orgasme en me servant
C’est moi la riche
À moi mes velus valets !
Tâtons des joies domestiques
Ce soir je vous avale et
Je vous astique
Puis vous me foutrez debout
Et au plus viril athlète
J’offrirai peut-être un bout
De ma galette
Sus ! sus à moi mes laquais !
Contre mon cul qu’on affouille
Je veux entendre claquer
Vos grosses couilles
Vous êtes ô serviteurs
Au service de mes baises
Moi qui n’ai nulle pudeur
Mais plein de pèze -
Au seuil de la porte de jade
Catégories : Heptasyllabes (7), Octosyllabes (8)Ma vulve je l’ai voulue
Frottée de rose et de jasmin
Pour qu’embaumant jusqu’à demain
Elle soit la fleur impollue
Plante en son cœur ton dard humain
Ma vulve se fait glissade
Poli de coquillage aux doigts
Depuis que j’épile pour toi
Le seuil de la porte de jade
Lance-toi dans ce ventre étroit
Ma vulve je l’aime et brise
Et perce d’ivoire entêtant
Lorsque dans l’ombre je t’attends
Vois-la briller rouge cerise
Et tranche de feu ce mitan
Ma vulve aspire et referme
Quatre lèvres d’humidité
Pénètre au fond sais m’habiter
Enracinant tes épidermes
Plante mâle ô virilité ! -
Sombre charcute
Catégories : Octosyllabes (8)Ah mettez-moi les bouchers doubles
Videz ma carcasse pissant
D’envies avec vos mains de sang
Et ces rôtis lourds qui me troublent
Tant pis si ça dépasse un peu
Puisque nos appétits commandent
En duo désossez-moi la viande
Tranchez les tissus adipeux
J’ai rêvé de sombre charcute
Et vous voici râblés mastards
Fermez boutique il se fait tard
Pour vous je deviens truie et pute
Déjà ruisselant sur l’étal
J’écarte mes chairs qui frémissent
Plantez longs couteaux vos pénis
Paire de dieux à l’œil brutal -
Tout au bout de la nuit
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Décasyllabes (10)Vite ! à présent lève-toi que s’écoule
Au-dedans de ta cuisse un sperme paresseux
Dont t’ont bondée avec élan tous ceux
Qui te baisent pour moi pour mes lèvres de goule
Vite ! j’ai faim de ce dessert que mon
Ignoble envie réclame et t’oblige à me rendre
Sauce blanche mêlée de mouille tendre
Dont se régaleront mes lèvres de démon
Vite ! il y a des punitions bien pires
Que d’être sucée où ton plaisir a crevé
Écarte un peu et laisse s’abreuver
Tout au bout de la nuit mes lèvres de vampire -
Envies gravosses
Catégories : Hexasyllabes (6)J’ai des envies à vifs
Dans mon vieux ciboulot
Jusqu’au ras du goulot
La chair se fait rosbif
J’ai des envies viandox
D’avaler vos roupettes
Des envies un peu bêtes
Pas vraiment orthodoxes
J’ai des envies viscères
Cent pour cent non vanille
Vie de mauvaise fille
S’envoyant les desserts
J’ai des envies gravosses
Et vos nœuds mes salauds
Tant va ma cruche à l’eau
Qu’à la fin ça sert d’os
Ouais j’ai des envies vaches
De mordre aux bas morceaux
Galantine ou osso
Buco et blanc qui tache
J’ai des envies bidoche
De vits affriolés
Versant leur riz au lait
Au violé de mes poches
J’ai des envies souvent
D’asperges savoureuses
Dont l’ocre tête est creuse
Et crève en m’étouffant
J’ai des envies tarées
Des envies pas normales
Quand bout le bouillon mâle
Je veux m’en emparer -
Une soirée en tête-à-tête
Catégories : Jocelyn Witz
Sacré Bertie !
Voilà un homme qui n’hésite pas à se mettre en quatre (et même davantage) pour parvenir à ses fins, à savoir attirer dans son lit la ravissante autant que plantureuse Tix, sa collègue en technichiennerie de surface (progrès chiantifique oblige, c’est comme ça qu’on appelle désormais le fait de passer un coup de balai).
Évidemment, tout va foirer (sans ça, il n’y aurait pas d’histoire).
Notre don Juan du jour pensait pourtant avoir la Science de son côté. Hélas ! cette salope majuscule n’en fait qu’à sa tête.
https://www.atramenta.net/lire/une-soiree-en-tete-a-tete/98839
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Le cœur en laisse
Catégories : Alexandrins (12 pieds), SonnetJe boirai de ton lait si cet enfant m’en laisse,
Moi qui n’ai, comme lui, aucun autre dessein
Que de vivre appendue au nourricier coussin,
Tandis que ta main tendre et chaude me caresse.
Je boirai de ton lait : mon cœur est assassin,
Mais c’est ta faute aussi, toi qui le tiens en laisse
Et soupires au fur que je renifle et presse
En mordillant, avide, un de tes bouts de sein.
Je boirais de ton lait, je t’avalerais toute
Si tu me laissais faire, oh ! je t’aime au point de
Vouloir téter ce corps jusqu’à l’ultime goutte.
Je boirais de ton lait, blottie sur tes genoux,
Chaque jour, comme avant, si nous n’étions que deux...
Ce bébé prend beaucoup trop de place entre nous. -
Rien qui ne t’appartînt
Catégories : Hexasyllabes (6)C’est moi l’humble cocue
Celle qu’on évacue
Et remise au placard
Pour faire bande à part
Celle qui bâillonnée
A toutes les données
Présente aux rendez-vous
J’entends quand tu les fous
Tu l’aimes ta cocue
Ça j’en suis convaincue
Parfois tu la punis
D’inachevés cunnis
Qu’elle doit finir seule
Pendant que tu l’engueules
Branleuse truie catin
Rien qui ne t’appartînt
Moi la terne cocue
Aux amours mal vécues
Aux liens étroits de cuir
À vous écouter jouir
J’ai pourtant du bien-être
Car je sais que mon maître
Baise à même nos draps
De plus jolies que moi -
Toute petite
Catégories : Vers libresL’instant d’avant j’étais trou-trou dentelle
à jour de mes déversements
plus moi que moi
entière à 100 % sans additif
la synthèse je l’avais réalisée
Nue j’étais une sans personne
pour exiger de voir à l’intérieur
sans rage dedans
juste le sentiment de m’éprouver toute
toute petite
immensément pleine de moi
L’instant d’avant j’ignorais qu’il manquait une perle
au collier de mes jours futurs
un cœur tranquille ronronnait sous mes poils
je ne craignais pas de tourner les pages
Mon sexe se promettait des soifs à peu près sans danger
qui croyait vivre déjà
qui s’imaginait mûr dans la glace
craquant à souhait
je trônais à la table de mon festin
occupant tous les sièges
singeant à la droite du père
le fils connais pas
L’instant d’avant j’étais trou-trou dentelle
et puis tu es entré
ô raison
ô couteaux… -
Petites filles sans visage
Catégories : Dissyllabe (2), Octosyllabes (8)Où débutaient nos tête-bêche ?
Je ne sais, mais deux langues fraîches,
Soudain, faisaient à l’autre chat
La lèche,
Afin que du Ciel il touchât
Le chas.
Souvent, même, dans ces folies,
Nous allions, minettes polies,
Tutoyer cet antre épicé
Que lient
Des fils de mouille à l’autre accès
Sucé.
Nous étions, par ailleurs, de sages
Petites filles sans visage,
Cachant leur corps toujours à jeun :
L’usage
Voulait qu’on tût que l’on mange un
Vagin.
Ma douceur, qu’es-tu devenue ?
Vas-tu toujours, la cuisse nue,
Te régaler d’autres embruns,
Menue
Enfant qui m’ouvris ton écrin
Sans crin ?
Il vrai qu’aujourd’hui je broute
Les filles qui croisent ma route,
Mais ça n’est plus aussi joli,
Sans doute,
Que nos tête-bêche abolis
Au lit. -
Sois sympa
Catégories : Octosyllabes (8)Si seulement j’étais plus souple
Je pourrais lorsque je m’accouple
Et qu’on m’a remplie jusqu’au bord
Laper le sperme dans mon corps
Je pourrais en courbant l’échine
Contempler comment fout la pine
Et comment s’écartent mes chairs
Pour avaler ce gros dessert
Je pourrais pour peu qu’on me foute
Après coup me replier toute
Fourrer le langue, entrer le nez
Dans mon vagin vermillonné
Je pourrais même étant moins raide
Me lécher la chatte sans l’aide
D’aucune ou d’aucun être humain
Se nettoyer c’est bien le moins
Je pourrais me rouler en boule
Et boire au fur qu’elle s’écoule
L’écume hors de mon berlingot
Heureuse comme un escargot
Si seulement j’étais flexible
Je serais moi-même la cible
De mes appétits dévorants
D’eau chaude qui verse à torrents
Chaque fois que j’essaie j’attrape
Du mal sans atteindre la trappe
Alors à défaut sois sympa
Et broute-moi le trou ci-bas -
Quel autre dieu ?
Catégories : Heptasyllabes (7)Hors le con point de salut !
C’est par ce canal, qu’inondent
Cent fleuves, qu’on entre au monde —
À moins que j’aie des hallus.
Sans vagin ? Ni jolies filles,
Ni l’ombre du bout d’un mec
Pour, à l’heure tendre, avec
L’un d’eux se mettre en cheville.
Et quel autre dieu prier
Que cette vulve velue ?
Ô trinité farfelue,
Vous pouvez vous rhabiller !
En la fendasse est la grâce !
En la chatte, le rachat !
Qui en emprunte le chas
Voit l’Éden en face à face.
Frères et sœurs, je veux qu’on
Fasse, à genoux, bel hommage
Au féminin apanage :
Point de salut hors le con ! -
Rosée du matin
Catégories : Jocelyn Witz
Ç’aurait pu s’appeler « Treize garçons et une déesse ».
Car ils sont treize, en effet. Treize étalons sélectionnés pour leur beauté, leur fougue, leur puissance sexuelle.
Tous fous d’amour pour Madame Yacina.
À ses petons dès le saut du lit.
Obéissants, si vous saviez !
Soumis comme on ne l’est que dans les récits SM (et encore).
Treize garçons ne rêvant que d’elle, ne jurant que par elle.
Prêts vingt-quatre heures sur vingt-quatre à satisfaire illico presto ses moindres (et ses plus cochons) caprices.
Au point — hélas ! — d’en oublier parfois l’indispensable esprit d’équipe.
Bizarre, ça : vous mettez treize types ensemble, il faut toujours qu’il y ait un traître au milieu...
C’est ma nouvelle petite histoire en lecture libre ici :
https://www.atramenta.net/lire/rosee-du-matin/98960♥
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Déréliction
Catégories : Octosyllabes (8)Ah vie de merde je me branle
Me fourbis la vulve au chambranle
Vie vide sans vit je me fous
Le corps en feu comme les fous
Vie de loose où je m’épouvante
Sans cesse à m’amocher la fente
Ça ira mieux demain qui sait...
Ah vie sordide et solitaire
Les doigts vissés dans mon cratère
Je mène une vie de guignon
Me ramonant jusqu’au trognon
Vie solo siliconées baises
Y a plus rien d’autre qui m’apaise
Mais dimanche ça ira mieux...
Ah vie de chien destin de chienne
D’aussi loin que je me souvienne
Vie de poisse à l’antre poisseux
Connaissent-ils pas l’angoisse eux ?
Vie d’infortune et de débine
Pas moyen d’attirer des pines
On ressaiera le mois prochain...
Ah vie pourrie par la scoumoune
Quoi faire à part larder sa choune ?
Vie de conne ô vie piège à cons
Ventre perlant l’amer Picon
Vie les deux pieds dans la mélasse
Et le berlingot qui violace
Mais bon j’ai joui c’est déjà ça... -
Selon les règles de l’entraide
Catégories : Octosyllabes (8)Ô bande encor ! bande toujours !
Je veux que l’on foute et me fende
Ce con que je livre en offrande
Toute une nuit et tout un jour
Ô bande dur ! oui bande raide
Pour que cet antre inapaisé
Se sente rempli, bien baisé
Selon les règles de l’entraide
Pour prix de ton précieux appui
À la fin je deviendrai l’ourse
Épongeant le miel de tes bourses
Me le jetant au fond des puits
Mais bande encore ! pine et bande !
Creuse un ventre à me fracasser
Je te dirai quand c’est assez
Et où je veux que tu t’épandes -
La vie d’ange
Catégories : Heptasyllabes (7), Octosyllabes (8)Chérie viens j’ai du liquide
Tu pourras palper mes gicleurs
Boire à mes océans turpides
Même y surfer à l’intérieur
Chérie fais-moi la vie d’ange
Roucoulons des jours et des nuits
D’ivres bonheurs qui se mélangent
On verra où ça nous conduit
Chérie fais-moi les joues roses
Vérifie mon niveau des sens
Allons partout au fond des choses
Forant creusant nos évidences
Chérie fais-moi la vie d’ange
Quand nos babas sont réunis
Il nous arrive un truc étrange
Ça part en live et en cunni
Chérie fais-moi l’œil qui tremble
Fais-moi le cœur lascif on est
Si bien toutes les deux ensemble
Sans cesse à s’entresiphonner -
Sevrée
Catégories : Octosyllabes (8)Tu m’as mis le foutre à la bouche
Avant de te tourner joli
Salaud vers d’autres que tu couches
Au lieu de moi dans ton grand lit
Tu m’as sevrée de ta gougoutte
Moi qui si friande ululais
Buvais et me tartinais toute
De cet or blanc éjaculé
Tu m’as fermé de tes burettes
Le robinet aux jus exquis
Aux crèmes aux liqueurs surettes
Que se bâfre je ne sais qui
Ah privée de ta tendre douche
Je n’en ai que plus soif encor
Tu m’as mis le foutre à la bouche
Et le diable au reste du corps