Pour faire suite à mes « 10 poèmes lesbiens »
(sans parler d’« Au pays des nanas » et de « Minou-minette »)
en voici une nouvelle fournée !
https://www.atramenta.net/lire/retour-a-lesbos/98238
♥
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Pour faire suite à mes « 10 poèmes lesbiens »
(sans parler d’« Au pays des nanas » et de « Minou-minette »)
en voici une nouvelle fournée !
https://www.atramenta.net/lire/retour-a-lesbos/98238
♥
Tremper la plume au plumard
Cracher sur les cauchemars
Polir l’appli polissonne
Sucer comme on saucissonne
Vibrer du vit des vivants
Durs derrière et doux devant
Acculer l’animalcule
Attenter aux tentacules
Baiser d’un besoin profond
S’empaffer jusqu’au plafond
S’acoquiner sans costume
Et au cul les amertumes
Lécher la chatte en chaleur
L’empalant laper ses pleurs
Boire au barreau des biroutes
Un dernier coup pour la route
Mouiller pour un malabar
Se caler des carambars
Sauter nue en parachute
Jouir où jailliront les jutes
Savourer de vieux savants
Doux derrière et mous devant
Pour à la fin (le bouquet !)
Crever l’âme hyperbookée...
Je bois à tes fontaines
Je bois à tes bassins
Et au secret dessin
De tes monts et tes plaines
Je bois à tes geysers
À tes lacs à tes vasques
Lampe à même la fiasque
Contenant mon dessert
Je bois aux miels moi l’ourse
Je trinque à tes points d’eau
À tes étroits chenaux
Au ventre de tes sources
Je bois à tes fossés
Et à leurs résurgences
Eaux-vannes qui par chance
Sont venues m’arroser
Je bois à tes mers pleines
Sous ta pluie je dresse un
Toast à tes blancs bassins
À tes fesses fontaine
Je goûterai le suc pleuré par cette drupe
Et mordrai le charnu de tes pulpes lilas
Pillant l’arbre fruitier qui dore et mûrit là
Sous le lourd azur de ta jupe
Tu n’auras rien à faire outre t’ouvrir à temps
Mon larcin aura lieu pendant que tu t’occupes
Et si tu m’aperçois ou si tu n’es pas dupe
Tu ne piperas mot pourtant
Ce sirop ce nectar qu’en ferais-tu du reste
Qui à mes yeux seuls est un médoc entêtant
Laisse-le m’abreuver ne me dis pas va-t’en
J’ai tant besoin de nos incestes
Il se peut qu’un plaisir te vienne sur la fin
De ce forfait que ton cœur trop vierge déteste
Alors tu me battras mais ma sœur ô ma peste
Ne me laisse pas sur ma faim
Fais ton miel de mes mots
Ô frangin ô jumeau
Reflet flou dans la vitre
Fol écouteur en titre
De mes ignés signaux
Fais feu de mes tempêtes
Des éclairs dans ma tête
Épongeant verbe et cris
D’amour de mes écrits
Tétant les épithètes
Fini d’humer le vent
Avant le jour levant
Que mes vers d’aventure
T’entrent sous la ceinture
Vive les bons vivants
Fais ton miel et ton beurre
Palpant jusqu’à point d’heure
Mes lieder ô reluque
Pour en tirer le suc
Et que ta joie demeure
Ta verge m’ouvre dès que j’me découvre
Ta verge m’prend sitôt s’empourprant
Ta verge m’dure jusqu’à l’échaudure
Ta verge m’troue et m’fend peu ou prou
Ta verge m’scie en deux la vessie
Ta verge m’plante sa purée brûlante
Ta verge m’fore et m’taille un Bosphore
Ta verge m’trempe pour tirer sa crampe
Ta verge m’visse des feux d’artifice
Ta verge m’plonge dans d’étranges songes
Ta verge m’cloue et tout devient flou
Ta verge m’rive pour pas que j’dérive
Ta verge m’ente jusqu’au fond d’la fente
Ta verge m’ruine jusqu’à c’que je couine
Ta verge m’crève le bidon sans trêve
Ta verge m’brise culasse et chemise
Ta verge m’glisse en force une éclisse
Ta verge m’vrille et me refait fille
Ta verge m’pique et nique ô cynique
Ta verge m’colle au cul et m’bricole
Ta verge m’cale un nœud radical
Ta verge m’carre son gros carambar
Ta verge m’gifle et j’viens quand tu m’siffles
Ta verge m’jute et me persécute
Ta verge m’joue des tours au bijou
Ta verge m’chauffe et parfois m’endauffe
Ta verge m’traite en foutue soubrette
Ta verge m’use et toi ça t’amuse
Ta verge m’bine et m’lime les babines
Ta verge m’brosse de plus en plus grosse
Ta verge m’lâche la bride et m’cravache
Ta verge m’cuit et m’fait v’nir la pluie
Ta verge m’nuit qui m’fout jour et nuit
Ta verge m’râpe les parois d’la trappe
Ta verge m’sue bouchant les issues
Ta verge m’vide et m’ronge impavide
Ta verge m’viande et moi j’en r’demande
Ta verge m’froisse et m’remplit l’espace
Ta verge m’sonde les envies profondes
Ta verge m’shoote elle est ma chouchoute
Ta verge m’puise et jamais n’s’épuise
Ta verge m’scrute partout foutue brute
Ta verge m’fouine farouche et chafouine
Ta verge m’fouille si bien qu’j’en bafouille
Ta verge m’cherche des poux même au derche
Ta verge m’suce l’énergie en sus
Ta verge m’bois et m’laisse aux abois
Ta verge m’teste parfois j’la déteste
Ta verge m’tord les boyaux du corps
Ta verge m’serre plus que nécessaire
Ta verge m’bride trop la plaie du bide
Ta verge m’taille dans l’vif des entrailles
Ta verge m’coupe en deux par la poupe
Ta verge m’force à l’aimer retorse
Ta verge m’tire mais j’veux pas partir
Sautés les plombs je t’électropute
Te brûle au jus de mes ouragans
Rien dans les ténèbres n’endiguant
Le courant de mes appétits quand
Je suis en butte
En un éclair de passion nous scions
Le mors aux dents mille ombres dévient
Et je dis ah j’en avais envie
Et tu dis bon faut qu’on vérifie
L’installation
Oh je t’en prie chéri pas de panne
Profitons bien de ce blackout
Le jour s’enfuit dans mon goutte-à-goutte
Grand paon de nuit que ta roue me foute
Pan dans la paonne !
Le grain de sable, vous savez…
Le petit grain de sable de rien du tout.
Le putain de sa mère de saloperie de grain de sable qui fout tout en l’air, tout !
Un plan pourtant parfaitement au point, chaque détail calculé au dixième de quart de poil, sans me vanter ça pouvait pas louper. Bob, Ferguson et moi on formait vraiment une super équipe. En l’espace d’une seule nuit on allait s’enfourailler un super paquet de pognon et s’offrir une super vie sous les cocotiers pour le restant de nos jours, les super doigts de pieds en éventail.
Seulement voilà…
Le grain de sable, oui.
Un grain de sable avec des yeux noisette, des petits nichons pointus et une touffe d’un noir…
Allez, je vous raconte tout dans ma dernière petite histoire cochonne en lecture libre :
https://www.atramenta.net/lire/une-super-equipe/98185
♥
Corolle écumant d’amour rose
Fais ce que doit sans frein
T’enracinant de fûts d’airain
Bois aussi profond que tu l’oses
Corolle au front bouclé de crin
Bon sang brûle et jamais ne caille
Même aux ventres fanés
Les dragons vont se pavaner
Puis le soir lèchent leurs écailles
Bon sang rêvant tel un damné
Tu restes l’ivre, la nubile
Ogre de l’univers
Que les humains gorgent de vers
Et de promesses inutiles
Tu restes verte en plein hiver
Corolle et nuit de l’orchidée
Fonds aux doigts de l’amant
Même si la saison dément
Tes vénustés dilapidées
Corolle ô baise obstinément
Ma bouche à trente-deux dents
Forme un doux O qui s’enroule
Berçant ta bite dedans
Depuis le premier Adam
Depuis qu’il baisa sa poule
Par le verbe oralité
L’ivrognesse happe et se saoule
Lorsque les alcools en coulent
Lorsque tu gis alité
Ma bouche ainsi se propose
Si tu venais l’habiter
Que ton aimable bite et
Que son ampleur s’y reposent
Enfouissant leur excédent
Charnel aux cavernes roses
Ces moiteurs toujours disposes
Disposant trente-deux dents
Autour de toi mon amour
Ma bouche s’ouvre en cédant
Berçant ta bite dedans
Tant je voudrais mon vierge hiver
T’entendre mordre à nos silences,
Tant j’aimerais que tu balances
Tes vertus pour t’élancer vers
Ces ciels où se rompent les lances,
Que sans trêve je te fournis
D’amants doux aux lames expertes
Auxquels tu t’ouvres, zélée, certes
Mais sans attraper le tournis —
Et l’on te baise en pure perte,
L’on te fout d’amour quotidien
Sans qu’aucun râle déverrouille
Les eaux de ce ventre d’embrouille,
Quoique mes doigts, tribu d’Indiens
Émus, jouant de moi, se mouillent,
Car, à voir ces vits s’éreintant
Pour qu’un frémis à la surface
De ton œil sec enfin se trace,
Brûlante je rêve un printemps
Où se débâcleraient tes glaces…
Je te nubile ô je te pubère
Faisant de toi mon chien de plaisir
Je règle ton sang je t’adultère
Tant je brûle au violent des artères
Du désir d’amour de m’en saisir
Et tant nos ventres s’en élibèrent
Mais je faute je honte ô je mal
À ce jeu fou car je te luxure
Bien au-delà du sexe normal
Poupine en croupe oui je t’animal
Maudit soit le ciel qui salissure
Sur nos chairs au degré terminal
Tant pis je rire et tu me complices
Me jouis me viandes nos élixirs
Balaient le temps les saisons réglissent
À travers nous quand tu me calices
Faisant de moi ton chien de plaisir
Tout énubilées on se délice
Bandés les yeux ventre abondé
D’amour par les gars de la bande
C’est un peu tard pour les gronder
J’ai trop de goûts infécondés
Qui se répandent
Scotchée nue désir agrandi
Leurs besoins brûlant sans s’éteindre
M’allumant toute ô mes bandits
Mon mari m’avait pas tout dit
J’irai me plaindre
Vous pouvez fendre le bâillon
Je crierai pas j’ai plus envie
Envoyez l’autre bataillon
Devenue pute et papillon
Je reste en vie
Épinglez-moi dévergondés !
Blindez de semence inondez
Mes pruderies d’hier encore
Lumière et feu ventre bondé
Que d’espoirs fous je vais fonder
Sur le hardcore
Lâche les freins beauté gicle
Les flux que ton cul recycle
Je boirai le mousseux brut
De ta joie de fille en rut
Mes doigts ébranlés travaillent
Au profond de tes entrailles
Creusant pour aller pécho
Le champagne et le vin chaud
Oublie la pudeur la gêne
D’être nue chargée de chaînes
Telle la bête à l’étal
Tu t’ouvriras c’est fatal
Noie-toi dans la démesure
De ton plaisir ô césure
L’univers n’a plus d’avant
Depuis que ma main te fend
Tu geins de honte et tu pleures
Des sources cachées affleure
La mouille en cris torrentiels
Saoule je t’envoie au ciel
Histoire d’amour et de sexe, de fric et de temps qui passe trop vite...
Première publication dans Cette chose est devenue mon amie depuis quand ? (n’co éditions, 2021), un concours de nouvelles dont le présent texte remporta les doigts dans le nez la médaille en chocolat.
En lecture libre ici : https://www.atramenta.net/lire/pour-une-heure-avec-leph/98023
♥
Je veux être ta concubine
Con, cul et bouche que tu pines
Tétons que tu lèches et mords
Mains qui suaves te redessinent
Jusqu’au désir bandé à mort
Je veux être la disponible
Celle avec qui tout est possible
Et qui jamais ne dira non
À tes souhaits même indicibles
Ébranlée chair de ton canon
Celle soumise à tes délires
Celle s’enthousiasmant au pire
Souffrances, viol, humiliations
Celle aux genoux de ton empire
Le fruit pressé de ta passion
Oui je me veux ta sex copine
Mon ventre à ta queue se destine
Je veux être tout cela mais
Rien de plus que ta concubine
Me demande pas de t’aimer
22 les v’là ! c’est chic
De faire une descente
Beaux flics
Sur ma coupable fente
J’ai rêvé si souvent
D’un quarteron de cognes
Bavant
Et durs à la besogne
À vos nœuds aguerris
Messieurs de la police
Chéris
Je livre ma peau lisse
Ma chatounette en pleurs
Kiffe aussi bien les bourres
Que leurs
Tonfas s’ils me labourent
Je sais que les poulets
Ont un pilon énorme
Sous les
Plumes de l’uniforme
Avant de me tanner
Passez-moi les menottes
J’en ai
De l’eau plein la culotte
Foutez le nez partout
Condés et la quéquette
Surtout
Je mérite une enquête
Dans les ébranlements
Du panier à salade
Gaiement
Je cède à l’enfilade
Traînez à la P.J.
Ce corps qui sous les bites
Mugit
Les vices qui l’habitent
Approfondissez-les
Mes failles soyez vaches
Zélés
Qui sait ce qu’elles cachent
D’ordure et de grivois
De poésies cochonnes
Cent fois
Pour le trou je suis bonne
J’aurai dans vos cachots
Vos mitards, vos cellules
Bien chaud
Pour peu que l’on m’encule
Pinez-moi le bonbon
Sans relâche et sans haine
Mes bons
Agents de la Mondaine
Je crache le morceau
Pour qu’aussitôt m’embouche
D’assaut
Un brigadier farouche
Ô gardiens de la paix
Je veux avant qu’il caille
Laper
Le blanc jus de flicaille
Ayant au cul le feu
J’avais le diable aux trousses
22 !
À présent j’ai la rousse
Mon con gémit, mon con déconne,
Veut subir le pal, la queue, la
Peine ultime comme Antigone ;
Nombreux sont ceux qui s’en étonnent,
Mais, dès petit, mon con gueula
Qu’on la lui mette jusque-là.
Mon con supplie — c’est lamentable —,
Sanglotant tel un tragédien :
« Enfilez-moi là, sur la table !
Déroulez ou je pète un câble !
Plantez vos longs totems, Indiens,
Pour combler ce fossé pubien ! »
Mon con feule et rien ne l’apaise,
Ni doigts ni bout de silicone ;
Coupant court à sa catéchèse
Le curé s’en vient qui le baise
En râlant : « Marie, t’es ma bonne,
Mais, foutre Dieu ! ton con déconne. »
Pénétrez-vous de moi
Jusqu’au noir des entrailles
Que le champ de bataille
Ne soit plus mon minois
Mais le cœur trop étroit
De votre mâlitude
Dont je lime et j’extrude
Les relents barbelés
Pénétrez-vous du culte
De la féminité
Ours pillard entêté
Jouissant jusqu’à l’insulte
Des pouvoirs inadultes
Que vous tiriez de nous
À vous d’être à genoux
Et passé par les armes
Des siècles de vacarme
Ne vous ont pas changé
Demeurant étranger
À ce qui nous frissonne
Jamais (point de maldonne)
Nous ne serons égaux
Je fendrai votre ego
À coups de verve occulte
Macho vous empaler
Participe des luttes
De la femelle en butte
À vos élans banals
Issus de l’animal
Que vous restez en somme
Courage ô petit homme
Pénétrez-vous de moi
Pour la première fois nue devant l’autre nu
Plus de secret, plus de mystère
Fini le temps de feindre et le temps de se taire
Pour la première fois un garçon est venu
Au rendez-vous de mes tendresses
L’œil rieur, la main longue, un rocher qui se dresse
J’ai plongé dans le vaste océan de sa peau
De ses dents portant la lumière
Sans la moindre frayeur, la bouche la première
J’ai plongé tout entière et mon ventre zippo
Ruisselait l’or des incendies
Écumes de la vague entre nous deux brandie
Lorsqu’elle m’a fendue emportant le passé
Crevant les souvenirs d’enfance
Dure et cruelle ainsi que le temps qui s’élance
Lorsqu’elle m’a fendu le cœur elle annonçait
Des siècles de fièvres exquises
Et nos lèvres l’ont su qui toujours le redisent
Te souvient-il aussi, amour, sang de mon sang
De cette aube d’ambre lointaine
Sur la plage, ô nos corps l’un pour l’autre fontaines
Te souvient-il de nos lèvres d’adolescents
Et de cette presqu’inconnue
Pour la première fois devant toi toute nue ?