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Ton pantoum dans mon haïku - Page 15

  • Retour à Lesbos

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Pour faire suite à mes « 10 poèmes lesbiens »

    (sans parler d’« Au pays des nanas » et de « Minou-minette »)

    en voici une nouvelle fournée !

    https://www.atramenta.net/lire/retour-a-lesbos/98238

     

     

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  • Agenda

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Tremper la plume au plumard
    Cracher sur les cauchemars
    Polir l’appli polissonne
    Sucer comme on saucissonne
    Vibrer du vit des vivants
    Durs derrière et doux devant

    Acculer l’animalcule
    Attenter aux tentacules
    Baiser d’un besoin profond
    S’empaffer jusqu’au plafond
    S’acoquiner sans costume
    Et au cul les amertumes

    Lécher la chatte en chaleur
    L’empalant laper ses pleurs
    Boire au barreau des biroutes
    Un dernier coup pour la route
    Mouiller pour un malabar
    Se caler des carambars

    Sauter nue en parachute
    Jouir où jailliront les jutes
    Savourer de vieux savants
    Doux derrière et mous devant
    Pour à la fin (le bouquet !)
    Crever l’âme hyperbookée...

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  • Un toast

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Je bois à tes fontaines
    Je bois à tes bassins
    Et au secret dessin
    De tes monts et tes plaines

    Je bois à tes geysers
    À tes lacs à tes vasques
    Lampe à même la fiasque
    Contenant mon dessert

    Je bois aux miels moi l’ourse
    Je trinque à tes points d’eau
    À tes étroits chenaux
    Au ventre de tes sources

    Je bois à tes fossés
    Et à leurs résurgences
    Eaux-vannes qui par chance
    Sont venues m’arroser

    Je bois à tes mers pleines
    Sous ta pluie je dresse un
    Toast à tes blancs bassins
    À tes fesses fontaine

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  • Qu’en ferais-tu ?

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    Je goûterai le suc pleuré par cette drupe
    Et mordrai le charnu de tes pulpes lilas
    Pillant l’arbre fruitier qui dore et mûrit là
          Sous le lourd azur de ta jupe

    Tu n’auras rien à faire outre t’ouvrir à temps
    Mon larcin aura lieu pendant que tu t’occupes
    Et si tu m’aperçois ou si tu n’es pas dupe
          Tu ne piperas mot pourtant

    Ce sirop ce nectar qu’en ferais-tu du reste
    Qui à mes yeux seuls est un médoc entêtant
    Laisse-le m’abreuver ne me dis pas va-t’en
          J’ai tant besoin de nos incestes

    Il se peut qu’un plaisir te vienne sur la fin
    De ce forfait que ton cœur trop vierge déteste
    Alors tu me battras mais ma sœur ô ma peste
          Ne me laisse pas sur ma faim

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  • Vive les bons vivants

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Fais ton miel de mes mots
    Ô frangin ô jumeau
    Reflet flou dans la vitre
    Fol écouteur en titre
    De mes ignés signaux

    Fais feu de mes tempêtes
    Des éclairs dans ma tête
    Épongeant verbe et cris
    D’amour de mes écrits
    Tétant les épithètes

    Fini d’humer le vent
    Avant le jour levant
    Que mes vers d’aventure
    T’entrent sous la ceinture
    Vive les bons vivants

    Fais ton miel et ton beurre
    Palpant jusqu’à point d’heure
    Mes lieder ô reluque
    Pour en tirer le suc
    Et que ta joie demeure

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  • Elle est ma chouchoute

    Catégories : Ennéasyllabes (9)

    Ta verge m’ouvre dès que j’me découvre
    Ta verge m’prend sitôt s’empourprant
    Ta verge m’dure jusqu’à l’échaudure
    Ta verge m’troue et m’fend peu ou prou
    Ta verge m’scie en deux la vessie
    Ta verge m’plante sa purée brûlante
    Ta verge m’fore et m’taille un Bosphore
    Ta verge m’trempe pour tirer sa crampe
    Ta verge m’visse des feux d’artifice
    Ta verge m’plonge dans d’étranges songes
    Ta verge m’cloue et tout devient flou
    Ta verge m’rive pour pas que j’dérive
    Ta verge m’ente jusqu’au fond d’la fente
    Ta verge m’ruine jusqu’à c’que je couine
    Ta verge m’crève le bidon sans trêve
    Ta verge m’brise culasse et chemise
    Ta verge m’glisse en force une éclisse
    Ta verge m’vrille et me refait fille
    Ta verge m’pique et nique ô cynique
    Ta verge m’colle au cul et m’bricole
    Ta verge m’cale un nœud radical
    Ta verge m’carre son gros carambar
    Ta verge m’gifle et j’viens quand tu m’siffles
    Ta verge m’jute et me persécute
    Ta verge m’joue des tours au bijou
    Ta verge m’chauffe et parfois m’endauffe
    Ta verge m’traite en foutue soubrette
    Ta verge m’use et toi ça t’amuse
    Ta verge m’bine et m’lime les babines
    Ta verge m’brosse de plus en plus grosse
    Ta verge m’lâche la bride et m’cravache
    Ta verge m’cuit et m’fait v’nir la pluie
    Ta verge m’nuit qui m’fout jour et nuit
    Ta verge m’râpe les parois d’la trappe
    Ta verge m’sue bouchant les issues
    Ta verge m’vide et m’ronge impavide
    Ta verge m’viande et moi j’en r’demande
    Ta verge m’froisse et m’remplit l’espace
    Ta verge m’sonde les envies profondes
    Ta verge m’shoote elle est ma chouchoute
    Ta verge m’puise et jamais n’s’épuise
    Ta verge m’scrute partout foutue brute
    Ta verge m’fouine farouche et chafouine
    Ta verge m’fouille si bien qu’j’en bafouille
    Ta verge m’cherche des poux même au derche
    Ta verge m’suce l’énergie en sus
    Ta verge m’bois et m’laisse aux abois
    Ta verge m’teste parfois j’la déteste
    Ta verge m’tord les boyaux du corps
    Ta verge m’serre plus que nécessaire
    Ta verge m’bride trop la plaie du bide
    Ta verge m’taille dans l’vif des entrailles
    Ta verge m’coupe en deux par la poupe
    Ta verge m’force à l’aimer retorse
    Ta verge m’tire mais j’veux pas partir

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  • Blackout

    Catégories : Ennéasyllabes (9), Quadrisyllabes (4)

    Sautés les plombs je t’électropute
    Te brûle au jus de mes ouragans
    Rien dans les ténèbres n’endiguant
    Le courant de mes appétits quand
          Je suis en butte

    En un éclair de passion nous scions
    Le mors aux dents mille ombres dévient
    Et je dis ah j’en avais envie
    Et tu dis bon faut qu’on vérifie
          L’installation

    Oh je t’en prie chéri pas de panne
    Profitons bien de ce blackout
    Le jour s’enfuit dans mon goutte-à-goutte
    Grand paon de nuit que ta roue me foute
          Pan dans la paonne !

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  • Une super équipe

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Le grain de sable, vous savez…

    Le petit grain de sable de rien du tout.

    Le putain de sa mère de saloperie de grain de sable qui fout tout en l’air, tout !

    Un plan pourtant parfaitement au point, chaque détail calculé au dixième de quart de poil, sans me vanter ça pouvait pas louper. Bob, Ferguson et moi on formait vraiment une super équipe. En l’espace d’une seule nuit on allait s’enfourailler un super paquet de pognon et s’offrir une super vie sous les cocotiers pour le restant de nos jours, les super doigts de pieds en éventail.

    Seulement voilà…

    Le grain de sable, oui.

    Un grain de sable avec des yeux noisette, des petits nichons pointus et une touffe d’un noir…

    Allez, je vous raconte tout dans ma dernière petite histoire cochonne en lecture libre :

    https://www.atramenta.net/lire/une-super-equipe/98185

     

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  • Ogre de l’univers

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

    Corolle écumant d’amour rose
          Fais ce que doit sans frein
    T’enracinant de fûts d’airain
    Bois aussi profond que tu l’oses
    Corolle au front bouclé de crin

    Bon sang brûle et jamais ne caille
          Même aux ventres fanés
    Les dragons vont se pavaner
    Puis le soir lèchent leurs écailles
    Bon sang rêvant tel un damné

    Tu restes l’ivre, la nubile
          Ogre de l’univers
    Que les humains gorgent de vers
    Et de promesses inutiles
    Tu restes verte en plein hiver

    Corolle et nuit de l’orchidée
          Fonds aux doigts de l’amant
    Même si la saison dément
    Tes vénustés dilapidées
    Corolle ô baise obstinément

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  • Aux cavernes roses

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Ma bouche à trente-deux dents
    Forme un doux O qui s’enroule
    Berçant ta bite dedans
    Depuis le premier Adam

    Depuis qu’il baisa sa poule
    Par le verbe oralité
    L’ivrognesse happe et se saoule
    Lorsque les alcools en coulent

    Lorsque tu gis alité
    Ma bouche ainsi se propose
    Si tu venais l’habiter
    Que ton aimable bite et

    Que son ampleur s’y reposent
    Enfouissant leur excédent
    Charnel aux cavernes roses
    Ces moiteurs toujours disposes

    Disposant trente-deux dents
    Autour de toi mon amour
    Ma bouche s’ouvre en cédant
    Berçant ta bite dedans

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  • Rêver un printemps

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Tant je voudrais mon vierge hiver
    T’entendre mordre à nos silences,
    Tant j’aimerais que tu balances
    Tes vertus pour t’élancer vers
    Ces ciels où se rompent les lances,

    Que sans trêve je te fournis
    D’amants doux aux lames expertes
    Auxquels tu t’ouvres, zélée, certes
    Mais sans attraper le tournis —
    Et l’on te baise en pure perte,

    L’on te fout d’amour quotidien
    Sans qu’aucun râle déverrouille
    Les eaux de ce ventre d’embrouille,
    Quoique mes doigts, tribu d’Indiens
    Émus, jouant de moi, se mouillent,

    Car, à voir ces vits s’éreintant
    Pour qu’un frémis à la surface
    De ton œil sec enfin se trace,
    Brûlante je rêve un printemps
    Où se débâcleraient tes glaces…

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  • Nos chairs au degré terminal

    Catégories : Ennéasyllabes (9)

    Je te nubile ô je te pubère
    Faisant de toi mon chien de plaisir
    Je règle ton sang je t’adultère
    Tant je brûle au violent des artères
    Du désir d’amour de m’en saisir
    Et tant nos ventres s’en élibèrent

    Mais je faute je honte ô je mal
    À ce jeu fou car je te luxure
    Bien au-delà du sexe normal
    Poupine en croupe oui je t’animal
    Maudit soit le ciel qui salissure
    Sur nos chairs au degré terminal

    Tant pis je rire et tu me complices
    Me jouis me viandes nos élixirs
    Balaient le temps les saisons réglissent
    À travers nous quand tu me calices
    Faisant de moi ton chien de plaisir
    Tout énubilées on se délice

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  • Pute et papillon

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Bandés les yeux ventre abondé
    D’amour par les gars de la bande
    C’est un peu tard pour les gronder
    J’ai trop de goûts infécondés
          Qui se répandent

    Scotchée nue désir agrandi
    Leurs besoins brûlant sans s’éteindre
    M’allumant toute ô mes bandits
    Mon mari m’avait pas tout dit
          J’irai me plaindre

    Vous pouvez fendre le bâillon
    Je crierai pas j’ai plus envie
    Envoyez l’autre bataillon
    Devenue pute et papillon
          Je reste en vie

    Épinglez-moi dévergondés !
    Blindez de semence inondez
    Mes pruderies d’hier encore
    Lumière et feu ventre bondé
    Que d’espoirs fous je vais fonder
          Sur le hardcore

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  • Sources cachées

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Lâche les freins beauté gicle
    Les flux que ton cul recycle
    Je boirai le mousseux brut
    De ta joie de fille en rut

    Mes doigts ébranlés travaillent
    Au profond de tes entrailles
    Creusant pour aller pécho
    Le champagne et le vin chaud

    Oublie la pudeur la gêne
    D’être nue chargée de chaînes
    Telle la bête à l’étal
    Tu t’ouvriras c’est fatal

    Noie-toi dans la démesure
    De ton plaisir ô césure
    L’univers n’a plus d’avant
    Depuis que ma main te fend

    Tu geins de honte et tu pleures
    Des sources cachées affleure
    La mouille en cris torrentiels
    Saoule je t’envoie au ciel

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  • Pour une heure avec Leph

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Histoire d’amour et de sexe, de fric et de temps qui passe trop vite...

    Première publication dans Cette chose est devenue mon amie depuis quand ? (n’co éditions, 2021), un concours de nouvelles dont le présent texte remporta les doigts dans le nez la médaille en chocolat.

    En lecture libre ici : https://www.atramenta.net/lire/pour-une-heure-avec-leph/98023

     

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  • Celle avec qui (presque) tout est possible

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je veux être ta concubine
    Con, cul et bouche que tu pines
    Tétons que tu lèches et mords
    Mains qui suaves te redessinent
    Jusqu’au désir bandé à mort

    Je veux être la disponible
    Celle avec qui tout est possible
    Et qui jamais ne dira non
    À tes souhaits même indicibles
    Ébranlée chair de ton canon

    Celle soumise à tes délires
    Celle s’enthousiasmant au pire
    Souffrances, viol, humiliations
    Celle aux genoux de ton empire
    Le fruit pressé de ta passion

    Oui je me veux ta sex copine
    Mon ventre à ta queue se destine
    Je veux être tout cela mais
    Rien de plus que ta concubine
    Me demande pas de t’aimer

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  • Je mérite une enquête

    Catégories : Dissyllabe (2), Hexasyllabes (6)

    22 les v’là ! c’est chic
    De faire une descente
          Beaux flics
    Sur ma coupable fente

    J’ai rêvé si souvent
    D’un quarteron de cognes
          Bavant
    Et durs à la besogne

    À vos nœuds aguerris
    Messieurs de la police
          Chéris
    Je livre ma peau lisse

    Ma chatounette en pleurs
    Kiffe aussi bien les bourres
          Que leurs
    Tonfas s’ils me labourent

    Je sais que les poulets
    Ont un pilon énorme
          Sous les
    Plumes de l’uniforme

    Avant de me tanner
    Passez-moi les menottes
          J’en ai
    De l’eau plein la culotte

    Foutez le nez partout
    Condés et la quéquette
          Surtout
    Je mérite une enquête

    Dans les ébranlements
    Du panier à salade
          Gaiement
    Je cède à l’enfilade

    Traînez à la P.J.
    Ce corps qui sous les bites
          Mugit
    Les vices qui l’habitent

    Approfondissez-les
    Mes failles soyez vaches
          Zélés
    Qui sait ce qu’elles cachent

    D’ordure et de grivois
    De poésies cochonnes
          Cent fois
    Pour le trou je suis bonne

    J’aurai dans vos cachots
    Vos mitards, vos cellules
          Bien chaud
    Pour peu que l’on m’encule

    Pinez-moi le bonbon
    Sans relâche et sans haine
          Mes bons
    Agents de la Mondaine

    Je crache le morceau
    Pour qu’aussitôt m’embouche
          D’assaut
    Un brigadier farouche

    Ô gardiens de la paix
    Je veux avant qu’il caille
          Laper
    Le blanc jus de flicaille

    Ayant au cul le feu
    J’avais le diable aux trousses
          22 !
    À présent j’ai la rousse

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  • La prière

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Mon con gémit, mon con déconne,
    Veut subir le pal, la queue, la
    Peine ultime comme Antigone ;
    Nombreux sont ceux qui s’en étonnent,
    Mais, dès petit, mon con gueula
    Qu’on la lui mette jusque-là.

    Mon con supplie — c’est lamentable —,
    Sanglotant tel un tragédien :
    « Enfilez-moi là, sur la table !
    Déroulez ou je pète un câble !
    Plantez vos longs totems, Indiens,
    Pour combler ce fossé pubien ! »

    Mon con feule et rien ne l’apaise,
    Ni doigts ni bout de silicone ;
    Coupant court à sa catéchèse
    Le curé s’en vient qui le baise
    En râlant : « Marie, t’es ma bonne,
    Mais, foutre Dieu ! ton con déconne. »

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  • Le cœur trop étroit

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Pénétrez-vous de moi
    Jusqu’au noir des entrailles
    Que le champ de bataille
    Ne soit plus mon minois
    Mais le cœur trop étroit
    De votre mâlitude
    Dont je lime et j’extrude
    Les relents barbelés

    Pénétrez-vous du culte
    De la féminité
    Ours pillard entêté
    Jouissant jusqu’à l’insulte
    Des pouvoirs inadultes
    Que vous tiriez de nous
    À vous d’être à genoux
    Et passé par les armes

    Des siècles de vacarme
    Ne vous ont pas changé
    Demeurant étranger
    À ce qui nous frissonne
    Jamais (point de maldonne)
    Nous ne serons égaux
    Je fendrai votre ego
    À coups de verve occulte

    Macho vous empaler
    Participe des luttes
    De la femelle en butte
    À vos élans banals
    Issus de l’animal
    Que vous restez en somme
    Courage ô petit homme
    Pénétrez-vous de moi

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  • Nos lèvres l’ont su

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    Pour la première fois nue devant l’autre nu
          Plus de secret, plus de mystère
    Fini le temps de feindre et le temps de se taire
    Pour la première fois un garçon est venu
          Au rendez-vous de mes tendresses
    L’œil rieur, la main longue, un rocher qui se dresse

    J’ai plongé dans le vaste océan de sa peau
          De ses dents portant la lumière
    Sans la moindre frayeur, la bouche la première
    J’ai plongé tout entière et mon ventre zippo
          Ruisselait l’or des incendies
    Écumes de la vague entre nous deux brandie

    Lorsqu’elle m’a fendue emportant le passé
          Crevant les souvenirs d’enfance
    Dure et cruelle ainsi que le temps qui s’élance
    Lorsqu’elle m’a fendu le cœur elle annonçait
          Des siècles de fièvres exquises
    Et nos lèvres l’ont su qui toujours le redisent

    Te souvient-il aussi, amour, sang de mon sang
          De cette aube d’ambre lointaine
    Sur la plage, ô nos corps l’un pour l’autre fontaines
    Te souvient-il de nos lèvres d’adolescents
          Et de cette presqu’inconnue
    Pour la première fois devant toi toute nue ?

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