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Octosyllabes (8) - Page 10

  • L’interface

    Catégories : Octosyllabes (8)

    C’est moi le moyeu, moi le hub,
    Le multiconnecteur femelle
    Où, le soir s’arrimant, s’emmêlent
    Dans la rivalité les teubs.

    Terrain d’entente ou interface,
    Suffit que je m’ouvre pour que,
    Branchant les membres et les queues,
    Leurs querelles je les efface.

    C’est moi le court, moi le fight-club
    Où les plus chauds matchs se disputent ;
    Pas de perdants dans la culbute :
    Chacun se sert, pareil qu’au pub.

    Faites-moi l’amour, pas la guerre
    À moi, le contact, ô, si sub !
    Forcez la douille avec vos teubs !
    Les jaloux sont des gens vulgaires.

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  • Tant de désirs

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Si gros, si gros qu’il me fissure !
    J’ai mal, et pourtant je voulais
    Qu’il s’enfonçât tel un boulet,
    Me fulminant les commissures...
    Tant de désirs non refoulés !

    Si long, si long que ça m’empale
    Toute, et je vais mourir ainsi,
    Jouissant de honte, heureuse aussi,
    Le giron rouge et les joues pâles...
    Tant d’envies, de faims — quel souci !

    Si dur, si dur que je regrette
    Presque l’humide et la douceur
    Des lècheries qu’avec ma sœur
    Nous nous donnions aux nuits secrètes...
    Oh ! tant d’amour, tant d’épaisseur !

    Si vite et fort que ça me tue !
    Je me change en viande à l’étal
    Que sabre un hachoir de métal...
    Est-ce raison qu’on s’évertue
    Tant à foutre un gode brutal ?

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  • Au seuil de la porte de jade

    Catégories : Heptasyllabes (7), Octosyllabes (8)

          Ma vulve je l’ai voulue
    Frottée de rose et de jasmin
    Pour qu’embaumant jusqu’à demain
    Elle soit la fleur impollue

    Plante en son cœur ton dard humain

          Ma vulve se fait glissade
    Poli de coquillage aux doigts
    Depuis que j’épile pour toi
    Le seuil de la porte de jade

    Lance-toi dans ce ventre étroit

          Ma vulve je l’aime et brise
    Et perce d’ivoire entêtant
    Lorsque dans l’ombre je t’attends
    Vois-la briller rouge cerise

    Et tranche de feu ce mitan

          Ma vulve aspire et referme
    Quatre lèvres d’humidité
    Pénètre au fond sais m’habiter
    Enracinant tes épidermes

    Plante mâle ô virilité !

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  • Sombre charcute

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ah mettez-moi les bouchers doubles
    Videz ma carcasse pissant
    D’envies avec vos mains de sang
    Et ces rôtis lourds qui me troublent

    Tant pis si ça dépasse un peu
    Puisque nos appétits commandent
    En duo désossez-moi la viande
    Tranchez les tissus adipeux

    J’ai rêvé de sombre charcute
    Et vous voici râblés mastards
    Fermez boutique il se fait tard
    Pour vous je deviens truie et pute

    Déjà ruisselant sur l’étal
    J’écarte mes chairs qui frémissent
    Plantez longs couteaux vos pénis
    Paire de dieux à l’œil brutal

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  • Petites filles sans visage

    Catégories : Dissyllabe (2), Octosyllabes (8)

    Où débutaient nos tête-bêche ?
    Je ne sais, mais deux langues fraîches,
    Soudain, faisaient à l’autre chat
                            La lèche,
    Afin que du Ciel il touchât
                            Le chas.

    Souvent, même, dans ces folies,
    Nous allions, minettes polies,
    Tutoyer cet antre épicé
                            Que lient
    Des fils de mouille à l’autre accès
                            Sucé.

    Nous étions, par ailleurs, de sages
    Petites filles sans visage,
    Cachant leur corps toujours à jeun :
                            L’usage
    Voulait qu’on tût que l’on mange un
                            Vagin.

    Ma douceur, qu’es-tu devenue ?
    Vas-tu toujours, la cuisse nue,
    Te régaler d’autres embruns,
                            Menue
    Enfant qui m’ouvris ton écrin
                            Sans crin ?

    Il vrai qu’aujourd’hui je broute
    Les filles qui croisent ma route,
    Mais ça n’est plus aussi joli,
                            Sans doute,
    Que nos tête-bêche abolis
                            Au lit.

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  • Sois sympa

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Si seulement j’étais plus souple
    Je pourrais lorsque je m’accouple
    Et qu’on m’a remplie jusqu’au bord
    Laper le sperme dans mon corps

    Je pourrais en courbant l’échine
    Contempler comment fout la pine
    Et comment s’écartent mes chairs
    Pour avaler ce gros dessert

    Je pourrais pour peu qu’on me foute
    Après coup me replier toute
    Fourrer le langue, entrer le nez
    Dans mon vagin vermillonné

    Je pourrais même étant moins raide
    Me lécher la chatte sans l’aide
    D’aucune ou d’aucun être humain
    Se nettoyer c’est bien le moins

    Je pourrais me rouler en boule
    Et boire au fur qu’elle s’écoule
    L’écume hors de mon berlingot
    Heureuse comme un escargot

    Si seulement j’étais flexible
    Je serais moi-même la cible
    De mes appétits dévorants
    D’eau chaude qui verse à torrents

    Chaque fois que j’essaie j’attrape
    Du mal sans atteindre la trappe
    Alors à défaut sois sympa
    Et broute-moi le trou ci-bas

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  • Déréliction

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ah vie de merde je me branle
    Me fourbis la vulve au chambranle
    Vie vide sans vit je me fous
    Le corps en feu comme les fous
    Vie de loose où je m’épouvante
    Sans cesse à m’amocher la fente

          Ça ira mieux demain qui sait...

    Ah vie sordide et solitaire
    Les doigts vissés dans mon cratère
    Je mène une vie de guignon
    Me ramonant jusqu’au trognon
    Vie solo siliconées baises
    Y a plus rien d’autre qui m’apaise

          Mais dimanche ça ira mieux...

    Ah vie de chien destin de chienne
    D’aussi loin que je me souvienne
    Vie de poisse à l’antre poisseux
    Connaissent-ils pas l’angoisse eux ?
    Vie d’infortune et de débine
    Pas moyen d’attirer des pines

          On ressaiera le mois prochain...

    Ah vie pourrie par la scoumoune
    Quoi faire à part larder sa choune ?
    Vie de conne ô vie piège à cons
    Ventre perlant l’amer Picon
    Vie les deux pieds dans la mélasse
    Et le berlingot qui violace

          Mais bon j’ai joui c’est déjà ça...

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  • Selon les règles de l’entraide

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ô bande encor ! bande toujours !
    Je veux que l’on foute et me fende
    Ce con que je livre en offrande
    Toute une nuit et tout un jour

    Ô bande dur ! oui bande raide
    Pour que cet antre inapaisé
    Se sente rempli, bien baisé
    Selon les règles de l’entraide

    Pour prix de ton précieux appui
    À la fin je deviendrai l’ourse
    Épongeant le miel de tes bourses
    Me le jetant au fond des puits

    Mais bande encore ! pine et bande !
    Creuse un ventre à me fracasser
    Je te dirai quand c’est assez
    Et où je veux que tu t’épandes

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  • La vie d’ange

    Catégories : Heptasyllabes (7), Octosyllabes (8)

          Chérie viens j’ai du liquide
    Tu pourras palper mes gicleurs
    Boire à mes océans turpides
    Même y surfer à l’intérieur

          Chérie fais-moi la vie d’ange
    Roucoulons des jours et des nuits
    D’ivres bonheurs qui se mélangent
    On verra où ça nous conduit

          Chérie fais-moi les joues roses
    Vérifie mon niveau des sens
    Allons partout au fond des choses
    Forant creusant nos évidences

          Chérie fais-moi la vie d’ange
    Quand nos babas sont réunis
    Il nous arrive un truc étrange
    Ça part en live et en cunni

          Chérie fais-moi l’œil qui tremble
    Fais-moi le cœur lascif on est
    Si bien toutes les deux ensemble
    Sans cesse à s’entresiphonner

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  • Sevrée

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Tu m’as mis le foutre à la bouche
    Avant de te tourner joli
    Salaud vers d’autres que tu couches
    Au lieu de moi dans ton grand lit

    Tu m’as sevrée de ta gougoutte
    Moi qui si friande ululais
    Buvais et me tartinais toute
    De cet or blanc éjaculé

    Tu m’as fermé de tes burettes
    Le robinet aux jus exquis
    Aux crèmes aux liqueurs surettes
    Que se bâfre je ne sais qui

    Ah privée de ta tendre douche
    Je n’en ai que plus soif encor
    Tu m’as mis le foutre à la bouche
    Et le diable au reste du corps

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  • Conseils aux petites filles

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Petites filles, branlez-vous,
    Avant qu’un connard vous épingle,
    Faisant coulisser sur sa tringle
    Vos connins si roses, si doux.

    Petites filles, sans attendre
    Cajolez le corail exquis,
    Le velours de vos sexes qui
    Bavent déjà de mouille tendre.

    Mais oui, petites, palpez l’or
    De ce si jouissif héritage
    Doué de pouvoirs de dérapage
    Que vous ignoriez jusqu’alors.

    Petites, ô, juste pubères,
    N’hésitez pas à vous finir
    Sans bruit, en feignant de dormir,
    Sous l’œil ému de votre père.

    Petites filles, branlez dru,
    Avant que les gens vous surprennent
    Et vous marient à quelque traîne
    Semelle, ou pis : quelque Landru.

    Douces petites, l’une l’autre
    Tâtez-vous-la de temps en temps ;
    Sucez l’amie qui, haletant,
    En retour vous doigte la vôtre.

    Petites filles, branlez-le
    Ce joujou aux joies inédites,
    Avant que le gâtent les bites
    Défilant à la queue leu leu...

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  • C’eût été dommage

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Vous qui m’avez faite blonde et
    Si séduisante de visage,
    Je vous en défie : répondez !
    Pourquoi, mon Dieu, serais-je sage ?

    Puisque j’ai ce sexe à garnir
    Et d’amples mamelles l’usage,
    Apprenez-moi, pour en finir,
    Pourquoi diable on me verrait sage !

    Votre curé branle, navré,
    Du chef et m’appelle volage,
    Sans dire pourquoi je devrais
    — Le savez-vous ? — devenir sage.

    Puisque les garçons m’aiment tant
    Et que ces trousseurs de corsage
    Ont de la joie en me foutant,
    Pourquoi, Seigneur ! serais-je sage ?

    Puisqu’il n’est pas jusqu’aux nanas
    Qui dans leur lit ne m’envisagent
    Ou ne m’entraînent au sauna,
    Je m’en voudrais que d’être sage.

    Qui prétend que le feu faiblit
    Quand la coquine avance en âge ?
    Au contraire, j’ai pris le pli
    De ne jamais me montrer sage.

    Certes, j’aurais pu, moins putain,
    Me marier, me mettre en ménage
    Avec un affreux puritain...
    Mais, dites, c’eût été dommage !

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  • Une belle à Babel

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    Ô déboires sans fin de la chaude Espagnole
    Qui vivait à Paris et s’y plaisait beaucoup !
    En vain fantasmait-elle en cul qu’on la pignole,
    Ses amants les plus fins ne comprenaient pas tout.

          Por favor, baisez-moi lé coul !

    Lorsqu’elle en dénichait un dont l’âme érudite
    Laissait augurer qu’il réussirait son coup,
    Elle tendait l’œillet mais, hélas ! cette bite
    Non plus ne visait pas assez bien à son goût.

          Madre de Dios, j’ai dit lé coul !

    Le jour qu’elle connut un beau compatriote,
    Elle roula des yeux, chanta Couroucoucou
    À ce Pedro qui, au surplus, paraissait fiotte...
    Par malheur, il était plus con qu’un caribou.

          Hijo de puta, par lé coul !

    Abandonnant le stupre et désormais fort vieille,
    Elle erra, chaste et triste, au bras d’un vieux grigou
    Galant auquel, un soir, elle dit à l’oreille :
    Querido amigo, prénez-moi par lé cou !

          Sur quoi il l’encula debout.

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  • Pour Agrippine

    Catégories : Octosyllabes (8)

    La première fois qu’Agrippine
    M’apparut vêtue d’un corset
    Je sentis qu’une douce épine
    En mon cœur battant s’enfonçait

    La première fois qu’Agrippine
    Glissa ma main sous son tricot
    Pour m’inviter à la rapine
    J’en eus de l’eau plein l’abricot

    La première fois qu’Agrippine
    Fourra sa langue entre mes dents
    Tant j’aimais ma bonne copine
    Que je bichai c’est évident

    La première fois qu’Agrippine
    Pour moi dévoila ses beaux seins
    Je crus ces fruits qu’on épépine
    Et mordis d’élan assassin

    La première fois qu’Agrippine
    Me prenant la soif en pitié
    M’offrit de boire à sa chopine
    Je m’en gavai des jours entiers

    La première fois qu’Agrippine
    Me pria : viens et m’emboutis !
    Il a bien fallu que j’opine
    Elle avait acheté l’outil

    La première fois qu’Agrippine
    Tout soudain me tourna le dos
    En m’ouvrant ses fesses poupines
    Je dus inventer la sodo

    La première fois qu’Agrippine
    Me montra de quelle façon
    On s’entrelèche entre lapines
    Je renonçai net aux garçons

    Même quand plus tard Agrippine
    Saisie de désirs licencieux
    Me voulut voir sucer des pines
    Je courus quérir les messieurs

    La dernière fois qu’Agrippine
    Me baisa c’était jour de l’an
    Ce souvenir me turlupine
    Et j’y repense en me branlant

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  • Prier Priape

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Si votre mari bande mou,
    Ma fille, il faut prier Priape
    Bien longuement, à deux genoux,
    En baisant sa petite cape,
    Tout en s’enfilant au minou
    Un gros cierge bénit du pape.

    Si le vit ne réagit pas,
    Saisissez-vous d’une badine
    Pour flageller de haut en bas
    Ce malhonnête qui s’obstine
    À vous refuser ici-bas
    Des joies pourtant tout enfantines !

    Est-il toujours sans épaisseur ?
    Empalez des vingt centimètres
    Du gode en cuir de votre sœur
    L’œillet noir de ce petit-maître,
    Ce godelureau, ce farceur
    Qui n’a rien foutu que de naître !

    Mais, croyez-en votre maman,
    Si le mal reste sans remède,
    Et que le mâle, effrontément,
    Rechigne à vous venir en aide,
    Alors trouvez-vous un amant —
    Un, surtout, à la queue bien raide.

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  • À double détente

    Catégories : Dissyllabe (2), Octosyllabes (8)

    On gagne à le connaître Émile
    Car outre qu’il met dans le mille
    Il se redresse encor pimpant
                Pan ! Pan !

    Deux coups d’épine à l’affilée
    Pour bien se sentir enfilée
    Il sait faire, ah ! le sacripant
                Pan ! Pan !

    Il s’introduit une première
    Fois, vous brique à fond la chaumière
    Vous y fiez pas s’il se répand
                Pan ! Pan !

    Un train peut en cacher un autre
    Un dard aussi, mes bons apôtres
    Je l’ai appris à mes dépens
                Pan ! Pan !

    On croit qu’il va piquer un somme
    Mais non ! ce diable de bout d’homme
    Se reraidit droit comme un Pan
                Pan ! Pan !

    Lasse, vous pâmez de jouissance
    Quand sans nulle résipiscence,
    Il vous remord, ah le serpent !
                Pan ! Pan !

    Il faut le baiser pour le croire
    Pour le prix d’une : deux histoires
    À la limite, hein, c’est flippant
                Pan ! Pan !

    L’Émile en tout cas s’en rengorge
    Il est fou de son sucre d’orge
    Fier de sa queue ainsi qu’un paon
                Pan ! Pan !

    Essayez de tirer vos grègues
    Il vous alpague avec son zguègue
    Au prépuce antidérapant
                Pan ! Pan !

    Cette gaule aussitôt brandie
    Serait-ce pas la maladie
    Du priapisme galopant ?
                Pan ! Pan !

    Ou carrément même il se drogue
    S’injectant seul au fond des gogues
    Un cocktail de produits dopants
                Pan ! Pan !

    Mais je me plaindrai pas quand même
    D’un garçon qui doublement m’aime
    Deux fois de mon cul l’occupant
                Pan ! Pan !

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  • Une faim de louve

    Catégories : Heptasyllabes (7), Octosyllabes (8)

          Ah j’ai le ventre si creux
    Je pourrais m’envoyer un type
    Entier prétextant d’une pipe
    Pour croquer son vit liquoreux
    J’ai la dalle oh c’est malheureux

          Mon boyau bâillant si vide
    Je le voudrais fourré d’Adams
    Qu’y puis-je moi si j’ai la dent
    Plus acérée qu’une sylphide
    Et la salive plus humide

          Ô connin claquant du bec
    Pauvre chatte à la faim de louve
    Farcis-toi donc si tu en trouves
    La knack charnue d’un tendre mec
    Arrosée d’un petit blanc sec

          Un conseil dans ta fringale
    Garde un bon bout pour les jours sans
    Autrement dit te nourrissant
    Joue auprès de qui te la cale
    Tant les fourmis que les cigales

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  • Plus que de pain

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

          Je vis des vits
    Qui me chassent les idées mortes
          Je vis des vits
    Qui loin de rester au parvis
    Me vont, me viennent, m’entrent, sortent
    Me foutant des émotions fortes
          Ces gentils vits

          Je m’ouvre entière
    À leur savoureuse invasion
          Je m’ouvre entière
    Tant la bouche tant la chattière
    Qu’aussi l’anus à l’occasion
    Comme hier soir quand nous baisions
          Je m’ouvre entière

          Ô bel ami
    Puissiez-vous revenir très vite
          Ô dur ami
    Me perforer tel un tamis
    Du bout raidi de cette bite
    Dont la tendresse encor m’habite
          Précieux ami

          Je vis de baise
    Dont j’ai besoin plus que de pain
          Je vis de baise
    Plus rien au monde ne m’apaise
    Comme un mandrin de turlupin
    Droit comme le long fût d’un pin
          Et qui me baise

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  • Démasquée

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Tu vas nue retrouver celui
    Pour qui tu plies tes sœurs le savent
    Celui du soc et de l’étrave
    Pour qui ton corps se change en pluie

    Tu vas nue te pendre implorante
    Pleurnicharde où tout ton désir
    Te rebâtit poupée de cire
    Sous l’écharde traçant ses fentes

    Tu vas nue remordre à l’aimant
    Qui t’a fait perdre la boussole
    L’étoile inenvolée du sol
    Qui t’ouvre des regards déments

    Tu vas nue rissolante et chaude
    Te jeter sous ce nouveau maître
    Mais nous tes sœurs loin de permettre
    Te jetterons l’âme en maraude

    Tu vas nue te fendre le corps
    Aux mains de nuit qui t’ont soumise
    Et mise à sac dans ta sottise
    Aux mains que tu réclames encore

    Nue tu vas nous livrer l’amande
    Coupable à défaut de l’absent
    On le baisera jusqu’au sang
    Coupable ton ventre à l’amende

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  • Destins contraires

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Oh ! cachez-le, votre asticot !
    Si je le vois, je deviens sotte,
    J’ai des fourmis dans la culotte
    Et j’abandonne mon tricot
    Tant qu’il est là qui m’asticote.

    Dissimulez ce beau bébé
    Qui me rend humide et bébête,
    M’invite à tripoter sa tête
    Et peut-être à le masturber
    Tout en vous tâtant les roupettes.

    Planquez-moi ce fol animal
    Me hantant, moi, si virginale !
    J’en ai des chaleurs vaginales...
    Mais, céder, serait-ce pas mal ?
    Dites-le-moi, ô brute mâle !

    Soustrayez cette tentation
    À mon cœur qui s’en émotionne !
    Car si, certes, mes mains actionnent,
    Ça n’est dû qu’à mon affection
    Pour vous, dont l’engin me passionne.

    Rangez-le donc ! Il fait si frais
    Ce soir, et je crains, cher beau-frère,
    Qu’on nous entende. — Ah ! que contraires
    Sont nos destins ! Mon corps navré,
    Quand parviendra-t-il à s’y faire ?

    Oh ! cachez-le ! Vous m’épuisez
    À me tendre votre épuisette !
    Ma fente, voyez ! fait risette ;
    Et si ma sœur s’en avisait ?
    Cachez-le là... sous ma nuisette !

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