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Octosyllabes (8) - Page 8

  • Sœur vagabonde

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    À Manon prise encore à se mouiller les doigts,
    La mèr’ sup’ dit : « Quittez sur-le-champ notre toit !
          Cherchez de par le vaste monde
    Un but plus altruiste et qui plaise au bon Dieu,
    Sauvez des âmes en sauvant la vôtre. Adieu,
          Je vous nomme sœur vagabonde. »

    Après avoir versé les larmes de son corps,
    Manon imagina un challenge en accord
          Avec à la fois ces consignes
    Et son propre besoin de se faire enfiler :
    Ramener l’égaré, l’homosexuel dans les
          Honnêtes clous, la droite ligne.

    La novice, enfilant un habit de putain
    En place de la bure, en convainquit plus d’un
          Par ses arguments imparables ;
    Se bousculant au seuil de son appartement,
    Quelque mille invertis, tour à tour ses amants,
          Vinrent lui sauter sur le râble.

    Ce puissant sacrifice — il convient sans détour
    De l’avouer — ne pesa sur le monde pas lourd ;
          Sitôt niquée la jolie nonne
    (D’ailleurs, en général, par l’antre défendu),
    Les homos refoutaient d’autres hommes perdus,
          La laissant là comme une conne.

    La mèr’ sup’ au couvent reprit bientôt Manon,
    Craignant qu’elle se fît faire un enfant sinon,
          À tant se donner de la peine ;
    La branleuse, ravie de retrouver ses sœurs,
    Et partageuse, au fond, leur offrit ses douceurs :
          Elle était devenue lesbienne.

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  • Un beau salopard

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Virée mon mari m’a virée
    Vous trouvez pas ça un peu raide
    Chers amis j’en appelle à l’aide
    En plus ma robe est déchirée

    Virée larguée mise au rancart
    Foutue dehors après pendant
    Trois ans m’avoir foutue dedans
    Vous parlez d’un beau salopard

    Bon d’accord OK pour les courses
    Et passer l’aspi j’étais nulle
    Tandis qu’il bosse au fond je bulle
    Mais j’excelle à vider les bourses

    Virée ou pas moi j’ai viré
    Tout l’argent sur un compte à part
    Je vais prendre un nouveau départ
    Ce con j’en ai rien à cirer

    Comme une merde il m’a virée
    Pour un peu j’en deviendrais folle
    Il faut que quelqu’un me console
    Venez tous on part en virée

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  • Un prince indifférent

    Catégories : Octosyllabes (8)

                J’attends
          J’attends qu’il me sourie
    J’attends qu’il me prenne les mains
    J’attends mouillée de rêveries
    J’attends la nuit le lendemain
    J’attends qu’il me voie me regarde
    J’attends de fondre dans ses yeux
    J’attends le sein planté d’échardes
    J’attends morte les joues en feu
    J’attends qu’il me fasse renaître
    J’attends qu’il me fasse un enfant
    J’attends j’attends qu’il soit mon maître
    Tâtant et prenant les devants
    J’attends et mon ventre s’enflamme
    J’attends le désirant des doigts
    J’attends je l’attends le réclame
    J’attends sa chaleur et son poids
    Au bois dormant j’attends sans cesse
    J’attends un prince indifférent
    J’attends sang bouillant de princesse
    J’attends mon cœur est un tyran
    J’attends tant pis si je halète
    J’atteins le point de non-retour
    A-t-il ou non levé la tête ?
    J’attends
          J’attends
                J’attends son tour

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  • Monde tombé

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ton ventre éclosant sous la lune
    Monde tombé vibre en silence
    Autour mille et cent astres lancent
    Leur vain appel tracent des runes

    Fusées mes doigts à la surface
    Posément cherchent s’aventurent
    Traquant l’étrange créature
    Couchée là morte ou qui rêvasse

    Tous tes gémirs je les explore
    Je saurai l’eau l’air les collines
    J’y creuserai des puits de mine
    Dresserai la faune et la flore

    Il m’appartient velours et moelle
    Je le sillonne et le baptise
    Je luis pour lui de convoitise
    Ton ventre tombé des étoiles

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  • Dans Lewis Carroll

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Un jour hélas tu baisseras
    Alice ton slip pour une ale
    Croyant voir le bout du tunnel
    Un jour Alice oui tu seras
    Morte on t’aura coupé les ailes

    Tu partiras tu fuiras mes
    Tendres lèches de cœur Alice
    Lèches à la reine au calice
    Car s’il est vrai que tu m’aimais
    Déjà d’entre mes doigts tu glisses

    Un jour ce désir qui te fend
    Cèdera la place à un drôle
    Ainsi que dans Lewis Carroll
    Tu te seras perdue enfant
    Un homme usurpera mon rôle

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  • Vibrer pour toi

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je crois en Toi Gode un peu trop
    Partout je ressens Ta présence
    Au taf au lit dans le métro
    Mes pensées Tu les réagences
    Tu démolis ma vigilance

    Je crois en Toi Gode à jamais
    Qui remplis si bien tout l’espace
    Petite déjà je T’aimais
    Il n’était guère un jour qui passe
    Sans que je prie devant la glace

    Bien sûr mon culte ardent se voit
    Lorsque je m’écrie hors d’haleine
    Ô Gode Tu m’ouvres des voies
    De Ton amour je suis plus pleine
    Même que Marie-Madeleine

    Je crois en Toi Gode bon dieu
    Possède-moi trouve le centre
    Mon corps aspire aux désirs pieux
    Je veux Te porter dans mon ventre
    Sentir comme Tu sors et entres

    Mais ma fièvre de Toi déplaît
    Gode on me boucle on me ligote
    On complote de m’accoupler
    À un mortel d’allure idiote
    Tout blême et mou dans la culotte

    Je crois en Toi Gode au secours
    Si Tu me sors de cette ornière
    On se donnera libre cours
    Vibrant pour Toi ma vie entière
    Je m’abîmerai en prière

    Je crois en Toi Gode aie pitié
    Emporte-moi loin des sauvages
    Impies cherchant à me châtier
    Branle et brûle-moi sans partage
    J’ai poussé à fond le voltage

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  • Sont-y pas canons ?

    Catégories : Octosyllabes (8), Terza rima

    Vive les gentils androgynes
    Les incertains du genre humain
    Les perdus loin des origines

    Que ces bijoux fous de demain
    Sous l’œil des projos se pavanent
    À loilpé la main dans la main

    Salivez straights ouvrez les vannes
    Bandez écarquillez les yeux
    Quand passera la caravane

    Ils vont remplacer tous vos dieux
    Ils feront du cul table rase
    Pour rebâtir le monde en mieux

    Les rôles sexuels vous écrasent ?
    Vous rêvez de coïts nouveaux ?
    Rejoignez-les sortez des cases

    Ou bavez branlez-vous les veaux
    Nases nazis d’ancienne espèce
    Enfermés dans vos vieux cerveaux

    Foin de vos traditions épaisses
    Sont-y pas canons ? matez-les
    Z’ont des lèvres des seins des fesses

    Sitôt qu’ils passent à la télé
    Vous allumez ça vous excite
    Ces êtres au génome emmêlé

    Cherchez pas la fouffe ou la bite
    Ces machins-là c’est dépassé
    Place enfin aux hermaphrodites

    C’est classe et même à tout casser
    Les gros clitos les minipines
    Il y en aura jamais assez

    Vive les gentils androgynes
    Je veux les voir j’en ai des suées
    Ô monoïques intersexués
    Ô l’avenir que j’imagine…

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  • Conte express (d’après Hoffmann)

    Catégories : Octosyllabes (8)

          Ô Olympia

    Un fol en fièvre nue l’épia
    À travers sa loupe et ses verres
    Un falot un pâle un pervers
    Lorgna les charmes d’Olympia

          Ô Olympia

    Dans son boudoir aux tons sépia
    Un godmiché sous sa tunique
    Mu par énergie galvanique
    S’envoyait au ciel Olympia

          Ô Olympia

    L’autre dément le galapiat
    Voulant l’avoir toute à son vice
    Se munissant d’un tournevis
    Démonta le cœur d’Olympia

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  • Un jour d’été

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Dans l’herbe mouillée de nos sueurs
    Dans l’air déchiré de tes plaintes
    Je t’ai léchée petite sœur

    J’en avais rêvé mainte et mainte
    Fois Je m’étais branlée à cœur
    Risquant que mon sexe s’esquinte

    Dans l’herbe qu’arrachaient tes doigts
    Tu valais la fleur en corolle
    Moi l’abeille qui la nettoie

    Pas question d’inverser les rôles
    J’avais si soif et faim de toi
    Que je jouissais pourtant c’est drôle

    Dans l’herbe écrasée d’émotion
    Sous le ciel et l’ombre des trembles
    Je te léchais avec passion

    Puis on nous a punies ensemble
    Petite sœur mais nous pissions
    Le jus et nos cœurs battaient l’amble

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  • Constellations du désir

    Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)

    Je dirai haut ce que les autres turent
    L’amour tout cru avec du poil autour
          Les doigts creusant la confiture
    La langue canine et le souffle court

    Je dirai Montre ! à qui me dit Je t’aime
    Et Viens ! à qui la perche me tendra
          Épaisse et gorgée de poèmes
    Constellations du désir en mes draps

    Je dirai tout Les envies récurrentes
    Les occasions et les besoins profonds
          Les fantasmes fous qui nous hantent
    Je dirai haut ce que les autres font

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  • Comme un ventre

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Viens faire un tour dans ma cahute
    Me tripoter les bas instincts
    Ce soir mon âme un peu putain
    T’accoste Viens-t’en qu’on chahute

    Monte avec moi Laissons raison
    Bourgeoise et freins dans l’antichambre
    Et sois pour un moment le membre
    Viril au sein de ma maison

    Viens faire un saut sous ma soupente
    Pour rire et m’envoyer en l’air
    J’ai lu Nin Louÿs Henry Miller
    Et tous les Virginie Despentes

    Aux gonds suprêmement graissés
    Ma porte s’ouvre comme un ventre
    Écoute ta bonne amie Entre
    Une heure ou deux me caresser

    Viens faisons les zouaves Exécute
    Un show pour calmer mes chaleurs
    De toi j’ai le désir à fleur
    Ce soir Viens-t’en dans ma cahute

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  • Un esthète

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

    Taz le désaxé aux lézards
          Né de mère inconnue
    Les fait courir sur ma peau nue
          En écoutant Mozart

    Taz me ligote au lit me baise
          À sa façon bizarre
    Puis lâche ses amis lézards
          Sur mon corps qui s’apaise

    Douze langues allant au hasard
          Lèchent là sueur et mouille
    Quand cent griffes menues gribouillent
          Tels de zélés thésards

    Alors je geins mon sang se fige
          Souffle comme un blizzard
    Et Taz contemple ses lézards
          En s’astiquant la tige

    Moi pétrifiée plus que Lazare
          Avant que Jésus vienne
    Je perle une pluie diluvienne
          Qu’ils boivent à mon bazar

    Ce tableau Taz ému le scrute
          De son œil de buzzard
    Il aurait bien fait les Beaux-Arts
          Malgré ses airs de brute

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  • Un total plus grand que la somme

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    Nous avons tel un pain partagé notre amante
    Enfant tendre ô ma mie épaisse assez pour deux
          Pourquoi ne pas suivre la pente
          Soudain du triangle hasardeux

    D’un bout à l’autre de ses mille itinéraires
    Main dans la main nous reconnûmes nos chemins
          De brebis bêlant sous la mère
          De miel et d’ambre féminin

    En elle nous avons comme un champ qu’on sillonne
    De nos ongles creusé les plaies vives ouvert
          Nos chauds et noirs terriers de lionnes
          S’offrant le gîte et le couvert

    D’elle nous nous tendions par-dessus ses soupirs
    La chair encore tremblante où nous avions léché
          Mordu de nos dents de vampires
          Sans parvenir à l’assécher

    Par elle à travers elle à nouveau nous nous sommes
    Donné ô gloire à elle à ce corps consentant
          Un total plus grand que la somme
          De nos torts et folies d’antan

    Goûte-moi ce filet qui perle sous la menthe
    De son pubis et toi suce sa langue en soie
          Ce soir partageons notre amante
          Ce soir plus de chacun pour soi

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  • Je te rejoins

    Catégories : Octosyllabes (8), Terza rima

    Les lèvres de nos plaies s’écartent
    Dès qu’on effleure le passé
    On se sent vieille on se sent tarte

    Nos doigts ont peur de s’immiscer
    Où dorment plaisir et souffrance
    Si quelque chose était cassé

    Et si l’antique délivrance
    D’amour mimé ne venait plus
    Mais déjà nos bassins s’avancent

    Déjà l’herbe mouille il a plu
    L’index retrouve la mémoire
    De toi l’hier pris dans ma glu

    Seule avec les bleus du miroir
    Je te rejoins pour jouir oh je
    Tombe à genoux devant l’armoire

    Demain sera moins nuageux
    Le souvenir rebat les cartes
    Pas moyen de perdre à ce jeu

    Les lèvres de nos plaies s’écartent
    Dès qu’on effleure le passé
    Je ne voulais pas que tu partes

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  • À la sauvette

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Sous le peignoir de mousseline
    Lili se sait chaude et féline
    Son corps entier déjà s’incline
    Vers vos lèvres bel officier

    Qui donc connaîtra la défaite
    Ce soir au terme de la fête
    Que quelque chose ou rien la vête
    Lili aime à s’en peu soucier

    Vous pouvez la coucher en joue
    En travers des draps de neige ou
    D’une table elle elle déjoue
    Vos maléfices et vous bat

    À votre rêverie d’enfance
    Lili sait déjà par avance
    Que vos armes sont sans défense
    Et qu’on ne tombe pas bien bas

    Sans le peignoir couvrant le ventre
    S’abandonnant à ceux qui entrent
    Lili halète et se recentre
    Sur l’étui noir de vos couteaux

    Dans l’ombre elle se donne entière
    Sa tête heurtant comme des pierres
    Plus rien au fond ne fait barrière
    Et jaillit le plaisir bientôt

    Vous pouvez la prendre pour cible
    De vos ambitions impossibles
    Rire aux longs crachats qui la criblent
    Mordre à sa chair en carnassier

    Quelque crûment qu’on la dévête
    Lili au terme de la fête
    Jouissant de vous à la sauvette
    Gagnera quoi que vous fassiez

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  • Aux beaux jours

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Alerte alerte alerte aux gazes
    Cent garces nues me tournent autour
    Mamelle au balcon cuisse au tour
    Les chaleurs de l’été m’écrasent

    Alerte aux sentiments violents
    Mon cœur en palpite à s’entendre
    Mes lèvres s’écartent du Tendre
    Et je vais partout me branlant

    Alerte ô vois elles se vêtent
    D’un rien de tissu rasibus
    En rôdant par les rues les bus
    Où je les mate à la sauvette

    Alerte à l’armée des bimbos
    Par qui chaque année je suffoque
    Quoiqu’en épiant l’œil équivoque
    Leurs leurres on dirait du Rimbaud

    Alerte mon masque se barre
    Face à ce doux bombardement
    Je salive et pas seulement
    Par les glandes sudoripares

    Alerte aux beaux jours ô cadeau
    J’en perle à mort j’en perds les phrases
    Alerte alerte alerte aux gazes
    Couvrant peu les jolies ados

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  • Poème pédophile

    Catégories : Hexadécasyllabes (16), Octosyllabes (8)

    J’aime un enfant tout nu j’aime un ange un bambin un chérubin
    Tripotant mon clito lorsqu’ensemble on s’ébat dans l’eau du bain
          Nos amours certes font des vagues
          On me le reproche on dit que
          Je suis garce ou que je divague
          Au moins s’il avait une queue

    J’aime un moutard un chiard un nouveau-né pas plus haut que trois pommes
    Un loupiot tendre et salopiaud un adorable petit d’homme
          Est-ce un Ken ou un G.I. Joe
          Quoi qu’il en soit quand il se plante
          Dans ma fente oh l’affreux jojo
          Je jouis d’une façon troublante

    J’aime un poupon un tout-petit un gosse un joli nourrisson
    Dont d’ailleurs on ne sait pas bien s’il est fille ou s’il est garçon
          L’imaginer mâle me botte
          Si c’est mal ma foi je m’en fous
          Pour peu qu’au-dedans il barbote
          Gigote et fasse bien le fou

    J’aime un baigneur un beau bébé un mioche en celluloïd rose
    De temps en temps j’ai honte un peu surtout quand il me fait des choses
          Avec son crâne lisse et doux
          Et ses mirettes à bascule
          Ses cils me caressant partout
          Il manquerait plus qu’il m’encule

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  • Bye bye

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Fourre-moi ta bite encore un coup
    T’as vu mon ventre comme il bâille
    J’ai trop de mal à dire bye bye
    Ces secousses-là on y prend goût
    Où trouver l’envie que je parte
    Quand mes lèvres bavent et s’écartent

    Rien qu’un ultime dedans-dehors
    Pour effacer cette heure si triste
    Je chope les boules si tu résistes
    Ô ta queue montée sur ressort
    Me rend la chatte et l’esprit vides
    Les seins durs et la rage au bide

    Remplis-moi toute encore une fois
    Tamponne à m’en laisser des traces
    Après ça c’est promis je trace
    Et si jamais on se revoit
    J’espère tu sortiras ta pine
    En souvenir d’une ex-copine

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  • Vœux pour l’avenir

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

          Qu’il y ait un futur
          Et un reste de monde
    Une suite à nos aventures
          Qu’entrent les membres durs
          Aux culasses profondes
    Des brunes filles et des blondes

          Que d’autres matins feu
          Dévorant la fenêtre
    Fassent miroiter nos cheveux
          Que les longs vits nerveux
          Sans trêve nous pénètrent
    Chassant vilains mots et mal-être

          Qu’il y ait des chemins
          Fleuris de grasses veines
    Pour nous conduire au lendemain
          Que le nuage humain
          À nos flancs de sirènes
    Verser la pluie vienne et revienne

          Que ces années de suie
          Nous aient laissées plus fortes
    Grâce aux bonheurs que l’on essuie
          Que les béliers de nuit
          Qui nous ouvrent les portes
    Léchant les parois nous emportent

          Que l’on ne s’arme plus
          D’or et de pensées laides
    Que chacun devienne l’élu
          Qu’en nos ventres velus
          S’enfoncent chauds et raides
    Les aiguillons portant remède

          Que l’on troque ces croix
          Pour de plus doux supplices
    Que les cons seuls restent étroits
          Et du désir la proie
          Qu’on force nos matrices
    Et que de chair on les remplisse

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  • La vierge au bain

    Catégories : Octosyllabes (8)

    L’eau frissonne en léchant mes hanches
    Et pénètre mon ventre étroit
    Mon téton durcit, tout s’enclenche
    Sous mes yeux qui n’ont jamais froid

    L’eau se trouble, suce, enveloppe
    De sa lèvre mouillée de sel
    Mes replis de jeune salope
    Prompte à égarer son missel

          Ô entre là, eau, prends-moi toute !
          Suis-je pas seule à la maison ?
          Me forçant tu verras sans doute
          Mon rose hymen à l’horizon

    L’eau hésite, flue, reflue, jongle
    Avec mes désirs haletants
    Tant qu’à la fin, de mes coups d’ongle
    Je le perce en serrant les dents

    L’eau rougit, s’enfle et précipite
    Sa chaude morsure, elle fond
    Sur les vierges envies de bite
    Que mon cœur nourrissait au fond

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