Ô lèvres du bas vous frottez
L’une l’autre entre mes deux pouces
La trotteuse aura beau trotter
Le temps s’effiloche et repousse
Tous les sommeils tant l’heure est douce
Lèvres d’amour vous aspirez
Mes doigts de votre appétit tendre
Ma fièvre ne fait qu’empirer
Dans un moment je vais me fendre
D’une joie qu’on pourrait entendre
Lèvres de feu vous déversez
Vague après vague sur ma paume
Quelle outre mon ventre percé
Dont le poisseux nectar embaume
Et me liquéfie chaque atome
Lèvres secrètes con corail
Pourvoyeur des belles secousses
Chaque nuit tu m’offres ce rail
Qui monte au ciel et je repousse
Tous les sommeils tant l’heure est douce
L’heure est douce
Catégories : Octosyllabes (8)

Commentaires
Très juste description d'un moment intime, avec deux derniers vers qui décolle littéralement. Un poème caressant à souhait.
Ah, je corrigé, décollent ... Pas décolle. Je déteste les erreurs de langue.
Je veux dire je corrige... J'espère que ma maîtresse ne me punira pas.