Où tu vas je te suis bel elfe
Qui verses la purée au self
Le soleil remplit ton visage
Le feu sur tes lèvres m’attend
Je n’ai plus d’autre paysage
Que tes longs membres excitants
Ange ou démon j’ai ta lumière
En moi chassant la nuit d’hier
Ton seul sourire m’écartèle
Ton œil me perce mille trous
Ton ventre est une caravelle
Je suis sa figure de proue
Emporte-moi au bout du vivre
Que ta langue entre et me délivre
Des parlotes du gris du froid
J’abandonnerai la fumette
Mon elfe mais j’ai droit je crois
À trois louches dans mon assiette
Octosyllabes (8) - Page 6
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Trois louches (minimum)
Catégories : Octosyllabes (8) -
Instant d’inattention
Catégories : Octosyllabes (8)Je ne suis qu’un éjaculat
D’amour d’étoile et de poussière
Goutte échappée des couscoussières
D’un autre humain qui vécut là
Je suis l’oubli d’une capote
Un pur instant d’inattention
Un vit qui fuite et ô passion
Soudain dans un ventre clapote
Je suis l’écho vague et lointain
D’un désir dépourvu d’histoire
Lui ne prisait que foutre et boire
Elle avait un cœur de putain
Flaque s’agitant solitaire
Je ne suis que l’éjaculat
D’un pâle humain qui vécut là
Souillant pour quelques temps la terre -
Posséder l’absente
Catégories : Octosyllabes (8)Ça m’a fait bip-bip dans l’œdipe
Et des tas d’autres trucs ailleurs
Quand j’ai surpris papa sans slip
Vision d’un monde un peu meilleur
Un monde où les garçons grandissent
Dans des proportions renversantes
Troublée par ce puissant indice
J’ai voulu posséder l’absente
Mais puisqu’hélas veillait maman
Sur l’objet de mes attentions
Il fallait donc furtivement
Qu’avec papa nous le fassions
À coups de coïts et de pipes
Et d’un tas d’autres trucs d’ailleurs
J’ai pu résoudre mon œdipe
Sans écouter les pinailleurs -
Droit de visite
Catégories : Octosyllabes (8)De Timothée le tatoué
Je pus feuilleter les images
Cœurs griffés dragons et visages
Flammes mystérieux messages
Amantes de rêve vouées
À sa peau pour ultime plage
Sur Timothée le tatoué
S’opéraient des métamorphoses
On voyait parmi d’autres choses
Un lion couché qui se repose
La proue d’un trois-mâts s’échouait
Au sein nu de sirènes roses
Chez Timothée le tatoué
Ex-marin revenu des pôles
Tout était peint cuisses épaules
Fesses merveilles que l’on frôle
Pour voir le décor s’ébrouer
Désondulant telle une tôle
À Timothée le tatoué
Je me suis offerte de suite
Afin d’avoir droit de visite
D’explorer gentiment le site
Il cachait (ça m’a secouée)
Une tour Eiffel sur la bite -
Désir déchire
Catégories : Octosyllabes (8)Ah combien je me suis saignée
Pour cette splendide araignée
En mon ventre elle avait son nid
Faisant son miel de mes pétales
Mordant quand je crevais la dalle
Ricanant de mes agonies
J’attirais les mouches pour elle
Pauvres je leur coupais les ailes
Mes draps de toile étaient le lacs
Où elles tombaient amoureuses
Une faim d’araignée ça creuse
Surtout celle que j’avais là
On paralysait nos victimes
Dévorait leurs parties intimes
La plupart n’en revenaient pas
De mes mines d’amour mimée
Nos relations s’envenimaient
En dépit de tous mes appâts
Désir plaisir nuitées de soie
Que l’aube ensanglante et déçoit
Désir déchire on s’arrachait
Ah combien je me suis saignée
Pour cette maudite araignée
Se nourrissant à mes crochets -
K.O.
Catégories : Octosyllabes (8)Quand Norma Jean sort de son jean
Je tousse et salive ô secousse
Séisme en mon ventre de gousse
Envies de sillonner les brousses
Que sous le string je m’imagine
Lors salope elle abat son top
Et je fonds moiteur inondée
De sentiments dévergondés
De désirs qu’il faut bien sonder
D’eaux réclamant qu’on les écope
En un tournemain je dégoutte
L’antre vibrant de convoitise
Mon propre slip je le baptise
Aussitôt que ma cop me tease
Et vais m’étaler knock out -
L’instant Q
Catégories : Octosyllabes (8)Qui trop embrasse un mâle étreint
Sa compagne sans enthousiasme
Faisant de l’œil à l’œillet brun
Celui-là vise à d’autres spasmes
Qui trop embrasse un mâle au train
C’est l’instant Q c’est l’heure urgente
Où les mecs s’envaselinant
Il te faut prendre la tangente
Ô femme aux désirs lancinants
Dont l’époux gitonne et déjante -
Obsédée
Catégories : Octosyllabes (8)C’est comme un refrain entêtant
Les moites rougeurs du couchant
L’image peinte d’un Adam
La viande cédant sous la dent
Le rire des adolescents
Un couple au soleil sur un banc
Le lait chaud le fromage blanc
Mes seins plus lourds en se penchant
Couché par terre un indigent
Un cri bref un gémissement
Sur ma peau le baiser du vent
Le souvenir d’un bel amant
Un parfum qui flotte un instant
Des mots tels que chair ventre élan
Le soudain afflux de mon sang
La vue d’un lit pourtant décent
La lippe entrouverte des gens
Une banane un cabestan
Un serpent rôdant par les champs
La pointe Bic en jaillissant
Tout tout des fois c’est embêtant
Tout m’y fait penser tout le temps -
Pour l’amour de lui
Catégories : Octosyllabes (8)Moi j’étais nue lui habillé
Auprès de nous quelques billets
Et tout mon cœur éparpillé
Sur un mètre ou deux de bitume
J’essayais de cacher ma joie
D’être là l’élue de son choix
J’essayais de bercer sans voix
L’amour de lui qui me consume
J’étais assise au bord du lit
Lui debout sourire poli
Et tout mon cœur s’est amolli
Tout mon ventre est devenu Gange
Quand j’ai baissé son pantalon
Pour que dresse ce membre long
Sentant de la lèvre aux talons
L’amour de lui qui me démange
Je l’ai sucé sublimement
Mon aliment mon sentiment
Et tout mon cœur errait dément
Tel un poulain qui caracole
J’ai bu chaque perle venue
J’ai tu les sanglots défendus
Puis rejoint l’angle d’avenue
Où cajolant mon sexe nu
Pour l’amour de lui je racole -
Terminé
Catégories : Octosyllabes (8)On se complaît dans le cloaque
De nos pauvres rapports mort-nés
Cet amour touche à sa borne et
Tu ferais mieux d’aller au claque
Plus la peine de me piner
Fini l’extase et les grands lacs
Cet amour saoul j’en ai ma claque
Va plutôt te faire un ciné
Je quitte le clic-clac et plaque
Cet amour glauque assassiné
Dont je me branle le minet
On se complaît dans le cloaque -
Un tyranneau
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Mon ventre resaigne et réclame
Sa livre de chair ô maudit
Qui me force à devenir femme
Tous les quatre jeudis
Moi qui me voulais poétesse
Juste de vers obnubilée
Il me faut courir en vitesse
Pour me faire enfiler
Mon ventre au cas où je m’oppose
À son vouloir de tyranneau
Me pousse à écrire des choses
Oh... beaucoup plus porno -
Sommeil
Catégories : Octosyllabes (8)Rêve de fille au ventre nu
Lourde de ses tétons groseille
Mon sommeil même est parvenu
À lui ouvrir cette avenue
De déchirure une merveille
Rêve de fille au ventre brun
Qui m’offre sa faille à recoudre
Champ lisse à l’impossible grain
Aux moiteurs que ma bouche étreint
Aux parfums de sang et de poudre
Rêve de fille d’ambre et d’or
Tatouée chaude et sans mémoire
L’univers autour de nous dort
Je croque de longs corridors
Qui gémissent dans la nuit noire
Rêve de fille au ventre peint
Mais déjà basculent les pôles
Un bain de lumière assassin
Noie sommeil fille et faille et seins
… Toi tu dormais sur mon épaule -
La parole est à la défonce
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Je l’ai vu ton vit en besogne
Prête-le-moi d’amour battant
Dard dardé sans perdre un instant
Qu’il me rencogne
À la tâche je l’ai vu dur
Peu pressé de purger sa pine
Prisonnier du cul des copines
Sodo au mur
Je l’ai vu niqueur à l’ouvrage
Ta belle aiguille à fricoter
Pompe à bourgogne aligoté
De blanc cépage
Je veux me chauffer de ce bois
À mon tour au gros nœud de ronce
La parole est à la défonce
Prête-le-moi -
Entre chienne et loup
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Le soir venu dans le tramway
Je me faufile
Culotte ôtée fille facile
Ventre noué
Jupe mini dans la cohue
Baignée de sueur
Cherchant la main du caresseur
Sur ma peau nue
Je dois arriver jusqu’à lui
À fond de rame
Poussez-vous donc messieurs mesdames
Son regard luit
Peu de stations faut allez vite
Se retrouver
Déjà j’ai le dedans crevé
Déjà je fuite
C’est le soir entre chienne et loup
Que ça se passe
Le tram nous étreint face à face
Et nous secoue
Les freins hurlent je suis partie
Dans le décor
Titube au sein des autres corps
Vers la sortie
Le soir venu dans le tramway
J’aime cet homme
Mon ventre s’accroche à lui comme
À une bouée -
Sale époque
Catégories : Octosyllabes (8)Nos enfants ne sont plus cochons
Les plans cul pour eux c’est galère
Au lieu de s’envoyer en l’air
Ils planent en fumant du chichon
Nos obscénités les dégoûtent
Ils ont d’éminents idéaux
Trouvés dans les jeux vidéos
Le foutre et la mouille ils s’en foutent
Nos ados disent merde au cul
Même le porno ça les gave
On s’entre-prend plus dans les caves
C’est grave au niveau du vécu
Ô génération cérébrale
Pauvres chéris ne se branlant
Que par hygiène et sans élan
Quand mom insiste ou daddy râle
J’ai beau leur montrer mes nichons
Ça les fait rire ah sale époque
Où faut se contenter des vioques
Eux au moins sont restés cochons -
C’est pas pratique
Catégories : Octosyllabes (8)Me suis acheté un mari
L’était pas cher dans la boutique
L’avait un vit télescopique
En l’essayant ma sœur a ri
Me suis offert ce beau bonhomme
Garanti bandant jour et nuit
Fini les insomnies l’ennui
Seul hic c’est fou comme il consomme
Pis faut le brosser l’embrasser
Souvent faut lui tailler des pipes
L’est exigeant au fond ce type
Y a des moments j’en ai assez
Au bout du con c’est pas pratique
Un mari même au gland visseur
Je l’ai poussé dans l’ascenseur
Me l’ont repris à la boutique
Mais là j’ai vu pleurer ma sœur -
Des couilles dans mon potage
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)Des mots de vilains mots pour ma vieille jeunesse
Dites bite aussitôt je brais j’ai l’âme épaisse
Et le ventre vite échauffant
Foutre suce encule oh j’ai la bave à la bouche
Un mot sale et déjà je ricane et me touche
Vicieuse ainsi que les enfants
Du cru du cul du gras du chaud de l’explicite
Rien ne me plaît autant rien d’autre ne m’excite
M’en priver serait cruauté
Des couilles je veux des couilles dans mon potage
Pinez les pinailleurs les imams du langage
Qui nous voudraient le cru ôter -
Mon cœur abject
Catégories : Octosyllabes (8)Il suffisait que tu parusses
Pour que rampante à tes orteils
Et quelque honte que j’en eusse
Je redevinsse enfant qui suce
Ton ventre débouchée bouteille
Perlant les lents laits de Vénus
Que ton œil strict et dur errât
Sur mes chairs nues mes chairs soumises
Semblant dire Tu le paieras
Pour que je me changeasse en rat
En larve aux cruautés promise
Et que mon cœur y adhérât
Il suffisait que tu souhaitasses
D’une obscène sévérité
Me rappeler quelle est ma place
Pour qu’aussitôt putain pétasse
J’ouvrisse les fesses à tes
Caprices et les implorasse
D’un mot tu savais exiger
Ce qu’il est choquant que j’écrive
Car l’amour de toi me rongeait
Écartant morale et dangers
Un mot d’ordre une directive
Et je devenais ton objet -
Sont-ils tous ainsi ?
Catégories : Octosyllabes (8)Moi, m’habituer à être tuée,
Tout éventrée de par sa bite
Épaisse et forçant la trouée ?
Comment m’y faire, ô Aphrodite ?
Vois ! la gloutonne avait les yeux
Trop grand, la fente trop petite.
Moi, me soumettre à cet essieu
De fol acier qui m’écartèle ?
Sont-ils tous ainsi les messieurs ?
Je pleurniche et le supplie telle
La truie d’envoyer la purée,
J’oublie de quel nom l’on m’appelle.
Dieux fous ! combien sait-il durer ?
Qu’il dure et dure… ah ! qu’elle est dure…
Je crois que je m’habituerai. -
Celle aux seins ballant
Catégories : Octosyllabes (8)C’est dans la glace de l’armoire
Qu’à genoux le soir il me prend
L’espace s’y ouvre plus grand
Il me fait gémir en entrant
Et ma pupille en devient noire
Telle est sa frasque sa lubie
M’aimer ainsi face à moi-même
Voir comme ma joue vire au blême
La buée dessinant des poèmes
Autour de mes lèvres rubis
Il nous pine et j’ai peine à croire
Que mon jouir soit aussi brûlant
Que l’autre celle aux seins ballant
Qui se donne avec tant d’allant
Là dans la glace de l’armoire