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Octosyllabes (8) - Page 9

  • Ventre affamé n’a plus d’oreilles

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Mon bas du ventre s’acoquine
    À tes laines rousse copine
    Ça tricote à cuisses perdues
    Quoiqu’on n’ait jamais vu d’épine
    À la chair du fruit des fendues

    Nos bouches d’amour s’entretiennent
    La mienne bavant sur la tienne
    Lui conte haleines suspendues
    La sanglante légende indienne
    De l’arbre et du fruit des fendues

    Ventre affamé n’a plus d’oreilles
    Quand nos hauts-de-cuisse appareillent
    Sourds à la plainte inentendue
    Sourdant d’autres bouches vermeilles
    Ailleurs loin du fruit des fendues

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  • Le comte et le con (conte)

    Catégories : Décasyllabes (10), Fable, Octosyllabes (8)

    Dans son caveau, le comte E. Jacula,
    Mort depuis peu et qui mal se résigne
    Aux vertueux hivers de l’au-delà,
          Tend l’oreille qui quête un signe.

    Hurle la bise à rendre fous les loups
    Rôdant partout aux abords des masures,
    « Libres !... » gronde E., dont le cerveau jaloux
          A perdu du temps la mesure.

    La crypte soudain résonne des pas
    Précipités d’une chose ou d’un être
    Qui tremble et geint et lui parle tout bas :
           « Pouvez-vous m’entendre, ô mon maître ?

    » Je suis Ninon, fille de ces croquants
    Qu’un jour vous reçûtes à votre table,
    Privilège eu, du reste, en le troquant
          Contre ma vertu discutable.

    » Sachez qu’au grand jamais je n’oublierai
    Combien vous étiez ferme comme un cierge,
    Et que mon con, souvent, tout déchiré,
          Pleure en songeant à votre verge. »

    Plus puissants que la mort, de tels propos
    Font que le feu, bien qu’il y voie que dalle,
    Bande à crever dans son lieu de repos
          En soulevant la lourde dalle,

    Et le voici qui enlace Ninon,
    Lui veut planter son versoir à semence...
    Mais elle tombe à genoux et crie : « Non !
          Seigneur, le péril est immense,

    » Car vous épient au tournant du décor
    Tous ces bouseux que le curé harangue.
    Ils brûleront votre si roide corps,
          Puis ils m’arracheront la langue !

    — Bah ! fait le comte en ricanant, moqueur,
    Est-ce assez pour qu’un Jacula frissonne ?
    Baisant ces rats, je leur serai vainqueur,
          Mais, pour l’heure, ma polissonne... »

    Et de son long pieu fend la bouche en cœur.

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  • Ma légionnaire

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

    Toi qui buvais, gueulant des chants de corps de garde,
          Quelque alcool fort à pleins barils,
    Il fallut qu’en ce bar tes dehors si virils
          Je les perce et mieux les regarde.

    Mal féminin, s’il faut écouter les ragots,
          Ta carrure rude et hommasse
    Me plut assez pour que nos conques nues s’aimassent,
          Quoiqu’on t’appelât virago.

    Ton baryton, tes muscles de déménageuse,
          Loin d’être à mes yeux un défaut,
    M’attirèrent, soudaine émule de Sappho,
          Vers ton épaule avantageuse.

    Qu’importait des messieurs l’imbécile dédain ?
          Tu restais femme tout entière ;
    De leurs labels machos nous nous faisions litière,
          Couchées boudin contre boudin.

    Tu t’en allas où tes 46 fillette
          Et ta moustache t’emmenaient,
    Ô légionnaire en perm aux baisers forcenés,
          Androgyne sans andouillette !

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  • À pleines culottes

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je voudrais dévorer vos raies
    Déesses fortes et girondes
    Plus qu’aux gros joyaux de Golconde
    Je rêve nue désemparée
    Et moite à vos mollesses rondes
    D’un blanc de falaise de craie

    Ah ! vous lécher le sot-l’y-laisse
    Monts de chair où la vie tremblote
    Jus et viande à pleines culottes
    Planètes nées pour la caresse
    Vos saines sueurs vos riches flottes
    M’engraisseront belles ogresses

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  • Serve du fruit

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Rappelle-toi femme allaitant
    Nos serments d’amour mutuelle
    Nos conjugaisons je tu elle
    Nos furieux élans militants

    Rappelle-toi l’hier encore
    Mon corps près du tien qui s’étend
    Ouverts nos ventres palpitant
    Qui prenaient feu jusqu’à l’aurore

    Rappelle-toi qu’en commettant
    Cet inutile tu rallies
    La vie que nous avions haïe
    Avec ardeur à dix-sept ans

    Rappelle-toi dis sois sincère
    Fuyons à deux tant qu’il est temps
    Il pue le vécu qui t’attend
    Serve du fruit de tes viscères

    Femme engrossée femme allaitant
    Si ta bouche se fait cruelle
    Et nie notre amour mutuelle
    J’irai me jeter dans l’étang

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  • À consommer sur place

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)

          À ma belle auberge espagnole
    Tu trouveras le bon vivre et le cul ouvert
          On remet souvent le couvert
    Picolant comme un trou plus d’un se la pignole

          À mon bel hôtel de passion
    On entre faire un saut dès qu’on la sent tendue
          Salle des pines pas perdues
    Se mélangent les gens et les générations

          Ô palace ô pension salace
    Tu prendras une suite et la taulière avec
          Range donc ton traveller’s check
    Tous les cons sont compris à consommer sur place

          Le bon vivre et le cul ouvert
    T’attendent la soubrette et ses nymphes menues
          Te souhaiteront la bienvenue
    Après l’amour souvent on remet le couvert

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  • Les plaisirs à Josette

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Me voulez-vous moi c’est Josette
    J’ai le ventre serré brûlant
    Avide d’essieux longs et lents
    Mettez-les-moi dans la rosette
    Pas besoin de beaucoup d’élan

    Sitôt expédiée la prière
    Du soir et la pipe à papa
    Je vais promener mon derrière
    Et le reste de mes appâts
    Dans les bars que je connais pas

    Guidant les vits dans ma rosette
    Je me les fais entrer dedans
    Plus profond s’ils sont plus bandants
    Je viens pas là pour la causette
    Plutôt pour les jeux décadents

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  • Au cul les barbus !

    Catégories : Octosyllabes (8)

          Si j’ai bien compté, c’est le 1000e poème

    Pars Ali pars à la prière
    Fiérot comme un conquistador
    Pendant qu’à poil sous mon tchador
    Je me fais fourrer par derrière
    Par Rachid un gars du quartier
    Mécréant rempli de pitié

    J’encule ainsi les islamistes
    Mettant les nanas sous écrou
    Allah je m’en farcis le trou
    J’existe moi puisqu’on me fiste
    Et n’en déplaise à Mahomet
    Mon corps se kiffe ô dégommé

    À bas le voile et les mosquées
    Niquons les cons et les barbus
    Quand Rachid fend mes attributs
    Je deviens baiseuse embusquée
    Pissant triste Ali sur ta foi
    Et jouissant trois ou quatre fois

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  • La rivale

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Si tu m’aimes plus, Margoton,
    Si tu me refuses tes lèvres
    Du con, leur étui de coton,
    Moi, pauvre pâtre pris de fièvre,
    J’irai tâter d’autres tétons.

    Si tu me fuis, fourbe bergère,
    Me celant tes lieux vénériens
    Sans plus vouloir, dans la fougère,
    Rouler ton cul contre le mien,
    Si ton regard me réfrigère,

    Il est des êtres sans ego
    Auxquels mon cœur aussi s’attache.
    Bref, si tu m’aimes plus, Margot,
    Je me rabattrai sur la vache
    Et son énorme berlingot.

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  • Princes de la cochonnaille

    Catégories : Octosyllabes (8)

    La rosette et le saucisson
    Sont comme deux larrons en foire
    Et qu’importe au fond si l’un foire
    Au cours de leurs jeux polissons

    Le saucisson et la rosette
    S’encanaillent net et précis
    Quand l’un s’étire, l’autre aussi
    Tôt se dilate et fait risette

    La rosette et le saucisson
    Ces princes de la cochonnaille
    Nous les emportons où qu’on aille
    Et à loisir les unissons

    Le saucisson et la rosette
    S’aiment si fort qu’assez souvent
    Ils se convient, l’œil émouvant :
    Viens, jouons à cligne-musette !

    La rosette et le saucisson
    À chaque apéro se marient
    Et leur gaieté jamais tarie
    Remplit le salon de frissons

    Le saucisson et la rosette
    Deux spécialités du bon Dieu
    Dont l’assemblage est dit odieux
    Par les coincés — pourtant mazette !

    La rosette et le saucisson
    Si bien l’un dans l’autre se logent
    Qu’à quoi bon foutre (on s’interroge)
    Ce trou par lequel nous pissons ?

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  • Mission d’exploration

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Plus tu m’humectes, plus je mouille
    Et je m’étonne : jusqu’à quand ?
    Ces deux vases communicants
    Sont-ils sans fond, cornegidouille ?
    On le saura qu’en forniquant.

    Plus tu l’embroches, plus il s’ouvre,
    Mon ventre, et plus fort il a faim.
    Ô, viens profond, viens dur afin
    Qu’on sache enfin ce que recouvrent
    Cette eau, ce gouffre et ces parfums !

    Creuse les contrées inconnues !
    Foule-les des pas les plus longs !
    Depuis le temps que nous brûlons
    D’apercevoir les envies nues
    Qui dormaient sous nos pantalons...

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  • Là où le vit blesse

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Je les regarde tous en douce
    En m’imaginant leur engin
          Déjà je geins
    De le sentir qui pousse et pousse
    Pour me modeler le vagin

    Je les regarde au bas du ventre
    Voir si y a du monde au balcon
          Hors de mes gonds
    Je rêve que ça entre et entre
    En me recalibrant le con

    C’est mon vice ô c’est ma faiblesse
    Mater les mecs les supputant
          Déjà dedans
    Je coule là où le vit blesse
    À l’envisager me foutant

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  • Sa langue aux chattes

    Catégories : Octosyllabes (8)

    À langue humide on se raconte
    Des choses à trembler de honte
    À langue docte on se décrit
    Nos sentiments nos joies nos cris

    À langue émue on se remue
    Les sangs ensemble on fait sa mue
    À langue avide on se repaît
    De soupirs toujours plus épais

    À langue d’ogre on s’appréhende
    Pour ce doux crime être gourmandes
    Tout alanguies on se défait
    De nos derniers restes d’effets

    À langue ardente on se repère
    La lézarde où vit la vipère
    À langue âpre point on ne craint
    La parlotte à rebrousse-crin

    À langue osée on se dépose
    La rosée au secret des roses
    À langue aiguë on se découd
    L’accroc en gémissant beaucoup

    À langue muette on se tourmente
    De lancinants désirs d’amantes
    À langue roide on se durcit
    Le bouton de chair sans merci

    À langue farouche on se flingue
    Nos souffles sont devenus dingues
    À langue aveugle on ne se voit
    Plus mais nous emmêlons nos voix

    À langue altérée on s’avale
    Les fleuves brûlants qui dévalent
    À si longue langue on s’éprend
    Que nos ventres vont s’empourprant

    Sans trêve on pourlèche écarlate
    Sa langue ivre sa langue aux chattes
    Puis dans le jouir on se rejoint
    Pour se donner les premiers soins

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  • L’égout (et les couleurs)

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Dans mon trouble le gras le lourd
    Et le salé tout se mélange
    J’ai scié ma muse et limé l’ange
    Souillé l’azur l’or les velours
    Pénétré l’égout de l’amour

    Tant pis pour celles que ça lasse
    Navrée pour ceux qui mal y voient
    Je crois aux vertus du grivois
    Pour le restant le pas-salace
    J’ai oublié de suivre en classe

    Les gros mots le sont jamais trop
    Licencieux et cochons m’amusent
    J’ai limé l’ange et scié ma muse
    Des tags pornos dans le métro
    Je fais des vers un peu rétro

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  • Aux plans torrides de l’écliptique

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Ce soir, ça mouille en mon décan
    Plein de soleils aphrodisiaques ;
          Tout le zodiaque
    Me fait de l’œil en forniquant.

    Sous ta rudesse âpre et têtue,
    Je me sens les pieds et poings liés,
          Fougueux Bélier,
    Dont chaque élan m’ouvre et me tue.

    Est-il exact qu’une Crétoise
    Jouit avant moi de ton barreau,
          Brave Taureau,
    Qui bande presque d’une toise ?

    Il fallut bien que je gémisse
    Tant vos phallus m’ôtaient les mots,
          Frères Gémeaux,
    En emplissant mes orifices.

    Pince mes chairs roses, mes plages
    De vice heureux si l’on s’en sert,
          Ami Cancer,
    Qui me rends humide et volage.

    D’or sont ton œil et ta crinière,
    Ta peau vaut peut-être un million,
          Pourtant, mon Lion,
    Ta queue je la vis la première.

    Tu peux serrer fort les genoux
    Pour te préserver de la verge
          Des mâles, Vierge,
    Mais là nous sommes entre nous.

    Mes équilibres se défont
    Quand ton gode force et s’élance,
          Jolie Balance,
    Épais et raide jusqu’au fond.

    Ton dard nous blesse et nous infecte
    Comme autrefois quand nous lapions,
          Vilain Scorpion,
    Le venin d’une pine infecte.

    Viens d’une flèche me percer
    Là où tant d’hommes s’agitèrent,
          Ô Sagittaire,
    Toi qui t’es longtemps exercé.

    Faux bouc ! Chimérique animal !
    Ensemble dépassons la borne,
          Mon Capricorne,
    Qui marque où commence le mal.

    Ma nature ayant peur du vide
    Que le ciel m’offrit au berceau,
          Gentil Verseau,
    Pour toi je mouille et pompe, avide.

    Ah ! les nanas sont des chiennasses :
    Toutes au ventre nous poissons
          Quand les Poissons
    Glissent leurs flancs là dans la nasse.

    Astres, reluisez sous ma voûte
    Et menez-moi au firmament
          Infiniment,
    Car le destin veut qu’on me foute !

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  • Gorgée d’amour

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Je les avalais par la nouille
    J’étais celle qui s’agenouille
    Plus d’un n’en est pas revenu
          J’ai fait des fouilles

    Forte de faux airs ingénus
    Je les bouffais tout crus tout nus
    Et de perspective de fuite
          Aucun n’en eut

    Je les invitais où j’habite
    Afin d’en boulotter la bite
    Combien appelèrent au secours
          Pas assez vite

    Ainsi en leur faisant la cour
    Je mettais les pendules à jour
    En les avalant par la nouille
          Gorgée d’amour

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  • Réceptacle

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Rose est ma porcelaine insondable mon urne
    Que creuse encore et que repolit tout garçon
    Lorsqu’il me force l’aine et s’y vide les burnes
    Sans y mettre trop de façons
    Étant moi-même assez vilaine
    Chaude et rose ma porcelaine
    N’aime rien tant que d’être pleine
    D’un polisson

    Moiteur du graal un vase au fini de faïence
    Prêt à lui recueillir le miel blanc des roustons
    Ce ventre qu’il invase et pine avec vaillance
    Lourd de replis et de festons
    Dont d’un coup le revers s’embrase
    Puisqu’il brûle le graal ô vase
    Lui comme moi les périphrases
    Nous détestons

    Cette argile qui s’ouvre afin qu’un mâle y chute
    S’engloutisse à jamais dis maman quel bon tour
    Nous lui avons joué quelle avalée de jute
    Vit ce vit sevré sans retour
    Tombé des falaises de Douvres
    C’est la mer avide qui s’ouvre
     Mes super chéris se découvrent
    Au pied des tours

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  • La revanche d’un crack

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Par-dessus tout par-dessus lui
    À chevaucher son arrogance
    De nos rodéos c’est je pense
    Celui au top où je reluis

    Caracolant trotteuse hippique
    Tel un jockey sur son bourrin
    Je saute et voltige et cours un
    Steeple-chase à même sa pique

    Pouliche en nage ô songe aussi
    À cingler ta mâle haridelle
    Cravache au fur que tu jouis d’elle
    Tu sentiras que ça grossit

    Par-dessus tout plus je cavale
    Plus Amazone s’épuisant
    Je deviens proie pour l’alezan
    Qui me retourne et crack ! m’empale

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  • Pour la route

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Viens me rebaiser me remettre
    L’âme à l’envers le ventre chaud
    Me reretourner le derjo
    Lui remontrer qui est le maître

    Viens me replanter ton surin
    Me rembobiner la goualante
    Me rejouer la valse lente
    Me reremplir à fond les reins

    Viens me rouvrir ça se referme
    Me rextasier me remourir
    Me regraver ton souvenir
    Me remouiller les épidermes

    Viens me refoutre sois remien
    Oh viens me retirer les cartes
    Et le reste avant que tu partes
    Amant d’un jour ô Bohémien

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  • À nos plaisirs lointains

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Souviens-toi de nos face-à-face
    Quand ensemble on s’accroupissait
    Pour mieux se regarder pisser
    Et se déployer la crevasse

    Souviens-toi de nos nudités
    S’étudiant l’une l’autre en nage
    Et des mots jetés au visage
    Pour en goûter la crudité

    Souviens-toi de ces imbéciles
    Dont pas un ne nous attirait
    On croyait qu’on réussirait
    L’amour sans leur foutu missile

    Souviens-toi comme on s’agaçait
    Avec nos doigts ivres la fente
    Tapies là qu’il pleuve ou qu’il vente
    On n’en avait jamais assez

    Ne nie pas je sais que tu penses
    Aussi à ces plaisirs lointains
    Comme moi devenue putain
    Tu te souviens de notre enfance

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