Pine inhumaine elle s’inhume
Dans un ventre terrien
Elle que n’affolait plus rien
Lui vole dans les plumes
Plane au-dessus du rêve-lit
Et sans bruit la pénètre
Parfois on aspire à renaître
Lorsqu’on s’ensevelit
En une humaine de la Terre
Pine entra s’irrumant
Et s’y branlant éperdument
Troubla le cimetière
Octosyllabes (8) - Page 2
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Rêve étrange (et pénétrant)
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8) -
Les bucoliques
Catégories : Octosyllabes (8)Amour, soleil, vous triomphâtes !
Nous courûmes baiser dehors,
Tout nus parmi les épis d’or,
Toussant en raison des phosphates.
Puis, réfugiés sous l’épaisseur
D’un hallier de puissant volume,
Brûlant de désir nous voulûmes
Tirer en dépit des chasseurs.
Lui bramais : « Viens que je te foute
Ma bite au con, tel un vaurien ! »
Hélas ! moi je n’entendais rien :
À deux pas passait l’autoroute.
Plus tard, comme il bandait d’airain
Sur ma lippe libidineuse,
Voilà débouler trois bouseuses
Charriant dix tonnes de purin.
D’où ces foutues bêtes à quatre
Pattes partout, ces sangliers,
Ô Nature ? Vous sembliez
Nous en vouloir de nous ébattre.
Ce nonobstant, il m’embougra
(Comme à la Poste entre une lettre)
Au milieu d’un décor champêtre
De vieux pneus et de papiers gras.
Enfin, d’avoir lavé sa bite
Dans l’eau limpide d’un ruisseau,
Nous chopâmes de colossaux
Bubons ainsi qu’une hépatite.
Verdures, vous eûtes raison
De nos fantasmes bucoliques !
Lui et moi, désormais, on nique
À l’appart en toute saison. -
Il s’appelle Hank
Catégories : Octosyllabes (8)Je braquerais des distribanques
Pour m’offrir ces mouvants piliers
Ce rêve de femelle en manque
Qui me rend presque folle à lier
Ô tentacule ô pseudopode
Entends mon cri long familier !
Faut à tout prix que je me flanque
L’appendice où ça fait du bien
Je l’épie parmi la calanque
En me brossant les poils pubiens
Ô membre agile ô tentacule
Pour m’acculer tu veux combien ?
Ah trop tard l’animal se planque
En d’obscurs antres supposés
C’est un pêcheur, il s’appelle Hank
Il a un poulpe apprivoisé -
Au fond des choses
Catégories : Octosyllabes (8)Tel un gros serpent qui ondule
Bill est plutôt mou du bidule
Ce nonobstant son épaisseur
Puisque l’avachi va si j’ose
Dire quand même au fond des choses
Bien mieux que la main de mes sœurs
De texture éminemment flasque
On dirait un vieux béret basque
Lymphatique usé languissant
Au clou d’une oubliée patère
Néanmoins son volume atterre
Et mon Bill me remue les sangs
Rien qu’en doucement l’enfonçant -
Chœur des braves uhlans
Catégories : Chanson, Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Chanson de corps de garde
dédiée à Phil Bottle, poète en Short
Capitaine, ô vieux capitaine,
Nous t’aimons d’un cœur si brûlant
Que, lors des assauts sur la plaine,
Nous le prouvons en tant qu’uhlans.
Toujours en selle,
Le sabre au vent !
Foin des pucelles
Qu’on fout devant !
C’est nous les braves :
Otto, Roland,
Willi, Gustav
Et Jacques, uhlans !
Capitaine, ô ta noble dame
Nous inspire un respect violent ;
Sa beauté nous fait fondre l’âme
Et frissonner en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, après la bataille
Tu vantes partout nos élans,
Et, quoique pas un ne te vaille,
Nous voilà fiers en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, ô fin meneur d’hommes,
Si, certes, nos jeux turbulents
Singent un peu ceux de Sodome,
On se rachète en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, ô, c’est bien dommage !
Ton sang gicle en coagulant,
Tu meurs… mais un dernier hommage
Nous te rendons en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, ô, sous ta houlette
Nous eûmes un fameux bilan
De soûlographie, de boulettes
Et de scandale en tant qu’uhlans.
Toujours en selle,
Le sabre au vent !
Foin des pucelles
Qu’on fout devant !
C’est nous les braves :
Otto, Roland,
Willi, Gustav
Et Jacques, uhlans ! -
Suffit qu’il se dévête
Catégories : Octosyllabes (8)S’il sort son vit couche-toi vite
Ne cherche pas à l’éviter
Moi dès qu’il ôte sa lévite
J’ai l’impression de léviter
Il est assez qu’il se dévête
Pour que je devienne hébétée
Que je me doigte à la sauvette
Dégoulinante à ses côtés
S’il sort son vit prend pas la fuite
Ça servirait qu’à l’exciter
Quand l’abbé vient couche-toi vite
Et prie sainte Lubricité -
Une tragédie qui finit bien
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)Voyez, là-bas, se branler sous les cèdres
Et balbutier : « Beau-fils, ô fils,
Viens me fourrer, viens enfoncer ta vis
Au con de belle-maman Phèdre ! »
Or, Jupiter, la zieutant en badaud,
Lui largue, en place d’Hippolyte,
En plein sur le clit un aérolithe
Qui la fait grimper au rideau.
Voyez, là-bas, brave seigneur Thésée !
Pour vous en dire l’essentiel,
C’est, d’un pavé tombé du haut du ciel,
Votre épouse enfin rebaisée. -
La main virtuose
Catégories : Octosyllabes (8), Terza rima« Il se pourrait qu’on en mourût »
Songeai-je, en fièvre, les joues roses
Comme d’avoir longtemps couru.
Jusqu’aux noirs ourlets de mon prose,
Je sentais sourdre de doux rus ;
Tant de moiteurs se superposent !
Cependant que ses doigts bourrus
Me branlaient jusqu’à la névrose,
Nul, bien sûr, ne me secourut.
Cet homme avait la main virtuose,
Me contrôlant comme en symbiose…
J’aurais voulu qu’on en mourût ! -
D’amour amenuisé
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)À force de limer, tendre ami, tu t’émousses,
Et je sens que le jour viendra
Où, même ayant le sang saturé de Viagra,
Ce membre fourbu dira pouce.
Plus rien n’émoustillant ton moucheté fleuret,
C’en sera fait du geste auguste
Du limeur d’autrefois ; il me restera juste
La fente et les yeux pour pleurer.
Et plus tu t’uses, plus — dame ! — moi, je me mine,
Envahie par d’épais crayons
Qui remplacent ta pine : eux et moi bataillons
Comme lorsque j’étais gamine.
Oui, ton vit épuisé à force de puiser
Pendouille ; elles sont loin ses frasques ;
Chaque fois tes élans se font un peu plus flasques,
Bandant d’amour amenuisé. -
Encore un flop
Catégories : Octosyllabes (8)Éliane et moi nous nous branlâmes
Ensemble un soir de vague à l’âme
Où nos beaux flirts tombaient à l’eau
Ma chatte en feu, ses yeux de flamme
Quel pied de nez à ces salauds
Ce fut un brûlant face-à-face
De ceux qui en principe effacent
Les flops auparavant connus
Nous nous agacions la crevasse
L’une pour l’autre ventres nus
J’aime leur queue gémissait-elle
Ah la sentir qui m’écartèle
Et s’enfonce en moi comme un clou
Oui mais ce soir passons-nous d’elle
Dis-je et notre œil devenait flou
J’aime qu’il me la mette entière
Et dure ainsi qu’un bloc de pierre
Feulai-je à mon tour cependant
Mon amie semblait en prière
Qui jouissait en serrant les dents
Éliane et moi nous nous branlâmes
Sans cesser que nos cons réclament
Le gros phallus de ces félons
Malgré ces cris ces yeux de flamme
Nos doigts n’étaient pas assez longs -
Métro rétro
Catégories : Octosyllabes (8)En descendant vers Réaumur
Par un corridor dégueulasse
Il me plaqua la raie au mur
Afin la main chaude et salace
De me tirailler poils pis con
Sous une pub Amer Picon
Peu après comme entrait en gare
Notre rame à Sébastopol
Se dézippant sans crier gare
Il me fourra soudain Popaul
En pogne et susurra Soupèse
Sous l’œil d’un Bibendum obèse
Tout ça m’avait tant mise en train
Qu’en filant vers les Batignolles
Mes doigts amoureux l’ont étreint
Le temps d’une humectée pignole
Il a henni comme un poney
Sous Dubo Dubon Dubonnet -
Tendre vers
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)J’ai aimé d’amour une horizontale
Fière, droite, faisant bander
Tout homme — oh, secrètement je tendais
Vers elle et sa beauté fatale.
Ses clients nombreux la nommaient Nini ;
Je connaissais ses habitudes
Et rêvais, le soir, après mes études,
De la rejoindre à l’infini.
Que luise la lune au ciel ou qu’il flotte,
Chaque nuit je me rapprochais
D’elle sans jamais pouvoir la toucher :
Hélas ! c’était mon asymptote. -
Friandise
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetMa fente est son bonbon fourré
Elle y fout miel et crème anglaise
Confiture et morceaux de fraise
Ô doux gestes enamourés
Ma fente est sa dragée surprise
Où elle introduit des éclats
De beurre ou de noir chocolat
Ô son regard qui m’électrise
Puis nous allons longtemps marcher
Courir, jouer à chat perché
Un bouchon m’obturant la fente
Et mon ventre de four invente
Le chaud potage panaché
Qu’après sa langue ira chercher -
Chimère
Catégories : Octosyllabes (8)Avec ton membre dressé noir
Tu me joues les chiens de ma chienne
Me plantant devant le miroir
Tremblant du désir que tu viennes
River ton membre et m’en filer
De ces frissons qui vous envoient
Valser par les cieux sans filet
Gémir à s’effrayer les voix
Je sens ton membre pousser là
Sa longue épaisseur de plastique
Pour que ma mouille se mêle à
Ces huiles dont tes doigts l’astiquent
Puis quand ton membre heurte muet
Le seuil de ma vallée des roses
Si pressées de le voir ruer
Les voilà qui s’élancent écloses
Ô va beau membre madré noir
Chevauche-moi ma chevaucheuse
Étalonne-moi tamponnoir
Couvre ta jument amoureuse
Plantée jusqu’au fond du miroir -
Dès que je l’ai plus dans les pattes
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Je dis jamais pour qui j’en pince
À mon mari ce vieux bébé
Ça ferait que l’exacerber
Il est jalmince
Qui m’invente à longueur de temps
De fols et profonds adultères
Il a pas bien les pieds sur terre
C’est embêtant
Je l’apaise en taillant des pipes
En m’ouvrant douce à volonté
Pour l’empêcher de cogiter
Aux autres types
Ceux durs qui m’enfonçant le clou
Me noyautent et percent la chatte
Dès que je l’ai plus dans les pattes
Mon gros jaloux -
La zézette au frangin
Catégories : Octosyllabes (8)Touche-pipi ! Doux jeu qui mêle,
Dans le honteux, dans l’interdit,
Au futur mâle la femelle
Future et déjà dégourdie.
Touche-pipi ! Je vis d’emblée
Ce que l’on pourrait obtenir
De ces parties lorsqu’accouplées
On les ferait aller-venir.
Touche-pipi ! Ce fut, l’espace
D’un éclair, l’évidence que
J’aurais de la joie par où passe
Cet adorable bout de queue.
Touche-pipi ! Je voulus mettre
En bouche ce tuyau des gars ;
Ça râlait : il fallut promettre
Trois carambars et un nougat.
Touche-pipi ! Ah, qu’elle est grosse,
Soudain, la zézette au frangin,
Quand, douces, mes lèvres la brossent
Et la cajolent ! Et comme il geint !
Touche-pipi ! Voilà qu’il crache,
L’animal, il me fait pipi
Dans la gueule, alors je me fâche
Et m’en vais le dire à papy.
Touche-pipi ! C’est là, en somme,
Que je connus les faits majeurs :
Sous la houlette d’un vieil homme
Au membre raide et fourrageur. -
Ceux qui pillèrent
Catégories : Octosyllabes (8)C’est à seize ans que fut voulue
La déchirure ouvrant sa chair
C’est à seize ans que se couchèrent
Sur sa peau trois garçons goulus
Car à seize ans brûlante et mûre
Elle sentait déjà vibrer
Au tréfonds d’elle calibrées
Les envies des amants futurs
Ces seize ans où se vit pollu
Son ventre à coups de membres durs
Elle en conserve l’échaudure
Après tant d’étés révolus
Pour ses seize ans ils la soumirent
Tel un vieux ballon de football
Aux gaietés de la carambole
Lui laissant de vifs souvenirs
Ô doux passé qu’elle salue
La chair se rouvrant comme hier
À rêver à ceux qui pillèrent
Ses seize ans tant qu’elle en voulut -
Pleine lune (c’est le cas de le dire)
Catégories : Octosyllabes (8)Elle en a l’œil fauve et qui fuit,
Des suintements dans le bidule,
Le front qui, s’empourprant, reluit…
Aussi vrai que s’en vient la nuit,
Ce soir maman veut qu’on l’encule.
Du reste, elle le fait savoir
D’un ton vous dressant la virgule,
Et, chiennasse, vous donne à voir
Son cul d’ivoire au bel œil noir ;
Oh ! oui, maman veut qu’on l’encule.
Ernst arrosait les solanums,
Maximilien lisait Catulle,
Paul s’exerçait au cymbalum ;
On râle tous un maximum,
Mais bon : maman veut qu’on l’encule.
Ça n’est pas la première fois
Qu’elle a cette envie ridicule ;
Si l’on cède pas, elle aboie
Et se trotte à poil par les bois,
Réclamant partout qu’on l’encule.
Papa, lâcheur, a mis les bouts,
Emportant l’énorme mentule
Dont il empalait tout debout
Maman, les soirs où son sang bout,
Signe qu’il est temps qu’on l’encule.
Toujours, quand la lune a son plein,
Dès l’heure bleue du crépuscule,
Louve-garou que chacun plaint,
Maman hurle tant et si bien
Qu’en fils diligents… on l’encule. -
L’heure est douce
Catégories : Octosyllabes (8)Ô lèvres du bas vous frottez
L’une l’autre entre mes deux pouces
La trotteuse aura beau trotter
Le temps s’effiloche et repousse
Tous les sommeils tant l’heure est douce
Lèvres d’amour vous aspirez
Mes doigts de votre appétit tendre
Ma fièvre ne fait qu’empirer
Dans un moment je vais me fendre
D’une joie qu’on pourrait entendre
Lèvres de feu vous déversez
Vague après vague sur ma paume
Quelle outre mon ventre percé
Dont le poisseux nectar embaume
Et me liquéfie chaque atome
Lèvres secrètes con corail
Pourvoyeur des belles secousses
Chaque nuit tu m’offres ce rail
Qui monte au ciel et je repousse
Tous les sommeils tant l’heure est douce -
Ballade des ribaud(e)s
Catégories : Ballade, Octosyllabes (8)D’aucunes vont par les boutiques
Sempiternellement rôder,
Ou, kiffant les travaux pratiques,
Se cousent des fichus brodés ;
D’autres, ne sachant trop que faire,
Lisent tout d’Alphonse Daudet —
Activités qui m’indiffèrent :
Mon trip à moi, c’est ribauder.
Entourée de nanas salopes,
Voire de mecs ou de baudets,
Je tète au bout des seins, des clopes,
Écluse burnes et godets,
M’attirant d’affreux épithètes…
Mais quoi ? le reste est démodé
Et, de surcroît, me prend la tête :
Mon trip à moi, c’est ribauder.
Vous qui traînez une âme en rade,
Je viens pour vous enquinauder ;
Rejoignez-nous, ô camarade,
Et nous jouerons ma chatte aux dés ;
Faut-il l’écrire en majuscules,
En vers, en langage codé ?
Foutre ! à nouveau je l’articule :
Mon trip à moi, c’est ribauder.
Toi qui nous rejoins dans la danse
Le cœur et la bite échaudés,
Chante avec nous cette évidence :
Mon trip à moi, c’est ribauder !

