Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Octosyllabes (8) - Page 5

  • Perle d’O n° 40

    Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’O

    Je brillais dans l’eau des miroirs
    Faille ocre bouillonnant aux hanches
    Le bout de mes seins presque noir
    Mais sous le masque les joues blanches

    Dieu ! quel excellent godmiché
    Songeai-je en ma métamorphose
    Par ordre d’eux je m’obligeais
    À garder les lèvres décloses

    Tout tapage étant hors sujet
    Je luisais doux et bel objet
    Petit caractère de clause

    101617.jpg




    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Jusqu’à Bagdad

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Emporte-moi prince persan
    Au bout de ton gland de panache
    Chacun de mes poils s’amourache
    De ce pur-sang me transperçant

    Jusqu’à Bagdad ô cavalcade
    Disparaissons sous le tapis
    Au bout de ton vit d’utopie
    Je rends l’âme et passez muscade !

    Lien permanent Imprimer 2 cums Pin it!
  • La nuit des vulcanales

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Souffre souffre ma soufrière
    Depuis que ce grand rut hier
    M’éclosit tel un entonnoir
    En vain mes mains te supplièrent
    Qu’y cherchais-tu ? de l’ambre noir ?

    Fauve ô vainqueur de mes foirades
    Fol épingleur émulant Sade
    Qui d’un slip muselas mes pleurs
    Pour mieux m’injecter ta rasade
    Sans additif antidouleur

    Que suis-je au fond ? ta mine houillère ?
    Pourquoi forer tant mon derrière ?
    Fut-ce la nuit des vulcanales ?
    Souffre oh souffre ma soufrière
    Victime du pire affre hier
    Proie nue de ton grand rut anal

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Jamais fini

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Faunesse elle agite et défait
    Mes rêves de ses lèvres crues
    Sa morsure est le mal des fées
    Son ventre humide est d’une grue
    Jamais fini de me griffer

    Peste à la peau de salamandre
    Elle étalonne jusqu’au ciel
    Mes draps vaincus de gifles tendres
    Tordant son corps insubstantiel
    Jamais fini de me répandre

    Démone elle m’étreint le soir
    Et à mes soupirs reste sourde
    Nous nous résorbons dans le noir
    Jamais fini de me dissoudre
    Jamais fini de la vouloir

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Perle d’O n° 140

    Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’O, Terza rima

    Plus de révoltes de salon
    Quelque aspiration qu’il caresse
    Je fraierai fente et mamelons

    Sans réticence et sans paresse
    M’ébranlant sans peur des remous
    En dressée fille à la redresse

    J’écarterai tous mes genoux
    Je me lutinerai pour lui
    Je m’encâlinerai pour nous

    Demain soir ou bien cette nuit
    Call-girl j’aurai ce qu’il réclame
    Le sexe de perle relui

    Zélée je bouterai la flamme
    Tisonnerai des doigts le four
    Vagirai du fervent de l’âme

    Ce soir et tous les autres jours
    Pour lui je me le fourbirai
    Pour nous je me ferai l’amour

    101617.jpg

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Une sacrée cochonne

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Certains l’aiment chaude et goûtue
    Assez pour leur dresser la pine
    Ils se croient la journée foutue
    Quand elle est pas là ma copine

    Certains l’aiment brute et vulgaire
    Débitant les mots les plus sales
    N’hésitant pas à ne pas taire
    Ses obscénités abyssales

    Certains en l’écoutant s’étrillent
    Et sur ses beaux pieds éjaculent
    Ou la commentent en famille
    Soucieux de la moindre virgule

    Certains l’aiment chaude et frissonnent
    Lorsqu’elle rend l’air électrique
    C’est certes une sacrée cochonne
    La poésie que je pratique

    Lien permanent Imprimer 4 cums Pin it!
  • Perle d’O n° 176

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8), Perles d’O

    Quatre femmes quatre jetons
    Celle au plus petit chiffre aura le privilège
    De me cingler lolos fourreau cuissots que sais-je
    Aux quatre vents d’amour fétus nous nous jetons
    Aux quatre vents de tous les appétits gloutons
    Livrant à corps perdu le doux de nos soies grèges

    Quatre femmes tirant au sort
    Dont l’une après me fermera les bracelets
    Me conduira dedans pour m’entendre hurler
    Sous la règle me voir vibrer comme un ressort
    Aux quatre vents nous nous effeuillons sans effort
    Aux quatre vents d’amour nos cœurs manipulés

    Quatre femmes s’abandonnant
    Au hasard au bonheur à la fortune au risque
    De se retrouver vase urne trou d’amphorisque
    Un simple contenant
    Offert aux faims du chef et de ses lieutenants
    Aux quatre vents d’amour nos corps que l’on confisque

    101617.jpg

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • La nana facile

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Combien de fois j’ai voulu prendre
    Ta bouche et tu tournais le dos
    Combien de fois j’ai voulu tendre
    Tendre la main vers toi me rendre
    Mais j’ai toujours pris des râteaux

    Combien de fois en ta présence
    Sous ton regard j’ai manqué d’air
    Et solo me suis mise en transe
    Sans arrêt ton indifférence
    Me pousse à des jeux suicidaires

    À combien de bras inutiles
    Je me donne en rêvant des tiens
    Combien de fois pauvre imbécile
    J’ai mimé la nana facile
    Quand c’est à toi qu’au fond je tiens

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Perle d’O n° 146

    Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’O

    L’aider à brosser ses cheveux
    Les yeux dans les yeux me permettre
    De mettre la main où je veux
    Le soir tout redire à mon maître

    Choyer sous le chandail un sein
    En sentir le bourgeon renaître
    Me déployer en fantassin
    Le soir tout redire à mon maître

    Enlacer son corps soudain lourd
    Comme mourant d’amour peut-être
    Rouvrir ses lèvres de velours
    Le soir tout redire à mon maître

    Lamper les parfums de sa sueur
    Rafler sa bouche et m’en repaître
    Boire au geyser ensorceleur
    Pour le soir redire à mon maître
    Tout d’elle et tout de mes chaleurs

    101617.jpg



    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Vers l’aventure

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Louve ô louvoie vers l’avenir
    Hèle tous tes membres fantômes
    Reverdis ton vieux cœur de môme
    Grimpe aux promesses à tenir

    Louve entre tes lèvres nervées
    Livre passage à l’immortel
    Dormant au marc de tes cocktails
    Reste de ruts bonne cuvée

    Ouvre le ban louve et défie
    La mousse envahissant les fûts
    Bat le rappel de ce qui fut
    Et dont les heures s’atrophient

    Vers l’aventure ô va louvoie
    Écartant l’âge et les dangers
    Viens louve reviens t’allonger
    Chercher le ciel trouver la voie

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Teupu dservice

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Jsuis comme un animal traqué
    La meuf à cave qui va nulle part
    Avec sa valise sur le quai
    Qui scherche une cité moins barbare
    Rêve de prendre un nouveau départ

    Jsuis comme une femelle aux abois
    L’Alice au pays des caïds
    Qui fume le spliff et pis qui bois
    Histoire de sgarder la tête vide
    La fille qu’on claque et dilapide

    Jsuis comme une bête qu’on chasse à courre
    La teupu dservice qu’on appelle
    Sur ses épaules le ciel est lourd
    Son cœur est bon pour la poubelle
    Personne lui fait la courte échelle

    Jsuis comme un joint qu’on fait tourner
    Pis qu’on écrase sous ses godasses
    Raclure à béton incarnée
    Jsuis la violée jsuis la pouffiasse
    La salope à la peau coriace

    Jsuis comme un chien qui rvient honteux
    Lécher la pipine à ses maîtres
    Qui slaisse attraper par les chveux
    Qui fournit lgel pour se faire mettre
    Qui s’éloignra jamais d’un mètre

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Rose puits de lubricité

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Tu me chavires en virtuose
    Toi la plus vive et douée du duo
    Ventouse ô tes lèvres du haut
    Qui de son sang vident ma rose

    Je brille de tant de brio
    À lécher mon con qui rutile
    Et tiens pour toujours inutile
    La perspective d’un trio

    Quelle maestria ! les anges
    Ne savent pas plus pur émoi
    Que le mien quand rampe sur moi
    Ta bouche qui bave et me mange

    Rose puits de lubricité
    Tu me ravies lorsque tu oses
    À coups de langue virtuose
    Chavirer mon ventre excité

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Les plaisirs du notaire

    Entre mes seins bercée ta cravate enfle en coulissant
                Crachant bavant sur sa lancée
          Son plaisir étrilleur où s’entube insensée
                Ta verve à nos souffles puissants

    Entre mes seins si blancs si ronds qu’on jurerait des fesses
                Notaire entre foutre en gros plan
          Te recueillir et vivre entre mes seins troublants
                Comme d’autres vont à confesse

    Entre mes seins qu’étreint la passion nue qui nous anime
                Ton mandrin perce et va bon train
          Un tunnel espagnol entre mes seins empreints
                De la même joie unanime

    Entre mes seins materne encore ô poupon doux bandit
                Ta soif d’amour jamais en berne
          Cherche la faille interstice étroite poterne
                Pour ce vit qui tant a grandi

    Entre mes seins baratte et pour finir gicle le lait
                D’homme que celait ta cravate
          Beurre de ta cuiller au long manche écarlate
                Ces seins rêvant de t’avaler

    99631.jpg

    Lien permanent Imprimer 4 cums Pin it!
  • Sans beat

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Frotti-frotta de nos peaux rousses
    Leur alliance dénoue la nuit
    Détricote aux ventres la mousse
          Cure le puits

    Au désir de l’autre on aiguise
    Son propre sentiment lesbien
    Couchant dans la ténèbre exquise
          Nos corps et biens

    Frotti-frotta d’âmes muqueuses
    Dont jamais ne s’use l’archet
    Car c’est sans beat que les rockeuses
          Vont se torcher

    On délire on pleure on halète
    S’affine le plaisir mutuel
    Crie le soufre des allumettes
          Noie les ruelles

    Frotti-frotta des plus intimes
    Rives jusqu’à l’écorcement
    On chute ensemble dans l’abîme
          Tout doucement

    Tu jouis ! cet amour nous lessive
    Que ma langue déculotta
    Puis on repart à l’offensive
          Frotti-frotta

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Tu dors à mes côtés

    Catégories : Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

    Enracinée de toi rien ne m’atteint
          Plus même les éclats de foule
                La fièvre du matin
    Les arbres ont pleuré le ciel s’écoule
          Polit le temps comme un miroir
                D’ennui que tu refoules

    Enracinée de toi marbrée de noir
          Au ventre est le feu la lumière
                Nous deux dans l’isoloir
    Nous deux le fantôme et sa prisonnière
          Serpente amie de ta beauté
                Frisson reflet d’hier

    Enracinée de toi qu’on m’a ôté
          Mais rien ne m’atteint tout repousse
                Tu dors à mes côtés
    Je porte ta présence et tes secousses
          Et ton amour au bout des doigts
                Enraciné en moi

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Envies printanières

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    L’arbre refais ton plein de sève
    L’amant refais ton plein de sang
    L’hiver est mort et moi je crève
          D’envies je rêve
    D’une saison s’épaississant
    D’une année d’andouillers poussant
    D’un siècle à lécher l’aftershave
    D’éons peuplés d’Adam et Ève
          Infinissant

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • Aquarelle

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Au creux de mon amour lovée
    Baignée par les eaux que l’on sème
    Brouillard s’ouvrant pour m’abreuver
    Jamais jamais plus se sauver

    Baignée par les eaux que l’on sème
    Des pays neufs au bout de doigts
    Que ni nos ventres se referment
    Ni tarissent puisque l’on s’aime

    Des pays neufs au bout des doigts
    Des nues se déchirant rêvées
    Pour crever à l’ombre de toi
    Pastel enfant jour où je bois
    Au creux de mon amour lovée

    Lien permanent Imprimer 4 cums Pin it!
  • Printemps

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ouvre-moi remue-moi l’humus
    À coups de soc charrie ma terre
    Dont la lèvre femelle adhère
    À ce coutre et tendre le suce

    L’herbe se sépare et palpite
    La sève s’enfle au végétal
    Va trace le sillon brutal
    Cent frémis semés t’y invitent

    Force et je vibre comme un vent
    Tasse et j’engloutis ta semence
    Par saccades qu’ample tu lances
    Enfances mortes par devant
    Pour nos verdeurs une autre chance

    Lien permanent Imprimer 2 cums Pin it!
  • Voir le jour

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Avec intensément de failles
    On s’éclate en soupirs d’enfant
    D’un cri ton ventre se défend
    Le monde se cherche en travail

    Avec de l’eau jusqu’aux paupières
    Tu caches quelque chose encore
    L’avenir te charrie le corps
    Dur à venir printemps de pierre

    Avec intensément de force
    Verte de candeur ouverte et
    Un restant de rire écarté
    Ton cœur de sang perce l’écorce

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!
  • L’empreinte

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Tiens ton vit à nouveau larmoie
    S’arque en roulant des mécaniques
    C’est-y qu’il revoudrait de moi

    Je garde au chaud sous la tunique
    L’empreinte où il faisait son trou
    Avec nos cœurs ça communique

    Tant pis si c’est pas le Pérou
    Toutes mes lèvres se pavanent
    Face à ta queue qui fait la roue

    Mon ventre entier ouvre les vannes
    Oublions les mots inutiles
    Oublions que nos corps se fanent

    Tiens ton vit vit revoudrait-il
    De ma chattière pour étui
    Matelassé ça tombe pile
    J’avais aussi envie de lui

    Lien permanent Imprimer 0 cums Pin it!