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Octosyllabes (8) - Page 16

  • Le problème de Pat

    Catégories : Dissyllabe (2), Octosyllabes (8)

    Au faîte de nos galipettes
    Pat se détend si foutrement
    Que (Dieu m’enfile si je mens)
           Il pète

    Aussitôt c’est une infection
    Remugle de vomi de hyène
    Qui prompt nous désarçonne en pleine
           Action

    Ça doit venir de ce qu’il bouffe
    Ou d’un tuyau à l’intérieur
    Quoi qu’il en soit à contrecœur
           Il loufe

    Au plus palpitant du boum-boum
    Il se tord, balise et s’agite
    J’ai beau visser ferme sa bite
           Et poum !

    Que s’annoncent nos joies divines
    L’œil nerveux, l’air couci-couça
    En toussant il y va de sa
           Praline

    J’ai tenté de boucher le trou
    De fermer l’impasse à la caisse
    Au moyen d’un doigt dans les fesses
           J’t’en fous

    Chienne de vie ô triste époque
    Où même en nos moments heureux
    Les vents du vertige amoureux
           Nous poquent

    Mais je n’en veux guère à mon Pat
    Car il repart à l’accouplée
    Avec une ardeur décuplée
           Vivat !

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  • Le cœur calleux

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Petit matin de Babylone
    Poussière aigre dans les cheveux
    Et une autre putain s’étonne
    De ce que le monde est plus vieux

    Coucher de lune à Babylone
    Le soleil déchire la nuit
    Çà et là des appels résonnent
    Comme échappés du fond d’un puits

    Lasse est l’enfant sa peau frissonne
    Ses yeux errent dans le miroir
    Y cherchent-ils cette Madone
    Qu’ils crurent parfois entrevoir

    Lui disant va va et te donne
    Aux pauvres privés de baiser
    Ils t’aimeront tu seras bonne
    Toi seule peux les apaiser

    Reine des nuits de Babylone
    Elle s’endort contre ses mains
    Blottie auprès du téléphone
    Qui la relie au genre humain

    Songeant qu’on ne connaît personne
    Tant qu’on n’a pas le cœur calleux
    Et ses lèvres sourient dans le
    Petit matin de Babylone

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  • Où la bête se couche

    Catégories : Heptasyllabes (7), Octosyllabes (8)

            Mange qui te culbuta
    La bite emmiellée de ta mouille
    Pleine encore du jus des couilles
    Suce-la bien et vide-la

           Fourre-toi dans le gosier
    Celle qui toujours te contente
    Te fait jouir au con qu’elle plante
    Ô pompe à t’en égosiller

                 Car c’est ici que veut jaillir
                 Le foutre au-delà de tes lèvres
                 C’est ici que la bête crève
                 Lorsqu’elle a fini de saillir

           Avale ton bienfaiteur
    Ce vit si prompt à l’enfilade
    Laisse aller-venir sa balade
    Sur ta langue puits de moiteur

           Bouffe l’amoureux merlin
    Qui auparavant t’a foutue
    Si bellement ah tu le tues
    On croit juter sur du vélin

                 Oui c’est ici que doit mourir
                 Toujours le foutre dans ta bouche
                 Ici que la bête se couche
                 Qui vous a tous deux fait courir

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  • Ballade de la joyeuse tronchée

    Catégories : Ballade, Chanson, Octosyllabes (8)

    Qu’il soit pape ou bien militaire,
    Chômeur, ouvrier, président,
    Tout homme fait — pourquoi le taire ? —
    M’aura rien qu’en me regardant.
    Qu’il ajoute trois mots ardents,
    Et aussitôt mes dessous jonchent
    Le sol non pas par accident :
    Vivat à celui qui me tronche !

    Nul n’a besoin pour me séduire
    De faire du rentre-dedans :
    Je me livre au premier sourire
    Affichant ses friandes dents.
    Plutôt qu’un poète emmerdant,
    Un soupirant qui fait la tronche,
    J’aime mieux le taiseux bandant :
    Vivat à celui qui me tronche !

    La beauté est chose fugace ;
    La vie, un jeu perdant-perdant.
    Si, comme moi, ça vous agace,
    Foutons-nous, soyons décadents !
    Vivons de stupre, allons vidant
    Vos couillons de leur fameux punch,
    Et merde aux dieux de l’Occident !
    Vivat à celui qui me tronche !

    D’entre les instruments d’Adam,
    Je révère ce vit qui bronche
    Et se cabre et me fout dedans :
    Vivat à celui qui me tronche !

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  • Quand les fous s’affrontent

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Le désir durera longtemps
           Toute l’histoire
    Et nous aurons notre content
    De délices tu peux me croire

    Toujours je te ferai de l’œil
           Et bouche humide
    Te montrerai mon écureuil
    Comme il sanglote et se sent vide

    Toujours mes mains s’égareront
           Dans ta culotte
    À la recherche des marrons
    Qu’en toute saison je tripote

    Toujours je poserai le blanc
           De mes canines
    Sur tes mamelons sur ton gland
    Afin que son luisant culmine

    Toujours j’écouterai tes vœux
           Et tes fantasmes
    Accomplissant ce que tu veux
    Et te donnant de beaux orgasmes

    Toujours je serai le trottin
           Auquel tu rêves
    Dominatrice un peu putain
    Pucelle ou princesse de Clèves

    Toujours je jouerai sur ta peau
           Des symphonies
    Où l’on entendra le pipeau
    S’égosiller à l’agonie

    Toujours je serai sous le drap
           La pire louve
    Et toujours toujours tu voudras
    Malgré tout que je te le prouve

    Toujours tu auras beau tirer
           Toutes mes cibles
    Sans cesse je m’ingénierai
    À te livrer les plus sensibles

    Toujours je lècherai tes sucs
           Même ta pisse
    Tu vois je connais tous les trucs
    Et m’en sers au moment propice

    Oui le désir durera tant
           Qu’au bout du compte
    Nous aurons vécu nous foutant
    Quand les fous et les cons s’affrontent

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  • Pas de quartier

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Je suis à moi-même une amante
    Sans vergogne ni sans pitié
    Mes doigts ne font pas de quartier
           Ils me tourmentent

    Je me viole et m’entends crier
    Car seule à seule avec ma fente
    J’aime par-dessus tout méchante
           La rudoyer

    La cingler de coups de ceinture
    Comptant quelquefois jusqu’à cent
    Je jouis de voir couler le sang
           Des écorchures

    M’enfoncer des godes puissants
    Qui me mettent à la torture
    Les retourner dans la blessure
           En gémissant

    Laisser perler d’ardentes gouttes
    Sur mon si délicat clito
    Où la cire forme bientôt
           Comme une croûte

    Mordre de pinces et de crocs
    D’acier mes lèvres en déroute
    Pendant qu’en même temps me foutent
           Deux beaux vibros

    Oui je m’adonne à des souffrances
    Dont beaucoup semblent s’étonner
    Mais nul homme ne m’a donné
           Tant de jouissance

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  • Monde intérieur

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Pauvre trou tourné vers l’ailleurs
    Qui jamais ne trouva pointure
    Aux passe-partout les meilleurs
    Tu résistais carne serrure
    Il fallait sauter la clôture

    Aux passe-partout les meilleurs
    Tu n’offrais que langue de chatte
    L’orbe de ton monde intérieur
    Puits de miroirs aux lueurs mates
    Résonnait de cris écarlates

    L’orbe de ton monde intérieur
    Refusant toujours de paraître
    Tombe délaissée des pilleurs
    Pauvre trou tourné vers l’ailleurs
    Opacité resta sans maître

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  • Une petite fille modèle

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je suce en tout bien tout honneur
    Les bonbons du Père Urmahlang
    Les sentir fondre sur ma langue
    Fait mes régals et mon bonheur

    Je raffole je le confesse
    Du miel de Madame Ozantier
    J’en mangerais des pots entiers
    Sauf que je prends tout sur les fesses

    On m’offre souvent des douceurs
    Tant je suis aimable et gentille
    Quelle bonne petite fille
    S’extasient ma mère et ma sœur

    Maman me fait goûter sa fraise
    Et Vanessa son calisson
    Parfois j’ai droit même au chausson
    Succulent de tante Thérèse

    Le seul qui ne me donne rien
    C’est papa mais quoi qu’on en dise
    S’il est avare en friandise
    En revanche il me baise bien

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  • Entre eux deux

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Entre le marteau et l’enclume
    Plus tu la pilonneras fort
    Plus j’aspire la blanche écume
           De vos efforts

    Entre le marteau et l’enclume
    La jalousie m’a mise bas
    Dans cet entre-deux qui résume
           Nos vieux débats

                 Fais-lui gicler les étincelles
                 À cette levrette impucelle
                 Martèle autant que de besoin

                 Sous le cuisant de ta mailloche
                 Qu’elle s’embrase et s’effiloche
                 Je m’occupe des premiers soins

    Entre le marteau et l’enclume
    Tant pis si ça semble indécent
    Cette attitude je l’assume
           À cent pour cent

    Entre le marteau et l’enclume
    J’attise pour alimenter
    Le feu par des baisers de plume
           Aux excités

    Entre le marteau et l’enclume
    À lèche-culs s’entrefoutant
    Je lubrifie sans amertume
           En y goûtant

                 Cogne mon furieux pine et pousse
                 Que votre plaisir m’éclabousse
                 Je suis là quoi que vous fassiez

                 Forge et travaille dans la masse
                 J’aurai sa soupe à la grimace
                 Et la trempe de ton acier

    Entre le marteau et l’enclume
    La chaleur est montée d’un cran
    Manquerait plus que je m’enrhume
           Quand tu la prends

    Entre le marteau et l’enclume
    En entendant jouir ta putain
    Voici : mes sens aussi s’allument
    Je m’incruste là où ça fume
    Entre le marteau et l’enclume
           Jusqu’au matin

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  • Démon à gueule d’ange

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Arque, mon loup, doux Cupidon,
    Putto d’Arès et d’Aphrodite !
    Plante-la-moi dans le bidon
    Et m’envoie tourner sur orbite !

    Il fut un temps, mon Cupidon,
    Où, grimpée plus qu’une Èvereste,
    Je faisais sans nul répit don
    De mon petit cul pis du reste.

    Tout passe et lasse, ah !... mais, dis donc,
    Que ne me reprends-tu pour cible,
    Accolée d’un bel Apollon
    Blond aux yeux bleus, si c’est possible ?

    Vise, ô marmot, mon bastidon,
    Et de ton long trait le burines !
    Par bonheur nous ne lapidons
    Plus les amours adultérines.

    Nos humains griefs nous vidons,
    Petit démon à gueule d’ange,
    Grâce à toi, le galopin, dont
    Les flèches font qu’on se mélange.

    Quand te pointes-tu, Cupidon,
    Pour r’être propice à mes baises ?
    Viens ! Passe à l’acte et liquidons
    Ces stocks de désir qui me pèsent !

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  • La noceuse

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je fais la vie en libertine
    Au bras de tous les beaux cochons
    Adroits à sucer au cruchon
    Et paresser après matines.

    Enterrant les vies de garçons,
    Je m’invite à la moindre bringue
    Et, sitôt qu’on me fait du gringue,
    Plonge en l’orgie des caleçons.

    Viva la fiesta, la goguette
    En compagnie de gais lurons
    D’autant plus gais qu’ils sont plus ronds
    Et que je braque leur braguette !

    Je fais la bombe et la nouba,
    Me brûle à cent bouts de chandelles ;
    Si j’ai du lard à la rondelle,
    Ça n’est pas faute de coups bas.

    Dans cette éternelle bamboche,
    Je tiens l’office de douceur
    Pour les plus paillards des noceurs :
    La poularde mise à la broche.

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  • Fils de l'indécent

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ah donne-moi des plaisirs aigres
    Comme des fleuves à demi morts
    Des joies embourbées de remords
    Dont les chemins se désintègrent

    Donne-moi le fouet et le mors
    Ne me laisse pas me complaire
    Dans ces embrasements solaires
    Qui vous consument sans effort

    Verse le sel de ta colère
    Dans mes crevasses au goût de sang
    Je sais que tes bras sont puissants
    Resserre-moi la jugulaire

    L’amour est fils de l’indécent
    Flottant comme un nuage maigre
    Ah donne-moi des plaisirs aigres
    Des bonheurs sombres et glaçants

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  • Pratique ancienne

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Certaines nuits Jeanne y va fort
    Qui s'enduit d’huile de raifort
    Puis fout la main dans ma crevasse
    Remue les doigts, creuse la place
    Produisant d'obscènes efforts
    Qui me font sourdre la lavasse

    Puis me curant à grands ahans
    Elle se donne du bon temps
    Se plaît à m’équarrir la chatte
    On dirait que le jeu l’éclate
    Et qu’elle en jouit à mes dépens
    Son œil sadique est une agate

    Ça brûle et je souffre la mort
    Mêlant le plaisir au remords
    De me tordre ainsi qu’une louve
    Sa main à l'ancre dans la douve
    Et de glapir Encore encore !
    C’est pas banal ce que j’éprouve

    Ma Jeanne avec son baisemain
    Me laisse un con rouge carmin
    Pourtant la pratique est ancienne
    Dit-elle et l’empereur de Vienne
    S’y adonnait chaque matin
    Sur des duchesses autrichiennes

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  • Un malotru

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Oh la tête l’ami me tourne
    Quand tu me troues l’anus ainsi
    Indubitablement précis
    Pour ce vit je jette ma gourme
    Oh la tête l’ami me tourne
    Quand tu me troues l’anus ainsi

    On mouille à mort d’être enculée
    Par un malotru tel que toi
    Quand ta bite entre et me rudoie
    Je me sens désarticulée
    On mouille à mort d’être enculée
    Par un malotru tel que toi

    Pour ajouter à l’impuissance
    Qui me fait mordre les coussins
    Tu m’as menottée à dessein
    Tout en me perçant en cadence
    Pour ajouter à l’impuissance
    Qui me fait mordre les coussins

    Je ne me débats et ne braille
    Que pour la forme tu le sais
    Je jouis de te sentir pousser
    Jusqu’au tréfonds de mes entrailles
    Je ne me débats et ne braille
    Que pour la forme tu le sais

    Je vais même serrer les fesses
    Afin d’accroître ma douleur
    Je suis une louve en chaleur
    Sans vergogne je le confesse
    Je vais même serrer les fesses
    Afin d’accroître ma douleur

    Ne t’arrête pas pine pine
    Brûle-moi les muscles anaux
    Que se disloque mon anneau
    J’aime les amours assassines
    Ne t’arrête pas pine pine
    Brûle-moi les muscles anaux

    Ton coup tiré tu vas me dire
    Je regrette et tu lècheras
    Le sperme chaud perlant par là
    Comment pourrais-je te maudire
    Ton coup tiré tu vas me dire
    Je regrette et tu lécheras

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  • Faire toilette

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ton con large ton con fessu
    Après l’avoir rempli de godes
    Je viendrai me coucher dessus
    Verserai ma salive chaude
    Moi ta toiletteuse de cul

    Je viendrai me coucher dessus
    Ma langue fournira le baume
    Ton con ne sera pas déçu
    Tout comme si c’était mon môme
    J’y lisserai poil et tissu

    Ton con ne sera pas déçu
    Dès que l’orée luira de mouille
    Je forcerai d’un doigt ossu
    Chaque fronce de ta cramouille
    Antre dont le monde est issu

    Je forcerai d’un doigt ossu
    Et te resucerai les flaques
    J’en suis sûre tu l’avais su
    Que je reviendrais à l’attaque
    De ton superbe con pansu

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  • Déchirée

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Moi je me suis ouverte en deux
    Pour toi qui cherchais une terre
    Où planter le bout solitaire
    De ta racine au ventre creux

    Moi la fille à la peau tranquille
    Je me suis laissé recouvrir
    Par le fourré de tes désirs
    Obscure jungle loin des villes

    Quand tu t’es approché benoît
    J’ai eu au corps une brûlure
    Et j’ai senti ton âme dure
    Remplir un vide au fond de moi

    Tu m’as prise sous les nuages
    Et tu m’as appris à crier
    À tout haïr tout oublier
    Moi autrefois tellement sage

    Oui je me suis ouverte en deux
    Me voici douce et déchirée
    Et au terme de ta virée
    Toi tu m’as juste dit adieu

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  • Jusques à quand ?

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Mon vagin t’allait comme un gant
    Tu l’enfilais devant la glace
    Réfléchissant nos face-à-face
    Puis brute tigre ivre de chasse
    Tu me laissas — jusques à quand ?

    N’étais-je pas étroite et douce
    Plus que daim, suède ou chamois ?
    Lovée toute autour de tes doigts
    Je faisais semblant d’être moi
    Quand tu me baisais sur le pouce

    Tout en s’ouvrant c’est d’un futur
    Que languissait mon ventre avide
    J’avais l’avenir plein de vides
    Rêvant que ton cœur se décide
    J’acclamais la loi du plus dur

    Serve je te prenais l’envie
    Par la main et la conduisais
    Vers ses pinacles médusés
    Où la neige de tes baisers
    Brûlait mon âme inassouvie

    Mon vagin t’allait comme un gant
    Fourré t’épousant rendant grâce
    Ces choses-là laissent des traces
    À présent mes doigts dans la glace
    Miment l’amour... jusques à quand ?

     

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  • Catimini

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je me masturbe en plein foule
    Les doigts dans le catimini
    Si tendres que quand j’ai fini
    Je titube comme une saoule

    Je me suis fait des deux côtés
    Un trou propice au fond des poches
    Froissant là ma douce bidoche
    Je pourrais presque siffloter

    Autour de moi on se bouscule
    On se presse le genre humain
    Est là tout entier à ma main
    M’enveloppant telle une bulle

    Parfois je heurte le regard
    Ému d’un mec qui s’interroge
    Même ainsi aux premières loges
    Que voit-il ? Rien : mon air hagard

    Mes frémissements bouche éclose
    Mes joues se prenant à rosir…
    Sent-il approcher le plaisir
    Dont ses yeux redoublent la dose ?

    Je me touche dans l’autobus
    À l’heure de grande affluence
    Et quand éclate la jouissance
    Ma bouche affiche un doux rictus

    Au fond je voudrais être nue
    Montrant le jeu de mes menottes
    Qui prestes me branlent la motte
    En plein milieu de l’avenue

    Mais c’est des choses qu’on punit
    Sous l’occulte gardons la moule
    Quoique l’on ait en plein foule
    Les doigts dans le catimini

     

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  • Festin fou

    Catégories : Octosyllabes (8), Sonnet

    Ton éminence aux désirs fauves
    Tremble et je m'en lèche les doigts,
    Mais plus je grimpe, plus je bois
    Tes soupirs, et plus tu te sauves.

    Tu te réfugies hors de toi,
    Dans quelque saoulerie d'alcôve ;
    La nuit tombe sur ce mont chauve,
    Il me faut rentrer — pas le choix.

    Tes yeux recrachent leur lumière
    Bleue, encre défaite, et mon pas
    S'allonge — oh non, il ne faut pas !

    Brasier feulant, ma chatte fière
    Montre ce qu'elle a là derrière :
    Festin fou du premier repas...

     

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  • Délectations

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ma langue lampe au lupanar
    De ta chatte des boissons fortes
    Sécrétions de cellules mortes
    Pertes blanches tout est bonnard
    Miels blonds ou roux de toutes sortes
    Plus capiteux que des pinards
     
    Ma langue oursonne en fin renard
    Plonge à plein museau dans la huche
    Déplie tes plis et les épluche
    Foutant partout ses grands panards
    Si friande de gamahuche
    Qu'elle en deviendrait presque anar
     
    Auparavant dans ton bénard
    Elle a traqué l'aura d'épices
    Le relent de merde et de pisse
    Ma langue a des élans fouinards
    Qui détecte où qu'ils se tapissent
    Les myrrhes les encens les nards
     
    Elle peut même en pèr' peinard
    Passer là des plombes lascives
    À te déguster la lessive
    Toi sous ton souffle un peu geignard
    Tu restes néanmoins passive
    Laissant barboter le canard
     
    Ton con ce sacré combinard
    Sans cesse me remplit la flûte
    De cuvées nouvelles de jute
    Ma langue lampe au lupanar
    Et bien inégale est la lutte
    Avec ce foutu traquenard
     

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