Jamais demain ne veut rien dire
Quand s’emboîtent nos peaux
Les autres jours c’est du pipeau
Des tickets à brandir
Pour une entrée gratuite un pot
Toujours demain c’est l’aventure
Le délire assuré
Quand il s’amène et veut fourrer
On se prend des bitures
Et sa bite envoie la purée
Peut-être demain ça ressemble
À des paroles en l’air
Des autres gens ces cons c’est clair
Quand nos peaux veulent ensemble
Devenir un la même chair
Ton pantoum dans mon haïku - Page 4
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Des paroles en l’air
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8) -
Famille nombreuse
Catégories : Jocelyn Witz
Famille nombreuse, famille heureuse ?
Cette propagande d’origine bondieusarde n’a que trop longtemps pollué nos cervelles en déroute de parents plus ou moins forcés.
Reprenons dès aujourd’hui le contrôle de nos vies !
Retaillons nos arbres généalogiques (à la tronçonneuse) !
Rejetons nos rejetons !
Descendons nos descendants !
Abolissons les nourrissons !
Effaçons les garçons et qu’on fusille les filles !
Qu’on empaille la marmaille !
Assommons mômes, mômichons, mômignards, môminets, môminettes, bambins, bambines, mouflets, mouflettes, loupiots, loupiottes, marmots, marmottes, moutards, moutardes, lignée, progéniture, postérité, chiards en tout genre, enfants de tout poil !
Vengeance envers l’engeance !
Quelques conseils pour bien réussir son massacre familial :
https://www.atramenta.net/lire/famille-nombreuse/103813
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Qui sait ce que ça cache ?
Catégories : Hexasyllabes (6)T’es trash quand tu t’y mets
Crachant les mots qui tachent
Et le membre à l’arrache
Qui veut tout abîmer
T’es trash en tes agirs
Tes brûlants examens
Dès que ton vit aime un
Ventre il veut l’élargir
T’es trash là t’es violent
Qui sait ce que ça cache
Le genre à piner cash
Les meufs en les violant
T’es trash et tu déchires
Avec tes mots tes mains
Ta queue d’ange abhumain
Vaut mieux pas réfléchir -
Motte en bas de page
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)Je veux un pair, je veux un prince, un page
Tendre, assidu, pur au-delà de tout
Fidèle et doux comme un toutou
Me dédiant des odes de deux cents pages
Je le veux nu, naïf à mes genoux
Ivre du vin de mon cépage
Et l’entraînant à d’ardents dérapages
Jeter ses lèvres là : sur mon minou -
Immolée
Catégories : Octosyllabes (8)Être ou ne pas être sa chienne
Le trou qui comble ses désirs
Au nom des liturgies anciennes
Ne pas parler, me dessaisir
Me donner toute en sacrifice
Nue chair éventrée sur l’autel
Par le couteau d’entre ses cuisses
Laper la lie de ses cocktails
Être ou ne pas être immolée
Pour l’amour de nos sentiments
Subir la trique et la volée
Puis me voir baisée gentiment
Lécher ce mandrin qui m’embielle
Manger le sperme au creux des mains
Bête fendue cérémonielle
Ne jamais songer à demain
Être ou ne pas être sa chienne
Ne plus parler, rien que gésir
Au nom des liturgies anciennes
Me donner toute à son plaisir -
Les vierges
Catégories : Vers libresLa nuit, dans la cité qu’étourdit le silence
des parkings oubliés et des hauts murs de craie,
habitées d’un désir immense,
les vierges remuent leurs secrets.
Chemise de coton, ventre et slip aux tons blêmes,
quelque part un cri sourd qu’on ne reconnaît pas…
chacune rêvant à celui qu’elle aime,
les vierges ont le cœur qui bat.
Poèmes troubles, chansons d’ombre
rampent sous le drap rose et parlent de chaleurs :
les autres gens jouent des drames sans nombre,
mais les vierges cachent le leur.
Patientes et moites, les vierges
yeux de miel, antre ouvert au sein de la cité
endormie, les tétons durs, excités
comme des verges,
— les vierges restent sur la berge,
toute la nuit, du ventre inhabité. -
Dans la chambre
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetToujours à se branler le membre
Dans mon ventre de miel mouillé,
Au parvis de douceur et d’ambre.
Dès qu’il entre me dépouiller,
Tout arque, mes raisons se cambrent
Et ploie mon être agenouillé,
Tant il a rongé de gingembre.
Scande le balancier rouillé
Entre les parois de la chambre,
Lui froisse mon déshabillé.
Il fait torride en plein décembre
À vouloir ardre l’oreiller :
Toujours à se branler le membre
Dedans mon ventre émerveillé. -
Le chant des partouzans
Catégories : ChansonAmi, entends-tu ces nanas dévêtues, pas vilaines
Ami, entends-tu : le froufrou de leur cul nous entraîne
Ohé, partouzans, ça n’est qu’en s’entrebaisant qu’on s’éclate
Sortez les zizettes et en avant la bébête à cent pattes
Voici vingt copines assoiffées de votre pine, camarades
Dressez le lingam pour qu’aucune de ces dames reste en rade
Ohé, francs tireurs, allegro sostenuto, fourrez vite
Ohé, culbuteurs, attaquez le staccato de la bite
C’est nous qui brisons les barreaux de vos prisons platoniques
Un vrai consensus nous rassembla pour qu’on suce et qu’on nique
Il est des pays où les gens au creux des lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, on joue à poupée veux-tu de ma sève
Ici chacun fait ce qu’il peut pour enfifrer les culasses
Ami, si tu jutes, un ami poursuit la lutte à ta place
Demain le bon lait sèchera qu’on a giclé goutte à goutte
Pinez, turlutez, dans la nuit l’Obscénité nous écoute
Mmmmmmmmmmmm (on chante pas la bouche pleine, OK ?)
Mmmmmmmmm...
ad lib.(Putain... même Chirac est venu participer !)
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Au nom du Père
Catégories : Jocelyn Witz
Pâques ?
La résurrection du Fils ?
Les lapinous en chocolat ?Peuh !
Qu’ai-je à cirer de telles fariboles pour bigotes frigides (et gourmandes) ?
Moi je vous parle du Père, ce mâle alpha pas commode qui, dans sa grande munificence, nous a pratiquement toutes et tous engendrées.
Pas le genre à ressusciter, celui-ci.
Et c’est bien là qu’est l’os…https://www.atramenta.net/lire/au-nom-du-pere/103787
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Cette fois tu fais dodo
Catégories : Octosyllabes (8)Ô trou chéri, mon trou qui tète,
toi qu’on dit con, fendu, barbu,
toi qui débordes d’épithètes,
bites et langues : ton tribut ;
havre d’amour, bel orifice
dont mon ventre s’enorgueillit,
suave fourreau, gaine à saucisses
s’ouvrant au moindre chatouillis ;
ô trou de service, ô val moite,
bavant mais sachant rester coi :
lorsque vient l’heure où l’on t’emboîte,
tu ne demandes pas pourquoi ;
fontaine tapie sous la mousse,
grotte sacrée des anciens dieux,
qui frottes tant qu’il en émousse
même les plus acérés pieux ;
ô trou chéri, fais pas la tête
si cette fois tu fais dodo !
Repose-toi, mon trou qui tète
le temps d’une soirée sodo. -
Chaud, l’artichaut !
Catégories : Heptasyllabes (7)Lassées d’aller aux asperges
Et d’emboucher des machos
Elle et moi juste vingt berges
Nous effeuillons l’artichaut
Ô tes poils ô ta moniche
Tout est trempé pourpre et chaud
Creusons-y de tendres niches
En s’effeuillant l’artichaut
Fuyant les vits que la bande
Des garçons qui nous pécho
Voulaient nous mettre à l’amande
Effeuillons-nous l’artichaut
Ô tes doigts ta langue est douce
Pour pas louper nos bachos
Grand oral et mention gousse
Faut s’effeuiller l’artichaut
Nous deux dégoûtées des nouilles
On vivra dans un cachot
Nourries d’amour et de mouille
À s’effeuiller l’artichaut
Ô ton clit ô comme il tremble
Ça nous vaudra pas Dachau
On veut que rester ensemble
Et s’effeuiller l’artichaut
Lassées d’aller aux asperges
Elle et moi on se lèche au
Sein d’une secrète auberge
Nous effeuillant l’artichaut -
D’amour pécher
Catégories : Octosyllabes (8)La brise ici me déshabille
M’enveloppe et s’en vient lécher
Mes chauds nichons mon poil qui brille
Au soleil mon ventre éméché
Mais toi tu aimes mieux pêcher
Y’a que le vent qui me découvre
Et qui doux sans se dépêcher
Fond sur ma peau fait que je m’ouvre
De deux doigts je peux m’en ficher
Si toi tu aimes mieux pêcher
Bel alizé m’entre et me creuse
Par l’odeur de mouille alléché
Ce franc désir me rend heureuse
Ô vent forci souffle haché
Geignons l’autre aime mieux pêcher
Mais la brise m’a rendue folle
D’envie de l’avoir nu couché
D’arracher à ses mains la gaule
Gardez vos gardons vos brochets
Tanches j’irai pas vous chercher
Moi j’aime mieux d’amour pécher -
Sous le pull-over
Catégories : Décasyllabes (10), Hexasyllabes (6)Un col roulé moulait ses seins d’ogive
Durs sous le noir du pull
Moi j’aspirais de mon œil de crapule
Sa beauté explosive
Je n’ai pas pu voulu les démouler
Ses seins pointus de Juive
À la cuisine on suçait des olives
Le soir on se saoulait
Ce col roulé caressait mes ovaires
Faut vous faire un dessin ?
Je n’ai pas pu voulu palper ses seins
Nus sous le pull-over -
Foutu mélange
Catégories : Octosyllabes (8)Je fais la bête et tu fais l’ange
Pur à m’affubler d’épithètes
Ô nous deux quel foutu mélange
Tu fais l’innocent moi la tête
Brûlée qui rejoint les phalanges
Où s’enfilent à longueur de fêtes
Les folles et les fous que tu ranges
Guère au-dessus des sanisettes
Je fais la vie parmi la fange
Si j’en crois ta mine défaite
Ô nous deux quel foutu mélange -
La fleuriste amoureuse
Catégories : Heptasyllabes (7)Je t’ai cueillie toute nue
Parmi cent filles en fleur
Cent doux boutons de chaleur
Caressés sans retenue
Je t’ai cueillie poil à poil
Effeuillant la marguerite
Au creux du ventre où s’abritent
Écloses les fleurs du mal
Je t’ai humé la corolle
Bu le suc aux lents parfums
J’ai léché léché sans fin
Chaque pétale ô frivole
Je t’ai branlé le pistil
Chiffonné les étamines
Toi fleur encor bleue gamine
Tu t’effarais grandit-il
Effleurant ton pédoncule
J’ai senti que tu t’ouvrais
Et tu proféras de vrais
Vagissements minuscules
De ton pollen entêtant
J’ai fait mon miel et mon beurre
J’aurais pu passer des heures
Et puis mourir en tétant
Je t’ai cueillie toute nue
Toi le lys toi le fleuron
Songeant nous nous aimerons
Ma rose s’était émue -
La plus belle du royaume
Catégories : Jocelyn Witz
Raide de chez raide !
Morte en apparence, mais si belle et désirable que toute Princesse charmante de passage en avait aussitôt les sangs retournés et le reste dégoulinant de pâmoison…
https://www.atramenta.net/lire/la-plus-belle-du-royaume/103594
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Rêve étrange (et pénétrant)
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Pine inhumaine elle s’inhume
Dans un ventre terrien
Elle que n’affolait plus rien
Lui vole dans les plumes
Plane au-dessus du rêve-lit
Et sans bruit la pénètre
Parfois on aspire à renaître
Lorsqu’on s’ensevelit
En une humaine de la Terre
Pine entra s’irrumant
Et s’y branlant éperdument
Troubla le cimetière -
Correspondance
Catégories : Alexandrins (12 pieds), SonnetC’est certainement ce qu’il voulait dire, mais il s’est mal exprimé…
Ma nature est un temple où de vivants piliers
Viennent pour s’emboutir entre mes deux guiboles ;
L’homme y fourre au travers des poils et carambole
Ce sanctuaire ancien d’un vit réconcilié.
Sous la houlette tendre et noueuse, profonde
Et drue, qui voue un culte à la féminité,
L’harmonie s’établit quand, serties, la bite et
Mon intime chapelle enfin se correspondent.
Il en est de pansues, poteaux de chair enflant
Gras comme des boas ou bien des otaries,
— Et d’autres dont l’ardeur me laisse sur le flanc,
L’essentiel étant que nos sexes s’apparient
Comme l’âme et le corps, la vis et son écrou :
Chacune en trouvera lui ravissant les trous. -
Les bucoliques
Catégories : Octosyllabes (8)Amour, soleil, vous triomphâtes !
Nous courûmes baiser dehors,
Tout nus parmi les épis d’or,
Toussant en raison des phosphates.
Puis, réfugiés sous l’épaisseur
D’un hallier de puissant volume,
Brûlant de désir nous voulûmes
Tirer en dépit des chasseurs.
Lui bramais : « Viens que je te foute
Ma bite au con, tel un vaurien ! »
Hélas ! moi je n’entendais rien :
À deux pas passait l’autoroute.
Plus tard, comme il bandait d’airain
Sur ma lippe libidineuse,
Voilà débouler trois bouseuses
Charriant dix tonnes de purin.
D’où ces foutues bêtes à quatre
Pattes partout, ces sangliers,
Ô Nature ? Vous sembliez
Nous en vouloir de nous ébattre.
Ce nonobstant, il m’embougra
(Comme à la Poste entre une lettre)
Au milieu d’un décor champêtre
De vieux pneus et de papiers gras.
Enfin, d’avoir lavé sa bite
Dans l’eau limpide d’un ruisseau,
Nous chopâmes de colossaux
Bubons ainsi qu’une hépatite.
Verdures, vous eûtes raison
De nos fantasmes bucoliques !
Lui et moi, désormais, on nique
À l’appart en toute saison. -
Dans la douceur
Catégories : Hexasyllabes (6)Ratons pas notre oral
Cette alléchante épreuve
Où dans la nuit s’abreuve
Notre amour sororal
Détournons tous les fleuves
Braves comme un héros
Sachant se complaire aux
Chauds éléments qui pleuvent
Ratons pas notre oral
Enlacées tête-bêche
Seules les langues pêchent
Tout le reste est moral
Élargissons la brèche
Et comblons sous les cris
Chaque mystère inscrit
Aux ventres de soie fraîche
Ratons pas notre oral
Examinons nos cœurs
Et nos suaves liqueurs
Au soleil auroral
Shéhérazades sœurs
En un jouissant choral
Baignons dans la douceur
D’un amour sororal

