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Les grands-mères impotentes et grabataires, déjà, c’est à l’EHPAD direct, pas au fin fond de je ne sais quelle forêt interlope et mal desservie.
Deuzio, on n’envoie pas une fillette prépubère (même à capuche) affronter seule, sans arme, les bêtes sauvages et les répugnants bisous poilus de mémé.
Enfin, un loup réduit à dévorer des vieilles toutes desséchées alors qu’il a à sa disposition des chevreuils, des marcassins, des lapins succulents par centaines, excusez-moi, c’est pas crédible une seconde.
Qui s’est permis de jeter à la face du monde littéraire un tel tissu d’absurdités ?
Voici la véritable histoire du Petit Chaperon Rouge.
Devenir membre c’est ainsi que je me rêve en frissons tête haute œil cyclope et larges épaules de pourpre dressée sur mes ergots de sang faisant corps avec la bête centaure aux poils trempés de musc remplissant ma propre bouche mystérieusement mon ventre jusqu’au fond jusqu’au cri déchirant gonflée de cet orgueil de petit garçon forçant pour m’immaculer mille écumes aux lèvres de satin deux fois heureuse m’habiter puis m’essuyant aux cuisses cingler ailleurs vers d’autres mouillages éphémères un jour oui j’entrerai dans la bande
Qu’on m’accorde le fouet de cordes Paillarde aussi je me repais De voir les tendrons qui se tordent Quand vient mon tour de les frapper
Qu’on me l’attribue la cravache Pour châtier céans quelque sœur Chaque cri que je lui arrache M’est un plaisir de connaisseur
Laissez je la battrai nue blême Puis assécherai les sanglots De cette identique à moi-même Ligotée là pétale éclos
Oui m’accordez le fouet de cordes Que je lui refasse un portrait Et ses membres les désaccorde J’aime quand ces tendrons se tordent Qui me ressemblent trait pour trait
À Francine Caron, pour les mots vibrants que je lui ai empruntés…
Mon sexe intempéré pesé du sang d’hommes et d’écume gonflant ses voiles sous le bouillon intime d’un désir source qui ne meurt jamais
Mon sexe aux ailes fripées pays de pluie à la dérive sur le ventre du monde fend par son sourire qui quête amériques longs gratte-ciel à refondre avant l’aube
Mon sexe brassé embrassé éclaboussé tiré des cartes du tendre viol là où nul combat blesse l’insondable qu’ont léché les flammes à cœur à cri
Mon sexe clairière au dolmen lavoir aux marches roses glissantes qui se pénètre chandelle en main soupirant brillant dru les tertres sous la lune couchant les herbes crevassant la terre pour faire pousser les fleurs
Mon sexe lèvre parlant éternellement les voluptés du monde Vénus
Du travail à l’ancienne, souple et fonctionnel, d’un fini irréprochable.
Astiqué quasi quotidiennement à la main.
Dans la famille depuis toujours, transmis de père en fils et conservé avec le plus grand soin à l’abri des regards indiscrets.
Quelques salopes sans scrupule tentèrent bien de s’en emparer en promettant à son heureux propriétaire monts de Vénus et autres merveilles, mais elles restaient loin du compte.
Un jour je quitterai la maison close Afin qu’il m’offre à ses amis Mais je resterai sienne il l’a promis Toujours à lui toujours sa chose Toujours son animal soumis
Un jour je porterai sur moi secrète Quelque empreinte ou preuve à l’appui Ma vérité pourra sortir du puits À demeure et quoiqu’on me prête Toujours son automate à lui
Un jour je m’ouvrirai désenfermée Percée par d’autres tour à tour Mais sa prise à jamais sa Pompadour Sa favorite et mieux aimée Toujours à lui toujours Toujours
Visage au cinabre fermé Âme sourde indémonstrative Mais grisée d’émoi je salive Te revêts d’eau l’épiderme et Les monts rosés les faux cratères Mille accidents de ce terrain Que tu promènes au bas des reins Reliés de parfums solitaires
J’irai me frayer un canyon Tout de lagunes déguisée Jusqu’au cœur souple des brisées Où ton cru d’écorces bouillonne Et qu’au débouché mon empreinte En mouillant l’orgue aille plein sel T’éjaculer ô demoiselle Les râles que tu tais étreinte
Au clou les fouets et les ficelles Fixés juste face à mon lit Dévisageant par défi celle Qui rêva son corps avili Lançant cinglé des étincelles
Aussi la cravache au crochet Pour compléter la panoplie De celle au cœur bien accroché L’O qui sans se plaindre se plie Se laisse enchaîner aux rochers
Au clou les cordes et les verges Déjà mon bas-ventre frémit De vice et s’enfle sur les berges
Mais si le choix m’en est remis On n’est pas sortis de l’auberge
c Vous avez fait vœu de non-lecture pour protester contre la scandaleuse incarcération de Nicolas Sarkozy (que Dieu le protège !).
c Votre religion vous interdit de lire, a fortiori les textes d’une autrice aussi cochonne et impie que moi.
c Atteint·e de la maladie de Parkinson, vous avez la tête qui remue sans cesse, tels les toutous sur la plage arrière des voitures, ce qui rend toute lecture impossible. (Demandez aux toutous, si vous ne me croyez pas.)
c Votre petit frère (ce nain qui porte encore des couches et ne sait dire que « caca ») passe le plus clair de son temps à secouer votre laptop quand vous essayez de lire, mais vous ne pouvez pas le gifler, ça ferait un tas d’histoires à la maison.
c Malgré vos efforts acharnés, vous n’êtes toujours pas parvenu·e à contourner le filtre antiporno installé par papa – maman (rayez la mention inutile), ce qui vous empêche d’accéder à mes textes les plus intéressants.
c De toute façon, vous détestez la lecture.
c Autre situation vous interdisant de lire « La fille dans le miroir » (pourtant en lecture libre sur Atramenta) : .....................................................................................................
Résultats :
= De 0 à 5 cases cochées : Félicitations ! Michaël Dargery a pensé à vous en réalisant une formidable lecture audio de ma nouvelle (non sans s’être au préalable, vous le verrez, fait la voix sur des auteurs de moindre envergure tels que Lovecraft, Poe, Tourgueniev, H.G. Wells et j’en passe). Pour l’ouïr, cliquez de toutes vos forces sur le bouton ci-dessous !
=Plus de 5 cases cochées : Vous êtes très mal parti·e dans la vie et je vous plains. Avez-vous songé au suicide ? Je peux vous envoyer (sans frais ni obligation d’aucune sorte) une boîte quasi pleine de somnifères que je n’utilise plus depuis que j’ai acheté un vibromasseur. Mais, avant de les absorber, n’oubliez pas de cliquer sur le bouton ci-dessous. Tout en vous endormant à jamais, vous pourrez ainsi écouter ma nouvelle lue par l’excellent Michaël Dargery. Un avant-goût du Paradis…
Grand merci à toi, Michaël, pour ce travail énorme et de qualité !
Un de perdu, deux milliards de retrouvés ! Deux milliards de mecs à ta botte ! Gratis !! Elle est pas belle, la vie ?
J’aperçois déjà un certain nombre de lectrices intéressées. De lecteurs aussi, mais là, non, amis gays, pour une fois ça va pas être possible : c’est une nana qu’ils veulent. Qu’ils attendent. Qu’ils espèrent à en crever. Deux milliards de mecs en pleurs, en détresse, en rut...
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S’en remettre à lui. Lui faire entièrement confiance en dépit de ses vêtements chelous, de son accent indéfinissable et surtout de son discours parfaitement délirant. On n’a rien sans rien, pas vrai ?
(Première publication dans mon recueil de nouvelles intitulé Futur(e/s), N’co éditions, 2022.)
Je fis briller plus d’une heure Ses lobes et ses ourlets Entrant ainsi qu’en du beurre Tétant tous les petits-laits De volupté déferlés
Je fis fondre sous ma langue Son cachou de chair brûlant Léchai la pulpe de mangue De son temple en y mêlant Mes mucus équivalents
Je fis râler sans relâche N’en ayant jamais assez Ma poseuse aimée des flashes Aux orgasmes d’opiacé La laissant ressorts cassés Enfin décarapacée Et les sangs qui s’amourachent
Voiles de poils ceints des sirènes Sillages de mouille où se traînent Leurs hanches de rut écumant À travers l’algue ô tout s’emmêle En ces poisseux rêves femelles Depuis que je n’ai plus d’amant
Au ventre lisse et hypocrite Des falaises le blanc s’effrite Et mes nuits forgent des trous d’eau Où nagent de perverses filles Qui m’attrapent par la cheville Depuis qu’il est parti trop tôt
Cheveux vos voluptés m’étouffent Mes doigts se perdent dans les touffes Liquide est l’aube au fond du drap Les pieuvres rôdeuses étravent De caresses ma chair épave Depuis qu’il n’est plus dans mes bras
Faut-il que défaite je cède À ces sirènes qui m’obsèdent Au rire aigu à l’œil dément Ô ventre nu je me fissure Mais suce pourtant leurs eaux sures Depuis que je n’ai plus d’amant
Comme une flèche, enfin, c’est en ma bouche qu’il s’enfiche, Ma bouche qu’il perce longtemps, dont il cherche le fond, Et du reste à genoux, mon giron, ma fesse, il s’en fiche.
Mon ourlet de plaisir bave ainsi qu’un vieux carafon Renversé sur la table, avili, confus, inutile ; Ah ! les mâles cruels de tous mes pièges se défont.
Mes lèvres du haut sont ce qu’il distingue et qu’il récure, C’est ma gorge meurtrie que son viril organe étouffe, Et du reste baillé, mon cul, ma faille, il n’en a cure.
Mon four à l’abandon couve un incendie sous les touffes Dédaignées de fourrure, et mes tétons se découragent, Deux index décochés, piteux, y allant à l’esbroufe…
Mais les dieux sont odieux : il persiste en son rude outrage.