J’ai fermé les yeux mais trop tard
Quand l’homme entra venu défaire
Mes liens de fille liens de fer
J’ai fermé les yeux mais trop tard
J’avais traversé son regard
Il m’effleurait entre les cuisses
Et moi je l’ai dévisagé
Le jugeant maigre étrange âgé
Au lieu de fixer son pénis
Les lois voulaient qu’on m’en punisse
J’ai fermé les yeux mais le froid
M’entra dans l’os à contresens
J’avais commis une insolence
Un vilain crime à son endroit
Qu’un fouet s’élance !
Que l’éclair danse et me foudroie !
Ton pantoum dans mon haïku - Page 4
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Perle d’O n° 32
Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’O -
Vert
Catégories : Hexasyllabes (6)Dans son œil olivine
Des lueurs se devinent
Une envie de m’avoir
La vive envie de voir
S’entr’ouvrir ma ravine
Vaste évaser le V
Tendre à l’antre rêvé
S’étendre dans le mille
Près du phare érectile
De mon ventre baver
Dans son œil malachite
Nos deux corps cohabitent
L’un dans l’autre profond
Le désir les confond
Le restant prend la fuite
Verdeur méritant don ?
Vite au vif décidons !...
Mais que faire autre chose
Face à ce que propose
Son bel œil céladon ? -
Messaline
Catégories : Octosyllabes (8)Y a tant de gens dans mes salines
Tant s’ébattant sur mes gazons
Me grimpant d’assaut les collines
M’élargissant les horizons
Me faisant perdre la raison
Tant et tant de verges câlines
Pour me foutre en toute saison
Qu’on peut m’appeler Messaline
Redoublant mes démangeaisons
Ça m’excite et nous rebaisons -
Ma peau aime... et autres pastiches
Catégories : Jocelyn Witz
Baudelaire, Hugo, Rimbaud...
Si on regarde bien, tous leurs poèmes parlent de cul.
Tous.
Seulement, à leur époque il y avait la censure, la prison, l’opprobre public, etc.
Ça rigolait pas.
Ils étaient obligés de crypter leurs vers.
Aujourd’hui tout a changé et il est grand temps de leur rendre hommage.
N’écourtant que mon curetage, j’ai donc plongé slip baissé dans leurs strophes occultées et creusé, creusé, cogité des nuits entières, sué sang et mouille, délaissé mes amants, fait crever deux dictionnaires sous moi, sucé jusqu’à la moelle une demi-douzaine de profs de français et même un académicien à l’épée fort raide afin de retrouver un à un les mots cochons que nos glorieux poètes avaient pensés sans être, hélas ! en mesure de les publier de leur vivant.
Non, ne me remerciez pas.
https://www.atramenta.net/lire/ma-peau-aime-et-autres-pastiches/101884
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Perle d’O n° 5
Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’ODeux serves visage fardé
Étroit collier de cuir en place
M’ont collée nue face à la glace
Je dus m’ouvrir et regarder
Mon ventre avaler tout l’espace
On me parfuma les cheveux
Objet d’usage qu’on apprête
Pour un jeu peut-être une fête
Je dus observer tant qu’on veut
Mon ventre ouvert en tête-à-tête
Muette labiale et dans leur camp
Issue vers quoi communiquant ? -
Pas d’histoire
Catégories : Heptasyllabes (7)Vox populi vox dei
On jugeait obligatoire
Un beau mariage au pays
Moi je n’ai pas fait d’histoire
Vox populi vox dei
Fi de tes élans sapphiques
Me dit-on à l’abbaye
Être homo voilà le hic
Vox populi vox dei
Enseveli sous la cendre
Mon cœur se fit Pompéi
Infichu de se défendre
Vox populi vox dei
Du monde écoutant le son
Tristement j’ai obéi
En épousant un garçon -
Villes de joie
Catégories : Hexasyllabes (6)Il fait le tour de moi
M’investissant les places
Occupant tout l’espace
Plantant des pieux de bois
Jusqu’en la cité basse
C’est lui le conquérant
Le renverseur d’autels
Le brûleur de dentelles
L’arracheur de rubans
Violant les demoiselles
Force feu m’envahis !
Perce au cœur de mon rêve
Dresse la lance et crève
Mes ventres ébahis
Mais ô quelle amour brève
Il fait le tour de moi
Me retourne la tête
Puis tourne sa braguette
Vers une autre conquête
D’autres villes de joie -
Perle d’O n° 124
Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’OAbandonnez l’abandonnée
Tournez le dos claquez les portes
D’autres patrons me réconfortent
Aucun de vous ne me connaît
Partez laissez-moi seule avec
L’homme auquel vous m’avez livrée
Je tremble et frémis il est vrai
Mais c’est de ferveur intrinsèque
Trahissez qu’il s’envoie en l’air
Mes seins déchirés et mes robes
Plus rien en moi ne se dérobe
Aux pénalités exemplaires
Abandonnez mon baronnet
Tout droit sur mes joies à l’eau-forte
L’autre l’emporte qui m’emporte
M’aimant peut-être un tantinet
Aucun de vous ne me connaît -
La malade
Catégories : Octosyllabes (8)Mon bon ami boit mon pipi
Et mes ours à la régalade
C’est moi la tarée la malade
Qui jouit du pouvoir accroupie
Sa bouche en cœur je l’escalade
Pour y décharger sans répit
Mais chéri fais gaffe au tapis
Ou sans ça gare à l’enculade
Un beau jour je chierai chipie
Appréciera-t-il la balade ?
C’est moi la givrée la malade
Je fais ça pour ma thérapie -
Sur la plage
Catégories : Heptasyllabes (7)Fille encor mouillée des ondes
Sous la lune et le levant
Fille léchée par le vent
À l’instant venue au monde
Fille émergée de la mer
Souple comme une algue noire
Fille or-argent fille moire
Corps nu de beauté primaire
Fille avançant ruisselante
Vers mon ventre ensorcelé
Fille au sein vierge de lait
Aux poils d’étoiles filantes
Fille harem ogre incendie
Qui m’avale et m’électrise
Fille écueil où se sent prise
Ma chair ô fille bandit
Fille aux frôlements baroques
De ses doigts d’encre enfoncés
Fille à stupre ou fiancée
Dont les baisers me disloquent
Fille espérée tant et tant
Mon noir désir en brasille
Fille où mes replis de fille
S’étrillent en sécrétant
Fille floue traître mirage
Au fond rien qu’un peu de boue
Humide rêve debout
De fille errant sur la plage -
Pour dépanner
Catégories : Jocelyn Witz
Dans ma petite histoire de vendredi dernier j’ai évoqué les businessmen malchanceux, mais bon… n’oublions pas que les vrais losers du monde capitaliste c’est tout de même les chômeurs.
Pire : les chômeuses.
Pire du pire : les chômeuses pornaholiques, celles qui, au lieu de se mettre loyalement en quête d’un énième job de merde en CDI sous-payé, restent chez elles et passent leurs journées à se branler la chatte devant un écran vomissant les turpitudes à jet continu.
J’en connais.
Celles-là sont les véritables damnées de la terre.
Oh ! aidez-les, quoi.
Rien qu’une petite mission, voire une émission (de foutre).
Pour dépanner…
https://www.atramenta.net/lire/pour-depanner/101541
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Perle d’O n° 76
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8), Perles d’O, Terza rimaComme au château me voici seule et nue
À m’apprêter pour combler leurs désirs
Telle une putain d’avenue
Comme là-bas j’applique avec plaisir
Un chaud carmin pour orner l’aréole
Des rondeurs qu’ils voudront saisir
Comme à Roissy je sens un raide alcool
Me calciner tous les sangs je me sais
Folle amoureuse O tu es folle
Prendre le temps qu’il faut sans se presser
Pour souligner les replis plus menus
Que leur sexe ira caresser
Quelque senteur de plantes ingénues
Complètera du tapin la tenue
Qu’au château je suis devenue -
Immoral et sans précédent
Catégories : Octosyllabes (8)À contrevoie à contre-allée
Paula ne m’aime qu’empalée
Tant pis si l’on m’entend râler
Pliant mes membres de chiffon
Elle fout là où c’est profond
Le gros goulot d’un carafon
Mais cela n’est que l’ouverture
Poussant le jeu contre nature
Vautrée ma Paula me triture
Je piaule et elle en contre-chant
Rit de son rire un peu méchant
Puis mouille ma chatte en crachant
M’embrassant alors le bavoir
La jolie vache m’en fait voir
J’ai plus aucun contre-pouvoir
La carafe entre et se refiche
Tournoie en moi comme un derviche
Mes cris Paula s’en contrefiche
Je dois admettre cependant
Que j’aime ce rentre-dedans
Immoral et sans précédent
Paula la garce au cœur grivois
Me lèche et m’empale à la fois
À contre-allée à contrevoie -
L’eau fervente
Catégories : Hexasyllabes (6), Terza rimaCollecter vos semences
M’y baigner toute nue
Plonger sous l’onde immense
Je fis ce rêve émue
Vous étiez des géants
Giclant depuis les nues
À moi cet océan
De foutre pour m’ébattre
Dans vos jus procréants
Quel univers d’albâtre
En nage je jouissais
Fille heureuse et folâtre
Mais quand j’en eus assez
De ce lait de vos queues
Dont vous m’éclaboussiez
Hélas les flots visqueux
M’ont engloutie vivante
Je ne voyais plus qu’eux
Je dus ivre buvante
Comme abusée de vin
Avaler l’eau fervente
Éjaculée sans fin -
Perle d’O n° 40
Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’OJe brillais dans l’eau des miroirs
Faille ocre bouillonnant aux hanches
Le bout de mes seins presque noir
Mais sous le masque les joues blanches
Dieu ! quel excellent godmiché
Songeai-je en ma métamorphose
Par ordre d’eux je m’obligeais
À garder les lèvres décloses
Tout tapage étant hors sujet
Je luisais doux et bel objet
Petit caractère de clause -
Jusqu’à Bagdad
Catégories : Octosyllabes (8)Emporte-moi prince persan
Au bout de ton gland de panache
Chacun de mes poils s’amourache
De ce pur-sang me transperçant
Jusqu’à Bagdad ô cavalcade
Disparaissons sous le tapis
Au bout de ton vit d’utopie
Je rends l’âme et passez muscade ! -
Comprise dans la combine
Catégories : Vers libresPrise !
Ô ventre qui rue
Bouche agrandissant le plaisir
Bavant des rivages salés
Pour engloutir des quartiers d’hommes
Forgeant l’empreinte rauque de leur bestialité
Prise à n’être plus que creuse
À chambrer l’écho des râles mâles
À se hisser à la rencontre de leurs peaux de parade
À se tordre sous eux
Se laisser prendre
Prise sur le faîte
Dès l’ouverture des festivités
En faute
En photo tandis qu’on la fout
Surprise !
Comprise dans la combine
En fuites gémissantes
Enfantant des roseurs de honte
Prise en chœur
Prise à cœur -
Psychoconférence
Catégories : Jocelyn Witz
Ah ! les affaires, quel univers impitoyâ-âble… ¯
Pour un businessman qui réussit à s’acheter les proverbiales (mais peu pratiques) couilles en or, combien échouent lamentablement et traînent ensuite leur mal-être de par le monde, la queue (et le reste) entre les jambes !
Question de talent, de ténacité, d’opportunisme.
De chance, aussi.
D’aucuns font du fric même en dormant, tel le narrateur de ma nouvelle petite histoire comicochonne en lecture libre.
Au risque de tourner fous…
https://www.atramenta.net/lire/psychoconference/101684
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Perle d’O n° 225
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OPar mon ventre et ses anneaux
Me voici menée en laisse
Sous l’œil de son tyranneau
Défile et se pavane O
Belle et dévoilée topless
Par mon ventre obéissant
Je piaffe en joli rapace
Au regard de verre absent
Aux lèvres rosies d’encens
Où l’acier des chaînons passe
Par mon ventre à gros maillons
Nous le zoziau qu’on promène
Zébré d’ocre et vermillon
Pile à poil appareillons
La frimousse à peine humaine
J’effectuerai bien des tours
De par mon ventre engrainée
Tournée longue ou circuit court
Voici les plumes d’atours
D’O l’offerte la traînée -
La nuit des vulcanales
Catégories : Octosyllabes (8)Souffre souffre ma soufrière
Depuis que ce grand rut hier
M’éclosit tel un entonnoir
En vain mes mains te supplièrent
Qu’y cherchais-tu ? de l’ambre noir ?
Fauve ô vainqueur de mes foirades
Fol épingleur émulant Sade
Qui d’un slip muselas mes pleurs
Pour mieux m’injecter ta rasade
Sans additif antidouleur
Que suis-je au fond ? ta mine houillère ?
Pourquoi forer tant mon derrière ?
Fut-ce la nuit des vulcanales ?
Souffre oh souffre ma soufrière
Victime du pire affre hier
Proie nue de ton grand rut anal
