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Ton pantoum dans mon haïku - Page 2

  • Soleil solitude éclatant

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Soleil à foison tout l’hiver
    Sur mes amours bien alignées
    Jamais de travers de revers

    J’abats sans plainte à la cognée
    Tous les chagrins morts au printemps
    Nulle femme n’est épargnée

    Soleil solitude éclatant
    Sur le bourgeon d’autres poèmes
    Fermés que personne n’attend

    Ô cueillez mes fictifs je t’aime
    Je chante échaudée tout l’hiver
    Je rêve à l’envers dans mes vers

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  • L’envie maousse

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Ta tignasse à la chien
    Ta chaude odeur de rousse
    Ton boule à va-et-vient
    M’ont mis l’eau à la trousse
    Jolie gosse es-tu gousse ?

    Tes nichons plein d’élan
    M’ont flanqué des secousses
    Ton œil étincelant
    M’allume un feu de brousse
    Dis mignonne es-tu gousse ?

    Ah ! te bouffer l’oursin
    Ah ! lécher ta frimousse
    Et baver sur ton sein
    Sentant bon la cambrousse
    J’en ai l’envie maousse

    Mais tu t’enfuis gloussant
    Tandis que se trémousse
    Ton prose incandescent
    Tu vas suçant ton pouce
    T’ai-je filé la frousse
    À ce point jolie gousse ?

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  • La faute à Clarabelle

    Catégories : Jocelyn Witz

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    On a beau être un tueur à gages bestial et sanguinaire, on n’en est pas moins homme.

    Enfin, à peu près…

    https://www.atramenta.net/lire/la-faute-a-clarabelle/102888

     

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  • Petit je

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

          Mon je s’aime à tous vents
    En attendant l’autre de pluie
          Je sillonne pour lui
    Ce nuage au ventre crevant

          Mon je dépressionnaire
    Dévale et fournit son aval
          Aux sanglots qu’il ravale
    En attendant son partenaire

          Petit je qu’on défend
    Aux enfants dont les envies croissent
          Sans moi moi j’ai la poisse
    Les doigts dans mon ventre crevant

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  • Herbe à chatte

    Catégories : Heptasyllabes (7), Terza rima

    Brouter le ventre d’Hélène
    Le nez au fond du gazon
    Façon de purger ma peine

    De me faire une raison
    D’éliminer ton vit d’ange
    L’évacuer des horizons

    J’ai forcé sur les mélanges
    Entre nous deux quel pastis
    Hélène ô ma catharsis

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  • Une paille

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Cinq cents pines et des poussières
    Par monts par vaux soulevés
    Les glands sèment à la lisière
    Du brave petit gousset

    Cinq cents peaux et des bananes
    Pour les creux chemin faisant
    Cueillir avant qu’ils se fanent
    Les fruits de l’instant présent

    Cinq cents bites et des bretelles
    Soudain décontenancés
    Les pantalons nous pantellent
    Et se retrouvent à valser

    Cinq cents gosses et des bricoles
    Ce kit d’amour amateur
    C’était notre bonne école
    Nos goûters sur les quatre heures

    Cinq cents baises ô peu de chose
    De gentils jeux indécents
    Cela dit puisqu’on en cause
    J’en reprendrais bien cinq cents

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  • Vice et service

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Foutu fauteuil roulant
    Enjamber ta béquille
    Et fondre en empalant
    M’asseoir un truc de fille
    Infirmière en cheville

    Vice et service entier
    Chez ce mec à roulettes
    Raide encore à moitié
    Assez pour qu’on halète
    Infirmière à branlettes

    L’impersonnel soignant
    À d’autres ! j’invalide
    Ses maux les empoignant
    Transfusant les liquides
    Infirmière ô torride

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  • Perle d’O n° 212

    Catégories : Décasyllabes (10), Pentasyllabes (5), Perles d’O

    Un lit de silex et sa main d’acier
    Mes lèvres percées d’un amour qui pèse
    Le knout comme ascèse
    Me comblent de joie quoi que vous pensiez

    Les cordes d’antan n’était que de paille
    Le roc un caillou
    Et mon premier maître un piètre voyou
    Périmé dès les premières batailles

    L’anneau dans la chair
    La peau cochée qui jamais ne s’efface
    Mes tranchées qu’on cède au pékin qui passe…

    Céladons fadasses
    Quoi que vous disiez tout cela m’est cher

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  • Écouter cœur

    Catégories : Ennéasyllabes (9)

    Lécher le doigt qui revient de l’oint
    Réveil a geint pour rien me délivre
    Vivre et laisser vivre et lécher ivre
    Mouiller dans l’œuf couler par les joints

    Lécher moi seule avec ma tartine
    De jour nouveau s’en va par les trous
    Écouter cœur si l’ami s’ébroue
    Et boire un jus plein de vitamines

    Lécher de moi l’index avoir soin
    Des plaies ô corps d’accord il me plaît
    Bouche alléchante et cheveux de blé
    Ce soir qui sait
                                          Rouler dans le foin

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  • Sur le bout des doigts

    Catégories : Jocelyn Witz

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    À force de me tâter, me tripoter, m’explorer sans relâche, sillonnant en tous sens mes épidermes torrides, écumant mes muqueuses, déflorant mes territoires vierges (s’il en reste), hantant mes vallées de l’amour, m’acharnant sur mes parties charnues, escaladant mes monts et mes buttes, câlinant mes collines, fourrageant au sein de mes buissons ardents, sondant mes crevasses humides et m’auscultant les régions occultes, à force, à force, je finirai bien par me connaître.

    Ou par bien me connaître.

    Bibliquement.

    Par cœur, à donf, à la perfection, de fond en comble d’obscénité et de la tête aux pieds d’enfer que je m’autoprocure quand j’ai personne… ou quand j’ai quelqu’un pour mater.

    On n’est jamais si bien fourbie que par soi-même.

    Bref, après Plaisirs solitaires, voici un nouveau petit recueil de poèmes qui ne tournent pas longtemps autour du pot, mais s’empressent au contraire de mettre le(s) doigt(s) juste là où ça fait reluire en plongeant au vif du sujet : la branlette.

    https://www.atramenta.net/lire/sur-le-bout-des-doigts/102694

     

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  • À la sauvette

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ça m’arrive à tout un chacun
    à tout bout de chambre secrète
    ça me prend me prends pas la tête
    si je m’offre le saint-frusquin
    si parfois la fête est parfaite
    quand je savonne à la sauvette
    ça m’arrive à tout un chacun

     

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  • Jouez ! Sonnez !

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Muse ô comme il t’encorne
    Et t’enfle le biniou
    Tu sais plus quand ni où
    Il fait sauter les bornes
    Rejoint les happy few

    Muse ô le pal musette
    T’usera tôt le sac
    Et l’on verra tout secs
    Les tuyaux du poète
    Mec épuisant et fake

    Muse en attendant chante
    Jouez sonnez au bois
    La bourrée pleine voix
    Muse ô sois pas méchante
    Souffle encore une fois

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  • Perle d’O n° 85

    Catégories : Hexasyllabes (6), Perles d’O

    Accepter n’était rien :
    Quelle O jamais refuse
    Qu’on la couvre de liens,
    Qu’on s’empare et mésuse
    D’elle en fauve, en vaurien ?

    Dire oui ? La belle affaire !
    Pouvais-je émettre un non
    Quand leurs quatre yeux de verre,
    Braqués comme un canon,
    Me promettaient l’enfer ?

    Consentir ? Oh ! si peu…
    Juste à rouvrir la boîte
    À mes désirs râpeux,
    Ravoir le ventre moite
    S’emplissant tant qu’il peut.

    Dire oui m’était aisé :
    J’acceptai par la force
    De ces visions retorses
    Cachées sous mes écorces
    Et jamais apaisées.

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  • Fouette cocher

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

    Faire une croix sur mes devoirs
    Et mes futurs à engendrer
    Dans la chambre face au miroir
    Faire une croix de saint André
          Je voudrais vous y voir

    J’ai coché les flèches une à une
    Que le désir m’a décochées
    Sacrifié fortune après thune
    Voulant jouer à fouette cocher
          Pour aller dans la lune

    Puis déchaînée j’ai déboulé
    Sus aux bonshommes à recadrer
    Tordants leurs membres de poulets
    Sur cette croix de saint André
          Le cœur aux pieds foulé

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  • Hardemment

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Les jeux hards moi c’est pas dur
    Je les aime avec ardeur
    Sans hardes jusqu’à point d’heure
    À me taper des ordures
    Hardies dardant l’ardillon

    Hardemment nous godillons
    Nous heurtant tels des bolides
    Nous tamponnant sans pudeur
    Moi et mes jolis hardeurs
    Ô jeux hards et vits solides

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  • Derrière les barreaux

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Général Saul Schwartze, un pilier du régime déchu, décoré de l’Étoile d’Acier.

    Pas précisément un tendre.

    Plutôt un criminel de guerre endurci, à l’âme noire comme l’enfer.

    Du sang sur les mains, beaucoup de sang. Des millions et des millions de morts sur la conscience, en majorité des civils.

    Mais bon, que voulez-vous, c’était la guerre. Qu’on le condamne et basta !

    Vieillir de 40 ans en l’espace d’une poignée de minutes ? Drôle de sentence, mais si ça leur fait plaisir…

    Les vaincus ont toujours tort.

    https://www.atramenta.net/lire/derriere-les-barreaux/102530

    (Première publication dans mon recueil de nouvelles intitulé Évolution(s),
    N’co éditions, 2021. Prix Bob Morane 2022.)

     

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  • Régime sec

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Au bas du ventre un petit creux
    Un désir que rien n’éconduit
    Sinon l’inespéré biscuit
    D’un ami dans ce vide affreux

    Un petit creux au bas du ventre
    Boulimie que rien ne soulage
    Sauf si farci de blanc fromage
    Quelque beau bout de lard y entre

    Au bas du ventre un petit creux
    Réclamant pitance à grands cris
    Ô besoin de gras qui m’aigrit
    Et fait s’enfuir mes amoureux

    Un petit creux au bas du ventre
    Qui cause en moi la peur atroce
    À terme de devenir grosse
    Pour l’éviter je me recentre

    Au bas du ventre mon doux creux
    Se contentera d’olisbos
    J’aurai que la peau sur les os
    Mais force moments savoureux

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  • Perle d’O n° 222

    Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’O

    Quand je leur dresse les tétons
    À me gémir entre les dents
    Quand mes doigts leur entrent dedans
    Auscultent fouissent le sait-on
    Toute à leur régler l’allumage
    Je vois surgir ma propre image

    Quand leur chair se resserre autour
    De mes poussées exploratrices
    Quand éperdus se rétrécissent
    Ces chas auxquels je fais la cour
    Si je me trouble et si je tremble
    C’est que ces mousmées me ressemblent

    Quand leur bouche affolée halète
    Mes lèvres leur brassant le sang
    Quand je les défais leur poussant
    Toujours plus haut l’escarpolette
    Quand je les tiens sous ma tutelle
    Je cherche au fond le savent-elles
    Ma servitude en tant que telle

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  • Faut pas lui tourner le dos (chanson profonde et joyeuse)

    Catégories : Chanson, Heptasyllabes (7)

    Oho j’ai pigé recta
    Quand il m’enfila recto
    Qu’il tramait un attentat
    À mon pétard au plus tôt

    Il avait l’air si sournois
    En m’épinglant l’abricot
    Que dans ma ciboule à moi
    J’ai tout compris illico

          J’avais affaire au sodomiseur de filles
          À l’endauffeur des familles
          Au perforateur d’oignons

          J’étais aux prises avec l’enfifreur de dames
          Un préoccupant quidam
          Au demeurant fort mignon

    Oho me dis-je in petto
    Tandis qu’il m’envaginait
    Faut pas lui tourner le dos
    Ce type est un forcené

    Souviens-toi qu’il molesta
    Y’a peu la pauvre Daphné
    Et mit dans un triste état
    Son embout de cheminée

          J’étais tombée sur le sabreur de rondelles
          Sur l’empaleur de donzelles
          Sur l’élargisseur de fions

          J’étais aux mains de l’embroqueur de viroles
          Un libéré sur parole
          De sinistréputation*

    Oho j’ai pigé recta
    En fan des plaisirs rectaux
    Mon tromblon s’en délecta
    D’avance immoderato

          J’avais affaire au sodomiseur de filles…
          ad lib.

    (*) Licence poétique n° 26/216/1544b

     

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  • Ma peau aime

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Sonnet

    Je m’empalais, le poing dans mon ventre crevé ;
    Mes branlettes aussi devenaient vaginales,
    Au point que je passais pour une originale ;
    Oh ! là là ! que ces lents coïts m’ont fait baver !

    Cendrillon égarée, j’avais perdu en route
    Mon unique culotte — une rose à troutrous —,
    Et je grimpais au lustre avec un doux froufrou
    De muqueuses à vif (et de mouille, sans doute).

    Ainsi, les soirs d’octobre où l’ennui d’exister
    Vous habite le cœur, seule je me fistais
    La chatte, produisais des brames fantastiques,

    Et, pissant à la raie de tous les ratichons,
    Dans mon trip, je tirais à mort les élastiques
    Du soutif dans l’idée de gifler mes nichons !

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    S’en aller vendre des fusils en Afrique, franchement…
    L’homme à la cervelle de vent, oui.

     

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