J’ai sous mon pantalon
Dans mon slip en nylon
L’aspirateur à bites
Elles le voient venir
Lui dressent des menhirs
Mais rarement l’évitent
Sous son air innocent
C’est traître à 100 %
Cette trayeuse à pines
N’y mettez pas le doigt
Il ne faut surtout pas
Se fier à sa bobine
Combien ont engagé
La jugeant sans danger
Leur vit dans l’avaleuse
Il en est ressorti
Tout flapi tout petit
Erreur malencontreuse
Le pauvre gars bandant
Sitôt qu’il entre dans
Ce bouffeur de biroute
Est pris de soubresauts
Brûle tous ses vaisseaux
Foutant coûte que coûte
Plus bas que mon nombril
J’ai parmi mes poils gris
Une bouche insatiable
Pompe à sexes suçant
Les vidant de leur sang
C’est peut-être le diable
Ton pantoum dans mon haïku - Page 3
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N’y mettez pas le doigt
Catégories : Hexasyllabes (6) -
Perle d’O n° 181
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OVoici l’anneau de métal
Le disque orné d’un triskel
À l’autre côté duquel
Ma preuve d’amour total
S’étalera sans remords
Être à lui jusqu’à la mort
Voici le définitif
Fer gris me devant percer
À sang l’avant reversé
Semblable au coup de canif
Au cœur d’un amour dément
Être à lui infiniment
Voici le cercle d’inox
Où l’on gravera demain
Le nom qui me lie les mains
Il fera de moi le fox
Du maître un toutou privé
Tout à lui d’amour rivé -
L’amour soit loué
Catégories : Octosyllabes (8), Terza rimaC’est beau les chaînes au cou d’un jouet
Quand plie ce corps que je jugule
Cinglé de mes jambes et mon fouet
C’est beau son nœud sous ma férule
Tout tremblant de sang effaré
Giclant le sel de ses cellules
C’est beau d’envisager sa raie
S’ouvrir un puits dans l’espérance
Que mon poing va s’en emparer
C’est beau ce pouvoir cette immense
Volupté ô l’amour soit loué
Qui m’enchaîne au cou de mon jouet -
Moul’-burnes
Catégories : Heptasyllabes (7)Le futal copie ta peau
Tous tes attributs s’étalent
Moul’-burnes ô vision fatale
M’attirant tel un appeau
Mon vagin se la joue gueuse
En miroir du presque à poil
Moul’-burnes ô ton os sacral
Me rend direct amoureuse
Ça devrait être interdit
Se la balader royale
Sauf les anges en paradis
Moul’-burnes ô je me régale
À te regarder pardi ! -
Perle d’O n° 19
Catégories : Hexasyllabes (6), Perles d’O, Terza rimaAppelée la contrainte,
Voulus l’anneau, les fers,
Les cruelles étreintes,
Je plongeais en l’enfer
De mes propres cellules,
L’esprit mis à l’envers.
Que mes amants pullulent !
Qu’on me tire à l’envi
Les larmes ! Qu’on m’annule !
Relevant le défi,
Je serais veule et sainte,
Ivre sous la contrainte. -
À la ramasse
Catégories : Octosyllabes (8)Tombée au champ du déshonneur
Tombée sur un os escrimeur
Repose endormie sous le drap
Rêvant du jour où reviendra
Celui pour qui son ventre meurt
Étendue raide à la ramasse
Prise au collet nus dans la nasse
S’asphyxie en attendant l’heure
Du retour du vit du pécheur
Lui clouant le corps ô connasse
Tombée au champ du déshonneur -
Ça urge !
Catégories : Heptasyllabes (7)Par ma gaufrette à fourrer
Par mes grognes et mes mouilles
Mon bide où les désirs grouillent
Me v’là chaude énamourée
Ô vite une bête à couilles !
Pitié pour l’amour du miel
Le sang gronde et m’engredine
J’ai l’sirop plein la tartine
Mon bloc-moteur coule un’ bielle
Vite un animal à pine !
Ça s’enfle ça rue ça bout
J’ai beau colmater d’un gode
Ça fuite et j’en mets partout
Qu’on me plante une électrode
Voire un colosse de Rhodes
Ça urge ô dépêchez-vous ! -
Sur nos lèvres
Catégories : Octosyllabes (8)Nos poils mêlés draperie d’ulves
Nous deux nous salivant la vulve
Se léchant l’œil de la matrice
Sur nos lèvres le sable crisse
Nos seins de lise à s’écraser
Douleur même au cœur du baiser
Ton soupir dit la joie tactile
Sur nos lèvres l’amour rutile
Nous deux ventre à ventre vivant
D’eaux bavées de joie par-devant
Giclée des luttes quotidiennes
Sur nos lèvres qui s’appartiennent -
Perle d’O n° 37
Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’OPourtant mon ami semble heureux
Peu nous importe à qui je cède
C’est toujours Lui qui me possède
Jouit de ma chair à travers eux
Ils pourront bien donner les verges
À sa conquise aux cent colliers
Aucun des tyrans affiliés
N’aura ce que mon cœur héberge
Car c’est à Lui que j’appartiens
Même s’il livre et s’il procure
À d’autres vits sa créature
Lui l’immanent Lui le gardien
Oui mon despote est amoureux
Et quand trente mâles s’emparent
De moi pour leurs bonheurs barbares
C’est Lui qui jouit à travers eux -
Couchée !
Catégories : Hexasyllabes (6)Vénus issue des zoos
Mi-guenon mi-déesse
Plus d’un pensant roseau
Kiffa la mettre en laisse
Vénus un peu maso
À la conque habitée
Habituée des réseaux
Toujours prête à fuiter
Vénus à un peso
Et quelques clopinettes
Qui vous ouvre en ciseaux
L’accès à sa minette
Vénus au beau museau
Divinité en rut
S’emplissant les naseaux
D’innocents sniffs de jute
Vénus pinée des eaux
Que son baveux sanglote
Vit sans robe fuseau
Ni la moindre culotte -
La grande avaleuse
Catégories : Octosyllabes (8)Femme à femme léchée luisante
Ouverte et paresseuse amie
Couchée de moiteurs infinies
Harem fou que la lune argente
Femme à femme crevée d’îlots
Gémir d’écumes jamais tu
Nue dans ton ventre de tortue
Agitée des branles de l’eau
Femme à femme accrue de caresses
Éternité d’ondulation
Lèvres où nous nous émacions
Grande avaleuse ô pute ogresse
Femme à femme hachurée parfois
D’éclairs qui l’enflent d’ombres sales
Mais tu ne t’avoueras vassale
D’aucun matelot quel qu’il soit
Femme à femme affamée liane
S’envoyant les quatre horizons
Ta sueur d’algue est ma raison
Ô moirure ô mer océane -
Grô ! grôô !
Catégories : Jocelyn Witz
J’ai faim !
Faim de vous ! Faim de sexe !
Qu’on morde à mes pulpes et m’aspire les jus !
Qu’on fasse grande chère de mes chairs !
Qu’on me remplisse le ventre !
Qu’on me le bourre de viande, de bonne bidoche épaisse et gorgée de sang !
Qu’on lâche la purée dans mes brûlants chaudrons jusqu’à ce que j’éructe des cris de bonheur qu’aucune bête ne saurait produire !
Car en vérité je vous le dis : les deux plus géniales inventions humaines sont l’érotisme et la gastronomie.
Et elles vont de pair.
https://www.atramenta.net/lire/gro-groo/101817
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Perle d’O n° 215
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8), Perles d’OMon maître m’attendait, superbe et mécontent,
L’œil assoiffé d’un orifice
Ruisselant d’obédience, ou bien qu’on me punisse ;
Mon maître m’attendait : j’aime lorsqu’il m’attend,
Car moi je l’attends tout le temps.
Je me souviens d’un conte où la chaste princesse
Vit entre les murs d’une tour,
Patiente, disponible, en regardant autour,
Tâchant de voir ce prince à qui tendre les fesses…
De même je l’attends sans cesse.
Dans l’ombre du bureau se dressait mon sultan ;
De crainte mêlée de délices,
J’avais le sang remué : sait-il de nouveaux vices
Pour sa poupée de cire au ventre palpitant
Qui l’attend tout le temps ? -
Demain, dès l’aube…
Catégories : Alexandrins (12 pieds)Demain, dès l’aube, à l’heure hâve où chie ma compagne,
Je partirai. Vois-tu, j’aime de temps en temps
À retrouver Victor, fourrager sous son pagne,
Lui tripoter les yeuks et le rendre content.
Je marcherai la foune ardente, ô insensée !
D’avance savourant son énorme biscuit,
Car, si monsieur pénis n’est pas la panacée,
Je languis pourtant de me l’avoir introduit.
Ne dis rien à Adèle : elle viendrait en trombe
Pour nous les briser grave avec ses cris, ses pleurs ;
Mon Totor en perdrait l’aplomb qui lui incombe
Et son Popaul à la tentaculaire ampleur. -
Le tigre et le dragon
Catégories : Octosyllabes (8)Viens petit scarabée femelle
Et ôte ta robe à froufrou
Tu verras comment la quenelle
Martiale de maître Kung fout
Que David et son cas radinent
Aussi pour se joindre au combat
Et t’enseigner l’art du coup bas
En cas d’échec c’est la badine
Viens petit scarabée joli
Fi des gredins qui nous dénigrent
Viens en découdre avec le tigre
Et le dragon à rebrousse-lit -
Perle d’O n° 32
Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’OJ’ai fermé les yeux mais trop tard
Quand l’homme entra venu défaire
Mes liens de fille liens de fer
J’ai fermé les yeux mais trop tard
J’avais traversé son regard
Il m’effleurait entre les cuisses
Et moi je l’ai dévisagé
Le jugeant maigre étrange âgé
Au lieu de fixer son pénis
Les lois voulaient qu’on m’en punisse
J’ai fermé les yeux mais le froid
M’entra dans l’os à contresens
J’avais commis une insolence
Un vilain crime à son endroit
Qu’un fouet s’élance !
Que l’éclair danse et me foudroie ! -
Vert
Catégories : Hexasyllabes (6)Dans son œil olivine
Des lueurs se devinent
Une envie de m’avoir
La vive envie de voir
S’entr’ouvrir ma ravine
Vaste évaser le V
Tendre à l’antre rêvé
S’étendre dans le mille
Près du phare érectile
De mon ventre baver
Dans son œil malachite
Nos deux corps cohabitent
L’un dans l’autre profond
Le désir les confond
Le restant prend la fuite
Verdeur méritant don ?
Vite au vif décidons !...
Mais que faire autre chose
Face à ce que propose
Son bel œil céladon ? -
Messaline
Catégories : Octosyllabes (8)Y a tant de gens dans mes salines
Tant s’ébattant sur mes gazons
Me grimpant d’assaut les collines
M’élargissant les horizons
Me faisant perdre la raison
Tant et tant de verges câlines
Pour me foutre en toute saison
Qu’on peut m’appeler Messaline
Redoublant mes démangeaisons
Ça m’excite et nous rebaisons -
Ma peau aime... et autres pastiches
Catégories : Jocelyn Witz
Baudelaire, Hugo, Rimbaud...
Si on regarde bien, tous leurs poèmes parlent de cul.
Tous.
Seulement, à leur époque il y avait la censure, la prison, l’opprobre public, etc.
Ça rigolait pas.
Ils étaient obligés de crypter leurs vers.
Aujourd’hui tout a changé et il est grand temps de leur rendre hommage.
N’écourtant que mon curetage, j’ai donc plongé slip baissé dans leurs strophes occultées et creusé, creusé, cogité des nuits entières, sué sang et mouille, délaissé mes amants, fait crever deux dictionnaires sous moi, sucé jusqu’à la moelle une demi-douzaine de profs de français et même un académicien à l’épée fort raide afin de retrouver un à un les mots cochons que nos glorieux poètes avaient pensés sans être, hélas ! en mesure de les publier de leur vivant.
Non, ne me remerciez pas.
https://www.atramenta.net/lire/ma-peau-aime-et-autres-pastiches/101884
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Perle d’O n° 5
Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’ODeux serves visage fardé
Étroit collier de cuir en place
M’ont collée nue face à la glace
Je dus m’ouvrir et regarder
Mon ventre avaler tout l’espace
On me parfuma les cheveux
Objet d’usage qu’on apprête
Pour un jeu peut-être une fête
Je dus observer tant qu’on veut
Mon ventre ouvert en tête-à-tête
Muette labiale et dans leur camp
Issue vers quoi communiquant ?


