Nos vulves vont rêvant
De tendresses énormes
D’élans qui les déforment
Les fendant par-devant
Frissonnantes humides
Nos vulves voient les ors
Rouges d’ardents trésors
Bandés sous les chlamydes
S’ouvre déjà leur rond
À l’hast puissant des reîtres
Des centaures peut-être
Qui les déchireront
Ou bien un cyclope ivre
Qu’après le rut bestial
Sans nul cérémonial
Nos vulves voudront suivre
Nos vulves vont rêvant
De tendresses énormes
Mais nos amants s’endorment
Ton pantoum dans mon haïku - Page 3
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Inassouvies
Catégories : Hexasyllabes (6) -
Mamelons et merveilles
Catégories : Ennéasyllabes (9)À moi ce rhum ô ma mamelue
À moi les doux tièdes et moelleux
Litrons tirés à la queue leu-leu
Droit dans la gueule à l’heureuse élue
Ô tu sens bon sainte et l’aréole
De tes seins luit tel un phare en veille
J’aime tes mamelons et merveilles
Dont la moiteur me baigne et m’affole
Plus tard la douleur on verra bien
Plus tard les pluies plaies pleurs et kilos
Coule en attendant cool un lolo
Pour mes brûlants appétits lesbiens
Plus tard aussi je saurai les mots
Les balbutiés mercis aux sucées
Que tu m’octroies à m’éclabousser
Du robinet de tes pis jumeaux
Je recule à laper ta liqueur
Vers l’horizon flou qu’auréolait
Deux lourdes glandes blindées de lait
Et le tam-tam en dessous d’un cœur
À moi ce fleuve ô ma dévolue
À moi ta bonne étoile mammaire
Molle ainsi qu’au giron de ma mère
Je me blottis je désévolue -
Les étoiles ne s’éteignent pas
Catégories : Jocelyn WitzIls sont tous là, se pressant sur la Lisière : tous les humains !
Les cent mille.
Cent mille comme les cent mille étoiles du ciel.
Chacun a la sienne.
Chacun détient le chiffre secret qui le relie à elle.
Ils sont venus car c’est la Fête.
La Fête du Souvenir.
Ensemble ils boiront du kvas, riront et chanteront jusqu’au matin.
L’un d’eux sera Roi.
Et celui-là saura, saura enfin...
https://www.atramenta.net/lire/les-etoiles-ne-seteignent-pas/100563
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Aux beaux jours
Catégories : Octosyllabes (8)Alerte alerte alerte aux gazes
Cent garces nues me tournent autour
Mamelle au balcon cuisse au tour
Les chaleurs de l’été m’écrasent
Alerte aux sentiments violents
Mon cœur en palpite à s’entendre
Mes lèvres s’écartent du Tendre
Et je vais partout me branlant
Alerte ô vois elles se vêtent
D’un rien de tissu rasibus
En rôdant par les rues les bus
Où je les mate à la sauvette
Alerte à l’armée des bimbos
Par qui chaque année je suffoque
Quoiqu’en épiant l’œil équivoque
Leurs leurres on dirait du Rimbaud
Alerte mon masque se barre
Face à ce doux bombardement
Je salive et pas seulement
Par les glandes sudoripares
Alerte aux beaux jours ô cadeau
J’en perle à mort j’en perds les phrases
Alerte alerte alerte aux gazes
Couvrant peu les jolies ados -
Ça l’agace
Catégories : Hexasyllabes (6)Charlie la meuf badass
Plante des aiguillons
Dans l’âme et les couillons
De chaque amant qui passe
L’appelez pas bébé
Ou Charlie vous concasse
Vous déconstruit la face
Avant d’vous entuber
Charlie la meuf badass
Dresse à force de gnons
Des minets trop mignons
Et les abîme hélas
C’est clair qu’elle est à l’ouest
Voire un peu à la masse
Son press-book à la DDASS
Pourrait servir de lest
Charlie la meuf badass
S’incline uniquement
Face à papa-maman
Et encor ça l’agace -
Au temps des grandes découvertes
Catégories : Heptasyllabes (7)L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Nous fit scintiller les dents
Tel un néon qui s’allume
On se voyait le dedans
L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Nous jeta sur les bouquins
Interdits et nous les lûmes
En frottant nos saint-frusquins
L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Nous démangea tant et tant
Que des garçons nous voulûmes
Tâter le truc épatant
L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Nous rendit les habits lourds
Glissant plus que des enclumes
Sur nos ventres de velours
L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Fit si légères nos chairs
Que nous pûmes jolies plumes
Tôt nous envoyer en l’air
L’âge d’aimer quand nous l’eûmes
Ah pour en rendre le sel
Il me faudrait vingt volumes
Plus épais que des missels -
Berceuse pour un vieillard
Catégories : ChansonSors ton saint-frusquin
Ton vil’brequin, ton nez d’requin
Tu m’feras du chagrin
Si tu m’l’enfil’ pas ch’qu’à d’main
Ainsi l’aut’ jour un’ certaine Esther
Asticotant par le barbichon
Son vieil époux mol et grabataire
Tâchait en lui d’réveiller l’cochon
Ell’ insistait : Ta saucisse
Remplira ben son office
Et mon berlingot
Pour peu qu’j’te la suce, hein, go !
Sors ton gros engin
Ton âgé tringleur de vagins
Tu m’feras du chagrin
Si tu m’ramon’ pas ch’qu’à d’main
Et si tu m’lèches un poil i s’peut même
Que j’bave et crie sur ton biau poireau
J’me souviens qu’quand on s’branle en tandem
Parfois tu r’prend l’air assez faraud
Pour m’éclater la culasse
D’un polichinell’ salace
Me bourrant têtu
Avec son gros chapiau pointu
Sors ton boute-en-train
Ton long mandrin, ton nœud pourprin
Tu m’feras du chagrin
Si tu m’trombin’ pas ch’qu’à d’main
Faisions encore un essai mon Jacques
Ton cas l’est p’t-êt’ pas désespéré
Ce soir je mouille et j’me sens d’attaque
Fais voir un coup ta lance à purée
Tu m’mettras l’doigt dans la motte
Gigotant comme un gymnote
Pris d’épilepsie
Pis moi je r’deviendrai sexy
Sors ton biau boudin
Ton ragondin, sois pas radin
Tu m’feras du chagrin
Si tu m’culbut’ pas ch’qu’à d’main
Sors ton saint-frusquin
(ad lib.)
Sur l’air de « Dors, min p’tit quinquin »
https://www.youtube.com/watch?v=ZSPXUhCal6Y -
Poème pédophile
Catégories : Hexadécasyllabes (16), Octosyllabes (8)J’aime un enfant tout nu j’aime un ange un bambin un chérubin
Tripotant mon clito lorsqu’ensemble on s’ébat dans l’eau du bain
Nos amours certes font des vagues
On me le reproche on dit que
Je suis garce ou que je divague
Au moins s’il avait une queue
J’aime un moutard un chiard un nouveau-né pas plus haut que trois pommes
Un loupiot tendre et salopiaud un adorable petit d’homme
Est-ce un Ken ou un G.I. Joe
Quoi qu’il en soit quand il se plante
Dans ma fente oh l’affreux jojo
Je jouis d’une façon troublante
J’aime un poupon un tout-petit un gosse un joli nourrisson
Dont d’ailleurs on ne sait pas bien s’il est fille ou s’il est garçon
L’imaginer mâle me botte
Si c’est mal ma foi je m’en fous
Pour peu qu’au-dedans il barbote
Gigote et fasse bien le fou
J’aime un baigneur un beau bébé un mioche en celluloïd rose
De temps en temps j’ai honte un peu surtout quand il me fait des choses
Avec son crâne lisse et doux
Et ses mirettes à bascule
Ses cils me caressant partout
Il manquerait plus qu’il m’encule -
Mieux qu’un homme
Catégories : Hexasyllabes (6)Ébranlées par le dong
L’heure arrive où chavire
Notre joli navire
Tu as perdu tes tongs
Moi la raison entière
Ce truc dans la gouttière
Comme un doigt de King Kong
Le gros machin nous nique
Vis-à-vis volcanique
Il peut sonner le gong
Sourde oreille on s’emboîte
En se matant l’œil moite
Ébranlées par le dong
Qui nous tringle et dégomme
Ensemble mieux qu’un homme -
Dernier coït pour 0069
Catégories : Jocelyn Witz« James, retenez votre yaourt ! gémit la belle Ursula.
— Pour qui me prenez-vous, mignonne ? Je suis un gentleman. »Enfin, vous saurez tout sur la vie sexuelle de James Bond.
(Et des macaques.)https://www.atramenta.net/lire/dernier-coit-pour-0069/100475(et
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Bye bye
Catégories : Octosyllabes (8)Fourre-moi ta bite encore un coup
T’as vu mon ventre comme il bâille
J’ai trop de mal à dire bye bye
Ces secousses-là on y prend goût
Où trouver l’envie que je parte
Quand mes lèvres bavent et s’écartent
Rien qu’un ultime dedans-dehors
Pour effacer cette heure si triste
Je chope les boules si tu résistes
Ô ta queue montée sur ressort
Me rend la chatte et l’esprit vides
Les seins durs et la rage au bide
Remplis-moi toute encore une fois
Tamponne à m’en laisser des traces
Après ça c’est promis je trace
Et si jamais on se revoit
J’espère tu sortiras ta pine
En souvenir d’une ex-copine -
Un seul individu
Catégories : Heptasyllabes (7)Sonne sonne ta soubrette
Elle attend dans le couloir
Comme ta bite elle est prête
Mouillée de tant te vouloir
Mate mate ta soubrette
Plantée devant toi sexy
Que l’œil du maître s’arrête
Sur chaque détail exquis
Tâte tâte ta soubrette
Sous le linon empesé
Vérifie qu’elle est proprette
Là où tu vas la baiser
Lance lance à ta soubrette
Des ordres succincts nerveux
À poil et vite en levrette
Bouche ouverte je le veux
Gifle gifle ta soubrette
Qui rougit mais ne se plaint
Pas qui plutôt se cambre et t’
Offre un cul vibrant et plein
Doigte doigte ta soubrette
De tes doigts de dominant
Déjà son ventre sécrète
Des fleuves incontinent
Punis punis ta soubrette
Pour n’avoir pas assez bien
Dépoussiéré la chambrette
Sa besogne au quotidien
Souple et soumise soubrette
Tu peux mordre à ses seins blancs
Fière au fond qu’on la maltraite
Elle te sert en tremblant
Branle branle ta soubrette
Que ta langue de satin
Lui lustrant bien la gaufrette
La rende un peu plus putain
Sabre sabre ta soubrette
À genoux sur le tapis
Elle pleurniche et se prête
À tes désirs sans répit
Tire tire ta soubrette
Tire un plaisir sans égal
De cette accorte pauvrette
Embauchée pour ton régal
Et tant pis si ta soubrette
En égarant sa raison
Braille un brame une opérette
À ameuter la maison
Oui tant pis si l’indiscrète
Pousse un cri à corps perdu
Car ta femme et ta soubrette
Sont un seul individu -
Vœux pour l’avenir
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Qu’il y ait un futur
Et un reste de monde
Une suite à nos aventures
Qu’entrent les membres durs
Aux culasses profondes
Des brunes filles et des blondes
Que d’autres matins feu
Dévorant la fenêtre
Fassent miroiter nos cheveux
Que les longs vits nerveux
Sans trêve nous pénètrent
Chassant vilains mots et mal-être
Qu’il y ait des chemins
Fleuris de grasses veines
Pour nous conduire au lendemain
Que le nuage humain
À nos flancs de sirènes
Verser la pluie vienne et revienne
Que ces années de suie
Nous aient laissées plus fortes
Grâce aux bonheurs que l’on essuie
Que les béliers de nuit
Qui nous ouvrent les portes
Léchant les parois nous emportent
Que l’on ne s’arme plus
D’or et de pensées laides
Que chacun devienne l’élu
Qu’en nos ventres velus
S’enfoncent chauds et raides
Les aiguillons portant remède
Que l’on troque ces croix
Pour de plus doux supplices
Que les cons seuls restent étroits
Et du désir la proie
Qu’on force nos matrices
Et que de chair on les remplisse -
À la casserole
Catégories : Hexadécasyllabes (16)Je te tendrai le pain deux lourdes miches à l’âme dorée
Dont toi seul sait tirer le soupir et le sel en les pressant
Qui rien qu’au songe de tes mains gonflent lorsque le soir descend
Oh viens je te tendrai le pain ta mie se rêve dévorée
J’ouvrirai pour toi cuisses et lèvres déroulerai des bras
Si blanc que tu voudras lécher puis mordre larder ce fromage
Où perle le lait d’hier où le souvenir de toi surnage
Oh je les ouvrirai si doux que drap la nappe deviendra
Je verserai les huiles pour toi que ma salive fomente
Afin de dresser haut le bourgeon vrai clou de notre festin
Il fondra sous ma langue avant de me régaler l’intestin
Oh viens me voir mon bon vivant je verserai mes vins d’amante
Je fendrai ce ventre pour toi tel un poisson fraîchement pris
À l’hameçon de tes dix doigts je trouverai la déchirure
Ancienne où frémissante la chair se souvient tremble et suppure
Oh j’écarterai jusque-là l’écaille de ce ventre gris
Et tu plongeras le couteau la dent dans le fruit que rissole
Depuis longtemps ma vulve torride de toi tu plongeras
La cuiller entre mes genoux de bombance et nous ferons gras
Oh viens qu’enfin ma faim se nourrisse et jouisse à la casserole -
Dites-le avec des fleurs
Catégories : Pentasyllabes (5)Je suis la potiche
Il ne me voit pas
Ne me baise pas
Ma vulve il s’en fiche
J’ai beau l’aguicher
Tendre les tétasses
Le boss entre et passe
Sans venir nicher
Je suis la potiche
L’humble dactylo
Qu’emploie ce salaud
Duquel je m’entiche
Seule à mon guichet
Je me brosse en douce
M’envoie des secousses
Au godemiché
Mais ce matin (chiche !)
Nue sur son bureau
J’attends mon héros
En serrant les miches
À quoi bon tricher
Sucer l’œil qui brille
Des stylos à bille
Ou bien pleurnicher ?
Ce matin j’enfiche
Des brins de muguet
Dans mon ventre gai
De rouée potiche -
Ce con de petit bois *
Catégories : Hexasyllabes (6)Qu’on plume, qu’on épile
Mon petit mont charnu
Je le veux archinu
Bourré de sex appeal
Tiens j’arrache mes voiles
Et me couche à tes pieds
Fais-le par amitié
Extirpe-moi les poils
Qu’on rase, qu’on défriche
Ce con de petit bois
Je sucerai tes doigts
En guise de bakchich
Tonds ce crin d’animale
Qui me rend peu porno
Tire sur ma laine… oh !
Cesse, ça fait trop mal
(*) Rien à voir avec la chanson d’Yves Duteil… -
Dans l’antre du Ver
Catégories : Jocelyn WitzJe la pénètre et son corps nu s’enfonce un peu dans la boue fraîche de la berge...
Ça commence ainsi : histoire d’amour et de mort, Éros et Thanatos.
L’amour mène au crime,
le crime à la sanction divine,
la sanction à l’enfermement dans le labyrinthe,
le labyrinthe à quelque bête ou déité tapie,
rampant,
rôdant,
rêvant de dévorer l’amoureux déchu qu’on lui jette en pâture.
À ce condamné il fallait une Ariane
jeunette et peu farouche.
La voici qui vole à sa rencontre...
Mais saura-t-elle le guider vers la sortie ?https://www.atramenta.net/lire/dans-lantre-du-ver/100384
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La vierge au bain
Catégories : Octosyllabes (8)L’eau frissonne en léchant mes hanches
Et pénètre mon ventre étroit
Mon téton durcit, tout s’enclenche
Sous mes yeux qui n’ont jamais froid
L’eau se trouble, suce, enveloppe
De sa lèvre mouillée de sel
Mes replis de jeune salope
Prompte à égarer son missel
Ô entre là, eau, prends-moi toute !
Suis-je pas seule à la maison ?
Me forçant tu verras sans doute
Mon rose hymen à l’horizon
L’eau hésite, flue, reflue, jongle
Avec mes désirs haletants
Tant qu’à la fin, de mes coups d’ongle
Je le perce en serrant les dents
L’eau rougit, s’enfle et précipite
Sa chaude morsure, elle fond
Sur les vierges envies de bite
Que mon cœur nourrissait au fond -
Mâlheur à moi !
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetQuéquetterie, braquemartyre…
Mâlheur à moi ! C’est embitant
D’être zobsédée tout le temps,
Surtout que c’est de pine en pire.
Nœud ris pas ! Mon intimité
Vit un véritable calverge ;
L’envie de chibre me submerge ;
Queue quelqu’un vienne m’enviter !
La moindre phallusion au membre
(Soit dit sans hyprocrizizi)
Me rend le ventre cramoisi.
L’esprit en biroute, je cambre
Les reins, des doigts m’empénissant
À m’en laisser la chatte en sang. -
Reflets dans un œil qui s’adore
Catégories : Heptasyllabes (7)Surprenant dans la psyché
Le pâle orbe des mamelles
Lourdes voluptés jumelles
Mon œil plus bas s’est penché
Il flottait dans la psyché
Des fragrances d’amoureuse
Là où les cuisses se creusent
Où l’homme s’en vient nicher
Et j’ai su dans la psyché
Écartant les poils du ventre
Que parfois le désir entre
Jusqu’aux rivages cachés
Caressant dans la psyché
Ces vénustés des coulisses
Mon œil ivre de délices
Buvait sans se dépêcher