En descendant vers Réaumur
Par un corridor dégueulasse
Il me plaqua la raie au mur
Afin la main chaude et salace
De me tirailler poils pis con
Sous une pub Amer Picon
Peu après comme entrait en gare
Notre rame à Sébastopol
Se dézippant sans crier gare
Il me fourra soudain Popaul
En pogne et susurra Soupèse
Sous l’œil d’un Bibendum obèse
Tout ça m’avait tant mise en train
Qu’en filant vers les Batignolles
Mes doigts amoureux l’ont étreint
Le temps d’une humectée pignole
Il a henni comme un poney
Sous Dubo Dubon Dubonnet
Ton pantoum dans mon haïku - Page 3
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Métro rétro
Catégories : Octosyllabes (8) -
In the mood
Catégories : Jocelyn Witz
Messieurs, j’en appelle à vous !
La journée des meufs, c’est après-demain. Une bonne raison (une de plus) pour leur arracher dès aujourd’hui leurs sapes et les tringler toutes sans pitié.
Les tièdes ? On les aidera à se mettre dans l’ambiance…
https://www.atramenta.net/lire/in-the-mood/103852
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Tendre vers
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)J’ai aimé d’amour une horizontale
Fière, droite, faisant bander
Tout homme — oh, secrètement je tendais
Vers elle et sa beauté fatale.
Ses clients nombreux la nommaient Nini ;
Je connaissais ses habitudes
Et rêvais, le soir, après mes études,
De la rejoindre à l’infini.
Que luise la lune au ciel ou qu’il flotte,
Chaque nuit je me rapprochais
D’elle sans jamais pouvoir la toucher :
Hélas ! c’était mon asymptote. -
Friandise
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetMa fente est son bonbon fourré
Elle y fout miel et crème anglaise
Confiture et morceaux de fraise
Ô doux gestes enamourés
Ma fente est sa dragée surprise
Où elle introduit des éclats
De beurre ou de noir chocolat
Ô son regard qui m’électrise
Puis nous allons longtemps marcher
Courir, jouer à chat perché
Un bouchon m’obturant la fente
Et mon ventre de four invente
Le chaud potage panaché
Qu’après sa langue ira chercher -
La trav et son truc
Catégories : Heptasyllabes (7)Méfiez-vous : sa courte robe
Et son minois minaudant
Cachent l’épaisseur d’un zob
Aussi tendu qu’impudent
Comme en ont les fils d’Adam !
Méfiez-vous : dans son orbite
Elle attrait sots et naïfs
Et leur exhibe une bite
Lourde au moins comme un rosbif
Qui vient leur gifler le pif !
Méfiez-vous, jeunes gens vierges !
Quand la belle a sa muflée
Elle brandit une asperge
Perfidement camouflée
Laquelle a tôt fait d’enfler !
Alors, protégez votre uc
Contre les menées, garçons,
De cette trav et du truc
Raide comme un saucisson
Qu’elle vous fout sans façon ! -
Dur comme avant personne
Catégories : Hexasyllabes (6)Étendues dans le blé
Ensemble elles frissonnent
Sous l’assaut des teubs les
Perçant ô polissonnes
Au ventre dédoublé
Car pinée sous les nues
Chacune sait que sa
Copine est saoule et nue
De défoncez-moi-ça
Et d’ardeur ingénue
Ailleurs à la villa
Le monde les réclame
Mais lorsque le vit la
Perfore quelle femme
Se soucie des prélats
Oui toutes deux frissonnent
Le ventre écartelé
Dur comme avant personne
Bourré de bites les
Perçant ô polissonnes -
Un rien m’effrène
Catégories : Hexasyllabes (6)Puisqu’au doux nom de Roy
Tu réponds je suis reine
Tu porteras ma traîne
Je fais de toi mon boy
Caressant mes migraines
Mon ventre de sirène
D’un massage au monoï
Et comme un rien m’effrène
Viens-t’en que je te prenne
Munie d’un long sextoy
En fibre néoprène
Au galop vers l’Ukraine
Jolie lope ô cowboy -
Brève escapade
Catégories : Quadrisyllabes (4)Quand le diable aime
Dans la nuit blême
Pas de problème
Ses fées en rang
Il les tire en
Les déchirant
Puis il s’insère
Dans des sorcières
D’un vit sincère
Baise à sa faim
Cent séraphins
Pâles et fins
Branle une nonne
Nommée Simone
Qui s’en étonne
Chez un vieux plouc
Il nique un bouc
Et fout son souk
Foin des faiblesses
Il viole et blesse
Mille diablesses
Un peu putain
Il turlute un
Gland de lutin
Tard il entube
Près du Danube
De blonds succubes
Enfin boitant
Et l’âme amère
Notre Satan
Se rentre à temps
Chez sa grand-mère -
Ne jamais contrarier la clientèle
Catégories : Jocelyn Witz
Le client a toujours raison !
A fortiori quand elle est sévère, richissime,
terriblement bien gaulée et très très cochonne…https://www.atramenta.net/lire/ne-jamais-contrarier-la-clientele/103003
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Chimère
Catégories : Octosyllabes (8)Avec ton membre dressé noir
Tu me joues les chiens de ma chienne
Me plantant devant le miroir
Tremblant du désir que tu viennes
River ton membre et m’en filer
De ces frissons qui vous envoient
Valser par les cieux sans filet
Gémir à s’effrayer les voix
Je sens ton membre pousser là
Sa longue épaisseur de plastique
Pour que ma mouille se mêle à
Ces huiles dont tes doigts l’astiquent
Puis quand ton membre heurte muet
Le seuil de ma vallée des roses
Si pressées de le voir ruer
Les voilà qui s’élancent écloses
Ô va beau membre madré noir
Chevauche-moi ma chevaucheuse
Étalonne-moi tamponnoir
Couvre ta jument amoureuse
Plantée jusqu’au fond du miroir -
Direct au buffet
Catégories : Hexasyllabes (6), SonnetDentelles qu’on découd
Violence aux voies de fée
Ô s’ouvrir sous les coups
Avoir le corps défait
Qu’on la pousse à la faute
L’agressée se dépiaute
Se fend les commissures
Mon ventre et sa blessure
Vit sur la brèche et saute
Au vit de qui susurre
Je me pendrai au cou
Si l’on veut m’agrafer
Brandissant un six-coups
Ô direct au buffet -
Dès que je l’ai plus dans les pattes
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Je dis jamais pour qui j’en pince
À mon mari ce vieux bébé
Ça ferait que l’exacerber
Il est jalmince
Qui m’invente à longueur de temps
De fols et profonds adultères
Il a pas bien les pieds sur terre
C’est embêtant
Je l’apaise en taillant des pipes
En m’ouvrant douce à volonté
Pour l’empêcher de cogiter
Aux autres types
Ceux durs qui m’enfonçant le clou
Me noyautent et percent la chatte
Dès que je l’ai plus dans les pattes
Mon gros jaloux -
Ouverte et chaude
Catégories : Heptasyllabes (7)Est-ce toi Jack, mon ripper,
Ce froid de fer qui m’éventre,
Glissant mieux que dans du beurre,
Respectant rien quand il entre ?
Tes baisers me font pas peur,
Pourvu qu’entre mes os crisse
Ton long outil découpeur,
M’équarrissant l’orifice.
J’ai connu des kidnappeurs :
Trois forbans roux et macabres,
Marins saouls sur un clipper,
M’ont entaillée de leur sabre.
Ô mon Jack, mon salopeur,
On a beau te prendre en grippe,
Moi j’inverse la vapeur
Et je jouis quand tu m’étripes.
Mais, au terme du labeur,
Me laissant ouverte et chaude,
Chéri, fais gaffe aux snipers
De Scotland Yard en maraude ! -
La zézette au frangin
Catégories : Octosyllabes (8)Touche-pipi ! Doux jeu qui mêle,
Dans le honteux, dans l’interdit,
Au futur mâle la femelle
Future et déjà dégourdie.
Touche-pipi ! Je vis d’emblée
Ce que l’on pourrait obtenir
De ces parties lorsqu’accouplées
On les ferait aller-venir.
Touche-pipi ! Ce fut, l’espace
D’un éclair, l’évidence que
J’aurais de la joie par où passe
Cet adorable bout de queue.
Touche-pipi ! Je voulus mettre
En bouche ce tuyau des gars ;
Ça râlait : il fallut promettre
Trois carambars et un nougat.
Touche-pipi ! Ah, qu’elle est grosse,
Soudain, la zézette au frangin,
Quand, douces, mes lèvres la brossent
Et la cajolent ! Et comme il geint !
Touche-pipi ! Voilà qu’il crache,
L’animal, il me fait pipi
Dans la gueule, alors je me fâche
Et m’en vais le dire à papy.
Touche-pipi ! C’est là, en somme,
Que je connus les faits majeurs :
Sous la houlette d’un vieil homme
Au membre raide et fourrageur. -
Ceux qui pillèrent
Catégories : Octosyllabes (8)C’est à seize ans que fut voulue
La déchirure ouvrant sa chair
C’est à seize ans que se couchèrent
Sur sa peau trois garçons goulus
Car à seize ans brûlante et mûre
Elle sentait déjà vibrer
Au tréfonds d’elle calibrées
Les envies des amants futurs
Ces seize ans où se vit pollu
Son ventre à coups de membres durs
Elle en conserve l’échaudure
Après tant d’étés révolus
Pour ses seize ans ils la soumirent
Tel un vieux ballon de football
Aux gaietés de la carambole
Lui laissant de vifs souvenirs
Ô doux passé qu’elle salue
La chair se rouvrant comme hier
À rêver à ceux qui pillèrent
Ses seize ans tant qu’elle en voulut -
Prisonnier de hommes-ventres
Catégories : Jocelyn Witz
Ceux qui sont revenus de la mystérieuse cité des hommes-ventres en tremblent encore et ne parlent à personne de ce qu’ils ont subi là-bas.
Et puis il y a ceux qui ne sont jamais revenus…
Première publication dans mon recueil de nouvelles intitulé Futur(e/s), N’co éditions, 2022.
https://www.atramenta.net/lire/prisonnier-des-hommes-ventres/103194
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Pleine lune (c’est le cas de le dire)
Catégories : Octosyllabes (8)Elle en a l’œil fauve et qui fuit,
Des suintements dans le bidule,
Le front qui, s’empourprant, reluit…
Aussi vrai que s’en vient la nuit,
Ce soir maman veut qu’on l’encule.
Du reste, elle le fait savoir
D’un ton vous dressant la virgule,
Et, chiennasse, vous donne à voir
Son cul d’ivoire au bel œil noir ;
Oh ! oui, maman veut qu’on l’encule.
Ernst arrosait les solanums,
Maximilien lisait Catulle,
Paul s’exerçait au cymbalum ;
On râle tous un maximum,
Mais bon : maman veut qu’on l’encule.
Ça n’est pas la première fois
Qu’elle a cette envie ridicule ;
Si l’on cède pas, elle aboie
Et se trotte à poil par les bois,
Réclamant partout qu’on l’encule.
Papa, lâcheur, a mis les bouts,
Emportant l’énorme mentule
Dont il empalait tout debout
Maman, les soirs où son sang bout,
Signe qu’il est temps qu’on l’encule.
Toujours, quand la lune a son plein,
Dès l’heure bleue du crépuscule,
Louve-garou que chacun plaint,
Maman hurle tant et si bien
Qu’en fils diligents… on l’encule. -
Sex happenings
Catégories : Hexasyllabes (6)Madone des parkings
Sur le béton tirée
Avalant la purée
Au pied des grands buildings
Mouche aux yeux qui s’effarent
Insecte que les glands
Épinglent pantelant
Dans la lueur des phares
Fée se calant les durs
De la cité voisine
Qui un à un l’usinent
Au capot des voitures
Humide agrume rose
S’ouvrant pour pas un rond
Sac à foutre et fleuron
De nos banlieues moroses
Par tes sex happenings
Ô majestueuse ô caille
Tu gommes la grisaille
Et le froid des parkings -
L’heure est douce
Catégories : Octosyllabes (8)Ô lèvres du bas vous frottez
L’une l’autre entre mes deux pouces
La trotteuse aura beau trotter
Le temps s’effiloche et repousse
Tous les sommeils tant l’heure est douce
Lèvres d’amour vous aspirez
Mes doigts de votre appétit tendre
Ma fièvre ne fait qu’empirer
Dans un moment je vais me fendre
D’une joie qu’on pourrait entendre
Lèvres de feu vous déversez
Vague après vague sur ma paume
Quelle outre mon ventre percé
Dont le poisseux nectar embaume
Et me liquéfie chaque atome
Lèvres secrètes con corail
Pourvoyeur des belles secousses
Chaque nuit tu m’offres ce rail
Qui monte au ciel et je repousse
Tous les sommeils tant l’heure est douce -
L’appel des étalons
Catégories : Décasyllabes (10)Tant de désirs en ce bois me cavalent,
Un tel appel frémissant d’étalons
Que je panique et mouille mes crins blonds
En voulant fuir, moi que leurs voix ravalent
Au rang de bête aux abois, de jument
Chaude dont les flancs rêvent dans la crainte
À leur amour, leurs membres, leur empreinte,
Mes cris, ô, mes rauques hennissements…
Tant d’ombres, oui, me suivent là-derrière
Dont je sens l’haleine brûler ma peau
Que, dépouillant mes derniers oripeaux,
J’irai m’étendre nue dans la clairière.
