Elle en a l’œil fauve et qui fuit,
Des suintements dans le bidule,
Le front qui, s’empourprant, reluit…
Aussi vrai que s’en vient la nuit,
Ce soir maman veut qu’on l’encule.
Du reste, elle le fait savoir
D’un ton vous dressant la virgule,
Et, chiennasse, vous donne à voir
Son cul d’ivoire au bel œil noir ;
Oh ! oui, maman veut qu’on l’encule.
Ernst arrosait les solanums,
Maximilien lisait Catulle,
Paul s’exerçait au cymbalum ;
On râle tous un maximum,
Mais bon : maman veut qu’on l’encule.
Ça n’est pas la première fois
Qu’elle a cette envie ridicule ;
Si l’on cède pas, elle aboie
Et se trotte à poil par les bois,
Réclamant partout qu’on l’encule.
Papa, lâcheur, a mis les bouts,
Emportant l’énorme mentule
Dont il empalait tout debout
Maman, les soirs où son sang bout,
Signe qu’il est temps qu’on l’encule.
Toujours, quand la lune a son plein,
Dès l’heure bleue du crépuscule,
Louve-garou que chacun plaint,
Maman hurle tant et si bien
Qu’en fils diligents… on l’encule.
Pleine lune (c’est le cas de le dire)
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