Miel sirop bonbon réglisse
D’eux tous me voici complice
Tablant sur les deux tableaux
Alcool fort ou menthe à l’eau
Miel sirop bonbon réglisse
Que nos destins s’accomplissent
Mes dix doigts prêtant la main
Au pouvoir du mâle humain
Miel sirop bonbon réglisse
Débusquons sous la peau lisse
De nos amies le halo
Où s’allient le feu et l’eau
Miel sirop bonbon réglisse
Moi femme de père en fils
Moi suif de mèche avec eux
Serpente avalant sa queue
Miel sirop bonbon réglisse
Leurs miroirs me réfléchissent
M’écartelant des Bosphore
Tout pantelant d’alcool fort
Heptasyllabes (7) - Page 2
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Perle d’O n° 117
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’O -
Curieux rêves
Catégories : Heptasyllabes (7)Je me suis vue les mains pleines
D’un beau bouquet de joncs longs
Et tu me disais Vilaine
Où donc est ton pantalon
Je m’aperçus entourée
De vifs et poisseux poissons
Crachant comme une purée
Et riant l’œil polisson
Je me suis rêvée en chatte
Dieu que c’était impoli
Miaulant nue à quatre pattes
Au beau milieu de mon lit
Une autre fois j’étais morte
Souillée par un fossoyeur
En attendant que m’emportent
De grands diables aboyeurs
Certaines nuits j’imagine
Le chêne ou le cornouiller
Poussant leur vieille racine
Dans mon ventre tout mouillé
Croyant m’éveiller je trouve
Entre mes cuisses Papa
Le noir museau d’une louve
Grognant comme en plein repas
Je vois mille autres sottises
Qui me font les joues en feu
Le seins durs sous la chemise
Lorsque je passe aux aveux
Oh Papa ces curieux rêves
Témoignent que ton enfant
Crève d’envie Papa crève
D’être enfilée plus souvent -
Les raisons d’un ramage
Catégories : Heptasyllabes (7)S’il advient que je vous cherche
Vous faisant bouillir le sang
Par mon babil incessant
Fritez-moi la peau du derche
Ce futile et sot potin
Vise à vous tendre la perche
De cerveau j’en ai pas lerche
Tout est dans mon popotin
Le plaisir que je recherche
Multipliant les blablas
Se prodigue paume à plat
Sonnant sur la peau du derche -
Perle d’O n° 207
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OJe fis briller plus d’une heure
Ses lobes et ses ourlets
Entrant ainsi qu’en du beurre
Tétant tous les petits-laits
De volupté déferlés
Je fis fondre sous ma langue
Son cachou de chair brûlant
Léchai la pulpe de mangue
De son temple en y mêlant
Mes mucus équivalents
Je fis râler sans relâche
N’en ayant jamais assez
Ma poseuse aimée des flashes
Aux orgasmes d’opiacé
La laissant ressorts cassés
Enfin décarapacée
Et les sangs qui s’amourachent -
Et nos draps de cavaler
Catégories : Heptasyllabes (7)Chevaucheur bouillant d’écume
Qu’aspire un ventre secret
Par œuvre au noir il se crée
Des ors que ton membre exhume
Jaillissent des prés salés
Un cri ravi nous festonne
Le printemps en fait des tonnes
Et nos draps de cavaler… -
Le feu au derrière
Catégories : Chanson, Décasyllabes (10), Heptasyllabes (7)Dieu si j’avais dix ans d’moins
Rev’nant un poil en arrière
Au temps du feu au derrière
J’pourrais encore faire carrière
Causer pas mal de tintouin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’ai rendez-vous dans la forêt phallique
Ah si j’avais vingt ans d’moins
Je s’rais milf et la jeunesse
Rien qu’pour effleurer mes fesses
Voir tous mes tétins qui s’dressent
Viendrait d’Hong Kong ou plus loin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’replong’rais bien dans l’océan des triques
Si j’avais que trente ans d’moins
Hantant les foutus mariages
À loilpé sous mon corsage
Je s’rais celle que dévisagent
Toute la smala des témoins
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
Je ref’rai l’tour d’mes connaissances bibliques
Si j’avais quarante ans d’moins
J’pass’rais mes nuits dans les boîtes
La jupe courte et le con moite
Je s’rais la nana qu’on doigte
Et qui turlute dans les coins
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’te jure de plus m’enculer en public
Si j’avais cinquante ans d’moins
Tonton me fil’rait des fraises
Tagada après la baise
J’aurais des tifs à l’anglaise
Et du foutre au bord du groin
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’vais fourrer un cierge à la basilique
Si j’avais soixante ans d’moins
Fœtus je s’rais bourrée d’vie
Me f’sant reluire par défi
Pendant les échographie
J’aurais déjà trouvé l’joint
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
Laisse-moi r’goûter à la vie idyllique
Merde à soixante-dix ans d’moins
Je s’rais juste un connard d’ange
Dont pas une plume le démange
J’suis pas sûre que ça m’arrange
Que Dieu m’rajeunisse à c’point
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’ai jamais trop eu la fibre angélique
Jésus Jésus si t’entends ma prière
J’en finis pas d’avoir l’feu au derrière
Jésus Jésus si t’entends ma supplique
J’ai rendez-vous dans la forêt phallique
Jésus Jésus…
(ad lib.) -
Perle d’O n° 181
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OVoici l’anneau de métal
Le disque orné d’un triskel
À l’autre côté duquel
Ma preuve d’amour total
S’étalera sans remords
Être à lui jusqu’à la mort
Voici le définitif
Fer gris me devant percer
À sang l’avant reversé
Semblable au coup de canif
Au cœur d’un amour dément
Être à lui infiniment
Voici le cercle d’inox
Où l’on gravera demain
Le nom qui me lie les mains
Il fera de moi le fox
Du maître un toutou privé
Tout à lui d’amour rivé -
Moul’-burnes
Catégories : Heptasyllabes (7)Le futal copie ta peau
Tous tes attributs s’étalent
Moul’-burnes ô vision fatale
M’attirant tel un appeau
Mon vagin se la joue gueuse
En miroir du presque à poil
Moul’-burnes ô ton os sacral
Me rend direct amoureuse
Ça devrait être interdit
Se la balader royale
Sauf les anges en paradis
Moul’-burnes ô je me régale
À te regarder pardi ! -
Ça urge !
Catégories : Heptasyllabes (7)Par ma gaufrette à fourrer
Par mes grognes et mes mouilles
Mon bide où les désirs grouillent
Me v’là chaude énamourée
Ô vite une bête à couilles !
Pitié pour l’amour du miel
Le sang gronde et m’engredine
J’ai l’sirop plein la tartine
Mon bloc-moteur coule un’ bielle
Vite un animal à pine !
Ça s’enfle ça rue ça bout
J’ai beau colmater d’un gode
Ça fuite et j’en mets partout
Qu’on me plante une électrode
Voire un colosse de Rhodes
Ça urge ô dépêchez-vous ! -
Pas d’histoire
Catégories : Heptasyllabes (7)Vox populi vox dei
On jugeait obligatoire
Un beau mariage au pays
Moi je n’ai pas fait d’histoire
Vox populi vox dei
Fi de tes élans sapphiques
Me dit-on à l’abbaye
Être homo voilà le hic
Vox populi vox dei
Enseveli sous la cendre
Mon cœur se fit Pompéi
Infichu de se défendre
Vox populi vox dei
Du monde écoutant le son
Tristement j’ai obéi
En épousant un garçon -
Sur la plage
Catégories : Heptasyllabes (7)Fille encor mouillée des ondes
Sous la lune et le levant
Fille léchée par le vent
À l’instant venue au monde
Fille émergée de la mer
Souple comme une algue noire
Fille or-argent fille moire
Corps nu de beauté primaire
Fille avançant ruisselante
Vers mon ventre ensorcelé
Fille au sein vierge de lait
Aux poils d’étoiles filantes
Fille harem ogre incendie
Qui m’avale et m’électrise
Fille écueil où se sent prise
Ma chair ô fille bandit
Fille aux frôlements baroques
De ses doigts d’encre enfoncés
Fille à stupre ou fiancée
Dont les baisers me disloquent
Fille espérée tant et tant
Mon noir désir en brasille
Fille où mes replis de fille
S’étrillent en sécrétant
Fille floue traître mirage
Au fond rien qu’un peu de boue
Humide rêve debout
De fille errant sur la plage -
Perle d’O n° 225
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OPar mon ventre et ses anneaux
Me voici menée en laisse
Sous l’œil de son tyranneau
Défile et se pavane O
Belle et dévoilée topless
Par mon ventre obéissant
Je piaffe en joli rapace
Au regard de verre absent
Aux lèvres rosies d’encens
Où l’acier des chaînons passe
Par mon ventre à gros maillons
Nous le zoziau qu’on promène
Zébré d’ocre et vermillon
Pile à poil appareillons
La frimousse à peine humaine
J’effectuerai bien des tours
De par mon ventre engrainée
Tournée longue ou circuit court
Voici les plumes d’atours
D’O l’offerte la traînée -
Perle d’O n° 46
Catégories : Heptasyllabes (7), Perles d’OJe suis n’importe laquelle
Tout aussi tourmentée qu’elles
Une humble putain sans nom
Sexe ouvert sous le linon
Je suis n’importe quel autre
Ventre anonyme où se vautrent
Les cruels gardiens des clés
Croupe en leur coupe réglée
Ô mon amour je m’absente
Et mes lèvres impuissantes
Ne leur diront jamais non
Je suis ta putain sans nom -
Encore un tour de piste !
Catégories : Heptasyllabes (7)Sitôt décochée sa goutte
La bielle encore enfoncée
Il me gicle sur la route
Fonçant vers d’autres pensées
En voulant toujours je rampe
Tète un blanc reste de pluie
Mais il a tiré sa crampe
Se retourne et bonne nuit
Moi farouche à l’improviste
Je me branle en espérant
Que refasse un tour de piste
Ce Priape indifférent
Le sommeil déjà l’emporte
Vers qui sait quel autre con
Pour lui bien sûr peu importe
La nénette et le flacon
Blottie contre son épaule
J’ai ce manche imaginé
Mes doigts se croyant Popaul
Revenu pour me piner
Lui ronfle et je nous caresse
Des rêves de longs désirs
De vits rendurcis sans cesse
D’épiderme à retransir
Ses poils odorants chatouillent
Mes sens m’ôtant la raison
Au point de lécher ses couilles
En plongée sous l’horizon
Je fripe à fond son prépuce
Brave tous les interdits
L’aspire en bouche et le suce
Il marmonne il se raidit
Ô pourvu qu’il me refoute
Ô l’heure est de miel et d’or
Mais soudain je bois sa goutte
Et ce salaud se rendort -
Avant
Catégories : Heptasyllabes (7)Sa ceinture est le pinceau
Crayonnant mes flancs rebelles
Je me soumets à l’appel
D’une pourtant pas très belle
Avant j’étais pas maso
Elle me prend pour royaume
Offert à ses jeux malsains
Ses pieds marchent sur mes seins
Ses crocs me font des dessins
Avant j’aimais que les hommes
Ô ses plaisirs énervants
Ses dix doigts dans ma culotte
Stylets durs qui m’asticotent
Avant j’étais pas si sotte
Mais avant c’était avant -
Je m’investis
Catégories : Heptasyllabes (7)Nos rapports ? Fifty-fifty
Des pièces uniques et main-d’œuvre
J’offre aux cent vits de la pieuvre
Mes bijoux sous garantie
Je lève les hypothèques
Avalise les paiements
En liquide évidemment
Je ne connais pas l’échec
On contracte par-devant
Raide notaire à cravate
On souscrit à quatre pattes
À des emprunts motivants
Je m’investis je me donne
À fond pour vous mes trésors
Dès que l’actif entre et sort
Le reste je m’en tamponne -
Un bon garçon
Catégories : Heptasyllabes (7)Ah ! sa maman la putain
Ce mec vit à bon école
Des mille oncles qui lui collent
Au cul du soir au matin
Attentif le fils de pute
Sait par cœur tous les tarifs
Et si besoin au débrief
Il peut régler les disputes
Il a toujours été là
Témoin veillant sur sa mère
L’érotisme est sans mystère
Pour ce fidèle échalas
Dissimulé dans l’armoire
Il voit comment les clients
Se plantent en oubliant
Dans maman leurs idées noires
Puis sitôt que sont éteints
Les becs de gaz dans la rue
Il se désape et se rue
Sur sa maman la putain -
Culinaire préparation
Catégories : Heptasyllabes (7), Pentasyllabes (5)Amis d’la gent charcutière
V’nez donc par ici
Que j’vous montre mes soucis
Dans l’échoppe arrière
Fourrez-y mon p’tit boyau
De chair et d’épices
Élargissez l’orifice
Et mouillez l’maillot
Les v’là bien rouges et bien grasses
Vos chipolatas
Mais j’suis dans un sale état
Que quelqu’un m’décrasse
Remplissez mon p’tit panier
Avec ces saucisses
Des fois qu’mon époux surgisse
Vaut mieux vous manier -
On n’a rien pu retenir
Catégories : Heptasyllabes (7)Dans le détour des vallées
Un vent d’hiver est venu
Quand l’envie s’en est allée
D’effleurer ton ventre nu
Dans le détour des vallées
Tout est blanc Même les poils
Dorment Nul sang ne frissonne
Au flanc des monts L’animal
Ne sent passer plus personne
Tout est blanc même les poils
De ces fleurs sous les congères
On n’a rien pu retenir
Seuls tes regards froids digèrent
Et bercent le souvenir
De ces fleurs sous les congères -
La gauloise
Catégories : Heptasyllabes (7)Elle dégoise et dégoise
Des tissus d’obscénités
L’immorale la gauloise
Il fallait pas l’inviter
En plein dîner elle expose
Sans surseoir à son repas
Des choses mon Dieu des choses
Qu’en principe on ne dit pas
À qui veut l’ouïr elle inflige
(À qui ne veut pas aussi)
La liste entière des tiges
Que son ventre s’est farcies
Tranquille elle vous déballe
Ses récits glaçant le sang
Tels de grands coups de cymbales
À table c’est indécent
Sans y penser elle épanche
Quand même nous nous fâchons
Son goût pour la sauce blanche
Bue au membre des cochons
Combien de fois par semaine
Les prénoms de ses amis
Et le détail (inhumaine !)
De ses moindres sodomies
L’œil luisant elle débite
Ses frasques où les garçons
Tous dotés d’énormes bites
La lui foutent sans façon
Cette nana débagoule
Ce qu’on préférerait tu
Suçant un pilon de poule
S’enquérant Que ferais-tu ?
Mille horreurs elle confesse
En sifflant son muscadet
Tant qu’à la fin on la fesse
… Pile ce qu’elle attendait
