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Octosyllabes (8)

  • Chimère

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Avec ton membre dressé noir
    Tu me joues les chiens de ma chienne
    Me plantant devant le miroir
    Tremblant du désir que tu viennes

    River ton membre et m’en filer
    De ces frissons qui vous envoient
    Valser par les cieux sans filet
    Gémir à s’effrayer les voix

    Je sens ton membre pousser là
    Sa longue épaisseur de plastique
    Pour que ma mouille se mêle à
    Ces huiles dont tes doigts l’astiquent

    Puis quand ton membre heurte muet
    Le seuil de ma vallée des roses
    Si pressées de le voir ruer
    Les voilà qui s’élancent écloses

    Ô va beau membre madré noir
    Chevauche-moi ma chevaucheuse
    Étalonne-moi tamponnoir
    Couvre ta jument amoureuse
    Plantée jusqu’au fond du miroir

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  • Dès que je l’ai plus dans les pattes

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Je dis jamais pour qui j’en pince
    À mon mari ce vieux bébé
    Ça ferait que l’exacerber
          Il est jalmince

    Qui m’invente à longueur de temps
    De fols et profonds adultères
    Il a pas bien les pieds sur terre
          C’est embêtant

    Je l’apaise en taillant des pipes
    En m’ouvrant douce à volonté
    Pour l’empêcher de cogiter
          Aux autres types

    Ceux durs qui m’enfonçant le clou
    Me noyautent et percent la chatte
    Dès que je l’ai plus dans les pattes
          Mon gros jaloux

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  • La zézette au frangin

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Touche-pipi ! Doux jeu qui mêle,
    Dans le honteux, dans l’interdit,
    Au futur mâle la femelle
    Future et déjà dégourdie.

    Touche-pipi ! Je vis d’emblée
    Ce que l’on pourrait obtenir
    De ces parties lorsqu’accouplées
    On les ferait aller-venir.

    Touche-pipi ! Ce fut, l’espace
    D’un éclair, l’évidence que
    J’aurais de la joie par où passe
    Cet adorable bout de queue.

    Touche-pipi ! Je voulus mettre
    En bouche ce tuyau des gars ;
    Ça râlait : il fallut promettre
    Trois carambars et un nougat.

    Touche-pipi ! Ah, qu’elle est grosse,
    Soudain, la zézette au frangin,
    Quand, douces, mes lèvres la brossent
    Et la cajolent ! Et comme il geint !

    Touche-pipi ! Voilà qu’il crache,
    L’animal, il me fait pipi
    Dans la gueule, alors je me fâche
    Et m’en vais le dire à papy.

    Touche-pipi ! C’est là, en somme,
    Que je connus les faits majeurs :
    Sous la houlette d’un vieil homme
    Au membre raide et fourrageur.

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  • Ceux qui pillèrent

    Catégories : Octosyllabes (8)

    C’est à seize ans que fut voulue
    La déchirure ouvrant sa chair
    C’est à seize ans que se couchèrent
    Sur sa peau trois garçons goulus

    Car à seize ans brûlante et mûre
    Elle sentait déjà vibrer
    Au tréfonds d’elle calibrées
    Les envies des amants futurs

    Ces seize ans où se vit pollu
    Son ventre à coups de membres durs
    Elle en conserve l’échaudure
    Après tant d’étés révolus

    Pour ses seize ans ils la soumirent
    Tel un vieux ballon de football
    Aux gaietés de la carambole
    Lui laissant de vifs souvenirs

    Ô doux passé qu’elle salue
    La chair se rouvrant comme hier
    À rêver à ceux qui pillèrent
    Ses seize ans tant qu’elle en voulut

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  • Pleine lune (c’est le cas de le dire)

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Elle en a l’œil fauve et qui fuit,
    Des suintements dans le bidule,
    Le front qui, s’empourprant, reluit…
    Aussi vrai que s’en vient la nuit,
    Ce soir maman veut qu’on l’encule.

    Du reste, elle le fait savoir
    D’un ton vous dressant la virgule,
    Et, chiennasse, vous donne à voir
    Son cul d’ivoire au bel œil noir ;
    Oh ! oui, maman veut qu’on l’encule.

    Ernst arrosait les solanums,
    Maximilien lisait Catulle,
    Paul s’exerçait au cymbalum ;
    On râle tous un maximum,
    Mais bon : maman veut qu’on l’encule.

    Ça n’est pas la première fois
    Qu’elle a cette envie ridicule ;
    Si l’on cède pas, elle aboie
    Et se trotte à poil par les bois,
    Réclamant partout qu’on l’encule.

    Papa, lâcheur, a mis les bouts,
    Emportant l’énorme mentule
    Dont il empalait tout debout
    Maman, les soirs où son sang bout,
    Signe qu’il est temps qu’on l’encule.

    Toujours, quand la lune a son plein,
    Dès l’heure bleue du crépuscule,
    Louve-garou que chacun plaint,
    Maman hurle tant et si bien
    Qu’en fils diligents… on l’encule.

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  • L’heure est douce

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ô lèvres du bas vous frottez
    L’une l’autre entre mes deux pouces
    La trotteuse aura beau trotter
    Le temps s’effiloche et repousse
    Tous les sommeils tant l’heure est douce

    Lèvres d’amour vous aspirez
    Mes doigts de votre appétit tendre
    Ma fièvre ne fait qu’empirer
    Dans un moment je vais me fendre
    D’une joie qu’on pourrait entendre

    Lèvres de feu vous déversez
    Vague après vague sur ma paume
    Quelle outre mon ventre percé
    Dont le poisseux nectar embaume
    Et me liquéfie chaque atome

    Lèvres secrètes con corail
    Pourvoyeur des belles secousses
    Chaque nuit tu m’offres ce rail
    Qui monte au ciel et je repousse
    Tous les sommeils tant l’heure est douce

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  • Ballade des ribaud(e)s

    Catégories : Ballade, Octosyllabes (8)

    D’aucunes vont par les boutiques
    Sempiternellement rôder,
    Ou, kiffant les travaux pratiques,
    Se cousent des fichus brodés ;
    D’autres, ne sachant trop que faire,
    Lisent tout d’Alphonse Daudet —
    Activités qui m’indiffèrent :
    Mon trip à moi, c’est ribauder.

    Entourée de nanas salopes,
    Voire de mecs ou de baudets,
    Je tète au bout des seins, des clopes,
    Écluse burnes et godets,
    M’attirant d’affreux épithètes…
    Mais quoi ? le reste est démodé
    Et, de surcroît, me prend la tête :
    Mon trip à moi, c’est ribauder.

    Vous qui traînez une âme en rade,
    Je viens pour vous enquinauder ;
    Rejoignez-nous, ô camarade,
    Et nous jouerons ma chatte aux dés ;
    Faut-il l’écrire en majuscules,
    En vers, en langage codé ?
    Foutre ! à nouveau je l’articule :
    Mon trip à moi, c’est ribauder.

    Toi qui nous rejoins dans la danse
    Le cœur et la bite échaudés,
    Chante avec nous cette évidence :
    Mon trip à moi, c’est ribauder !

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  • En double

    Catégories : Octosyllabes (8), Sonnet

    Enzo se caressait les boules,
    Tandis que laissait pendre Alain
    Sa langue avec un air malin
    À vous donner la chair de poule.

    L’heure était tendue ; il urgeait
    D’enculer Riri et Jean-Marc
    Qui jusque-là menaient la marque.

    S’étant auparavant murgé
    De longs pastis sans flotte aucune,
    L’Enzo gardait quelque rancune

    À l’endroit de ce con d’Alain
    Dont l’œil, qui sans arrêt riboule,
    Voyait le cochonnet, les boules
    Danser sur l’allée de falun…

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  • Soleil solitude éclatant

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Soleil à foison tout l’hiver
    Sur mes amours bien alignées
    Jamais de travers de revers

    J’abats sans plainte à la cognée
    Tous les chagrins morts au printemps
    Nulle femme n’est épargnée

    Soleil solitude éclatant
    Sur le bourgeon d’autres poèmes
    Fermés que personne n’attend

    Ô cueillez mes fictifs je t’aime
    Je chante échaudée tout l’hiver
    Je rêve à l’envers dans mes vers

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  • Petit je

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

          Mon je s’aime à tous vents
    En attendant l’autre de pluie
          Je sillonne pour lui
    Ce nuage au ventre crevant

          Mon je dépressionnaire
    Dévale et fournit son aval
          Aux sanglots qu’il ravale
    En attendant son partenaire

          Petit je qu’on défend
    Aux enfants dont les envies croissent
          Sans moi moi j’ai la poisse
    Les doigts dans mon ventre crevant

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  • À la sauvette

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ça m’arrive à tout un chacun
    à tout bout de chambre secrète
    ça me prend me prends pas la tête
    si je m’offre le saint-frusquin
    si parfois la fête est parfaite
    quand je savonne à la sauvette
    ça m’arrive à tout un chacun

     

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  • Fouette cocher

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)

    Faire une croix sur mes devoirs
    Et mes futurs à engendrer
    Dans la chambre face au miroir
    Faire une croix de saint André
          Je voudrais vous y voir

    J’ai coché les flèches une à une
    Que le désir m’a décochées
    Sacrifié fortune après thune
    Voulant jouer à fouette cocher
          Pour aller dans la lune

    Puis déchaînée j’ai déboulé
    Sus aux bonshommes à recadrer
    Tordants leurs membres de poulets
    Sur cette croix de saint André
          Le cœur aux pieds foulé

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  • Régime sec

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Au bas du ventre un petit creux
    Un désir que rien n’éconduit
    Sinon l’inespéré biscuit
    D’un ami dans ce vide affreux

    Un petit creux au bas du ventre
    Boulimie que rien ne soulage
    Sauf si farci de blanc fromage
    Quelque beau bout de lard y entre

    Au bas du ventre un petit creux
    Réclamant pitance à grands cris
    Ô besoin de gras qui m’aigrit
    Et fait s’enfuir mes amoureux

    Un petit creux au bas du ventre
    Qui cause en moi la peur atroce
    À terme de devenir grosse
    Pour l’éviter je me recentre

    Au bas du ventre mon doux creux
    Se contentera d’olisbos
    J’aurai que la peau sur les os
    Mais force moments savoureux

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  • Perle d’O n° 222

    Catégories : Octosyllabes (8), Perles d’O

    Quand je leur dresse les tétons
    À me gémir entre les dents
    Quand mes doigts leur entrent dedans
    Auscultent fouissent le sait-on
    Toute à leur régler l’allumage
    Je vois surgir ma propre image

    Quand leur chair se resserre autour
    De mes poussées exploratrices
    Quand éperdus se rétrécissent
    Ces chas auxquels je fais la cour
    Si je me trouble et si je tremble
    C’est que ces mousmées me ressemblent

    Quand leur bouche affolée halète
    Mes lèvres leur brassant le sang
    Quand je les défais leur poussant
    Toujours plus haut l’escarpolette
    Quand je les tiens sous ma tutelle
    Je cherche au fond le savent-elles
    Ma servitude en tant que telle

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  • Y’a comme un déphasage

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Après brossage humble et bien sage
    La jolie bête à culbuter
    S’en retourne ayant tout juté
    Au fond du tuyau d’arrosage

    On voudrait la réaffûter
    On la soupèse on envisage
    Les fièvres d’un nouveau baisage
    Hélas l’animal a muté

    Tel un vieux gnocchi hors d’usage
    Il vous lance un regard buté
    Avant d’encor crapahuter
    Plus loin dans son sac de couchage

    On croirait un vit d’amputé
    Ou celui d’un gosse en bas âge
    Vraiment y’a comme un déphasage
    Entre nous après chahuter
    Quand en son tuyau d’arrosage
    S’en retourne ayant tout juté
    Cette salope à culbuter
    Bien sage oh oui !… beaucoup trop sage

     

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  • Un cas pathologique

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Il lui desserrait les rondelles
    À force de trépidation
    Tant il y mettait de passion
    Car le gaillard était fou d’elle
    Et la foutait sans sommation

    Par des secousses ahurissantes
    Il lui détraquait les gicleurs
    Elle hurlait qu’elle a mal au cœur
    Mais lui attaquait la descente
    Debout sur l’accélérateur

    Il lui déjointait la culasse
    L’aplatissait tel un vingt-tonnes
    Chaque fois qu’il rivait bobonne
    Car ce gros homme avait hélas
    La maladie de Parkinson

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  • Ce que tu voudras

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Je suis la biche et l’éléphante
    Et le reste aussi je m’invente
    Les mille saisons de la fente
    À moi seule un kamasutra
    Maman putain ou écolière
    Sainte aujourd’hui salope hier
    Je redessine mon derrière
    Pour être ce que tu voudras

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  • Perle d’O n° 196

    Il dit ce que je suis
    Ce nouvel affront je l’essuie
    Et ces ardents regards je les affronte
    Sans trêve pour autant d’âpre amour et de honte

    Il dit montre tes seins
    Candeurs chamarrées du dessin
    Lilas qu’a là griffonné la cravache
    Vite ouvre ce corsage ou sinon je me fâche

    Il dit viens là catin
    J’en rougis sous mon fond de teint
    Messieurs jusques au soir je vous la laisse
    La sachant se prêter aux plus rêches caresses

    Sent-il que l’horizon
    De ma servilité touche à la déraison
    Lorsqu’il dit que je suis la prostituée
    La miss au diapason
    À complaire à tous habituée ?

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  • Parfaite était la trajectoire

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Ça rime à rien nos arrimages
    Mes sas ont beau rester ouverts
    Je plane plus dans l’univers
    Trop de retard à l’allumage

    À quoi bon encore orbiter
    Quand nos vaisseaux se désencastrent
    Glacés dans le miroir des astres
    Sous ces espaces inhabités

    Parfaite était la trajectoire
    Pourtant : lorsque dans le ciel clair
    Nos engins s’envoyaient en l’air
    Ensemble on écrivait l’histoire

    Las ! aujourd’hui le vide affreux
    S’engouffrant partout me ravage
    Ça rime à rien nos arrimages
    J’échoue lors de la mise à feu

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  • Perle d’O n° 57

    Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8), Perles d’O

    À la niche O levrette
    Digne seulement des donjons
    Ce pelage allongeons
    À même le sol qu’on nous prête
    Terre battue d’envies secrètes

    À la niche O chaînon
    Manquant d’entre animal et fille
    Au pain sec les chevilles
    Entravées nous nous entraînons
    À ne dire plus jamais non

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