De bouche en bouche étendons, ô mes sœurs,
Ce velouté d’asperge davantage
via d’avides baisers suceurs.
De bouche en bouche avec vous je partage
ma joie d’aimer ce chinois si poli
à travers son crémeux potage.
De bouche en bouche avalez l’eau du lit,
le jus de nœud que j’ai liché, farouche ;
lui nous observe et rembellit,
se demandant laquelle, sur sa couche,
fera sa touche prochaine, ô mes sœurs
qui le goûtez de bouche en bouche.
Octosyllabes (8)
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Un chinois si poli
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8) -
À mon service
Catégories : Octosyllabes (8)Langue qui caresse et voussoie
Aux élans mêlés de respect
Mon ventre encore insatisfait
Où frissonne où s’ouvre la soie
D’un pétale étrange échauffé
Langue à polir l’apostrophé
M’obéissant telle une esclave
Elle entre où je lui dis d’entrer
Au ventre encore impénétré
Là sa salive effleure et lave
Mes plus attendrissants secrets
À petits coups lents et discrets
Puis voici qu’il enfonce et visse
Sous mes désirs agenouillé
Sa langue habile à me fouiller
Ô langue d’homme à mon service
Voussoie mon ventre tout mouillé
Bois de mes miels en pointillé -
Mère immense
Catégories : Octosyllabes (8)Femme de graisse et de chair molle
Dont les parfums puissants m’affolent
Voluptueuse femme obèse
Dont la vue me porte à la baise
Femme ventrue femme à brioche
Où mon cœur blotti pique un blush
Dans vos replis sans fin je rôde
Dondon énorme et toujours chaude
Femme à massifs monde montagne
Femme où tout fond quand on l’empoigne
Mère absolue qu’un rien engrosse
Je vous aime en sucre et en sauce -
Terre à terre
Catégories : Octosyllabes (8)C’était un garçon distingué
Fort bien vêtu, honnête et gai
C’était un garçon sans histoire
Qui m’offrit juste un coup à boire
C’était un garçon merveilleux
Avec du rire au fond des yeux
C’était un garçon simple et drôle
Doté de superbes épaules
C’était un garçon si poli
Qu’on n’alla pas direct au lit
C’était un garçon terre à terre
Il m’encula dans les waters -
Boum !
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetMimer l’émoi quand ils nous mettent
Au ventre leur fin vermisseau
Se rêvant montant à l’assaut…
Si, certes, au fond c’est malhonnête,
On répugne à peiner ces sots
Qui croient fendre à la baïonnette
Et vous polluent tôt la minette
De leur gougoutte de puceau.
Donnez-nous des pines explosives,
D’ardents dragons à queue dum-dum
Nous éclatant chatte et gencives,
De grands bourrins qui nous burinent,
Des giclées nitroglycérine
Qui nous inondent et qui font boum ! -
Avec Paulette
Catégories : Chanson, Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)On a des jules enamourés
À plus savoir où les fourrer
Mais on aim’ mieux causer toilettes
Avec Paulette
Ça les rend trist’ les pauv’ chéris
Surtout quand tout’s les deux on rit
En s’tripotant comm’ des follettes
Avec Paulette
Ceuss’s qui vienn’nt nous baratiner
On leur dit qu’on veut pas piner
Pisqu’on préfèr’ les gigolettes
Avec Paulette
Y en a même un qu’est général
Mais on y a démoli l’moral
En y chipant ses épaulettes
Avec Paulette
Un autr’ qui nous offrait des fleurs
Et nous suppliait tout en pleurs
On y a cassé la margoulette
Avec Paulette
Leur vilain nœud nous attir’ pas
Nous qu’avons tâté çui d’papa
On veut pas non plus d’leur galette
Avec Paulette
On vit seul’s avec nos matous
Ma sœur et moi on partag’ tout
On a lu les livr’s de Colette
Avec Paulette
À s’regarder dans l’blanc des yeux
I nous vient des désirs vicieux
Et subit’ment v’là qu’on halète
Avec Paulette
Y a guèr’ besoin d’mots entre nous
Aussi sec on s’retrouve à g’noux
Et pis tout’s nues comm’ des ablettes
Avec Paulette
Faut voir comm’ très vite on manqu’ d’air
En s’tordant comm’ des bayadères
Faut voir comm’ nos p’tit’s mains volètent
Avec Paulette
Ah ! nous parlez pas des garçons
Leur vit nous file aucun frisson
Rien n’vaut au monde eun’ bonn’ branlette
Avec Paulette
Sur l’air de « À la Glacière » (Aristide Bruant) -
Incorrigible
Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Tenant mes poignets prisonniers
Mon ventre vous le tisonniez
Sous ma chemise
Devant vos amis réunis
Leur montrant comment on punit
Les insoumises
J’aurais craché des mots vilains
Sans doute si de son vit l’un
De vos complices
Ne m’avait tôt cloué le bec
Me bâillonnant tout net avec
Cet appendice
D’autres me caressaient la peau
M’arrachaient l’ultime oripeau
Couvrant à peine
Ce corps qui se tordait bavant
De jouir honteux sur le divan
À perdre haleine
Vous cruel maître de ballet
Regardiez mon cœur s’emballer
Ma mouille épandre
Sur vos doigts durs sa chaude odeur
Mêlée de vicieuse impudeur
Et d’amour tendre
Tant est douce ma rébellion
Quand je deviens la proie des lions
Qui me pénètrent
Le remords peut me déchirer
Demain je vous retrahirai
De tout mon être -
Finir en live
Catégories : Octosyllabes (8)On jouira jusqu’au chant du coq
On vivra en tirant la langue
Souriant au temps qui nous gangbangue
Le cœur usé le ventre en loque
On jouira jusqu’au chant du coq
Dans les lointains résonne un gong
Oh putain déjà five o’clock
On a voulu revoir Bangkok
Cinq cents amants à pine oblongue
Finir en live en protest song
On jouira jusqu’au chant du coq
Le ventre usé le cœur exsangue
Niquant le temps qui nous gangbangue
Main dans la main sur ce paddock
On jouira jusqu’au chant du coq -
Cœur méchant
Catégories : Octosyllabes (8), RondelLes cruels instincts de la horde
vivent en moi — tu vas hurler.
Il faut, crevant le refoulé,
que, pour te posséder, je morde
tes gros seins enroulés de cordes,
devenus laids et violets :
Les cruels instincts de la horde
vivent en moi — tu vas hurler.
Que saigne ta peau ! Que débordent
tes pleurs ! Je veux les voir couler.
Lors, je pourrai te violer,
car en mon cœur méchant se tordent
les cruels instincts de la horde. -
Échapper à l’ordinaire
Catégories : Octosyllabes (8)Vis mon vice ô mon chuchoteur
Versant l’impur à mes pensées
Dis-moi les envies insensées
Qui sont ma drogue et mon moteur
Vis mon vice ô trouble la bête
Limpidité de mes amours
Corromps-moi fais-moi le sang lourd
Des instincts violents de la bête
Je veux vivre je veux pécher
Pour échapper à l’ordinaire
Des plaisirs valétudinaires
Vis mon vice hante ma psyché
Elle qui t’a longtemps cherché -
Massant ma sœur
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)J’ai vu ta grâce avant que l’homme arrive
Pour la souiller de foutre et de salive
En faire un ciel incandescent
J’ai vu ta grâce à l’état caressant
Chaude, perlée de jus d’olive
Le cœur ému j’ai pris des privautés
Avant que lui vienne tout saboter
Je t’ai vue nue, j’ai vu ta grâce
Et l’ai longtemps bercée de mes mains grasses
Massant ma sœur, ô ma beauté -
Lui seul apaise
Catégories : Octosyllabes (8), Terza rimaTon con rouge une braise un four
T’étonne pas si je le baise
Le bouffe le doigte le fourre
Ton con d’ocre motte de glaise
Que malaxent mes membres gourds
D’un désir que lui seul apaise
Ton con matière astre velours
Ton con puits fruit fleur envie fraise
Rend tout le reste aveugle et sourd
T’étonne pas si je le baise -
Servitude attitude
Catégories : Octosyllabes (8)Très attachée à ses menottes
Je lui baise le bout des pieds
Sans oublier les fausses notes
Qu’ensuite il sait me faire expier
J’ai le gros cul la bouche à pipe
Les nichons tout pour arriver
Sauf que mon trip c’est quand je flippe
Aux pieds d’un qui m’en fait baver
Dans ma servitude attitude
Pas de tiède et juste milieu
Je vais au cœur des cités rudes
Sucer des lascars en banlieue
Parc de loisirs pour psychopathes
Dont les manèges sont gratuits
Je me pavane à quatre pattes
Un phalle enfilant chaque étui
Puis je reviens lécher mon maître
Lui relater l’air innocent
Et le supplier de me mettre
La chatte à feu le reste à sang -
Des paroles en l’air
Catégories : Hexasyllabes (6), Octosyllabes (8)Jamais demain ne veut rien dire
Quand s’emboîtent nos peaux
Les autres jours c’est du pipeau
Des tickets à brandir
Pour une entrée gratuite un pot
Toujours demain c’est l’aventure
Le délire assuré
Quand il s’amène et veut fourrer
On se prend des bitures
Et sa bite envoie la purée
Peut-être demain ça ressemble
À des paroles en l’air
Des autres gens ces cons c’est clair
Quand nos peaux veulent ensemble
Devenir un la même chair -
Motte en bas de page
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)Je veux un pair, je veux un prince, un page
Tendre, assidu, pur au-delà de tout
Fidèle et doux comme un toutou
Me dédiant des odes de deux cents pages
Je le veux nu, naïf à mes genoux
Ivre du vin de mon cépage
Et l’entraînant à d’ardents dérapages
Jeter ses lèvres là : sur mon minou -
Immolée
Catégories : Octosyllabes (8)Être ou ne pas être sa chienne
Le trou qui comble ses désirs
Au nom des liturgies anciennes
Ne pas parler, me dessaisir
Me donner toute en sacrifice
Nue chair éventrée sur l’autel
Par le couteau d’entre ses cuisses
Laper la lie de ses cocktails
Être ou ne pas être immolée
Pour l’amour de nos sentiments
Subir la trique et la volée
Puis me voir baisée gentiment
Lécher ce mandrin qui m’embielle
Manger le sperme au creux des mains
Bête fendue cérémonielle
Ne jamais songer à demain
Être ou ne pas être sa chienne
Ne plus parler, rien que gésir
Au nom des liturgies anciennes
Me donner toute à son plaisir -
Dans la chambre
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetToujours à se branler le membre
Dans mon ventre de miel mouillé,
Au parvis de douceur et d’ambre.
Dès qu’il entre me dépouiller,
Tout arque, mes raisons se cambrent
Et ploie mon être agenouillé,
Tant il a rongé de gingembre.
Scande le balancier rouillé
Entre les parois de la chambre,
Lui froisse mon déshabillé.
Il fait torride en plein décembre
À vouloir ardre l’oreiller :
Toujours à se branler le membre
Dedans mon ventre émerveillé. -
Cette fois tu fais dodo
Catégories : Octosyllabes (8)Ô trou chéri, mon trou qui tète,
toi qu’on dit con, fendu, barbu,
toi qui débordes d’épithètes,
bites et langues : ton tribut ;
havre d’amour, bel orifice
dont mon ventre s’enorgueillit,
suave fourreau, gaine à saucisses
s’ouvrant au moindre chatouillis ;
ô trou de service, ô val moite,
bavant mais sachant rester coi :
lorsque vient l’heure où l’on t’emboîte,
tu ne demandes pas pourquoi ;
fontaine tapie sous la mousse,
grotte sacrée des anciens dieux,
qui frottes tant qu’il en émousse
même les plus acérés pieux ;
ô trou chéri, fais pas la tête
si cette fois tu fais dodo !
Repose-toi, mon trou qui tète
le temps d’une soirée sodo. -
D’amour pécher
Catégories : Octosyllabes (8)La brise ici me déshabille
M’enveloppe et s’en vient lécher
Mes chauds nichons mon poil qui brille
Au soleil mon ventre éméché
Mais toi tu aimes mieux pêcher
Y’a que le vent qui me découvre
Et qui doux sans se dépêcher
Fond sur ma peau fait que je m’ouvre
De deux doigts je peux m’en ficher
Si toi tu aimes mieux pêcher
Bel alizé m’entre et me creuse
Par l’odeur de mouille alléché
Ce franc désir me rend heureuse
Ô vent forci souffle haché
Geignons l’autre aime mieux pêcher
Mais la brise m’a rendue folle
D’envie de l’avoir nu couché
D’arracher à ses mains la gaule
Gardez vos gardons vos brochets
Tanches j’irai pas vous chercher
Moi j’aime mieux d’amour pécher -
Foutu mélange
Catégories : Octosyllabes (8)Je fais la bête et tu fais l’ange
Pur à m’affubler d’épithètes
Ô nous deux quel foutu mélange
Tu fais l’innocent moi la tête
Brûlée qui rejoint les phalanges
Où s’enfilent à longueur de fêtes
Les folles et les fous que tu ranges
Guère au-dessus des sanisettes
Je fais la vie parmi la fange
Si j’en crois ta mine défaite
Ô nous deux quel foutu mélange
