Ballade des ribaud(e)s (15/02/2026)

D’aucunes vont par les boutiques
Sempiternellement rôder,
Ou, kiffant les travaux pratiques,
Se cousent des fichus brodés ;
D’autres, ne sachant trop que faire,
Lisent tout d’Alphonse Daudet —
Activités qui m’indiffèrent :
Mon trip à moi, c’est ribauder.

Entourée de nanas salopes,
Voire de mecs ou de baudets,
Je tète au bout des seins, des clopes,
Écluse burnes et godets,
M’attirant d’affreux épithètes…
Mais quoi ? le reste est démodé
Et, de surcroît, me prend la tête :
Mon trip à moi, c’est ribauder.

Vous qui traînez une âme en rade,
Je viens pour vous enquinauder ;
Rejoignez-nous, ô camarade,
Et nous jouerons ma chatte aux dés ;
Faut-il l’écrire en majuscules,
En vers, en langage codé ?
Foutre ! à nouveau je l’articule :
Mon trip à moi, c’est ribauder.

Toi qui nous rejoins dans la danse
Le cœur et la bite échaudés,
Chante avec nous cette évidence :
Mon trip à moi, c’est ribauder !

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