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  • Sirène au clair de lune

    Catégories : Jocelyn Witz

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    L’été approche. Les plages vous sourient. Le soleil, la mer, parfois le clair de lune, telles des putes, vous murmurent d’irrésistibles invites. Et je ne parle même pas des sirènes en maraude qui vous épient, planquées entre deux eaux, se rinçant l’œil, remuant la queue et tendant vers vous leurs griffes poisseuses...

    Accrochez-vous à votre bouée canard !

    https://www.atramenta.net/lire/sirene-au-clair-de-lune/104332

     

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  • Sur les lits

    Catégories : Vers libres

    C’est sur les lits qu’on se délie
    qu’on fait ses gammes
    qu’on prend forme et qu’on devient femme
    en traversant les flammes

    C’est sur les lits qu’on se relie
    au ciel terrestre et ses racines
    qu’on se dessine
    des seins qui les fascinent
    qu’on s’ouvre à leurs rêveries assassines

    C’est clouées sur les lits qu’on lit
    l’avenir caché dans la chair de l’être
    c’est là que nous pénètre
    chaude la volonté des maîtres

    C’est sur les lits que l’on polit
    pour décoller
    pour se fuir s’affoler
    son sentiment de ventre écartelé

    C’est toujours sur les lits qu’on se réconcilie
    avec l’œil noir avilissant des brutes
    pour qui l’on se met à la flûte
    on se révèle on s’exécute

    C’est sur les lits qu’on se salit
    à caresser l’amour des membres
    là qu’on se cambre
    qu’on joue les chiennes en déchirant sa robe ses nuits sa chambre

    C’est sur les lits
    toutes nues sur les lits qu’on s’abolit
    en tant qu’enfance
    c’est là qu’on se frotte et s’avance
    au devant du désir sa propre soif immense
    sans regarder à la dépense
    c’est là c’est là c’est sur les lits
    que nos vies s’élancent

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  • L’amour fête

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    L’amour mais en palanquin
    en compagnie d’hindous doux
    à dos d’éléphant rouquin

    L’amour mais balancier fou
    sous des foulards rouge sang
    tandis que des tigres vous
    reniflent en rugissant

    L’amour mais dans la cabine
    ballottée d’un loup des mers
    vêtu de cuir et de fer

    L’amour mais en concubine
    sous l’œil gris des dromadaires

    L’amour mais au bord du monde
    basculant dans les étoiles
    lancée loin par une fronde
    pierre bleue nue lisse et ronde
    brûlante jusqu’à la moelle

    L’amour mais parmi les bêtes
    perdre pied perdre la tête
    quand vous emporte la ronde
          de l’amour fête

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  • Mère immense

    Catégories : Octosyllabes (8)

    Femme de graisse et de chair molle
    Dont les parfums puissants m’affolent
    Voluptueuse femme obèse
    Dont la vue me porte à la baise

    Femme ventrue femme à brioche
    Où mon cœur blotti pique un blush
    Dans vos replis sans fin je rôde
    Dondon énorme et toujours chaude

    Femme à massifs monde montagne
    Femme où tout fond quand on l’empoigne
    Mère absolue qu’un rien engrosse
    Je vous aime en sucre et en sauce

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  • Profonde, gémissante

    Catégories : Hexasyllabes (6)

    Prise par le sommeil
    Dans les bras de Morphée
    Ses seins nus si parfaits
    Embrassés de soleil
    Son ventre ébouriffé

    Prise par le sommeil
    Qu’aurait-elle entendu
    De l’appel éperdu
    De son téton vermeil
    À mes lèvres tendu

    Prise par le sommeil
    J’ai sondé le nacré
    Des plaines échancrées
    Et je prêtais l’oreille
    À nos désirs secrets

    Prise par le sommeil
    Profonde, gémissante
    Sans jamais qu’elle sente
    Quand mon souffle entre et veille
    Aux rêves qui la hantent

    Puis surprise au réveil
    De trouver endormie
    Près d’elle son amie
    Défit l’origami
    Brûlant de mon sommeil
    … Simulé à demi

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  • Aux prises avec l’ignoble Leatherface

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Un garçon très sympathique, au fond.

    Faut juste pas le contrarier...

    https://www.atramenta.net/lire/aux-prises-avec-lignoble-leatherface/104445

     

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  • À l’été dévoreur

    Catégories : Alexandrins (12 pieds), Hexasyllabes (6)

    Ô sauvages festins, banquets de cannibales !
          Ô chairs toujours plus crues
    Luisant sous le soleil, étalées dans les rues…
          Tout à coup j’ai la dalle.

    Volets écartés, je me livre au ciel, au vent,
          À l’été dévoreur,
    Moi la zombie, la morte affamée, moi l’horreur
          Au ventre ouvert devant.

    Je cours en ramasser sur les plages de fraîches
          Qui sentent fort la viande,
    Les saupoudrer de sel pour pas qu’elles faisandent
          Avant que je les lèche.

    Sang chaud, sang rubis, sang qui bouillonne, ô bon sang,
          Appétits d’animal
    Sitôt que je renifle un frisson aromal
          De corps adolescents…

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  • Mes histoires

    Catégories : Alexandrins (12 pieds)

    Je vis du souvenir des hommes, mes amants
    d’autrefois, ceux pour qui je dépêchais des sources,
    ceux qui grimpaient les flancs de ma montagne aux ours,
    m’appelaient l’allongée, la terre indécemment
    ouverte sous l’élan sans repos de leur course.

    Je vis du souvenir des amours, des chevaux
    de sang cabré, des bondissants qui m’emportèrent,
    reniflant mes toisons, y cherchant le mystère
    dont je détresse encore aujourd’hui l’écheveau
    dans ma fuite avortée, pâle écho solitaire.

    Il me reste les fleurs, leurs pétales mouillés
    du chuchotis d’anciens parfums dans ma mémoire ;
    il me reste un buisson qu’agite au gré du soir
    le doigt du vent d’hier — mais on l’a dépouillé
    de ces chercheurs de ciel qui me versaient à boire.
          De mon sommeil, en somme.

    Je vis du souvenir des hommes,
          mes histoires…

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  • Terre accostée

    Catégories : Vers libres

    Ce corps se souvenait d’elle
    qui s’est rouvert sans un mot
    à ses doigts en dépit des pincements des gifles
    à sa langue en dépit du verbe cruel écho vibrant vivant encore
    à ses désirs
    tous ses désirs

    Volupté de la mémoire

    Un horizon s’est décousu sous nos yeux
    et mon ventre glissait
    tel un fleuve d’huile chaude
    sucré des fruits toujours mûrs de l’été dernier

    Ce corps se souvenait d’elle
    étendue pleine immensité lumière étale
    d’elle
    ce corps drossé
    qui s’est allongé là
    dans un soupir grinçant de terre accostée
    de pays retrouvé

    Elle sentait bon les soleils lointains

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  • Terre à terre

    Catégories : Octosyllabes (8)

    C’était un garçon distingué
    Fort bien vêtu, honnête et gai
    C’était un garçon sans histoire
    Qui m’offrit juste un coup à boire
    C’était un garçon merveilleux
    Avec du rire au fond des yeux
    C’était un garçon simple et drôle
    Doté de superbes épaules
    C’était un garçon si poli
    Qu’on n’alla pas direct au lit
    C’était un garçon terre à terre
    Il m’encula dans les waters

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  • Maîtresse O

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Stop !

    Odile en a plus qu’assez de sa vie de bobonne soumise.

    Pourquoi ne pas se faufiler ni vu ni connu dans la peau de sa sœur jumelle Élodie, cette maîtresse femme menant les hommes à la baguette ?…

    https://www.atramenta.net/lire/maitresse-o/104256

     

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  • L’invitation au pinage

    Catégories : Heptasyllabes (7), Pentasyllabes (5)

    Mon enfant, ma sœur,
    Songe à l’épaisseur
    De leur vit, cette chimère !
    Ils sont au moins dix :
    Je les vis jadis,
    De loin, pinant notre mère.

    Ton con tout mouillé,
    Fourré, affouillé,
    Se découvrira utile,
    Et ton cœur heureux
    Trouvera que Dieu
    Avec ses lois nous mutile.

    Là, tout n’est qu’orgie, gaieté,
    Vice et stupre azimuté.

    De gros glands luisants
    Cannibalisant
    Le trou de notre bas-ventre,
    Puis, en profondeur,
    Crevant l’impudeur
    De l’autre, étroit et noir antre,

    Se satisferont,
    Et nous nous paierons,
    Quoique nonnes et bigotes,
    De violents transports
    Quand ces joyeux porcs
    Nous niqueront côte à côte.

    Là, rien que cons culbutés,
    Jusqu’au ciel catapultés.

    À chaque coucher,
    Le cul débouché,
    Nous remercierons la Vierge
    Pour nous endormir
    Gavées de plaisir
    Et du bon jus de leur verge.

    Ô les francs assauts
    Qui, recto-verso,
    Nous bouleverseront l’âme !
    Crois bien que, souvent,
    Ensuite, au couvent,
    Nous en ferons la réclame.

    Là, tout n’est que turlutte et
    Pines au gland velouté.

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  • Boum !

    Catégories : Octosyllabes (8), Sonnet

    Mimer l’émoi quand ils nous mettent
    Au ventre leur fin vermisseau
    Se rêvant montant à l’assaut…
    Si, certes, au fond c’est malhonnête,

    On répugne à peiner ces sots
    Qui croient fendre à la baïonnette
    Et vous polluent tôt la minette
    De leur gougoutte de puceau.

    Donnez-nous des pines explosives,
    D’ardents dragons à queue dum-dum
    Nous éclatant chatte et gencives,

    De grands bourrins qui nous burinent,
    Des giclées nitroglycérine
    Qui nous inondent et qui font boum !

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  • Auquel se vouer ?

    Catégories : Décasyllabes (10)

    Seins de Thérèse
    Brillez pour nous
    Vous dont la majesté d’opale apaise
    L’œil et dont le tétin tutoie les fraises
    Sous vos deux rondeurs j’adjure à genoux

    Seins d’Alexandra
    Je vous encense
    Sûr à vous sucer ma lippe éteindra
    Ces nards entêtants qu’épouse le drap
    Évocateurs de la plus tendre enfance

    Seins d’Adeline
    Greniers à miel
    Promesses sans fin de douceur câline
    Double autel auquel ravie je m’incline
    Vous semblez des fruits droit tombés du ciel

    Seins de Marie-Salomé
    Vos grâces
    À l’envi je veux me les empaumer
    Jouer la joue là-haut rêver aux sommets
    Qui se dressent dru lorsqu’on les embrasse

    Seins de Pénélope
    Ayez pitié
    De votre idolâtre éprise et salope
    Dont les privautés froissent l’enveloppe
    Et tordent les bouts que vous présentiez

    Seins d’Isis
    À moi depuis l’aisselle
    Jusques au nombril ce bel oasis
    Puits de chaleur d’amour de catharsis
    Dont la blanche eau purge et désensorcelle

    Seins des saintes
    Ô pardonnez-moi
    Mes obscènes envies de femme enceinte
    Aspirant au marbre enveiné d’absinthe
    De vos flancs de neige et peau de chamois

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  • Brave toutou

    Catégories : Hendécasyllabes (11)

    Cet homme est mon chien : il se couche à mes pieds,
    levant des regards épris, n’osant mendier
    qu’un câlin furtif, une vague amitié.

    Cet homme est mon chien : je le balade en laisse,
    nu, par les prairies et les forêts épaisses,
    admirant son dos, sa queue, ses jolies fesses.

    Cet homme est mon chien : mes amies rient beaucoup
    de le voir ramper, se branler à genoux,
    sucer un dildo sur un ordre de nous.

    Cet homme est mon chien : quand j’ai le cœur morose,
    il lape sans fin mes tendres replis roses
    et pompe le miel dont mon ventre l’arrose.

    Cet homme est mon chien : cent fois je l’ai puni
    pour avoir grogné ou s’être rembruni
    lorsque me pinaient mes amants réunis.

    Cet homme est mon chien, mais, par coutume ancienne,
    chaque nuit de pleine lune il me fait sienne :
    je tombe en levrette et je deviens sa chienne.

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  • Les Guadalupéens sont tous des menteurs

    Catégories : Jocelyn Witz

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    Armistice, mon œil !

    Dans l’Euramerica Great Again, même après guerre, les retombées de l’impérialisme nucléaire n’en finissent pas de vous poursuivre… et de vous rattraper.

    https://www.atramenta.net/lire/les-guadalupeens-sont-tous-des-menteurs/104104

     

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  • Avec Paulette

    Catégories : Chanson, Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    On a des jules enamourés
    À plus savoir où les fourrer
    Mais on aim’ mieux causer toilettes
          Avec Paulette

    Ça les rend trist’ les pauv’ chéris
    Surtout quand tout’s les deux on rit
    En s’tripotant comm’ des follettes
          Avec Paulette

    Ceuss’s qui vienn’nt nous baratiner
    On leur dit qu’on veut pas piner
    Pisqu’on préfèr’ les gigolettes
          Avec Paulette

    Y en a même un qu’est général
    Mais on y a démoli l’moral
    En y chipant ses épaulettes
          Avec Paulette

    Un autr’ qui nous offrait des fleurs
    Et nous suppliait tout en pleurs
    On y a cassé la margoulette
          Avec Paulette

    Leur vilain nœud nous attir’ pas
    Nous qu’avons tâté çui d’papa
    On veut pas non plus d’leur galette
          Avec Paulette

    On vit seul’s avec nos matous
    Ma sœur et moi on partag’ tout
    On a lu les livr’s de Colette
          Avec Paulette

    À s’regarder dans l’blanc des yeux
    I nous vient des désirs vicieux
    Et subit’ment v’là qu’on halète
          Avec Paulette

    Y a guèr’ besoin d’mots entre nous
    Aussi sec on s’retrouve à g’noux
    Et pis tout’s nues comm’ des ablettes
          Avec Paulette

    Faut voir comm’ très vite on manqu’ d’air
    En s’tordant comm’ des bayadères
    Faut voir comm’ nos p’tit’s mains volètent
          Avec Paulette

    Ah ! nous parlez pas des garçons
    Leur vit nous file aucun frisson
    Rien n’vaut au monde eun’ bonn’ branlette
          Avec Paulette

    Sur l’air de « À la Glacière » (Aristide Bruant)

     

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  • Incorrigible

    Catégories : Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)

    Tenant mes poignets prisonniers
    Mon ventre vous le tisonniez
          Sous ma chemise
    Devant vos amis réunis
    Leur montrant comment on punit
          Les insoumises

    J’aurais craché des mots vilains
    Sans doute si de son vit l’un
          De vos complices
    Ne m’avait tôt cloué le bec
    Me bâillonnant tout net avec
          Cet appendice

    D’autres me caressaient la peau
    M’arrachaient l’ultime oripeau
          Couvrant à peine
    Ce corps qui se tordait bavant
    De jouir honteux sur le divan
          À perdre haleine

    Vous cruel maître de ballet
    Regardiez mon cœur s’emballer
          Ma mouille épandre
    Sur vos doigts durs sa chaude odeur
    Mêlée de vicieuse impudeur
          Et d’amour tendre

    Tant est douce ma rébellion
    Quand je deviens la proie des lions
          Qui me pénètrent
    Le remords peut me déchirer
    Demain je vous retrahirai
          De tout mon être

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  • Finir en live

    Catégories : Octosyllabes (8)

    On jouira jusqu’au chant du coq
    On vivra en tirant la langue
    Souriant au temps qui nous gangbangue
    Le cœur usé le ventre en loque
    On jouira jusqu’au chant du coq

    Dans les lointains résonne un gong
    Oh putain déjà five o’clock
    On a voulu revoir Bangkok
    Cinq cents amants à pine oblongue
    Finir en live en protest song

    On jouira jusqu’au chant du coq
    Le ventre usé le cœur exsangue
    Niquant le temps qui nous gangbangue
    Main dans la main sur ce paddock
    On jouira jusqu’au chant du coq

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  • Un vice ancré

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Bien que n’étant plus gamin
    Il ne visse sa saucisse
    Qu’entre les doigts de sa main
    Snobant tout autre chemin
    Narcisse

    En lui c’est un vice ancré
    Sorte de satyriasis
    Dès qu’il trouve un coin discret
    Il s’onanise à son gré
    Narcissse

    Je lui dis d’un ton nerveux
    « Ma collection d’orifices
    Tout aussi doux et baveux
    T’attend là si tu la veux
    Narcisse

    Dans mon cul subordonné
    Viens tracer la droite abscisse
    D’un désir amidonné
    La gougoutte au bout du nez
    Narcisse

    Aime un peu différemment
    Reprenons le synopsis
    Mon con peut t’être un amant
    Docile autant que gourmand
    Narcisse

    Ta menotte est un désert
    Mon corps la belle oasis
    D’où jaillira le geyser
    Que tes doigts prophétisèrent
    Narcisse

    — Branle-toi ô nymphe Écho
    Me fit-il l’œil en coulisse
    Tu n’auras pas un bécot
    Il se fout des abricots
    Narcisse »

    Je l’ai si bien écouté
    Qu’auxiliaire à sa praxis
    Je m’astique à ses côtés
    Puis tète ce qu’a juté
    Narcisse

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