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Heptasyllabes (7) - Page 9

  • Raisons d'un fauve

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Si je mords à ta pelisse,
    Ça n'est pas pour te blesser,
    Mais qu'entre nos corps tressés,
    Par aventure il s'immisce
    Le besoin d'une autre épice,
    Et que le cœur est pressé.

    Si je déchire ton ventre
    De mes ongles, en grinçant —
    Fauve ! — de toutes mes dents,
    Je reste, crois-moi, le chantre
    De ta beauté, et il n'entre
    Là aucun ressentiment.

    Et si parfois je te fouette,
    N'y vois pas le soupçon d'un
    Courroux : c'est l'amour sanguin
    Qui vient, sur ces entrefaites,
    Pimenter nos galipettes
    Tournant à l'eau de boudin.

     

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  • Hommage d'un mâle

    Catégories : Chanson, Heptasyllabes (7)

    A chantonner tendrement, d'une voix de fausset (castrats bienvenus)

    Madame, je me prosterne,
    Implorant vos beaux orteils
    D'introduire en le sérail
    Le ver, le chien vil et terne
    Qui ose, la queue en berne,
    Souhaiter d'être votre boy.

    Sur l'autel de vos licences
    J'abolis mon triste égo ;
    Si les hommes sont égaux,
    La femme est d'une autre essence :
    Une déesse en substance
    Dont je serai le Lego.

    Je sais faire le poirier
    Tout nu, le porc aux amandes,
    Bander dur et sur commande,
    Prendre un gros plug dans l'œillet,
    Lécher tout, même les pieds,
    Et, bien sûr, j'en redemande.

    Laissez-moi, de vos soumis,
    Devenir le plus commode ;
    Que vos mains rudes me rodent ;
    Changez mon odieux goumi
    Et ma personne en fourmi
    Aimant les coups et les godes.

    Quoiqu'à vrai dire novice,
    Inconnu dans le milieu,
    Je ferai miens de mon mieux
    Vos jeux cruels, vos caprices,
    Vos luxures et vos vices —
    Tout cela d'un cœur joyeux.

    Sous le joug de vos fantasmes,
    Ecrasé d'autorité,
    Je plierai ma nudité
    A vous offrir et le spasme
    Et — j'y aspire ! — l'orgasme
    Que cent fois vous méritez.

    Par-dessus tout, je vous aime,
    Révère vos yeux saphir,
    Vos plus secrets élixirs,
    Vos crocs effilés de gemme !
    Votre voix comme un poème —
    O l'entendre m'agonir !

          En aparté :
    Qu'elle dise non, je file
    A quatre pattes, serein,
    Frétillant de l'arrière-train,
    M'offrir à Madame Odile,
    Qui sera moins difficile
    Et moins chère, nom d'un chien !

     

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  • Villanelle du con

    Catégories : Heptasyllabes (7), Villanelle

    Du moment que j'ai un con
    Qu'importe si je suis belle
    Tu verras que nous jouirons

    Pour connaître le frisson
    Cherche ici ce que je cèle
    Du moment que j'ai un con

    Ton doigt effleure à tâtons
    Ne fais donc pas ta pucelle
    Tu verras que nous jouirons

    Bientôt tes lèvres pourront
    Boire au ru qui en ruisselle
    Du moment que j'ai un con

    A me lécher tout de bon
    Voici : ta pine a des ailes
    Tu verras que nous jouirons

    A présent, pénètre mon
    Val humide avec icelle
    Tu verras que nous jouirons
    Du moment que j'ai un con

     

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  • Extérieur jour

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    M'enfoncer dans tes méandres
    Te prendre encor, te reprendre
    Voir chavirer dans tes yeux
          L'immense bleu

    J'ai toujours su que le vivre
    Et les fièvres des corps ivres
    N'étaient pas faits pour le soir
          Et les boudoirs

    Sentir ta peau qui flageole
    Au vent couchant l'herbe folle
    Et mettre la langue au fond
          De ton doux con

    Quand la bête en nous s'éveille
    Il faut chercher la merveille
    D'un désert, d'un petit coin
          D'un lit de foin

    Ce buisson où tu me suces
    Ces papillons tant et plus
    Voilà le jour tamisé
          Propre aux baisers

    Quelque bois sans nulle adresse
    Un fossé dessous tes fesses
    Ou l'antre moussu d'un chien
          Suffiront bien

    O bruyère, ô feuilles mortes
    Soyez tendres et accortes !
    Aux laits perlés de mon dard
          Vous aurez part

    Nous fondre dans la lumière
    Jetés nus comme les pierres
    Chassant tous deux sous le ciel
          Le naturel

     

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  • C'est demandé si gentiment...

    Catégories : Heptasyllabes (7), Triolet

    Laisse-moi boucher ce gouffre
    D'un bout de langue anisé
    Foin des sentiers balisés
    Laisse-moi boucher ce gouffre

    Tant pis si ça sent le soufre
    Je m'en vais t'analiser
    Laisse-moi boucher ce gouffre
    D'un bout de langue anisé

     

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  • Fantaisie érotique en 7/8

    Catégories : Heptasyllabes (7), Octosyllabes (8)

          En tirant sur l'élastique
    Il glisse un doigt là où c'est doux
          J'aimerais que l'on m'explique
    Pourquoi je tremble des genoux

          Illico je perds le fil
    Quand il me passe les menottes
          Je les aime assez virils
    Mais lui je lècherais ses bottes

          C'est toujours la même histoire
    Que ce mec effleure ma peau
          Ou m'enferme dans l'armoire
    Et recta je grimpe au rideau

          S'il continue je réponds
    Plus de rien, je pars en sucette
          Déjà j'enfle des nichons
    Ma motte fond — aussitôt prête !

          Otez-moi ma muselière
    Pour que je puisse au moins gémir
          Ce gros pouce là-derrière
    C'est à se tordre de plaisir

          Je ne tiendrai plus beaucoup
    Le stade où j'arrive est critique
          Ça partira d'un seul coup
    S'il tire trop sur l'élastique

     

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  • Précoce

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Dès petite j'étais mûre
    Pour les jeux les joies impures
    Le jouir et les aventures
    Les doigts dans le pantalon
          Des beaux garçons

    Je les choisissais solides
    L'œil lumineux quoique vide
    Tel un phare qui vous guide
    Vers l'île où mouille à gogo
          Le berlingot

    Qui connaissait son affaire
    Je lui laissais tout me faire
    Mais celui-là dont la paire
    Tremblait était mon chéri
          Mon favori

    Sébastian le gamin sage
    N'avait vu que le visage
    De sœurs à peine volages
    J'offris mon joli fraisier
          A ses baisers

    Il apprit à lécher vite
    A fourrager de la bite
    Dans l'antre qui sent la truite
    Quel formidable étudiant
          Ce Sébastian

     

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  • Courrier du cœur

    Catégories : Heptasyllabes (7)

    Vieux cochon cherche gamine
    Dans les dix-huit ou vingt ans
    Sachant jouer de la mimine
    Et débaucher à plein temps

    Vieux salaud cherche petite
    Apte à téter sans les mains
    Au chalumeau de la bite
    Le bon lait du mâle humain

    Vieux paillard cherche étudiante
    Sachant tomber sur le dos
    Et, la conque frétillante
    Lever les genoux bien haut

    Vieux vicieux cherche jeunesse
    Maximum vingt-deux balais
    Désirant m'offrir ses fesses
    (P.S. : Je suis un peu laid)

     

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