À l’été dévoreur (21/05/2026)

Ô sauvages festins, banquets de cannibales !
      Ô chairs toujours plus crues
Luisant sous le soleil, étalées dans les rues…
      Tout à coup j’ai la dalle.

Volets écartés, je me livre au ciel, au vent,
      À l’été dévoreur,
Moi la zombie, la morte affamée, moi l’horreur
      Au ventre ouvert devant.

Je cours en ramasser sur les plages de fraîches
      Qui sentent fort la viande,
Les saupoudrer de sel pour pas qu’elles faisandent
      Avant que je les lèche.

Sang chaud, sang rubis, sang qui bouillonne, ô bon sang,
      Appétits d’animal
Sitôt que je renifle un frisson aromal
      De corps adolescents…

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