Ô l’homme, avale à mes lolos l’eau,
Le bel élixir, le semblant d’ale
Rendant les peuples un peu moins salauds,
Parfois le mâle un peu plus fidèle.
Piège, je fais la pige aux pigeons
Avec ma gorge désinhibée
Quand, bout dehors, nous nous érigeons
Et que ta bouche de bébé bée.
Fi, l’homme ! Oublie tes folies au lit
Pour te pelotonner à mes mammes
Dont aréole, tétin joli
Et tiédeur tendre te calment l’âme.
Louve, j’abreuve de lait les laids
Comme les beaux, je les amadoue,
Défais les nœuds qui les emmêlaient
Et lave leur cœur lourd des gadoues.
Assoiffé, suce à mes doux coussins
La sève issue du sang de ma mère ;
Laisse souffrance et désirs malsains
Se dissoudre à la source mammaire.
Ô l’homme, avale à mes lolos l’eau
Que je te verse et voue dans la fièvre,
Ô, bois, bois le bonheur au goulot
Et que jamais ta lèvre on ne sèvre !
Gorge désinhibée
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