Incorrigible (06/05/2026)
Tenant mes poignets prisonniers
Mon ventre vous le tisonniez
Sous ma chemise
Devant vos amis réunis
Leur montrant comment on punit
Les insoumises
J’aurais craché des mots vilains
Sans doute si de son vit l’un
De vos complices
Ne m’avait tôt cloué le bec
Me bâillonnant tout net avec
Cet appendice
D’autres me caressaient la peau
M’arrachaient l’ultime oripeau
Couvrant à peine
Ce corps qui se tordait bavant
De jouir honteux sur le divan
À perdre haleine
Vous cruel maître de ballet
Regardiez mon cœur s’emballer
Ma mouille épandre
Sur vos doigts durs sa chaude odeur
Mêlée de vicieuse impudeur
Et d’amour tendre
Tant est douce ma rébellion
Quand je deviens la proie des lions
Qui me pénètrent
Le remords peut me déchirer
Demain je vous retrahirai
De tout mon être
06:13 | Lien permanent | Commentaires (0)