Tel un gros serpent qui ondule
Bill est plutôt mou du bidule
Ce nonobstant son épaisseur
Puisque l’avachi va si j’ose
Dire quand même au fond des choses
Bien mieux que la main de mes sœurs
De texture éminemment flasque
On dirait un vieux béret basque
Lymphatique usé languissant
Au clou d’une oubliée patère
Néanmoins son volume atterre
Et mon Bill me remue les sangs
Rien qu’en doucement l’enfonçant
Ton pantoum dans mon haïku
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Au fond des choses
Catégories : Octosyllabes (8) -
Amours liquides
Catégories : Jocelyn Witz
C’est le printemps !
Saison humide, hantée par les premières chaleurs de l’année.
Nos fissures suintent et nous démangent.
Que faire…
... sinon tomber amoureuses ?https://www.atramenta.net/lire/amours-liquides/103504
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Chœur des braves uhlans
Catégories : Chanson, Octosyllabes (8), Quadrisyllabes (4)Chanson de corps de garde
dédiée à Phil Bottle, poète en Short
Capitaine, ô vieux capitaine,
Nous t’aimons d’un cœur si brûlant
Que, lors des assauts sur la plaine,
Nous le prouvons en tant qu’uhlans.
Toujours en selle,
Le sabre au vent !
Foin des pucelles
Qu’on fout devant !
C’est nous les braves :
Otto, Roland,
Willi, Gustav
Et Jacques, uhlans !
Capitaine, ô ta noble dame
Nous inspire un respect violent ;
Sa beauté nous fait fondre l’âme
Et frissonner en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, après la bataille
Tu vantes partout nos élans,
Et, quoique pas un ne te vaille,
Nous voilà fiers en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, ô fin meneur d’hommes,
Si, certes, nos jeux turbulents
Singent un peu ceux de Sodome,
On se rachète en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, ô, c’est bien dommage !
Ton sang gicle en coagulant,
Tu meurs… mais un dernier hommage
Nous te rendons en tant qu’uhlans.
Toujours en selle etc.
Capitaine, ô, sous ta houlette
Nous eûmes un fameux bilan
De soûlographie, de boulettes
Et de scandale en tant qu’uhlans.
Toujours en selle,
Le sabre au vent !
Foin des pucelles
Qu’on fout devant !
C’est nous les braves :
Otto, Roland,
Willi, Gustav
Et Jacques, uhlans ! -
Complainte du mari cocu
Catégories : Hexasyllabes (6)Je n’aime pas qu’Anne aille
Le cul mal fagoté
Retrouver la canaille
Au café d’à côté
Pour se faire sauter
Ça m’a perturbé qu’Anne
Ma femme à moi martyr
Juchée sur leur bécanes
Se laisse dévêtir
Sans aucun repentir
Je déteste qu’Anne hèle
Ces répugnants hâbleurs
Ou que sa peau cannelle
Aille étriller la leur
Dès qu’elle a ses chaleurs
Pour mon malheur j’aime Anne
Dont de l’œil vert aqueux
Mainte luxure émane
Lorsqu’elle est avec eux
Tout ouverte à leurs queues
Triste et déçu qu’Anne arde
Son corps moite allongé
Quand leurs vits la canardent
De blanc foutre à longs jets
Je reste à me ronger
Es-tu si salope Anne
Que ces voyous bourrés
Puissent feindre une panne
De mob pour te fourrer
À trois dans les fourrés
Quand enfin elle rentre
Il me déplaît qu’Anne ait
Les cheveux et le ventre
De sperme emboucanés
Ça la fait ricaner
Alors moi je la tanne
Léchouillant ses parfums
Afin que raconte Anne
Comme on l’a prise à vingt
Et je me branle enfin -
Suffit qu’il se dévête
Catégories : Octosyllabes (8)S’il sort son vit couche-toi vite
Ne cherche pas à l’éviter
Moi dès qu’il ôte sa lévite
J’ai l’impression de léviter
Il est assez qu’il se dévête
Pour que je devienne hébétée
Que je me doigte à la sauvette
Dégoulinante à ses côtés
S’il sort son vit prend pas la fuite
Ça servirait qu’à l’exciter
Quand l’abbé vient couche-toi vite
Et prie sainte Lubricité -
Inch’Allah
Catégories : Heptasyllabes (7), Trisyllabes (3)Ta beauté dodue bédouine
Beure au miel me toucha là
Sans faute il faut qu’on se gouine
Inch’Allah
Ton œil bleu telle une lame
Lent comme une mèche alla
M’exploser le cœur et l’âme
Inch’Allah
Cet orbe ce cul berbère
D’épice ardente achala
Mes faims qui lui succombèrent
Inch’Allah
Au hammam je vis ta bouche
Et ta jolie teuch à la
Cardamome sous la douche
Inch’Allah
On sèmera tous tes voiles
Et ton mari l’échalas
Pour s’aimer sous les étoiles
Inch’Allah -
Reine d’un soir
Catégories : Hexasyllabes (6), Quadrisyllabes (4)J’ai eu la fève
Et je choisis mon roi
Ce sera toi
Puisqu’aussi bien je rêve
Refondre entre tes bras
J’ai eu la fève
À mon commandement
Sois cet amant
Pour qui mon ventre crève
Et s’ouvre avidement
J’ai eu la fève
Tu ne peux refuser
Quelques baisers
Quelques gouttes de sève
Et d’amour infusé
J’ai eu la fève
Et tant mordu dedans
Serré les dents
À force d’être une Ève
Attendant son Adam
J’ai eu la fève
C’est moi qui te dévêts
Je veux baver
Lécher ton after-shave
Et ton vit pas lavé
J’ai eu la fève
Laissons nos différends
Ce soir je prends
En plein cœur ton doux glaive
D’un geste pénétrant
J’ai eu la fève
Et je choisis mon roi
Oh baise-moi
La nuit sera trop brève
Dès que le jour se lève
Toi tu repartiras -
Une tragédie qui finit bien
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)Voyez, là-bas, se branler sous les cèdres
Et balbutier : « Beau-fils, ô fils,
Viens me fourrer, viens enfoncer ta vis
Au con de belle-maman Phèdre ! »
Or, Jupiter, la zieutant en badaud,
Lui largue, en place d’Hippolyte,
En plein sur le clit un aérolithe
Qui la fait grimper au rideau.
Voyez, là-bas, brave seigneur Thésée !
Pour vous en dire l’essentiel,
C’est, d’un pavé tombé du haut du ciel,
Votre épouse enfin rebaisée. -
Changement de protocole
Catégories : Jocelyn Witz
⚠️ Vous avez 487 mise(s) à jour de sécurité ultra urgentes à effectuer…
Rhaaaa ! salaud d’ordi. Fait chier l’informatique. Ras la souris. Je sais pas vous, mais moi je passe mon temps à télécharger des mises à jour, des mises à niveaux, des nouvelles versions de ceci, des patchs de cela, bref à m’adapter à des logiciels et des sites en perpétuelle mutation.
Et ça s’accélère sans cesse.
L’humble (quoique cochonne) humaine que je suis pourra-t-elle su(rv)ivre ?
Me laissera-t-on un jour le choix dans l’update ?
https://www.atramenta.net/lire/changement-de-protocole/102909
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La main virtuose
Catégories : Octosyllabes (8), Terza rima« Il se pourrait qu’on en mourût »
Songeai-je, en fièvre, les joues roses
Comme d’avoir longtemps couru.
Jusqu’aux noirs ourlets de mon prose,
Je sentais sourdre de doux rus ;
Tant de moiteurs se superposent !
Cependant que ses doigts bourrus
Me branlaient jusqu’à la névrose,
Nul, bien sûr, ne me secourut.
Cet homme avait la main virtuose,
Me contrôlant comme en symbiose…
J’aurais voulu qu’on en mourût ! -
La revanche des laiderons
Catégories : Ennéasyllabes (9), Heptasyllabes (7)Ma sœur puisqu’aucun ne nous embroque
Venez me trouver mardi
Nous branlerons nos culs réciproques
De nos doigts longs et hardis
Puisque pas un nous désopercule
Et nous fait sourdre le miel
Venez qu’on s’aime et qu’on s’entr’encule
Bêlant telles deux agnelles
Tant pis s’ils nous snobent l’œil austère
En nous jugeant laiderons
Mutuellement de brûlants clystères
De lait nous nous donnerons
Car toutes deux nous savons sœurette
Combien notre anus éclos
Nous chantons d’exquises opérettes
Et giclons la mouille à flots -
À genoux yeux fermés
Catégories : Hexasyllabes (6)Voilà le bouche-trou
Dont mon cœur est avide
Il me comble impavide
Surtout la bouche : écrou
De son amour turgide
Bouche-à-bouche jamais
Juste il me remplit toute
Murmurant Ma louloute
À genoux yeux fermés
Qu’au clapet je te foute
J’aime tant ce sagouin
Avant j’étais si vaine
Prête à m’ouvrir les veines
Vrai ça m’en bouche un coin
Que son membre me prenne
Mais bientôt peu ou prou
Il me gicle l’infâme
Ô ravaler mes larmes
J’étais le bouche-trou
En attendant sa femme -
D’amour amenuisé
Catégories : Alexandrins (12 pieds), Octosyllabes (8)À force de limer, tendre ami, tu t’émousses,
Et je sens que le jour viendra
Où, même ayant le sang saturé de Viagra,
Ce membre fourbu dira pouce.
Plus rien n’émoustillant ton moucheté fleuret,
C’en sera fait du geste auguste
Du limeur d’autrefois ; il me restera juste
La fente et les yeux pour pleurer.
Et plus tu t’uses, plus — dame ! — moi, je me mine,
Envahie par d’épais crayons
Qui remplacent ta pine : eux et moi bataillons
Comme lorsque j’étais gamine.
Oui, ton vit épuisé à force de puiser
Pendouille ; elles sont loin ses frasques ;
Chaque fois tes élans se font un peu plus flasques,
Bandant d’amour amenuisé. -
Encore un flop
Catégories : Octosyllabes (8)Éliane et moi nous nous branlâmes
Ensemble un soir de vague à l’âme
Où nos beaux flirts tombaient à l’eau
Ma chatte en feu, ses yeux de flamme
Quel pied de nez à ces salauds
Ce fut un brûlant face-à-face
De ceux qui en principe effacent
Les flops auparavant connus
Nous nous agacions la crevasse
L’une pour l’autre ventres nus
J’aime leur queue gémissait-elle
Ah la sentir qui m’écartèle
Et s’enfonce en moi comme un clou
Oui mais ce soir passons-nous d’elle
Dis-je et notre œil devenait flou
J’aime qu’il me la mette entière
Et dure ainsi qu’un bloc de pierre
Feulai-je à mon tour cependant
Mon amie semblait en prière
Qui jouissait en serrant les dents
Éliane et moi nous nous branlâmes
Sans cesser que nos cons réclament
Le gros phallus de ces félons
Malgré ces cris ces yeux de flamme
Nos doigts n’étaient pas assez longs -
Métro rétro
Catégories : Octosyllabes (8)En descendant vers Réaumur
Par un corridor dégueulasse
Il me plaqua la raie au mur
Afin la main chaude et salace
De me tirailler poils pis con
Sous une pub Amer Picon
Peu après comme entrait en gare
Notre rame à Sébastopol
Se dézippant sans crier gare
Il me fourra soudain Popaul
En pogne et susurra Soupèse
Sous l’œil d’un Bibendum obèse
Tout ça m’avait tant mise en train
Qu’en filant vers les Batignolles
Mes doigts amoureux l’ont étreint
Le temps d’une humectée pignole
Il a henni comme un poney
Sous Dubo Dubon Dubonnet -
In the mood
Catégories : Jocelyn Witz
Messieurs, j’en appelle à vous !
La journée des meufs, c’est après-demain. Une bonne raison (une de plus) pour leur arracher dès aujourd’hui leurs sapes et les tringler toutes sans pitié.
Les tièdes ? On les aidera à se mettre dans l’ambiance…
https://www.atramenta.net/lire/in-the-mood/103852
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Tendre vers
Catégories : Décasyllabes (10), Octosyllabes (8)J’ai aimé d’amour une horizontale
Fière, droite, faisant bander
Tout homme — oh, secrètement je tendais
Vers elle et sa beauté fatale.
Ses clients nombreux la nommaient Nini ;
Je connaissais ses habitudes
Et rêvais, le soir, après mes études,
De la rejoindre à l’infini.
Que luise la lune au ciel ou qu’il flotte,
Chaque nuit je me rapprochais
D’elle sans jamais pouvoir la toucher :
Hélas ! c’était mon asymptote. -
Friandise
Catégories : Octosyllabes (8), SonnetMa fente est son bonbon fourré
Elle y fout miel et crème anglaise
Confiture et morceaux de fraise
Ô doux gestes enamourés
Ma fente est sa dragée surprise
Où elle introduit des éclats
De beurre ou de noir chocolat
Ô son regard qui m’électrise
Puis nous allons longtemps marcher
Courir, jouer à chat perché
Un bouchon m’obturant la fente
Et mon ventre de four invente
Le chaud potage panaché
Qu’après sa langue ira chercher -
La trav et son truc
Catégories : Heptasyllabes (7)Méfiez-vous : sa courte robe
Et son minois minaudant
Cachent l’épaisseur d’un zob
Aussi tendu qu’impudent
Comme en ont les fils d’Adam !
Méfiez-vous : dans son orbite
Elle attrait sots et naïfs
Et leur exhibe une bite
Lourde au moins comme un rosbif
Qui vient leur gifler le pif !
Méfiez-vous, jeunes gens vierges !
Quand la belle a sa muflée
Elle brandit une asperge
Perfidement camouflée
Laquelle a tôt fait d’enfler !
Alors, protégez votre uc
Contre les menées, garçons,
De cette trav et du truc
Raide comme un saucisson
Qu’elle vous fout sans façon ! -
Dur comme avant personne
Catégories : Hexasyllabes (6)Étendues dans le blé
Ensemble elles frissonnent
Sous l’assaut des teubs les
Perçant ô polissonnes
Au ventre dédoublé
Car pinée sous les nues
Chacune sait que sa
Copine est saoule et nue
De défoncez-moi-ça
Et d’ardeur ingénue
Ailleurs à la villa
Le monde les réclame
Mais lorsque le vit la
Perfore quelle femme
Se soucie des prélats
Oui toutes deux frissonnent
Le ventre écartelé
Dur comme avant personne
Bourré de bites les
Perçant ô polissonnes